Toute curiosité aux aguets, pénétrons dans la ville. Les cyclistes sont très nombreux, surtout à 11 heures et à 17 heures lorsque cesse le travail. Les élégantes locales sont toute l’année dans cette tenue. Presque tous les magasins de l’Océanie sont « fait ça se fit », le propriétaire chinois vous proposera, pêle-mêle : bicyclettes et fromages, soieries ou saucissons. Un coup d’oeil sur le marché, le marchand de glaces lui aussi est chinois.

Le marché est encore l’acte de ligne des autobus appelés « truck » qui desservent les districts. Presque tous les taxis sont de fabrication américaine, ne serait-ce que pour avoir ses aises puisque voilà Porutini, le plus populaire des chauffeurs. La mendicité n’existe pas à Tahiti, et cependant nous y connaissons un clochard, précisons qu’il n’est pas tahitien.

Nos « mutoï », agents de police tahitiens, qui ne connaissent que leur règlement européen. Ils verbalisent beaucoup plus facilement que leurs collègues des continents, ce qui n’empêchent pas les infractions, ni les accidents. Ces agents-là ne sont pas tellement bousculés. A la mémoire d’un maître dont un fils vagabond erre dans la ville. Les fidèles sortent de la cathédrale et comme partout dans le monde, on use du dimanche pour faire admirer la dernière oeuvre de sa couturière ou de sa modiste. Voisinant avec l’église, une des plus florissante affaire locale : la banque de l’Indochine.

Un garage qui peut s’enorgueillir du plus important débit de voitures américaines. Au premier étage de l’angle droit : l’hôtel Tahiti. Les cloisons intérieures sont en bois et ne montent pas jusqu’au plafond. Nous nous refusons à tout commentaire. Un cinéma : « le bambou », charpente de bois, revêtement intérieur en bambou. Une vahine subit le charme d’Easton Williams. La résidence et les bureaux du Gouverneur. Le palais de justice. Quelques membres du barreau appelés en ce pays selon l’usage, défenseurs. La poste. Le super confort dans l’hôtellerie tahitienne. La sortie du temple, fidèles presque exclusivement indigènes. Les petits chapeaux sont devenus grands. Confectionnés en écorce de bambou ou en palmes de cocotier, ils sont souvent l’oeuvre de celles qui les arborent.

Ce cimetière est-il triste ? Mais il faut le visiter la nuit de la toussaint, entièrement illuminé aux bougies. Ce cénotaphe est la reconstitution d’un marae, autel des anciens temps sur lesquels s’accomplissaient les sacrifices humains. Pour pittoresque que soit ce panorama, nous connaissons des lieux beaucoup plus gais, ainsi le Quinn’s, dancing fréquenté par les Européens. Danses européennes et locales s’y mêlent selon l’humeur de la clientèle et selon le degré d’imbibition. Allons au point de médisance, voici un matelot français qui pense à autre chose qu’à boire. Dame Gaste ! Quel succès lors du retour à Brest.

Réalisation: G. de Broca, P. Sintes, Frères Hollande, Claire Schwob, etc.
Réalisation: G. de Broca, P. Sintes, Frères Hollande, Claire Schwob, etc. Production : Opt, Video prod, Tahiti nui companies, etc.
Type : Série de mini documentaires Thème : Images d’archives du Tahiti d’antan Titre : Tahiti d’antan Synopsis : Tahiti d’antan nous entraine à la découverte de la Polynésie française de 1940 à 1970, à travers des images d’archives commentées provenant de plusieurs fonds. Durée unitaire : 5 minutes Episodes: 10 Langue : français Formats : 4/3 et 16 9ème

Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo

Si vous avez aimé cette article, vous aimerez aussi :

Partagez !
Share On Facebook
Share On Twitter
Share On Google Plus
Share On Linkedin
Share On Pinterest
Share On Youtube
Contact us