Nous arrivons à la léproserie d’Orofara. Installé à l’entrée d’une vallée, le village est coquet et entretenu par les malades eux-mêmes. Il abrite une centaine de lépreux. Convenons que sur 60 000 habitants, le pourcentage est faible. De plus, la maladie est non seulement en voie de régression, mais vraisemblablement en voie de disparition. En effet, depuis la découverte de la promine, on n’hospitalise pratiquement plus de lépreux.

Les personnes charitables pourront leur envoyer des friandises, ou encore des magasines, même peu récents, à cette simple adresse : Léproserie de Tahiti. A peu de distance de Papeete maintenant, arrêtons nous près du Lafayette où, sur une plage, quelques vahine trouvent la vie belle. Un bain dans une eau constamment à 28 degrés n’est pas désagréable. Cependant les bains de mer ne sont prisés des tahitiens, ils préfèrent les rivières, plus fraîches et qui permettent l’usage du savon. Les plages tahitiennes sont souvent de sable noir, pas plus salissant que le sable jaune et offrant l’avantage de ne pas blesser la vue par réverbération.

Le tombeau du roi Pomare, dernier représentant masculin de la monarchie tahitienne. Un peu plus loin, le bain préféré du monarque et du prince. Nous avons bouclé le tour de l’île Tahiti. Sur la rade et la ville paisibles, tombe le crépuscule. Familiarisons nous maintenant avec la vie traditionnelle des tahitiens.

C’est de préférence sur le bord de la mer que le naturel construit sa case. Il va couper dans la vallée le purau pour en faire l’armature et la charpente. Il n’utilise aucun clou. Les assemblages sont ligaturés à l’écorce de purau, lien végétal souple et résistant. Le purau est un arbre tropical très commun à Tahiti. Voici une édification plus importante mais avec des poteaux en cocotier. Durant que les tane établissent la charpente, les vahine dressent la toiture constituée de palmes de cocotier sèches, puis immergées dans l’eau de mer avant emploi, pour éviter que certains insectes ne s’y logent. Chaque palme de cocotier tressée est liée à la charpente, elle est en quelques sortes la tuile tahitienne.

Une telle toiture dure de trois à quatre années, lorsqu’elle est vétuste, l’indigène la remplace par une toiture neuve de même nature qui ne lui coûte que son travail. Même procédé pour les parois, les auvents et la porte. Les charnières également sont faites d’écorce de purau. Notre petite case est achevée. Elle a vue sur la mer, ce qui est ici le minimum exigible. Commencée le matin, souvent terminée le soir même… Allons nous reposer !

Réalisation: G. de Broca, P. Sintes, Frères Hollande, Claire Schwob, etc.
Réalisation: G. de Broca, P. Sintes, Frères Hollande, Claire Schwob, etc. Production : Opt, VIdeo prod, Tahiti nui companies, etc.
Type : Série de mini documentaires Thème : Images d’archives du Tahiti d’antan Titre : Tahiti d’antan Synopsis : Tahiti d’antan nous entraine à la découverte de la Polynésie française de 1940 à 1970, à travers des images d’archives commentées provenant de plusieurs fonds. Durée unitaire : 5 minutes Episodes: 10 Langue : français Formats : 4/3 et 16 9ème

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