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Apprendre à dire SURFER en reo Tahiti en vidéo sur Tahiti.tv
Surfer : horue, se dit aussi « glisser ». Ce sport ancestral, horue, pratiqué par les hommes, les femmes et les enfants sur des planches de bois mesurant de soixante centimètres à 4 mètres 5 de longueur reste encore aujourd'hui très populaire et très développé dans nos îles. On pratique le surf, horue, dans les passes et les plages sans barrière de récif. On pense à la légende des femmes surfeuses, Hina et Veiatua. Dans les compétitions internationales, les Polynésiens se distinguent. C'est une compétition de surf : e tata'u horue. Il a une nouvelle planche de surf : e ‘iri horue ‘api ta na. Ils surfent avec le corps : e fa'ahe'e tino ratou. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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La prise du jour ! Quelle sera sa destination ? Les vahine vont nous renseigner. Celle-ci, revenant du marché, va se livrer sous nos yeux à la confection du réputé poisson cru. A cette époque, parmi les personnalités que le tourisme avait conduit jusqu'à Tahiti, figurait Sam Letrone, cuisinier bien connu des gastronomes de France. En dépit de ses vastes connaissances en matière culinaire, il lui restait à apprendre comment se prépare le poisson cru. On coupe tout d'abord le thon ou la bonite en petits cubes. Le chef est attentif, en Europe il n'aura plus de vahine instructives à sa disposition. Aussi n'hésite t'il pas, comme l'on dit, à mettre la main à la pâte. Mais la manière dont il s'y prend mérite bien l'assemblée. Le poisson macèrera deux heures environ dans du jus de citron pur additionné d'une poignée de sel. Pour être petits et verts, les citrons tahitiens sont plus riches en sucre et plus parfumés que les variétés des autres pays. Après avoir baignée dans le jus de citron, la chair du poisson apparaît presque blanche. Il faut alors la presser. Sam est impatient de connaître le résultat… Mais ce n'est pas terminé ! Ajoutons des tomates, puis des œufs durs, et enfin de l'ail, échalote, persil et du lait de coco et notre préparation sera terminée. Et quelle que soit votre opinion présente, je ne connais aucune européenne ni aucun européen qui recula devant la dégustation d'une assiette de poisson cru. Sam peut enfin satisfaire sa curiosité.De retour à Tahiti, nous visiterons la partie de la population la plus heureuse de l'île : les enfants ! Ces rejetons s'efforçant à l'ordre sont en majorité des métis. Hormis dans les îles éloignées, il n'existe pratiquement plus de Tahitiens de sang pur. Mais nous vous l'avons dit : tant de navires ont fait escale depuis deux cents ans à Tahiti… Leur comportement nous montre qu'ils sont passablement émus par la présence des appareils de prises de vues. Mais, dès l'école abandonnée, que sont les jeux de cette enfance du bout du monde ? Grimper au cocotier ? Y cueillir un papeari, c'est-à-dire une fraîche noix de coco, afin d'en boire le contenu ? En auriez-vous fait autant Mesdames, à onze ans ? Durant que votre grand frère se fut livré à un temps de galop sur une monture dépourvue de selle et d'étrier… La plus fréquente détente : le bain de rivière, et le pas de danse en honneur des visiteurs. A celle-ci, serait-il difficile de prédire l'avenir ? Mais la soeurette ne partage point sa gaité, car, selon la formule rituelle : ça fait honte, paie ! Et notre bande joyeuse part ensuite en pirogue. Adieu heureuse jeunesse des Mers du Sud !Beaucoup plus calmes que les petits enfants européens, voici la classe 1975, pas encore d'école. Mais n'est-il pas cruel de parler d'école ou de service militaire lorsque la nature généreuse vous entoure d'un pareil spectacle ? On voit bien que ceux qui ont inventé la civilisation s'ennuyaient dans leur pays ! Parlez-leur plutôt d'art… et l'art ici, c'est la chorégraphie. Jugez-en : ceux-là ont trois ans. Au revoir ! Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Dans le domaine de la surprise et du déconcertant, ce modeste continent tient une place importante. Jugez-en ! Voici des poteaux de clôture qui, enfoncés à coup de masse, bourgeonnent, surgeonnent et redeviennent arbustes. Voulant nous livrer à une expérience, nous coupâmes un bananier un jour vers midi. Précisons que le bananier ne fournit qu'un seul régime de bananes et que l'on abat l'arbuste lorsque le régime est bon à couper. Le lendemain, vers les 11 heures, c'est-à-dire 23 heures plus tard, le cœur de l'arbuste avait crût de onze centimètres et demi, soit un demi centimètre à l'heure, phénomène presque enregistrable à l'œil nu ! Quant à la partie abandonnée au sol, elle avait poussé de six centimètres. N'y aviez-vous jamais songé en mangeant des bananes ? En voici des vertes… et des bonnes à manger. Les fruits tropicaux sont nombreux et succulents, mais les arbres fruitiers européens n'y poussent pas. Cette espèce s'appelle cœur de bœuf… Vous l'auriez deviné ! Tous ces produits ne flattent pas le goût à la première dégustation ; un certain temps est utile pour les apprécier. Mais plus tard, le goût comme les cœurs, évolue… Les noix de cajou, surnommées vulgairement acajou. La papaye, se mange comme légume étant verte, et comme fruit étant mûre. Elle est largement utilisée dans la préparation du poe, dont nos convives ont fait tout à l'heure une importante consommation. Elle peut se manger crue avec du jus de citron ou cuite au four et arrosée de lait de coco. Les pommes cannelle, de chair douce et sucrée. Les caramboles, de saveur acide lorsque sauvages, douces lorsque domestiques et par greffe. Les pamplemousses sont très gros et très sucrés. Les ananas y viennent également très bien. Il ne faut surtout pas les confondre avec les ma'a fara, fruit du pandanus. Le pandanus est un arbre, tandis que l'ananas ne pousse qu'à environ 40 centimètres du sol. Un uru, ou fruit de l'arbre à pain. Cuit, ou plus exactement rôti, le uru est le substitut parfait du pain. Vous en voyez ici sur la droite. Voisinant avec les urus, les avocats. Autrefois, l'avocat était le beurre du Tahitien. Ce que l'on appelait le beurre végétal. Voici donc le pain, le beurre, et le saucisson… Si les fruits de cet arbre étaient comestibles, on aurait pû faire un sandwich ! Mais il n'en est rien, il s'agit là d'une plante ornementale. Les mangues, et particulièrement les mangues greffées. Mais nous voulons parler des mangues déposées dans l'écuelle… Pas de conclusion ! Si les détails vous intéressent, sachez que cette figurante n'a que 14 ans. Pays des fruits, pays des fleurs… Ce lotus, apparenté au nénuphar, prête une atmosphère romantique. Ces spécimens variés et chatoyants portent des noms indigènes compliqués dont nous vous faisons grâce. Les bougainvilliers rouges, violettes, saumon. Cette plante est appelée monette. Le setia, ce ne sont pas des fleurs mais des feuilles, présentées par une métisse américaine-tahitienne. Le gardenia, appelé taina. Des opui, des hibiscus, appelés encore aute et très répandus à Tahiti. En voici des simples, puis des doubles. Les frangipaniers, appelés en tahitien tipaniers. Les tiare qui ne poussent qu'en Océanie. Le parfum est aussi discret et captivant qu'unique est la plante. Fleurs de toutes saisons, verdure éternelle, paysages enchanteurs, plantes aux fragrances subtiles, femmes séduisantes… vers une victime aux exigences de la civilisation, puisses-tu résister à l'agitation frénétique de la vie moderne ? Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Le véritable trésor des Tahitiens c'est avant tout le cocotier. On compte plus de cent usages différents de cet arbre merveilleux qui constitue de plus la principale ressource économique de l'Océanie. Les indigènes affirment que les cocos ont des yeux et qu'ils ne tombent que sur la tête des mauvais sujets. Il faut le croire puisque les vahine s'installent en dessous sans crainte d'en recevoir sur la tête ! Comment la noix de coco devient-elle du coprah industriel.
La terre étant particulièrement basse à Tahiti, on ramasse les fruits à l'aide d'une pique. Puis on les groupe. La noix est ensuite fendue d'un coup de hache, puis l'amende est laissée au soleil pendant deux jours, temps nécessaire à sa séparation d'avec l'enveloppe. On achève le décorticage à l'aide d'un fer coudé. Les parcelles de fruits ainsi recueillies sont éparpillées sur des séchoirs à toiture mobile pouvant re clos la nuit ou par mauvais temps. Le produit est retourné à intervalles réguliers et, si le beau temps a persisté, on obtient en dix jours le coprah proprement dit, d'une teneur en matière grasse de l'ordre de 80%. En sachets, le coprah est alors prêt à l'exportation. Le résidu, appelé « bourre », est utilisé dans la confection de cordes et de balais. Mais le véritable balai tahitien se fabrique avec les nervures parfaitement sèches de la feuille de cocotier. La palme de cocotier, comme le bambou, connaît de nombreuses destinations. Nous assistons ici à la confection à l'aide de feuilles vertes, de paniers de toutes dimensions. Paniers qui serviront à la présentation des fruits sur le marché. Avec les toutes jeunes feuilles on tresse des chapeaux. Quant à la noix de coco, elle abreuve et nourrit l'autochtone, mais encore, une fois râpée, chiens, chats, poulets, canards, chevaux, porcins…Une autre richesse domestique, le bambou. Il en existe deux sortes : le bambou popa'a, c'est-à-dire importé, et dont la résistance autorise des services dans la construction et le bambou tahitien, plus frêle, plus souple, mais plus facile à œuvrer, qui permet des utilisations plus délicates. Choisis bien secs, ils sont refendus comme ceci. Posée à terre, chaque partie est écrasée à l'aide d'un morceau de bois dur. La pression provoque alors une brisure longitudinale qui transforme l'écorce primitive en lamelles. Et, comme pour le cocotier intervient le tressage qui fournira panneaux, parois, portes, auvents de cases. Voici un panneau en bambou tressé. Hormis les chapeaux, les gobelets, les éléments d'ameublement, voici une nasse, entièrement en bambou. Mais sans doute la plus riche utilisation se présente –t'elle sous la forme de canalisations. Pour préparer cette plomberie polynésienne, il suffit d'énucléer les nœuds intérieurs avant d'emboiter les conduites les unes dans les autres. Sans dépenser un centime, on amène l'eau jusqu'au fare. Une habitation typique : cloisons de bambou tressé et toiture en palmes de cocotier. Une chaumière… et un paradis diront ici les jeunes mariés. Voyez ce cadre, cet horizon, et ce couple de métis calédonien-tahitien ; ils habitent la chaumière. Un intérieur simple et toujours rigoureusement propre. La cuisine fait toujours l'objet d'une construction séparée. De même que la douche, presque toujours sans toiture. Et… le petit endroit avec vue sur la mer… Images d'archive Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Ce décor paradisiaque nous attire. Allons découvrir les charmes de nos fraîches vallées. Soleil, verdure, eau jaillissante et bondissante ! Tout est conforme à la description qu'en donnèrent les découvreurs de Terres. Cent mètres de chute libre… Lieu idéal pour le bain et peuplé de nymphes ! Distraction de toutes les saisons puisque le climat ne varie jamais. La vallée de la Papenoo, la plus profonde et la plus pittoresque de l'île. Nous y rencontrons un mahu, type humain que la décence nous oblige à résumer sous l'appellation d'androgyne. Ils sont d'ailleurs fort recherchés en raison de leurs qualités domestiques. Toujours plus en amont, on pêche les natos, poissons de chair très fine. Le tane les pique au harpon ou au fusil tahitien et les achève d'un coup de dent sur la tête. La vahine les écaille et les assemble avec un lien végétal. C'est dans la vallée de la Fataua qu'une route conduit à ce lieu réputé d'avoir été celui où Loti se baignait en compagnie de Rarahu. L'eau fut plus profonde, un barrage de pierres en retenait le débit, mais une crue l'emporta voici quinze ans et malheureusement il ne fut jamais reconstruit. Par delà le diadème dont on voit ici la face sud, nous sommes dans la vallée de la Punaruu, célèbre par ses forêts d'orangers. Il faut pour atteindre les orangers, une journée entière de marche par des sentiers incommodes, glissants ou peuplés de plantes urticantes, ce qui explique le prix des oranges présentées sur le marché, le transport ne peut s'effectuer qu'à dos d'homme. Celui-ci peut en porter jusqu'à 70 kilos. Les vallées recèlent également quelques vestiges des autels à sacrifices humains : les marae, vastes constructions de pierres sèches, qui ne furent délaissés qu'après l'arrivée des missionnaires chrétiens. Autour du marae se dressaient les idoles sacrées nommées « tiki », devant lesquelles se prosternaient les populations. Le lieu sur lequel s'élevaient marae et idoles était déclaré tapu. Cette autre vallée dite de Mataiea, conduit au lac Vaiera. Parcours sans intérêt pour un chasseur d'images en ce sens qu'il y pleut presque constamment. A cinq cents mètres d'altitude, le lac dort dans un cratère. La seule voie d'accès en est la rivière, plus souvent torrent et nous devrons la traverser 83 fois d'un bord à l'autre sur un parcours de treize kilomètres pour toucher enfin la rive du lac. Les pierres glissantes et le fort courant rendent le cheminement pénible, surtout pour les popa'a dont les chaussures ne peuvent donner l'assise naturelle des pieds nus des Tahitiens. Ces largues feuilles, épaisses et souples, se nomment hape. Les porteurs les utilisent pour confectionner des abris. N'est-ce pas mieux que de transporter une tente. En moins d'une heure le logement est élaboré. Un bain nous reposera de nos longues heures de marche et une collation nous permettra de repartir pour la dernière étape, accomplie au sein d'une végétation luxuriante recouvrant la rivière. Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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L'asiatique loge souvent dans une habitation exigüe et vétuste comme celle-ci. Mais il est précieux en ce pays où l'on peut penser que sans le chinois le marché serait dépourvu de légumes. Quel est l'européen, ou le Tahitien, qui cultiverait choux, haricots, salades, sur des pentes à 45 degrés et sous un soleil tropical ? Qui transporterait l'eau à dos d'homme et débrousserait dix fois avant de récolter ? Seul, le chinois accepte de poursuivre dans un opiniâtre silence l'ingrat travail d'une terre peu généreuse. Celui-là livre le pain qu'il authentiquement pétri à la sueur de son front la nuit et sans moyens mécaniques modernes. Le Tahitien cependant que ne démonte aucune démonstration vous répondra : « pourquoi tant travailler pour en arriver là ? » : cimetière chinois. Ayant souvent vécu son existence terrestre dans un taudis, l'asiatique gagnera l'autre monde dans la propreté et le vaste. Mais si le Tahitien se soucis peu des activités des chinois, par contre, sa principale occupation est avant tout la pêche. Individualiste, il affectionne l'emploi de la pirogue, du harpon ou des lignes qu'il monte lui-même. Néanmoins, il ne répugne pas participer aux pêches effectuées dans un grand concours de population où l'on manie des filets de trois à cinq cents mètres de long. Quelques pêcheurs plongent à l'intérieur et à l'extérieur du filet pour chasser le poisson dans la direction favorable. Lorsque le filet sera levé, chacun prélèvera une part de la prise, le reste sera vendu au marché de Papeete. On peut ainsi en relever jusqu'à une demie tonne. Très poissonneux dans les parages des îles peu fréquentées, le Pacifique est le véritable paradis des pêcheurs, et surtout des pêcheurs sous-marins. A vos yeux des ature, des orare…Vous voilà bien avancés d'avoir entendu ces appellations ! L'important est que vous sachiez que tout cela est délicieux. Le poisson ballon, qui offre la particularité de se dégonfler et de se regonfler comme une vessie. Ces bateaux à moteur équipés de gaules en bambou, quittent chaque jour le port de Papeete pour la pêche hauturière du thon et de la bonite. Le problème est avant tout de repérer le premier banc de poissons, subtilité point à la portée du premier popa'a venu ! Mais le Tahitien qui navigue à l'estime depuis des siècles et dans le sang duquel roule du sel, possède des choses de la mer, une notion mystérieuse et déconcertante. Les oiseaux de mer sont les aides du pêcheur : par les mouvements du volatile, le pêcheur décèle la proximité de la proie, puis il en attend confirmation. Très friand de la chair du thon, l'oiseau descend en piqué sur sa victime, et d'un coup de bec arrache un morceau du thon. Curieux matériel : on utilise des hameçons montés sur nacre. La pêche commence. Plus une minute à perdre ! Pour une fois le Tahitien est convaincu que le temps est de l'argent et qu'il ne sied point de le gaspiller. La prise est assommée d'un coup de gourdin. Ils n'en prendront jamais moins qu'une quarantaine de cette taille. Si le temps est favorable, la petite embarcation sera presque emplie. Sur les flots creusés par le vent alizé, le petit bateau tangue et roule fortement, et il faut une force et une adresse remarquable pour manœuvrer cette longue gaule parfois chargée de prises atteignant les quinze kilos. Les poissons sont vidés au fur et à mesure mais la tripaille n'est pas jetée à la mer pour ne pas attirer les requins. Puis ils sont lavés… Et l'on fume la cigarette bien gagnée ! Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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L'ascension de l'Orohena "Si Tahiti m'était conté" (Vidéo d'archives sur tahiti.tv) Vallées et montagnes nous restent encore à découvrir. Après quelques préparatifs, nous nous lançons à l'assaut de l'Orohena, sommet inviolé que l'on aperçoit ici au centre. A mille mètres d'altitude, au cours de la première journée, nous nous trouvons à la base de la mer de nuages. Si ola végétation est ici épaisse au point d'en devenir bientôt fort gênante, nous ne risquons aucune rencontre insolite, point d'animaux sauvages en Polynésie. Devant nous, la crête qui nous conduira jusqu'où une expédition précédente atteignit sans pouvoir aller plus loin. Mais, peu accoutumés à l'humidité ambiante, à la boue, et de plus lourdement et incommodément chargés, nos porteurs fatiguent considérablement. A 1 700 mètres d'altitude, un de nos principaux campements. Notre source de breuvage et d'eau de toilette, n'est rien d'autre que la pluie. C'est sur ce parcours que sur six porteurs, quatre nous abandonneront, vaincus par le froid et la fatigue. Nous devrons séjourner plusieurs jours dans ces parages sous une pluie torrentielle et battus par un vent violent qui maintes fois arrachera nos tentes, interdisant évidemment toute photographie. Enfin, par un matin plus clément, la pluie cesse pour la première fois depuis treize jours, ce qui nous permet d'apercevoir la presqu'île, distante à vol d'oiseau de trente kilomètres. Nous n'oserions prétendre établir quelque rapport entre les grandes ascensions des chaînes internationales et nos péripéties sur ce sommet polynésien. Il n'en est pas moins vrai que nous nous sommes obstinés là où six autres expéditions avant nous avaient tentés et renoncés. A la brusque des climatisations, s'ajoutait la mauvaise qualité d'un terrain friable que le brouillard rendait parfois semblable à un fond sous-marin. Et cette perspective de mer lointaine brisait notre courage. Sur ces crêtes, excessivement étroites, repérer une surface où poser les tentes nous posait un problème toujours redouté. Le vide était là, autour de nous, dissimulé par la végétation. Il nous fallait maintenant franchir l'obstacle où nos prédécesseurs s'étaient arrêtés. Une crevasse aux parois verticales et friables. Vous allez voir sur la prochaine en haut et à gauche un bloc qui s'en détache. Brouillard de nuages, humidité ambiante, froid pénétrant, pluie intermittente, coups de vent nous obligeant à abattre notre tente, visibilité souvent réduite à quinze mètres, et à quelques centimètres de nos pieds, mille mètres de vide, à la verticale. Ne pouvant nous fier à la résistance de la roche, nous nous efforcions de détecter des arbustes d'apparence assez solide pour y nouer les 400 mètres de cordage qui furent nécessaires, depuis cette crevasse jusqu'au sommet. Mais ces arbustes prenaient racine dans un humus pouvant atteindre deux mètres d'épaisseur et à ce point amolli que nous même y disparaissions parfois à mi corps. Nous approchions cependant du sommet. Huit heures emplies de manœuvres et de craintes. Huit heures à sentir un crachin glacial nous pénétrer jusqu'aux os furent nécessaires pour fixer cette dernière rampe de corde. Deux semaines d'efforts, le transport à dos d'homme de 150 kilos de vivres et de matériel, 500 mètres de corde de chanvre et l'aide de deux porteurs, furent nécessaires pour vaincre l'Orohena. Et, avec, la tempête qui, soudainement éloignée, nous cède la place sur un sommet lumineux. Nous n'osions en croire nos yeux ! De ce belvédère de l'Océanie, le spectacle était indescriptible. Mais déjà, les nuages se reformant, il nous fallait envisager le retour, non sans avoir authentifié notre victoire des insignes de fortune dont nous disposions, et qui furent aperçus le lendemain à la longue vue des observateurs postés sur la côte. Cette fois, atteint à ses 2241 mètres, l'Orohena s'était laissé vaincre. Cependant, le lieu restait peu hospitalier, blessés partout, aux jambes, aux mains et au visage même, nous avons hâte de retrouver la chaleur, l'air sec, l'eau tiède et le linge propre. Les vivres que nous avions été contraints d'abandonner à l'aller nous sont une providence sur le chemin du retour. Et c'est sans hostilité que nous contemplons maintenant le but atteint de notre entreprise. De retour sur la côte, nous retrouverons avec plaisir le riant paysage tahitien. Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Nous allons quitter un instant Tahiti pour effectuer un court voyage dans un archipel. Nous prendrons passage à bord de l'une de ces goélettes qui joindra en deux ou trois jours la première île du groupe des Tuamotu. La principale destination des goélettes étant le transport des marchandises, les passagers n'y sont que d'importance secondaire, et privés de tout confort. Mais le Tahitien toujours à son aise, rit toujours de la mauvaise humeur des passagers popa'a. Ce système de commodités ne vous laisse-t-il pas l'impression d'avoir été rajouté à regret ? Ce n'est qu'un symbole... Sur la ligne d'horizon apparaissent les atolls, îles basses, dont la surface affleure tout juste le niveau de la mer, et bordés d'une ceinture de récif. Nous franchissons la passe contre un courant violent et c'est par le lagon que nous aborderons le village. Mais il est des atolls ne comportant point de passe, ce qui oblige à débarquer sur le récif même, à l'aide d'une baleinière. Opération toujours délicate, souvent dangereuse, et cause d'accidents mortels. Une manoeuvre manquée peut signifier baleinière détruite et noyade. Pourtant les matelots tahitiens opèrent ce débarquement en chantant et en poussant des cris. A vide, la baleinière est relativement maniable. Pleine de coprah, elle exige une poigne et un sang froid qui ne s'acquièrent qu'avec les années. Atterrissons ! Nous voici sur une plage de l'archipel des Tuamotu dont les habitants se nomment les « Paumotu ». Il advient que ces îles basses soient ravagées par des raz de marée. Et l'on raconte que pendant une tempête, les hommes attachèrent leur vahine aux troncs des cocotiers pour que la mer ne les emporte pas. Les habitations sont groupées autour du temple et de l'église. Le sol ne produit ni fruit ni légumes et toutes les marchandises sont évidemment importées. Voici un garçon paumotu, et une vahine paumotu. Pour accueillir les visiteurs, on exécute ces danses traditionnelles dont le rythme est plus rapide que celui des danses tahitiennes ; et les figures moins souples. Les épidermes sont plus colorés et les silhouettes plus sèches qu'à Tahiti. La vie impose plus de sobriété que partout ailleurs dans ces îles dépourvues d'eau autre que les eaux de pluie recueillies dans des citernes de ciment. Mais en revanche, libres de leur personne et de leurs mouvements, sont ces enfants de la lumière, de la mer et du vent, qui ne connaissent que la vie calme et sans contrainte. Ces vastes lagons sont parsemés d'îlots. Qui donc n'a jamais imaginé ces îles isolées, paradis réel de part le calme et la douceur du climat. Vous voyez bien que le Paradis existe ! Cet Eden nous appelle du doux friselis des palmes de ses cocotiers... Si nous y faisions un petit temps de sieste ? Mais nous ne sommes pas les premiers à y avoir abordé... Agréable surprise. Ola, vahine paumotu, pourquoi vous enfuir ? Nous vous trouvons très présentables. Ah ! Vous vouliez seulement vous vêtir davantage... Dommage ! Et voilà comment l'on devient paumotu. L'hospitalité n'a pas perdu de son actualité : tout comme jadis, on offre au visiteur le peu que l'on possède. Vahine à peau dorée, paroles accueillantes, gestes conciliants... Quelles invitation à jouir du spectacle, de la vie, du silence et de ce printemps éternel. Les rêves peuvent donc être réalité ? Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Les témoignages des premiers explorateurs européens du XVIIIème siècle décrivent les costumes de danse essentiellement faits de tapa. Cette écorce d'étoffe battue habillait les danseurs et musiciens. Les femmes, torse nu arboraient des jupes de tapa décorées et ornées de fibres végétales tressées. Très simplement vêtus, les polynésiens dansèrent jusqu'à l'arrivée des missionnaires. Ces derniers, horrifiés par ces manifestations gestuelles qu'ils jugeaient obscènes, interdirent dès 1819 toute représentation de la danse tahitienne. Il faudra attendre 1880, lors de l'apparition des fêtes officielles du 14 juillet, pour la danse, timidement, puisse renaître. Les costumes, loin de pouvoir accompagner les gestes naturels, avaient de strictes obligations : robe longue et ample pour les femmes, pantalon long surmonté d'une chemise pour les hommes. En 1928, le film Tabu, réalisé à Bora Bora par Murnau et Flaherty consacre les costumes en more. Progressivement les robes missions, les pantalons et les chemises s'effacent, le more devient l'élément essentiel du costume de danse traditionnel. Les bustes se dénudent et les danseuses, après de larges bustiers en Pareu, adoptent le tape'a titi, plus ajusté. En 1956, Madeleine Mou'a, crée pour son groupe Heiva de magnifiques costumes qui valorisent les chorégraphies basées sur des thèmes légendaires et définit des standards. La danse revient alors sur le devant de la scène. Les groupes de danse s'organisent et fabriquent eux-mêmes leur more. Les hommes coupent les branches de purau, tandis que les femmes pèlent les tiges et enlèvent l'écorce. Ces longs rubans végétaux sont ensuite trempés dans l'eau afin d'attendrir la fibre. Une fois sec, le matériau est patiemment travaillé, cousu, puis décoré par les mamas et les jeunes danseuses. Les costumes dès lors ne cessent d'évoluer. Matières, assemblages, couleurs et formes, se marient toujours différemment avec de plus en plus de créativité sous le commandement d'un chef d'orchestre, personnage essentiel de la troupe : le costumier. Coco Tirao, chef du groupe de danse Ahutoru nui Alors, lorsque je démarre un costume, c'est déjà un petit « tic » dans ma tête, et puis ensuite, je dessine. Des fois je fais quelque chose mais je ne suis pas sûr à quoi ça va ressembler... Et puis en fait, au fur et à mesure, les idées viennent et ça part tout seul. J'ai une base, et j'essaie d'évoluer dessus, tout en respectant bien sûr le côté traditionnel des costumes. Je me réfère souvent aux encyclopédies, voir comment les costumes autrefois étaient fait... Sinon, c'est vraiment un délire. Je délire complètement. Matani Kainuku, chef du groupe de danse Nonahere Je lance mes idées sur papier et des personnes autour de moi m'aident à affiner ma représentation du costume. C'est une tâche difficile parce que ce n'est pas au premier coup de crayon que l'on réussit, il faut plusieurs touches de crayons pour vraiment finaliser le costume. Nous partons d'écrits, qui existent, d'écrits d'anciens, d'écrits de personnes qui ont voulu garder, préserver la culture par les mots et c'est à partir de ces écrits que tout arrive. C'est notre interprétation de ces écrits, donc on souhaite partir de ces écrits pour réaliser quelque chose de matériel, de touchable qui est le costume. J'essaie d'utiliser vraiment tous les mots et c'est mon interprétation qui me permet de faire des choix sur la forme de la coiffe, le matériau que je vais choisir, la couleur... Je pense que le but du costume est surtout de recréer une ambiance, de recréer un personnage et c'est tout ça qui forme je pense une cohérence dans les choix. Cette année par exemple j'ai surtout décidé d'utiliser des matériaux du fenua parce que beaucoup de matériaux sont autour de nous et peut-être à l'ignorance de certaines personnes et...On se rend bien compte que les moyens existent mais il faut aller les chercher. Donc cette année j'ai choisi d'utiliser le roseau et ce roseau donc est visible sur la coiffe, sur le collier, à l'arrière, en cape, mais également pour la confection de la jupe. Ce roseau a été assemblé ici par un tissu, sur la ceinture des garçons, de la nacre en long avec des noix de coco, de la nacre pour la représentation du deuil et de la nuit et les noix de coco, pour la terre, la couleur de la terre, les origines... Les nacres et les noix de coco ont été cousues sur du pandanus pour respecter les tonalités de couleur entre le roseau et ce support. Sur le collier nous avons gardé ce même principe d'assemblage, alternance entre la nacre, la noix de coco, et le roseau. Sur la coiffe nous pouvons voir dessus de grosses nacres découpées en forme rectangulaire avec des noix de coco sur les côtés, en gardant l'alternance noix de coco et nacre. Le tout est assemblé sur du pandanus et l'ensemble est entouré de roseau et à l'arrière est fixé également du pandanus. Cette forme permet en fait de grandir le personnage et de le rendre normalement plus fort. Coco Tirao Pour le Heiva de cette année, la coiffe des filles je l'ai faite à base de more. Il y a deux couleurs : le more noir et le more blanc. Je dis que la tête est très importante, parce que pour moi, source d'inspiration, et avoir quelque chose de beau sur la tête donne la personnalité d'une personne. Et pour souligner tout ça, j'ai mis une tresse noire ici. Ensuite, le cou toujours avec du more, et comme base le peore avec quelques coquillages. J'ai utilisé le peore parce que dans tous les costumes on utilise déjà cette matière première pour toute confection. En fait c'est la base de tous les costumes. Et ensuite, le soutien des filles, toujours à base de peore et de coquillages avec un peu de more noir ici. Le soutien c'est un set de table normal, qu'on a juste à découper puis donner la forme du soutien. Ca demande beaucoup de travail et s'il allait utiliser un peue, c'est un travail que tu gâches alors que le set de table est déjà fait et puis on l'a pour un prix pas exorbitant. La taille des filles, avec des éclats de nacre. Les nacres ne sont pas du tout travaillées. Juste travaillées de deux côtés. L'intérieur de la nacre et l'extérieur de la nacre. Je ne voulais pas cette année faire quelque chose de trop droit parce qu'une pierre n'est pas déjà travaillée. La pierre est au naturel et je voulais que les nacres soient au naturel, qu'elles aient les formes qu'elles ont dès qu'on les casse. Ensuite, les more, on ne peut pas avoir ce dont on a envie vraiment. Ici, c'est vraiment compliqué d'avoir des more en temps voulu, à l'heure qu'il faut... Pour cette année, mes more, je les ai fait venir de Hawaï, parce que la dame qui devait faire mes more s'est désistée à la dernière minute. Matani Kainuku L'année dernière, nous avions commandé des matériaux ailleurs. Ce qui était bien, c'est que l'on pouvait avoir, du moins je pouvais choisir la couleur que je voulais. Il faut savoir que Hawaii, est l'un des seuls, peut-être avec les Philippines, à produire, à offrir à la demande ce que l'on veut : on a besoin d'un more d'une certaine couleur, ils nous fournissent le more vite fait. Ici, ce n'est pas encore dans les mentalités alors qu'à Hawaii c'est vraiment une île qui vit de ça, qui a je pense compris que la culture pouvait être au service du tourisme alors qu'ici ce n'est pas encore dans les mentalités, alors là on demande de bouger des montagnes. D'aller chercher du purau dans les rivières, de les traiter pendant un mois... ça demande de la main d'oeuvre, ça demande de... un nouvel esprit et c'est en fait ça qu'il faut modifier, et ça prend du temps, le processus est lent. Mais vraiment ça nous a pas gêné d'aller faire des more en roseau parce qu'on a non seulement gagné en connaissance mais en même temps en argent. Là on est certain qu'on a les moyens qu'il faut sans forcément avoir de l'argent pour avoir des costumes pour le Heiva. Pour moi c'est une des preuves qu'on n'a pas besoin d'aller ailleurs, pour faire un beau Heiva avec des costumes de chez nous. Cette soirée du Heiva, jour J pour les troupes de danse est l'aboutissement d'un long travail. Compositions musicales, chorégraphies, costumes ont commencé de naître il y a déjà plusieurs mois. Matani Kainuku Il y a une longue période qui me semble importante, depuis la conception du costume jusqu'au jour J. Je ne peux pas me permettre d'aller au Heiva avec des regrets. Non. Donc c'est cette longue période que j'utilise pour faire les choix les plus judicieux possibles, dans la réalisation finale du costume. Et d'ailleurs tous les gens autour de moi se fâchent un peu parce qu'ils attendent que je leur dise : « non en fait il ne faut pas faire comme ça ». Ils craignent un peu que je change du jour au lendemain, parce que des flashs peuvent arriver, de meilleures idées peuvent venir et moi je considère qu'il faut attraper le train quand il est en marche, et je suis là pour aider. Pour moi, je pense que c'est un peu la spécificité de l'art, c'est quelque chose qui est dynamique et qui n'est pas figé. Donc je ne peux pas croire que ce costume que j'aurais choisi, soit le meilleur, mais au moins, à un moment donné précis dans ma pensée, je crois que c'est celui qui répond le mieux. Coco Tirao Au fur et à mesure, les jours arrivent, j'ai des idées qui arrivent, je change... Et en fait, le costume avec lequel j'ai commencé, parfois n'est pas celui que j'avais au début. Il est vraiment... Il y a une mutation, il y a une évolution au niveau de ce costume-là. Il ne reste vraiment pas à l'état original. Matani Kainuku Pour moi un costume est un tout et il n'est pas à représenter de manière morcelée. Donc nous avons choisi cette année d'avoir quatre éléments, ou cinq éléments chez les filles, alors que chez les garçons, ils n'en auront que trois ou quatre. C'est surtout une fusion que l'on voudrait créer entre la personne, et l'habit qu'il portera. Ce parfait mariage entre le corps et l'habit n'est pas une union solitaire. Les danseurs et danseuses, parfois plus de cent sur scène doivent eux même être en parfaite harmonie. Le costume s'inscrit alors dans une représentation générale du thème. Coco Tirao Quand on fait un costume, on a déjà travaillé la chorégraphie. En fait le costume, c'est la dernière chose à laquelle je pense. Parce que je pose déjà mes mouvements, ma danse, je chorégraphie les entrées, les sorties. Le costume, c'est vraiment la troisième chose à laquelle je pense et vis-à-vis des danseurs, danseuses, j'adapte le costume selon les chorégraphies que j'ai faites. Matani Kainuku Je pense que le plus important c'est de comprendre ce que l'on fait. Et pour moi, quand je dis qu'il y a à prendre en compte le thème d'un spectacle, la chorégraphie d'un spectacle, la composition scénique d'un spectacle, la mise en scène de tous les acteurs dans un spectacle, mais également la réalisation d'un costume, je pense qu'il ne faut plus morceler les choses, il faut faire en sorte qu'il y ait une vraie corrélation, un vrai sens dans ce qui se fait. Et pour moi, la prise en compte de la forme du costume est importante Je pense que tout est à prendre en compte. Et la chorégraphie, mais également le lien entre la chorégraphie et le mouvement qui vat s'effectuer avec le costume. Si les filles font un pas, il faut que le costume soit aussi l'image de ce pas. Elles ne peuvent pas faire un pas avec un costume qui va empêcher de le faire, qui ne va pas permettre de comprendre ce qui se passe. Tous les costumes sont donc créés selon les pas de chacun, les mouvements du corps, adapté à chaque danseur et danseuse. Le costumier devient dès lors un véritable maître d'oeuvre dans la fabrication des costumes. Matani Kainuku Il y a toute une équipe derrière qui s'occupe de la couture, de l'assemblage des matériaux et qui sont aptes à me dire si tel ou tel matériau doit être collé avant ou après parce qu'ils ont l'habitude du savoir, ils ont le savoir faire, et c'est ce comité qui cherche à découper ces matériaux, à les préparer pour que les danseurs et les danseuses, quand ils sont prêts à réaliser leurs costumes, le fasse avec tous les matériaux déjà prêts. Je n'envoie pas les danseurs chercher à droite et à gauche chercher tous ces matériaux. Pas du tout. Nous essayons d'avoir tout ça autour de nous pour que la réalisation et la confection de ces costumes se fasse dans un ordre bien précis, de manière structurée et pour que chacun finisse à temps les costumes. Danseurs et danseuses participent donc à la fabrication des costumes et chacun semble avoir un rôle bien défini. DANSEUSE Je suis en train de tresser un « lie ». Pour faire un « lie », on utilise les feuilles de auti. Auparavant, on aura enlevé la rainure principale qui se trouve ici. On la passe sur le feu. Soit sur le feu, soit on utilise un fer à repasser pour que la feuille se ramollisse encore plus et pour la conserver. Une fois que c'est fait, on va diviser la feuille de auti en deux par le milieu, donc on aura deux morceau bien distincts. On tresse toujours dans le même sens et il faut bien veiller à ce que les deux côtés soient bien roulés parce que sinon c'est toute la tresse qui va se dérouler. DANSEUR Les tresses, ce sont des feuilles de auti, tressées en cordelette, qui ont été cousues sur une coiffe. Et en cousant sur la coiffe, on essaie de ne pas voir la couture. DANSEUSE Je suis en train de coudre un opui sur ma taille en more. Ici, c'est du auti tressé à trois. D'abord, on fait notre taille en peure. Ensuite on a cousu le restant de notre more, ensuite, on a mis du auti tressé à trois, et à la fin on met des opui. COUTURIERE Je fixe la nacre. C'est mon mari qui les a faites pour la groupe. Il y en a eu pour des milliers de petits carrés, de petits rectangles... des éclats pour les danseuses, il a fallu les polir, les découper. Les cocos nous sommes allés les chercher au marché, par contre, les nacres, ce sont des amis qui ont donné. Il y en a qui ont été amenées des Gambier... Donc je confectionne un collier, c'est pour un petit garçon de cinq ans. Matani Kainuku J'aime réaliser, j'aime mettre à plat mes idées, mais je ne suis pas costumier. Je suis le chef de la troupe de danse, je m'occupe de tout. Et je me sens plus comme un guide pour tout le monde que comme quelqu'un qui a une spécialisation dans l'affaire. Je pense que c'est un travail qui doit plus se faire dans la confiance et dans cet esprit d'entraide parce que tout seul, je n'y arriverai pas. Coco Tirao Depuis que j'ai pris la troupe Ahutoru nui en tant que chorégraphe et costumier, j'ai toujours travaillé mes costumes tout seul. Il n'y a que cette année et l'année dernière et en 2001 que j'ai fait appel de personnes pour confectionner mes costumes. Sinon, lorsque je travaille avec ces personnes-là, je leur fais le modèle et ils ont juste à suivre. Ahutoru nui a pour cette habitude de ne pas donner aux danseurs le fait de faire leur propre costume, sauf celui du végétal. Le grand costume... On a vu les années précédentes, lorsque l'on donnait un travail aux danseurs, le danseur ne respectait pas vraiment la création, ce que le costumier a voulu... que le danseur faire ressortir sur le costume. En fait le danseur a toujours voulu mettre son petit grain de sel dedans pour dire « c'est moi qui l'ai fait » ou il ne respectera pas les proportions exactes des matières utilisées dans le costume. En fait le danseur va délirer, mais à sa manière. Et un costumier est toujours là à regarder s'ils ont bien fait leur travail. S'il y a des choses qui n'ont pas été bien faites, le costumier doit refaire tout le costume... C'est du temps perdu. C'est la raison pour laquelle Ahutoru nui a toujours fait faire ses costumes par une seule et même personne. Les costumes ainsi créés s'exhibent fièrement au Heiva. Les matériaux et les formes sont alors en parfaite harmonie avec les gestes. Certains semblent parfois plus originaux que d'autres, mais ils respectent tous des règles établies, garantes de tout concours. Matani Kainuku Le concours existe. La compétition existe dans la société. Je m'inquiète pas pour la compétition elle existera toujours, je pense surtout à l'évaluation, parce que l'évaluation, la manière dont sont évaluées les choses ne dépend que des personnes qui évaluent et d'un règlement. Je suis pour le règlement parce que je participe au Heiva donc je m'engage à ce qui se fait mais ce n'est pas un frein à la réalisation de mon costume, du costume de la troupe, à la réalisation du spectacle. L'évaluation et les règles qui nous sont imposée me permettent d'avoir un cadre de travail mais cela ne m'empêche pas d'avoir une certaine souplesse avec ma troupe et d'avoir une certaine souplesse dans la création du spectacle. Et je pense que cela est important, je pense que toute personne capable de créer, puisqu'elle participe à un concours, se dise que ce n'est pas le concours qui va nous des obstacles à la création. La création, elle existe de toutes façons, qu'il y ait concours au pas... Coco Tirao Moi je dis qu'il y a beaucoup de faux parce que le seul costume qui est fait de façon traditionnelle, c'est celui que l'on montre au jury. Mais pour tous les danseurs, danseuses, les costumes ne sont confectionnés comme celui que l'on doit montrer au jury. Le costume que l'on doit montrer au jury doit être fait qu'avec des matières locales, sans nylon, sans colle... On doit vraiment mettre en valeur le costume avec ce que tu as à portée de main, cousue avec du peore, le rafia à la limite passe, mais le rafia n'est pas une matière d'ici, c'est une matière de l'extérieur. Il est rare, rare, rare, de voir un costume traditionnel fait à 100% local. Malgré certaines entraves au strict règlement, les costumes éblouissent. Les costumiers n'ont de cesse de créer, innover, visitant toujours différemment les histoires d'autrefois. Et ces costumes, inlassablement, ne cessent de danser. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo
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Au large apparaît le Tahitien, unité de construction récente que les messageries maritimes ont mis en service sur la ligne de l'océanie. Première escale depuis le canal de Panama quitté voici deux semaines, nous allons mouiller à Papeete. Les voyageurs pressés, opèrent à la jumelle la découverte de l'île de Tahiti. La terre approche. Cette tiare de pierre se nomme le diadème. Chaque touriste lui consacrera un cliché. Ce plan d'eau, calme et bleu : la rade de Papeete. Franchissons la passe, ce vague trottoir madréporique arrête la houle de l'océan. Motu Uta, petit îlot corallien émergé au centre du lagon. Le soleil levant illumine le lagon et les pirogues nous accueillent. Les autorités du port ont pris passage sur la vedette. Mais la rigueur des formalités s'adoucit d'une présence féminine : une vahine, presque semblable à celles qui accueillirent Bougainville. Le navire va toucher le quai. De toutes parts la foule accourt à l'arrivée. Le navire achève son accostage tandis qu'un groupe folklorique salut les arrivants par une démonstration de ses talents. La stupéfaction reste toujours aussi vive chez les passagers de chaque navire devant la chaleur et l'atmosphère de cet accueil unique au monde, mais avant que le premier passager puisse descendre, l'invasion est immédiatement pratiquée par les deux passerelles. Enfin, on met pied à terre. C'est un officier qui vient relever un collègue, une jeune tahitienne revenant au pays au terme de ses études en Europe, et le spécimen typique du touriste ! Une terre se découvre en flânant, suivant donc ces vahine languides. A quai, les goélettes ravitailleuses des îles, chacune de leurs croisières pourraient s'appeler une aventure. Celle-ci vient d'arriver, on décharge le coprah produit industriel de la noix du cocotier. Cette métisse sino tahitienne a sa voiture particulière, un docker fait sa toilette ; des yachts de toute nationalité dont les propriétaires viennent périodiquement écouler leurs vacances à tahiti. Après Gerbaud, le Toumelin, voici sur le pont de son cotre, le quatre vent, Marcel Bardiaud, navigateur solitaire, mais rester solitaire à Tahiti, c'est une autre histoire. Oui, chantez, chantez enfants du paradis, chantez l'adieu que ceux qui partent de chez vous n'ont jamais pu entendre sans larmes. Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Il y a de cela plus de 25 000 ans, venu très probablement du Sud-est asiatique, le futur peuple polynésien embarque à bord de grandes pirogues doubles, les pahi, et affronte l'Océan Pacifique. Grâce à leurs connaissances empiriques des astres, des courants, de la course du vent, les navigateurs atteignent les îles Fidji, puis la Nouvelle Calédonie entre 1100 et 1500 av. Jésus Christ, passent par les îles Tonga et Samoa, pour finalement atteindre entre 300 et 600 ans après JC, les îles reculées des Marquises. Commence alors une fantastique épopée maritime qui durera presque deux millénaires. Explorateurs dans l'âme, ce peuple de navigateurs repart à la découverte d'autres îles lointaines et peuplent consécutivement les différents archipels polynésiens ainsi que l'île de Paques, les îles Hawaii, puis la Nouvelle Zélande, formant ainsi le triangle polynésien. Les grands navigateurs se sédentarisent et vivent plusieurs siècles sur leurs terres nouvelles, construisant leur histoire, leur culture et leurs croyances. Mais dès le 15ème siècle, les explorateurs européens, avides de découvertes et de conquêtes nouvelles prennent la mer, et explorent le Pacifique. Ce sera le navigateur anglais Samuel Wallis, qui le premier, en 1767, touchera l'île de Tahiti. Malgré un accueil hostile, Wallis obtiendra néanmoins par la force la cession de l'île de Tahiti qu'il nommera l'île du roi Georges III. L'invasion européenne avait commencé. Quelques mois plus tard, en 1768, c'est le navigateur français, Louis-Antoine de Bougainville, qui arrive en vue de Tahiti, aussitôt qualifiée de Nouvelle Cythère. Dès l'année suivante, le capitaine Cook, navigateur et cartographe hors pair, atteint à son tour les côtes de Tahiti. Il fera trois séjours dans les îles de Polynésie, et ramènera lors de son second voyage en 1774, Omai, jeune tahitien, qui sera présenté à la cour anglaise.En 1788, le célèbre navire anglais, la Bounty, sous le commandement du Capitaine Blight, débarque sur les terres polynésiennes. Venus s'approvisionner en arbre à pain, l'équipage resta six mois sur l'île, Mais le comportement de Blight, autoritaire et tyrannique déplait à l'équipage et notamment au second Christian Flechter qui organise une grande mutinerie. Blight rejoindra l'Angleterre, tandis que Flechter et quelques matelots trouveront refuge sur l'île de Pitcairn. Les contacts, de plus en plus nombreux avec les navigateurs européens, transforment profondément la vie politique, culturelle et religieuse tahitienne. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Le 24 septembre 1796, le Duff, navire britannique, sous le commandement de James Wilson, prend la direction des Mers du Sud, avec à son bord 29 missionnaires. 18 d'entre eux resteront à Tahiti afin de convertir le peuple polynésien au christianisme. Bien que réservé, l'accueil des chefs de l'île reste courtois et les missionnaires anglais, de plus en plus nombreux partent à la conquête d'autres îles, construisent des paroisses, prêchent la parole du Christ. Pomare II, qui règne sur Tahiti depuis 1803, s'avère très fin stratège. Il voit dans les missionnaires la possibilité d'étendre son influence. Il se convertit donc au Christianisme et consolide définitivement son pouvoir lors de la bataille de Fe'i pi en 1815 en soumettant les chefs traditionnels hostiles à toute alliance avec les Chrétiens. Très vite, Tahiti devient un enjeu stratégique entre les principales puissances européennes, notamment l'Angleterre et la France. C'est ainsi qu'en 1842, le capitaine français du petit Thouard propose à la Reine Pomare IV l'instauration d'un protectorat français qui sera ratifié le 25 mars 1843, par Louis Philippe, roi des français. Durant trois années, de 1844 à 1847, français et tahitiens se livrent une guerre sanglante. Le 24 septembre 1796, le Duff, navire britannique, sous le commandement de James Wilson, prend la direction des Mers du Sud, avec à son bord 29 missionnaires. 18 d'entre eux resteront à Tahiti afin de convertir le peuple polynésien au christianisme. Bien que réservé, l'accueil des chefs de l'île reste courtois et les missionnaires anglais, de plus en plus nombreux partent à la conquête d'autres îles, construisent des paroisses, prêchent la parole du Christ. Pomare II, qui règne sur Tahiti depuis 1803, s'avère très fin stratège.Il voit dans les missionnaires la possibilité d'étendre son influence. Il se convertit donc au Christianisme et consolide définitivement son pouvoir lors de la bataille de Fe'i pi en 1815 en soumettant les chefs traditionnels hostiles à toute alliance avec les Chrétiens. Très vite, Tahiti devient un enjeu stratégique entre les principales puissances européennes, notamment l'Angleterre et la France. C'est ainsi qu'en 1842, l'amiral français Dupetit-Thouars propose à la Reine Pomare IV l'instauration d'un protectorat français qui sera ratifié le 25 mars 1843, par Louis Philippe, roi des français. Durant trois années, de 1844 à 1847, français et tahitiens se livrent une guerre sanglante. Malgré une belle résistance, les rebelles tahitiens doivent se soumettre et c'est le 17 décembre 1847, sous le commandement du Gouverneur Bruat, que les hostilités prennent fin. A peine 40 ans plus tard, les français, soucieux de consolider leur position en Océanie, font pression sur Pomare V, héritier du trône, afin qu'il cède ses Etats à la France. C'est ainsi que le 29 juin 1880, les îles de la Société et dépendances sont officiellement annexées à la France.Quelques îles cependant se rebellent, et conservent encore un certain temps leurs chefs locaux. Il faudra attendre 1903 pour que tous les archipels réunis de Polynésie française soient regroupés sous le nom d'EFO : Etablissements français d'Océanie. La Polynésie française connaît alors un véritable essor économique et commercial qui nécessite entre autre l'importation de main d'oeuvre. Des colons, en majorité français, s'implantent de plus en plus nombreux tandis que l'immigration chinoise se poursuit. Les bases d'une société pluriethnique se mettent en place. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Interview Enoch Laughlin Les sports traditionnels, dits « tuaro maohi », se pratiquaient d'antan uniquement lors des heiva, lors des tiurai, et depuis 126 ans, depuis que le tiurai existe, ces sports font partie du programme de ces festivités. Cette années, nous avons démarré le heiva tuaro maohi par une régate de pirogues à voile qui s'est déroulé à la Pointe Venus de Mahina (Tahiti), et je pense que ça s'est déroulé dans un cadre magnifique avec du bon vent et des belles images, et aussi des belles régates qui ont donné de très belles performances et je pense que la pirogue à voile a un bel avenir. Au Musée de Tahiti et des Iles, on avait du lancer de javelot. Le principe était, pour ces athlètes, au nombre de 80, d'atteindre une noix de coco qui était située à 9 mètres de hauteur ; et en fonction du piquer du javelot, on leur attribuait des points. Il faut savoir que la noix est divisée en plusieurs secteurs, et l'on a des secteurs qui rapportent plus de points que d'autres. Le cadre du musée est je pense vraiment idéal pour le lancer de javelot. On avait aussi les levers de pierre, pratique qui vient des Australes. Le principe était donc de lever le plus rapidement une pierre ; le chrono démarrait lorsque la pierre quittait le sol, et s'arrêtait lorsque la pierre était stabilisée sur l'épaule de l'athlète. Et ainsi les athlètes étaient classés en fonction du meilleur temps. Au niveau du grimper au cocotier, c'est une discipline qu'on souhaite vraiment remettre d'actualité puisqu'elle se pratique dans le Pacifique, par bon nombre de pays du Pacifique sud et notre objectif est de, à un moment ou à un autre, de faire rencontrer ces athlètes du Pacifique Sud. On a mis aussi au programme le décorticage de coco, discipline aussi qui se pratiquait d'antan et qu'on a voulu réactualiser parce qu'elle est spectaculaire. Chaque athlète avait un certain nombre de cocos à débourrer, le principe de cette épreuve était d'enlever la bourre de coco et au chrono encore une fois les meilleurs étaient classés en fonction du temps qu'ils mettaient pour enlever la bourre de coco. Ensuite, on avait l'activité coprah. Le principe est donc de casser avec une hache le coco en deux et d'en enlever la noix et le classement était déterminé en fonction de l'équipe ou de l'individu le plus rapide à enlever la pulpe de coco, à ramasser tout ce qui traînait dans son environnement et à mettre ça en sac. Les courses de porteurs de fruits, c'est une charge qui va de 15 kg pour les vahine, de 20 kg pour les jeunes de 16 à 19 ans, et l'on a la catégorie « tuaro » » qui est une catégorie pour homme ou femme mais en général on a que des hommes, de 30 kg, et enfin nous avons les aïtos avec une charge de 50 kg. Au départ de la course, nous prenons le poids des charges, et à l'arrivée,les poids des charges sont repesées et en fonction de la perte, des pénalités sont données. Dans l'ensemble, « heiva tuaro maohi « , 2008 s'est très bien passé puisqu'il y a eu une affluence très importante du public qui est venu soutenir et apprécier ces sports traditionnels. Je crois que ce qui est important c'est vivre ces sports traditionnels, vivre cette culture, et qu'à travers tout ça on puisse exprimer la joie de vivre, la joie de se rencontrer, par le biais de ces activités qui sont des activités traditionnelles qui nous viennent d'antan et que nous souhaitons refaire vivre très longtemps. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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