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“Redécouvrir ce que l'on sait faire demieux en Polynésie” est l'un des enjeux que s'est fixé l'Institut du monoï en lançant la Route du Monoï le 3 juin. Sur la totalité de l'île principale de Tahiti, ce circuit touristique propose en 22 arrêts une immersion totale dans les origines, la fabrication et l'utilisation de cette huile traditionnelle savamment transmises de génération en génération. Après deux années de recherches pour sa mise en place, Éric Vaxelaire, directeur de l'Institut du monoï, espère que ce projet permettra de dynamiser “le tourisme extérieur mais également de stimuler le tourisme local, qui est souvent demandeur de ce genre d'initiatives. Beaucoup ont été étonnés de découvrir que cette huile avait tant de vertus, alors que c'est un produit qu'ils utilisent tous les jours”.Pour son inauguration, le GIE Tahiti Tourisme a proposé six sites où botanistes, producteurs et artisans ont ouvert leurs portes aux 200 “routards du monoï”. Ils leur ont rappelé les qualités du monoï, différentes selon les plantes macérées dans l'huile de coprah, et ses usages comme le massage traditionnel dispensé sous le fare artisanal de la salle Aorai Tini Hau de Pirae. Aujourd'hui l'Institut du monoï travaille main dans la main avec le GIE Tahiti Tourisme pour promouvoir cet itinéraire touristique qui intéresse déjà certains croisiéristes. Ils comptent “pouvoir organiser une nouvelle fois un tour de l'île comme aujourd'hui, afin de permettre au plus grand nombre de profiter de ce circuit unique pour découvrir l'univers des sens polynésiens”.Source : Les nouvelles de Tahiti En savoir plus : monoiaddict.com
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Liste des tags : 22 arrêts , 3 juin , Aorai tini hau , artisans , botanistes , circuit , circuit touristique , croisiéristes , Eric Vaxelaire , fare artisanal , Gie Tahiti tourisme , huile de coprah , huile traditionnelle , île , institut du monoi , itinéraire touristique , la route du monoi , Les nouvelles de Tahiti , massage , massage traditionnel , monoï , monoiaddict.com , Pirae , plantes , Polynésie , polynésien , producteurs , routards du monoï , Tahiti , tour de l'île , tourisme , tourisme local , univers des sens
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L'histoire de l'aviation en Polynésie commence avec la construction du premier aéroport par l'armée américaine en 1943, à Bora Bora. A partir de 1958, le transport des passagers est assuré par le RAI (Réseau Aérien Interinsulaire). Le trajet Tahiti – Bora Bora se fait en hydravions Catalina et Bermuda. 1961 marque l'ouverture de l'aéroport de Tahiti-Faa'a et avec cette ouverture le début du trafic aérien en Polynésie. La toute jeune compagnie Air Polynésie compte 6 escales en 1970 et 11 en 1972. Le nom d'Air Tahiti voit le jour en 1986 à l'occasion de la cession d'Air Polynésie à des actionnaires polynésiens par UTA. Quatre ATR équipent la compagnie dès janvier 1987, le réseau augmente de quelques îles et se modernise avec de plus en plus de pistes accessibles aux aéronefs.
En savoir plus : airtahiti.aero
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Liste des tags : 1943 , 1958 , 1961 , 1970 , 1972 , 1986 , 1987 , aérien , aéronefs , aéroport , aéroport de Tahiti Faa'a , Air Polynésie , Air Tahiti , airtahiti , armée américaine , ATR , Aviation , Bermuda , Bora Bora , Catalina , escales , Faa'a , hydravion , îles , Polynésie , Rai , Réseau aérien interinsulaire , Tahiti , UTA
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Monoi… the name alone conjures up Tahiti, a vision of sunshine and faraway islands… To many people, monoi is a small bottle with a colorful label and a floral, exotic fragrance. In French Polynesia, its birthplace, monoi is a way of life, a daily product with multiple uses.On the island of Tahiti, the Monoi Road is a journey of initiation that will make you discover the sacred oil of the Pacific, now exported all over the world.The story starts with the subtle marriage of coconut and tiare Tahiti flower.In the traditional Polynesian method, fresh coconut is grated and mixed with tiare Tahiti flowers, open or still in bud, fresh or dried, depending on the “recipe”. Some people add the insides of small crabs or hermit crabs to speed up the exudation process. The preparation is then left out in the sun, until the oil appears. This is traditional monoi, which is then filtered and left aside, from several days to several months, before use.Since 1992, when it received an Appellation of Origin label, monoï is subjected to strict standards in the selection of raw materials and quality.Tiare Tahiti flowers, grown in plantations of several hundreds or thousands of bushes, are harvested in buds in the early morning hours. The young buds are then macerated, no longer than twenty-four hours after being collected. Copra oil – made from coconuts grown on coral soil and sun-dried – comes from the Tahiti Oil Mill. The mill first transforms copra in crude oil, then refines it and gets rids of all impurities.After a minimum maceration period of ten days, twenty percent of the Tahitian monoi production is packaged for the domestic market. The remainder is exported as raw material for skin care, hair care, make up and cosmetics… an ever increasing range of derived products.Natural plant essences chosen for their various properties and fragrances are often added to monoi.These blends, long known in traditional Polynesian medicine, have always featured in the world of monoi, and they have now been tested in modern laboratories. Still considered as sacred in Polynesian families, monoi is used in ra'au Tahiti, the ancestral Tahitian medicine.It also is the foundation of healing massages that are practiced to this day in the five archipelagos of French Polynesia. Taurumi, or traditional therapeutic massage, always involves monoi. A strong tradition of the Polynesians, it has inspired the many spas of Tahiti and her islands to create modern treatments that went from local success to international export.Monoï de Tahiti has become one of the ambassadors of beauty and wellness made in Tahiti. Local companies rival in know-how and ingeniousness to offer innovative formulas to the most prestigious international brands.The Monoi Road, with its twenty-two stops on the island of Tahiti, allows you to learn the history of monoi, from ancient rituals to modern applications, and also to discover or re-discover Tahiti, the daily life of its people, its magnificent views… a journey to the magic of the Pacific. See more : monoiaddict.com
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Liste des tags : ambassadors of beauty , ancestral tahitian medicine , coconut , copra oil , coral soil , discover , exotic , five archipelagoes , fragance , French Polynesia , fresh coconut , History of the monoi , island of tahiti , islands , Made in Tahiti , make up , massages , monoi , Monoi de tahiti , natural plant essences , origin label , Pacific , plant , polynesian , polynesian medicine , ra'au Tahiti , sacred oil , small crabs , tahiti , Tahiti and her islands , tahiti flower , Tahiti oil mill , Tahitian monoi , Tarumi , the monoi road , tiare , tiare tahiti flowers , traditional monoi , traditional therapeutic massage
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Monoï… un nom qui évoque à lui seul Tahiti et le rêve, le soleil et les contrées lointaines. C'est pour beaucoup une petite bouteille à l'étiquette colorée, aux senteurs fleuries et exotiques. En Polynésie française, les terres qui l'ont vu naître, c'est un art de vivre, un produit du quotidien aux usages multiples. Sur l'île de Tahiti, la Route du Monoï, véritable parcours initiatique, vous invite à découvrir cette huile sacrée du Pacifique qui est aujourd'hui exportée dans le monde entier.Tout commence par la subtile rencontre entre la noix de coco et la fleur de tiare Tahiti. Dans la fabrication artisanale, les Polynésiens râpent la pulpe fraîche de la noix de coco et la mélangent aux fleurs de tiare Tahiti, en boutons ou épanouies, fraîches ou sèches selon les recettes. Certains y ajoutent parfois l'abdomen de petits crabes ou de Bernard- l'hermite, ce qui a pour effet d'accélérer le processus de séparation de l'huile. La préparation est ensuite laissée au soleil, jusqu'à ce qu'une huile apparaisse, le monoï traditionnel, que l'on peut filtrer et que certains laissent reposer quelques jours, parfois quelques mois. Le monoï est soumis depuis 1992, date de l'Appellation d'Origine, à des normes de sélection des matières premières et de qualité. Ainsi, les tiare Tahiti, cultivées dans des plantations de plusieurs centaines ou milliers de pieds, sont cueillies à l'aube à l'état de bouton. Ces jeunes fleurs sont ensuite mises à macérer au plus tard 24 heures après la cueillette. L'huile, extraite du coprah, noix de coco récoltée sur les sols coralliens puis mise à sécher au soleil, provient de l'huilerie de Tahiti. L'usine transforme ce coprah en une huile d'abord brute, puis raffinée, afin de la purifier d'éventuelles impuretés. Après minimum 10 jours de macération, 20% de la production de monoï de Tahiti est conditionnée afin d'être commercialisée localement. Le reste est exportée en tant que matière première afin d'être intégré dans des soins, baumes, laits, shampoings, maquillages… autant de produits dérivés qui ne cessent d'évoluer. Des essences naturelles, issues de plantes aux actifs et parfums variés, sont souvent ajoutées au monoï. Ces mélanges, aujourd'hui testés et reconnus dans le domaine de la pharmacopée polynésienne, existent depuis toujours dans le mono'i. Encore considéré comme sacré dans les familles, il est utilisé dans le ra'au tahiti, la médecine traditionnelle polynésienne. Il est également la base des massages thérapeutiques qui sont aujourd'hui encore pratiqués dans les 5 archipels de la Polynésie française. Ainsi, le taurumi, expertise du massage traditionnel thérapeutique ou de soin est toujours à base de monoï. Fortement ancré chez les Polynésiens, il a inspiré la modernité des soins pratiqués dans les nombreux spa de Tahiti et des îles qui connaissent un engouement local et qui s'exporte désormais. Le Monoï de Tahiti est devenu l'un des ambassadeurs de la beauté et du bien être made in Tahiti. Certaines entreprises locales rivalisent d'ingéniosité et de savoir faire afin de proposer, aux plus grandes marques internationales, des formules novatrices. Sur l'île de Tahiti, grâce à ses 22 arrêts, la route du monoï permet non seulement de découvrir toute l'Histoire du monoï, des rituels anciens aux applications modernes, mais elle permet également de découvrir ou redécouvrir l'île de Tahiti, entrer dans le quotidien des habitants, admirer les paysages, voyager tout simplement dans la magie du Pacifique… Retrouvez plus d'informations sur La route du Monoï sur le site monoiaddict.com. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Liste des tags : 5 archipels , appellation d’origine , archipels , art de vivre , base de monoï , baumes , Bernard-lhermitte , bouteille , bouton , contrées lointaines , coprah , crabes , cueillette , essences naturelles , exotiques , fabrication artisanale , fleur de tiare , huile , huile de coprah , huile sacrée , huilerie de Tahiti , île de Tahiti , jeunes fleurs , La route du Monoï , laits , macération , maquillages , massage traditionnel , massages , massages thérapeutiques , matière première , matières premières , médecine traditionnelle , mono’i , Monoï , monoï traditionnel , noix de coco , normes , Pacifique , parcours initiatique , parfums , pharmacopée polynésienne , plantations , plantes , Polynésie française , polynésienne , polynésiens , préparation , production de monoï , produits dérivés , pulpe , ra’au tahiti , recettes , Route du Monoï , sacré , senteurs fleuries , shampoings , soins , soins , Soleil , sols coralliens , spa , spa de Tahiti , Tahiti , Tahiti et ses îles , Tahiti.tv , taurumi , thérapeutique , Tiare Tahiti , usine , Webtv
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« Le 20 novembre 1998, Air Tahiti Nui prend son envol alors que son seul avion opère son premier vol commercial en décollant pour la première vers Los Angeles, puis deux jours plus tard vers Tokyo ». Les campagnes de promotion, la formation professionnelle des équipages et le confort mais aussi, une implication évidente de la part des polynésiens dans la mise en place d'un outil de développement touristique indéniable expliquent probablement le succès rencontré par la compagnie dès sa première année d'exploitation avec plus de 30 000 touristes transportés en 1999. Poursuivant sa croissance, la jeune compagnie inaugure dès le mois d'avril 2000 la liaison hebdomadaire vers Osaka puis, en août 2000 une autre vers Auckland. En avril 2001, un accord de partage de codes est signé avec Qantas et rétablit la liaison avec Sydney et le marché australien via Auckland. » La desserte de Paris en mai 2002 grâce à l'acquisition d'un nouvel avion, un A340-300, permet enfin à Air Tahiti Nui de se positionner sur un nouveau marché, l'Europe, et par voie de conséquence de renforcer la promotion de la Polynésie française sur le Vieux Continent. 2003 est une année décisive avec l'arrivée de deux nouveaux Airbus A340-300 en janvier et février. Sur sa lancée, Air Tahiti Nui acquiert un 5ième A340, le « Nuku Hiva » en juin 2005 et ouvre en juillet de la même année une nouvelle route marquant l'histoire de l'aviation commerciale avec le ralliement de l'Atlantique au Pacifique : New York / Sydney via Tahiti. Avec désormais cinq appareils dans sa flotte, la compagnie propose des fréquences accrues entre Tahiti et les villes phares internationales. Source : fr.airtahitinui.com Tahiti.tv, la webtv dédiée à Tahiti et ses îles vous propose un voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo.
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Marguerite Lai : vous qui suivez notre émission Mata'eina'a tour, bonjour. Nous allons parler aujourd'hui de ce qui se trouve juste derrière moi, la pirogue. Rejoignons Heiarii dans son club qui assiste l'entraîneur dans son travail… Ramons avec lui. Heiarii, bonjour. Dans cette commune, que fais-tu après ton travail pour entretenir ton corps ? Heiarii Huriore : je vais faire de la pirogue. Après les heures de travail, je vais chercher quelques-uns de mes amis qui ne travaillent pas et nous allons ramer ensemble, pour nous même. C'est tout à fait différent que de traîner le soir dans les clubs, cela nous apporte bien plus ! Nous ramons la plupart du temps jusqu'à Puunui, et même parfois jusqu'au plateau de Taravao… Le parcours est dur. Marguerite Lai : tu pratiques cette discipline depuis longtemps ? Heiarii Huriore : ça fait quatre ans que je rame.Marguerite Lai : comment en es-tu arrivé à faire de la pirogue, il y a beaucoup d'autres activités ?Heiarii Huriore : j'ai essayé le football mais je n'ai réussi qu'à me blesser aux jambes et un peu partout. Ensuite, j'ai essayé la rame et cela m'a bien plu. Lorsque j'ai commencé à ramer, je n'étais comme je suis maintenant, j'étais plus gros. Avec la pirogue, j'ai vu mon corps changer, alors j'ai continué. Marguerite Lai : qui vous entraîne ? Heiarii Huriore : c'est Tumoana, bien sûr. Lorsque l'on est à terre, c'est Tumoana qui nous dit quoi faire, mais sur l'eau, c'est moi qui m'occupe des deux pirogues. Marguerite Lai : pourquoi partez-vous à deux pirogues ? Heiarii Huriore : c'est mieux ainsi. On peut voir le niveau des équipes. Si l'autre pirogue va plus vite, on essaie de la rattraper, par contre, si elle ralentie, on la motive pour qu'elle nous suive. Cependant, les deux pirogues doivent être au même niveau. Lorsque l'on fait une course, c'est pareil : on ne veut pas qu'il y en ait une moins bonne que l'autre. Marguerite Lai : explique-nous comment se passe un entraînement ? Heiarii Huriore : c'est Tumoana qui me donne le programme. S'il s'agit de ramer sur une longue distance, nous faisons de grands parcours, et s'il s'agit de distances courtes, alors, nous faisons des sprints. Tumoana me dit simplement ce qu'il y a à faire. Par contre, si nous avons une course de prévu, alors nous nous entraînons encore plus.Marguerite Lai : et cela, quel que soit le temps ? Heiarii Huriore : peu importe en effet qu'il y ait du vent, de la pluie. Ceci dit, si le temps est venteux, c'est tout aussi bien car cela nous apprend à ramer avec le vent. Si l'on ne ramait que lorsque la mer est calme, nous ne saurions plus nous adapter aux conditions de la mer… Marguerite Lai : qu'est ce que tu dis ou expliques à tes amis ?Heiarii Huriore : accordez vos rames, écoutez bien ce que l'on vous dit. C'est pour notre bien, si l'on veut vraiment progresser, on peut y arriver. Marguerite Lai : qui vous donne vos pirogues ? Heiarii Huriore : toutes nos pirogues sont à Tumoana. Celui qui n'en a pas, la fabrique lui-même. Tout le matériel et les matériaux sont à Tumoana, ainsi, tu peux faire toi-même ta pirogue, et cela ne te coûte rien. Marguerite Lai : que vous apportent physiquement les entraînements que vous faites tous les soirs ? Heiarii Huriore : le souffle. Le souffle, mais également une préparation psychologique. Dans ce sport, il faut avoir un mental très fort sinon ça ne marche pas. Marguerite Lai : comment faites-vous alors pour vous préparer mentalement ? Nous faisons beaucoup de longues distances et de sprints, afin de faire travailler le cœur. Heiarii Huriore : les ballades sur le lagon, cela n'apporte rien. Marguerite Lai : avez-vous une préparation particulière avant d'aller ramer ? Heiarii Huriore : nous faisons tout d'abord des étirements, des échauffements, puis nous discutons un peu, de l'entraînement bien sûr, et lorsque nous sommes prêts, on y va ! Marguerite Lai : Heiarii, quel est le but que vous souhaitez atteindre avec votre club ? Heiarii Huriore : nous voulons garder notre club car c'est le plus ancien. Lorsque nous avons commencé, nous étions trop jeunes pour pouvoir participer aux courses. Et maintenant, nous attendons les prochaines courses pour lesquelles nous nous sommes préparés. Marguerite Lai : merci Heiarii. Une rame et deux… Bien ! Je vous laisse car j'ai beaucoup d'entraînement, sur des pirogues à deux, quatre et six ! Au revoir et merci de nous avoir suivis. www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Bienvenue dans cette émission Mata'eina'a tour. Ah ! Il est midi, et savez-vous ce que l'on fait à Papeari à midi ? Je ne pense pas... Rejoignons Edmond qui nous en dira plus ; je crois savoir qu'il prépare un ma'a Tahiti. Eh ! Edmond. Merci de votre visite d'aujourd'hui. Tu es né ici à Papeari ? Oui, je suis d'ici et mes parents aussi. Peux-tu nous dire où nous nous trouvons ? Il y a le musée qui est juste à côté, le jardin botanique Harrisson Smith sur ce côté-là, c'est l'endroit où il y a les deux tortues, quant à nous, nous sommes en bord de mer. Cette construction que l'on voit derrière toi, c'est l'endroit où tu travailles, un restaurant ? Ce n'est pas vraiment un restaurant, il s'agit en fait du snack restaurant du jardin botanique. C'est donc là que tu fais ton ma'a Tahiti ? Oui. Je possède deux fours différents, qui peuvent nourrir quatre cents personnes. Un des fours contient de la nourriture pour cent personnes, c'est pour le dimanche. Lorsqu'il y a des fêtes, j'utilise les deux fours. Tu ne fais que du ma'a Tahiti ici ? Non, le ma'a Tahiti, c'est le dimanche. Il m'arrive cependant d'en faire faire trois fois dans la semaine. Par contre, la cuisine popa'a, j'en fais tous les jours, car nous sommes ouvert durant toute la semaine. En fait, selon le souhait des clients, je peux faire un ma'a Tahiti tout en gardant les plats habituels, avec en plus du poisson cru, du taro, du uru et même des plats chinois à la demande. On m'a dit que tu étais le meilleur pour faire le four traditionnel ? On ne peut pas dire que je suis le meilleur, non, je ne peux pas le dire. Tout ce que j'ai appris vient des gens de Papeari, d'un coté ou de l'autre. C'est d'eux que l'enseignement m'est venu. Ensuite, il y a eu mes parents, et c'est ainsi que j'ai pu faire du ma'a Tahiti. Par contre, je dois te dire qu'aujourd'hui, on fait un peu de mélanges. Ce n'est plus tout à fait comme avant, par exemple pour le cochon : on le mettait directement dans le four, sans le faire mariner. Aujourd'hui, il faut trouver le moyen de faire apprécier aux gens le ma'a Tahiti. Alors le cochon de lait, il faut le préparer et l'assaisonner. Le « Ahi ma'a », ce n'es pas comme un four dans lequel on met le cochon, et lorsqu'il est cuit, on baisse la température…. C'est différent, tu dois avoir dans ta tête la puissance du feu. Il ne faut pas se tromper… Sinon le cochon est brûlé ! Oui. Mais tant qu'il est cuit, ça va, il ne doit pas être trop cuit non plus… Mais ça va. Le problème, c'est s'il n'est pas assez cuit. Ça fait longtemps que tu fais ce travail ? Oui, ça fait vingt-cinq ans. Donc depuis tout petit ? Oui. Je suis dans cette activité depuis tout jeune. J'ai grandi près de mes grands-parents, et c'est ainsi que j'ai appris. Ils me disaient : fais attention au ahi ma'a, fais ceci, fais cela, c'est comme ça que l'on fait. Et une fois que tu sais, il n'y a plus de problèmes. Merci Edmond. Merci de votre visite d'aujourd'hui. Merci à Edmond de nous avoir parlé de son travail. Vous, vous allez retrouver Marguerite toujours à Papeari, quant à moi, je vais juste à côté manger avec Edmond. Merci et au revoir. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Jeff Morohi : bonjour et bienvenue dans notre émission Mata'eina'a tour. Je vous présente un de mes amis… mais aujourd'hui, nous n'allons pas parler de lui et nous rejoignons Papa Arii qui va nous apprendre à confectionner un vivier. Bonjour papa Arii, merci de nous recevoir. Papa Arii : bonjour. Jeff Morohi : tu fabriques donc des objets en bambou… Papa Arii : oui, des viviers et des parois de maisons, c'est ce que je fais le plus souvent. Mais je fais également des cages à oiseaux, dont on peut se servir en décoration, en mettant une lumière à l'intérieur par exemple. Jeff Morohi : est-ce que tu fais vivre ta famille avec ce travail ? Papa Arii : pour manger, c'est suffisant, en vendant un ou deux viviers par jours ma famille vit bien. Jeff Morohi : cela fait longtemps que tu fais ça ? Papa Arii : depuis que je suis à la retraite, je m'y suis consacré. Quand j'étais jeune, j'en fabriquais pour moi-même. Jeff Morohi : qui t'as appris ce travail ? Papa Arii : c'est en regardant certains amis à qui j'empruntais les viviers pour aller pêcher. Ils râlaient souvent, j'ai alors décidé de confectionner les miens. Ainsi, j'ai pu pêcher : je mettais mes « tarao » dans le grand, les « ‘ouma » dans le petit, et je pouvais y aller. Quand je revenais, je laissais tout dans l'eau car à cette époque, nous n'avions pas de réfrigérateur. Le lendemain, au retour, ils étaient toujours vivants. C'est comme cela que je me suis perfectionné dans ce métier. Jeff Morohi : peux-tu nous expliquer comment faire un vivier ? Papa Arii : le vivier… Cela, ce n'est que du bambou. L'armature à l'intérieur, c'est du fil de fer. Ensuite, on prend un peu de nylon pour assembler le tout et de la corde pour attacher le haut. Puis il faut aller chercher du « purau » sec pour le terminer. Jeff Morohi : quand je regarde, tu as plusieurs tailles de viviers, des petits et des grands, pourquoi fais-tu des petits ? Papa Arii : quand on fait des viviers, ils n'ont pas la même taille à cause des nœuds qui ne sont pas à la même distance. Ainsi, de là à là, la distance est courte. Ici, elle est longue. Jeff Morohi : les nœuds n'ont pas la même taille ? Papa Arii : non. Et si on les coupe à la même longueur, celui-la n'aura pas de nœud, il n'aura aucun maintien, aucune force. Jeff Morohi : il n'a donc pas de taille fixe. Cela dépend de l'espacement entre les nœuds ? Papa Arii : c'est ça. Jeff Morohi : de combien de jours as-tu besoin pour faire un vivier ? Papa Arii : des viviers de cette taille, je peux en faire cinq en une journée. Les plus petits, entre six et sept. Jeff Morohi : est-ce que tes enfants t'aident ? Papa Arii : tu sais mes enfants ne s'intéressent pas à ce que je fais. Parfois, ils s'intéressent un peu, mais cela s'arrête très vite. J'ai le sentiment qu'ils n'ont aucune motivation. Jeff Morohi : n'as-tu jamais pensé à apprendre aux jeunes de Paea ? Papa Arii : s'ils viennent, je leurs apprendrais, il y a de quoi gagner sa vie dans la vallée. Jeff Morohi : tout à fait. Papa Arii : c'est une des erreurs de nos ancêtres : ils n'ont rien mis côté mer. Ils ont planté tous les bambous au fond des vallées. Mais quand on voit ces jeunes d'aujourd'hui, aussi jeune que toi, aucun n'y va….Quand moi, j'étais jeune, j'y allais. Mais ces jeunes-là, non. Ils ont une vision différente de celle des jeunes de cette époque. Jeff Morohi : aurais-tu un message pour notre pays ? Papa Arii : je vois toutes ces choses qui viennent de nos ancêtres disparaître… Jeff Morohi : se perdre… Papa Arii : oui. Il faudrait qu'ils viennent nous voir pour qu'on leur enseigne. Jeff Morohi : c'est une richesse pour nos jeunes d'apprendre nos coutumes ? Papa Arii : il ne faut pas attendre que les anciens meurent pour se dire : « Zut ! Je suis même pas allé le voir ! ». Jeff Morohi : ce serait trop tard... Papa Arii : vraiment trop tard. Jeff Morohi : Merci papa Arii. Papa Arii : merci. Jeff Morohi : papa Arii, quel serait le meilleur vivier pour que j'aille à la pêche ? Papa Arii : celui-là. Je le prends alors. Jeff Morohi : voici un des viviers que papa Arii a confectionné pour nous. Maintenant qu'il m'a expliqué comment le fabriquer, il va m'apprendre à pêcher… Allez, on y va ! Papa Arii : c'est parti ! Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Bienvenue dans notre émission Mata'eina'a tour. Nous sommes aujourd'hui dans la commune de Faa'a. Nous connaissons tous le marché de Faa'a en bord de route… Et justement, nous rejoignons mama Laurent, qui est à l'origine de ce marché. Elle va nous raconter. Bonjour et merci de nous recevoir. Bonjour à toi et à tous ceux qui nous écoutent. Es-tu née à Tahiti ? Non, je ne suis pas tahitienne, je suis de Mangareva. J'ai vu en passant ce marché côte route, tu y travailles ? Oui. Quel est ton parcours ? Ce marché existe grâce à l'agriculture. Mon mari et moi sommes agriculteurs, nous apportions tous nos produits au marché de Papeete. Cependant, à cause de la distance des allers et retours, nous avons décidé de vendre en bord de route. C'est ainsi que vous avez pris la décision d'acheter un terrain ? Oui. Cependant, il fallait tout de même tout amener le matin, puis tout rapporter le soir. Un jour, nous avons décidé d'aller voir le maire pour lui demander de construire un marché a Faa'a. Il a accepté et voici le résultat. On peut dire que tu es la mère de ce marché ! Tout à fait, oui. A quelle heure commences-tu, et à quelle heure as-tu fini ? Du lundi au samedi, nous ouvrons à 7h30, par contre, si l'on traîne un peu, on peut fermer à 19h00. Sinon, c'est vers 17h30 ou 18h00, cela dépend des jours. Dimanche, on ouvre à 5h00 du matin, c'est le jour où l'on ouvre le plus tôt. Qu'est ce que tu vends dans ton marché ? De tout, cru ou cuit. Du taro et tout ce qui va avec, jusqu'au chou, vraiment de tout. Donc tous les produits de Tahiti ! Oui, tout. Même le coco râpé ou pas, vraiment de tout. Je vois ces fleurs sur toi, sont-elles à toi ? Tu vends également des fleurs ? Non, ces couronnes sont aux mama qui vendent les fleurs. C'est donc un stand différent ? Oui, ces mama ne vendent que des fleurs et des couronnes. Et l'agriculture, tu y travailles depuis petite ? Oui. Jusqu'à aujourd'hui ? Oui. Depuis toute petite… Je suivais mes parents qui cultivaient le manioc, la patate douce, le taro… Quel message voudrais-tu adresser à ceux qui nous regardent, aux jeunes ? Je dirais aux gens de Faa'a, que le jour où vous souhaitez manger du ma'a Tahiti, du cru ou du cuit, pensez à mama Laurent. C'est aussi simple que ça ! Il y a des jours où on n'a pas le temps de préparer son repas, venez voir mama Laurent qui a tout ce qu'il vous faut. Penses-tu que l'agriculture est une bonne voie pour les jeunes ? Oui, c'est lucratif. Certains disent que non, mais moi je peux te dire que oui. Merci mama Laurent. Merci à vous de m'avoir demandé de parler du marché. Eh, vous voyez cette banane ? Mais non, elle ne vient pas de cet arbre, c'est un Fei que mama Laurent m'a donné. Si vous souhaitez manger un Ma'a Tahiti, allez voir mama Laurent juste là. Quant à nous, c'est terminé pour aujourd'hui… Au revoir. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Téléspectateurs fidèles de Mata'eina'a tour, bonjour. Nous sommes cette semaine dans la commune de Faa'a, qui a une population jeune assez importante. De quoi allons-nous parler ? D'un nouveau phénomène qui arrive chez nous depuis peu : une danse que l'on appelle Hip-hop… Laissons Tinomano nous éclaircir à ce sujet. Tinomano, bonjour. Bonjour. Tu pratiques une danse que tu apprécies beaucoup, le Hip-hop... Oui. D'où vient cette danse et comment as-tu commencé ? Elle vient d'Amérique. En fait, c'est à la télévision que je l'ai vu pour la première fois. Cela m'a plus, j'ai donc commencé à danser à la maison. Cela me plait vraiment. On m'a dit que vous aviez gagné un concours de hip hop… Quel est le nom de ton groupe et qu'avez-vous gagné, avec quelle danse ? Mon groupe s'appelle TCB, Tahitian Cyber Breaker. Nous avons gagné le challenge Hip-hop Orangina. Vous avez gagné dans quelle catégorie ? Dans celle de la chorégraphie. C'est notre chef de groupe qui nous a appris chaque mouvement, comme ça, comme ça, comme ça. Où vous entraînez-vous ? Derrière la mairie de Faa'a. Vous dansez sur quelle musique ? On utilise des musiques d'Amérique et de France. Le jour de l'entraînement, comment cela se passe t'il ? Raconte-nous. Lorsque l'on arrive à la mairie de Faa'a, tout le groupe est présent, nos copains sont déjà là. Notre responsable nous appelle : « venez je vais vous entraîner ». Et l'on commence. L'entraineur indique à chacun ce qu'il va danser : « toi, tu va danser ça, comme ça et ne te fais pas mal ». Il nous encadre. Dans le Hip-hop, il n'y a qu'une façon de danser ou il y en a plusieurs ? Il y en a beaucoup, comme le boogaloo, le break-dance, le pop, l'ondulation et plein d'autres choses encore. Quelle différence y a-t-il entre toutes ces sortes de danses ? Pour certaines, sur les mains, d'autres débout, ou parfois sur le ventre. On voit souvent ces jeunes qui vont dans tous les sens, sur la tête, sur le ventre, sur le dos. Arrive t-il qu'il ait des accidents ? Tu peux avoir mal aux mains, aux pieds, au ventre. Quand ça arrive, ce n'est pas évident. Qu'est que vous prévoyez pour calmer ces douleurs ? On a évidement un spray, quand on a mal à un endroit on pulvérise et… La douleur diminue. C'est ça, on a plus mal. Et si tu te casses quelque chose, on utilise aussi le spray ? Non, il faut aller à l'hôpital. Comment se fait-il que vous vous blessiez ainsi ? Les gens ne s'entraînent pas comme il faut. Combien de temps dansez-vous dans un style de danse ? On peut danser pendant deux heures, c'est pour cela que tu dois préparer ton corps et ton souffle. Pour toi, le hip-hop, c'est une danse ou un sport ? Les deux. Tu utilises ton corps dans le Hip-hop, tes pieds, donc pour moi, c'est une danse. Cependant, c'est également un sport car tu travail ton souffle. Quel message voudrais-tu adresser aux jeunes qui seraient intéressés par cette danse ? Si vous voulez danser, venez. Nous avons un groupe et nous vous apprendrons a danser. Les filles, les garçons, tout le monde peut danser ça ? Tout le monde, n'importe qui. Tinomano, tu es un champion du Hip-hop ? Oui. Est-ce que tu peux nous montrer ce que tu sais faire ? Ok ! Montre un peu ! J'ai envie d'essayer mais il ne vaut mieux pas, je risque de rester par terre. Si vous avez vu ça, ne dansez pas chez vous, rejoignez TCB ou Tinomano il vous montrera. Nous, nous nous retrouvons bientôt toujours à Faa'a. Merci a tous, merci Tinomano. Merci. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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