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    Vie économique, touristique et événementielle polynésienne

    Histoire, culture et traditions polynésiennes

    Diversité humaine, culturelle et géographique des îles de Polynésie française

    Flore et faune, plongées sous-marine et randonnées polynésiennes

    Sports nautiques et terrestres pratiqués en Polynésie française.

    Artistes et spectacles polynésiens.

    • Artisan d'art : la nacre (l'artisanat polynésien en vidéo sur Tahiti.tv)

      Artisan d'art : la nacre (l'artisanat polynésien en vidéo sur Tahiti.tv)
      Hiro Ouwen : on a ici en Polynésie la chance d'avoir la nacre, c'est une matière extraordinaire. On peut trouver les couleurs les plus irisées de la nacre dès que l'on travaille en profondeur. La première étape c'est la réflexion, le travail de dessin est très important, donc élaborer le dessin sur plan et puis voir ensuite de quelle manière on le réalise. Il faut créer, même des fois le soir, il arrive que je me lève la nuit parce que j'ai des idées qui me travaillent. J'ai toujours un petit carnet chez moi où je prends note de tout ce qui me passe par la tête. La mère nourricière de la perle, c'est la nacre, donc toute la partie idéalisée de la perle, on la retrouve dans la nacre. C'est le savoir-faire polynésien, nous, on a rien inventé. Les leurres pour la pêche à la bonite que l'on a retrouvés dans des fouilles 300 ans après Jésus-Christ, ils ont plus de 1700 années d'existence ! Le travail de la nacre est très important dans le milieu ancestral parce que lors des fouilles, aussi bien aux Marquises, aux Iles de la Société, aux Australes même aussi tout récemment, on a retrouvé beaucoup de matériels en nacre, notamment des ébauches de ces hameçons et l'on retrouve toujours un petit peu ces leurres à bonites qu'utilisent encore nos pêcheurs actuels. On sait comment ils réalisaient cela. C'est par percussion, avec le limage aussi, avec des branches de coraux ou des épines d'oursins à crayon par exemple qui servaient à affûter ces hameçons. Mais pas uniquement pour la pêche, pour les parures aussi. Je m'inspire beaucoup de ces parures anciennes réalisées avec de la nacre que l'on a trouvée dans des fouilles de Huahine par exemple. C'est une grande satisfaction surtout au moment où tu vois la parure réalisée, on pourrait la mettre autour du cou. Moi-même je la mets sur moi et je me regarde dans la glace par exemple. Nos ancêtres on su réaliser avec talent tout ce qui est ornements, parures… Toujours dans ma tête, je me mets un petit peu à cette époque-là de travail. Nous, on a rien inventé je dirais. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéos
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    • Cosmetic Academy 3 en vidéo sur Tahiti.tv

      Cosmetic Academy 3 en vidéo sur Tahiti.tv
      Dans une création cosmétique, représenter un archipel, une île, une vallée, une plage, un site historique…. ou plus généralement un lieu.Ce produit doit être l'expression d'un moment passé, d'une rencontre, d'une union, des meilleurs souvenirs, de son enfance, de ses meilleures vacances … à Tahiti ou dans ses îles.Tahiti et ses îles, source d'émotions !De l'archipel des Marquises, des Tuamotu, des Australes ou de la Société, au cours d'une visite dans ces îles, les émotions sont toujours intenses. Les paysages, les couleurs et les parfums maintiennent tous les sens éveillés.Tahiti et ses îles, moteur de créativité !Lieu de refuge intellectuel pour de célèbres artistes, notamment Paul Gauguin et Jacques Brel qui avaient choisi de s'exiler aux îles Marquises, « Tahiti et ses iles » ont toujours représenté le berceau rempli de mystère et de quiétude pour les créateurs. Afin de nourrir leur inspiration, ces archipels devenaient une des solutions pour le développement des sens et de la créativité.Les formules cosmétiques – Saison 3 1. Huile Tradition Cette huile, inspirée des Traditions et des Rituels de Beauté de « Tahiti et ses îles », est composée d'un mélange d'huiles végétales dont des huiles de Monoï obtenues par 2 macérations successives de plantes fraîches.Les végétaux (autres que la fleur de tiare), mis en macération dans l'huile de Monoï, développeront une texture, une couleur et des senteurs uniques de l'huile.Au cours de cette étape, les composés lipophiles des plantes gorgent ces huiles naturelles et leur confère une richesse exceptionnelle en actifs.Découvrez à l'état pur les bénéfices des huiles d'Ananas de Moorea, le philtre d'amour « Umuhei », la Vanille de Tahiti, la Santal du Pacifique, le Noni, la fleur de Kau pe….Cette formule pourra être améliorée par des huiles au toucher soyeux, des pigments (paillettes), un gélifiant, des poudres exfoliantes…2. Bi-Phase Essentiel Cette formule d'huile bi-phase est riche en actifs, elle associe deux parties:- lipophile : les huiles de Monoï et les huiles végétales,- hydrophile : les hydro-distillats, les extraits végétaux, les extraits d'algue, l'eau de lagon…Produit bi-phase dans laquelle les éléments hydrophiles se mêlent naturellement à la richesse des huiles végétales.Rend à l'âme la vitalité, détoxifie le corps et lui permet de retrouver de délicieuses sensations de plaisir.Découvrez les bénéfices des eaux de Vanille de Tahiti, de Santal du Pacifique, de fleur de Kau pe… les extraits végétaux de Tiare, de Rea Tahiti….Cette formule pourra être améliorée par des huiles au toucher soyeux, de l'alcool pour un toucher frais, sec et des colorants.3. Gelée des Iles Cette formule gel permet d'incorporer des actifs végétaux lipophiles et hydrophiles. Elle rafraîchit la peau et lui permet d'apporter les nutriments essentiels.Véritable soin du corps ou du visage, cette gelée hydrate et adoucit la peau sans laisser de film gras.Possibilité de formuler une gelée fraîche, de massage ou transparente.Par sa texture épaisse à fondante, selon les utilisations, cette forme cosmétique offre le plaisir du soin tout en laissant la peau confortablement hydratée.Cette formule pourra être améliorée par des huiles au toucher soyeux, des pigments (paillettes), des poudres exfoliantes, de l'alcool pour un toucher frais et des colorants.4. Rituel Capillaire L'image de « Tahiti et ses îles » est indissociable de celle de la chevelure des vahine, symbole de leur séduction.Dans les années 60, une première scénarisation Hollywoodienne, dans le film « Les révoltés du Bounty », permis de révéler le pouvoir séducteur de la belle Maimiti sur le lieutenant Fletcher.De plus, avant d'apparaître, les danseuses traditionnelles se sont toujours enduites la chevelure de Monoï aux effluves émotionnels.Aujourd'hui, à Tahiti, apporter du soin capillaire est un véritable geste journalier.Comme une sève nutritive, ce rituel répare et restaure la fibre capillaire, riche en huiles et beurres végétaux, il développera aussi votre potentiel de séduction.Sous forme de beurre ou de baume, cette forme cosmétique s'applique généreusement sur la chevelure et peut se réaliser en forme rinçable.Cette formule pourra être améliorée par un agent rinçable ou des pigments (paillettes) et des colorants.Source : cosmetic-academy.pf


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    • Pensions de famille et activités touristiques à Rurutu (L'actualité du tourisme en Polynésie française)

      Pensions de famille et activités touristiques à Rurutu (L'actualité du tourisme en Polynésie française)
      Yves Gentilhomme : Depuis maintenant une quinzaine d'années j'ai créé le Comité du Tourisme, et le but
      est de faire connaître cette île. En une dizaine d'années, on est passé de deux à sept établissements,
      donc sept petites pensions de famille à l'échelle de l'île, le plus bel accueil, c'est dans les pensions
      de famille… Moi-même, j'ai ouvert une pension de famille, le « Manotel », et le but, c'est de faire
      connaître notre archipel qui est le plus petit, le dernier des archipels polynésiens. Rurutu est très
      originale de part sa géologie, de part son environnement encore bien préservé, et donc au niveau de la
      pension, le but justement, c'est de créer des emplois autour de ce tourisme.
      Landry Chong : Te Marama, nous avons huit chambres en salle de bain privée, avec deux grands balcons et
      un restaurant, un bar pour déguster. Sinon quand il y a du monde, je fais des petites musiques avec un
      orchestre, et on programme aussi pendant le dîner, le soir, on prévoit le programme pour le lendemain.
      Bertrand Varichon : on a appelé cet hôtel « le lodge », un petit peu en parallèle aux lodges africains,
      l'esprit étant, dans un confort standard mais avec un petit peu de classe, de découvrir la nature.
      L'hôtel offre une capacité de dix bungalows avec une immense salle restaurant construit un petit peu sur
      les plans d'un marae ancien de vingt-cinq mètres de long, cinq mètres de large, donc avec une très
      grande capacité. Tout ceci est en bord de plage, face au couchant, donc on a un cadre idéal qui est
      unique je pense.
      Louis Teinaore : nous sommes là, Louis et Paulette, mon épouse, qui avons monté en hauteur sur notre
      maison d'habitation une chambre d'hôte « chez heiata Nui ». Cette appellation vient du nom de nos
      ancêtres et nous avons voulu faire revivre cette appellation pour pouvoir changer le système d'accueil
      du touriste à Rurutu. Dès son arrivée il est pris en charge à l'aéroport, couronné comme la coutume à
      Rurutu, la tradition a toujours été perpétuée. S'il arrive le matin, on lui programme déjà une matinée
      et une journée entière de visite de l'île de Rurutu pour qu'il ne soit pas déçu de notre accueil sur
      l'île de Rurutu
      Viriamu Teuruarii : dans ma pension à Rurutu, mon activité, c'est le cheval en montagne pour montrer les
      plantations, la nature. C'est de ça dont on doit parler aux touristes, expliquer ce qu'il se passe ici,
      les femmes qui font du tressage, qui travaillent. Nous, nous travaillons dans la nature, on plante le
      taro, c'est ce qui nous rend content, nous, les Rurutu. Moi je veux montrer tout ça. Il faut essayer
      aussi de bouger un peu le touriste et lui montrer ce qu'il se passe chez moi !

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    • Présentation économique de la Polynésie française en vidéo sur tahiti.tv

      Présentation économique de la Polynésie française en vidéo sur tahiti.tv
      Les plus de 245 000 habitants de Polynésie française sont dispersés sur une étendue vaste comme l'Europe. La plus grande partie de l'activité économique est concentrée dans les îles de la société qui regroupe 85% de la population totale. Cette population est jeune avec 43.1 % des habitants qui ont en dessous de vingt ans. Tandis que seulement 6% de la population a plus de soixante ans. Le secteur su tourisme s'affirme comme l'instrument prioritaire du développement économique de la Polynésie française et emploie directement plus de 7 500 personnes. Stimulés par les dispositifs de défiscalisation métropolitains et locaux, les projets hôteliers sont nombreux et la capacité d'accueil de classe internationale augmente chaque année. Les mises en place de paquebots de croisière sont autant d'investissements sur lesquels se fondent beaucoup d'espoirs de développement à moyen et long terme. Parallèlement, le secteur de la petite hôtellerie non classée s'est fortement développé offrant une capacité de chambres en croissante évolution et répartie sur une trentaine d'îles. Ce secteur économique est devenu vital pour le développement des archipels. La perle noire de Tahiti est réputée dans le monde entier. La culture de la perle qui a connu dans le monde entier un développement spectaculaire constitue la seconde source de recettes extérieures pour le territoire après le tourisme. Il existe actuellement en Polynésie plus d'une centaine de coopératives plus de 200 associations familiales et une vingtaine de sociétés privées qui possèdent des fermes perlières. Avec une zone d'exclusivité parmi les plus grandes du monde, la Polynésie française dispose d'un atout important en matière de pêche. Ce secteur possède une flottille de pêche industrielle de thoniers dont la majeure partie de la production de poissons est destinée aux marchés extérieurs. Mais la pêche reste une activité traditionnelle, et la majeure partie de ses produits est auto consommée dans les archipels ou commercialisée sous forme de vente directe. Le secteur industriel occupe une place secondaire dans l'économie territoriale. On compte quelques 2 600 entreprises employant près de 6 700 personnes concentrées au trois quart sur l'île de Tahiti. Environ 8% des entreprises polynésiennes relèvent su secteur du bâtiment et des Travaux Publics. Ces dernières années ont été marquées par une forte reprise des activités du BTP, notamment grâce au secteur e l'hôtellerie, de l'habita et aux lancements de grands chantiers. Autrefois, premier secteur économique de la Polynésie française, l'agriculture ne représente plus aujourd'hui qu'une place modeste dans la production intérieure totale. Le coprah reste la culture dominante et l'une des seules activités agricoles principalement exportatrice avec celle du nono dont les exportations de purée et de jus poursuivent depuis 1996 une ascension fulgurante. Le gouvernement tente, en parallèle, de relancer la culture de la vanille. Quant à l'artisanat qui ait vivre plus de 12 000 personnes, la production est essentiellement localisée dans les archipels des Tuamotu, des Marquises et des Australes. Elle y est d'une grande diversité : objets et bijoux en coquillages, chapeaux, sacs, paniers et peus en feuilles de pandanus, sculpture sur bois, tapas et tifaifai. Grâce au développement de ces activités traditionnelles et grâce à l'essor notamment du secteur du tourisme et de la perliculture, la Polynésie française jouit aujourd'hui d'une économie parmi les plus développées au sein de la région Pacifique Sud
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    • L'île de Rurutu (Film documentaire sur la Polynésie française)

      L'île de Rurutu (Film documentaire sur la Polynésie française)
      Situé au Sud de Tahiti, les Australes furent les dernières îles polynésiennes à être accostées par les missionnaires européens du 18ème siècle. L'une d'elle, Rurutu, à environ 600 kms des Iles de la Société, est aujourd'hui l'île la plus accessible de l'archipel des Australes. Elle n'en demeure pas moins sauvage et rien ne semble pouvoir perturber la petite vie tranquille et quotidienne de ses quelques 2000 habitants. Les 36 km2 de l'île se répartissent entre 3 villages, Moerai, Avera et Auti, chacun traversé par une route principale autour de laquelle la vie s'organise. Magasins, école, lieu de prière et bord de mer, rien ne semble manquer aux habitants de Rurutu.
      Cette île de l'archipel des Australes constitue un exemple typique de makatea.En effet, voici des millions d'années, un soulèvement de la croûte terrestre a fait jaillir l'ensemble de l'île au dessus de la mer, transformant son ancien récif frangeant en falaises côtières, qui s'élèvent jusqu'à 150 mètres au-delà du niveau de la mer. Les parois abruptes qui cernent aujourd'hui la majeure partie de l'île constituaient jadis les versants extérieurs de la barrière de corail. La vallée qui longe la route méridionale, est l'ancien lagon qui s'étendait entre l'île et le platier. Ce dernier représente l'actuelle ligne de côte qui plonge brusquement dans la mer le long de la côte sud-est.
      Comme dans tous les cas de makatea, Rurutu possède de très nombreuses grottes calcaires, percées à flanc de falaise. Elles sont le souvenir du soulèvement cataclysmique qui projeta ces anciennes grottes sous marines jusqu'à leur emplacement actuel. Dans ces cavités, l'érosion a fait naître de la pierre ou du calcaire des formes étranges, mais également de nombreuses concrétions calcaires pendantes et montantes, les stalactites et les stalagmites. Tombant du plafond de l'une de ces grottes, Teanaeo, une stalactite servait autrefois de cloche au chef du village qui souhaitait rassembler ses disciples.
      Les grottes de Rurutu ont chacune une histoire ou une légende, qui traverse le temps, et que les habitants aiment conter ou bien parfois chanter... Hina la cannibale serait donc à l'origine d'une des traditions les plus ancrées dans la culture des Rurutu : le tressage de pandanus.Dans le petit fare artisanal de Moerai, les femmes se rassemblent quotidiennement et en chanson, chacune rivalise d'habileté et de rapidité dans la confection de paniers, de chapeaux et de peue. Le pandanus est l'une des matières premières de l'île. On le trouve souvent en bord de route ou bien dans des champs plus ou moins entretenus. Ce sont les femmes qui coupent les longues feuilles qui leur serviront à fabriquer les objets artisanaux. Ces feuilles vertes de pandanus sont triées puis découpées afin d'obtenir des fibres plus fines. Les femmes tressent ensuite les languettes de pandanus à une longue tige, puis les suspendent à un arbre pour les laisser sécher. Il faudra une dizaine de jour pour que le pandanus puisse être tressé.
      Mais l'artisanat est loin d'être la seule tradition de Rurutu. Ainsi, de l'autre côté de l'île, dans le village d'Avera, se prépare une grande fête, la fête du Mai, qui va durer tout le week-end. Pour cette grande cérémonie religieuse annuelle, les habitants d'Avera se préparent à accueillir les deux autres communes. Dès le samedi matin, les grosses pierres du four tahitien sont mises à chauffer, les cocos râpées, les cochons engraissés toute l'année vont être sacrifiés et chacun a ramené de la pêche de nombreux poissons. Maisons et jardins d'Avera sont nettoyés dans le moindre détail tandis qu'à Moerai, le village se prépare déjà pour la semaine suivante car ce sera son tour d'accueillir les deux autres communes. La petite église pittoresque de Moerai est donc repeinte entièrement à la chaux, peinture blanche préparée collectivement à base de bloc de coraux ramassés sur le récif puis brûlés. Et tandis que les hommes donnent les derniers coups de pinceaux, femmes et enfants se dirigent déjà vers Avera, selon leurs propres moyens de locomotion...
      La fête du Mai commence par l'accueil dans la maison paroissiale des comités, petits groupes d'élus dans chaque village et qui seront décisionnaires dans le déroulement des cérémonies du week-end. Les comités réunis se retrouvent dans la prière et les chants tandis que les derniers préparatifs pour le grand repas de midi se terminent. Poissons et cochons enveloppés dans des feuilles de bananiers sont sortis du four, et femmes et enfants mettent une touche finale à la décoration du futur réfectoire. Une fois que les comités se sont mis d'accord sur le déroulement du week-end, tous vont se retrouver pour manger, et c'est un point d'honneur que met chaque habitant d'Avera à ce que chacun se régale. Après avoir festoyé, tout le monde rejoint tranquillement sa maison, et c'est alors un étrange contraste que ce village devenu ville morte jusqu'au lendemain. Le soleil, fatigué lui aussi va se laisser doucement caresser par la mer avant d'être définitivement englouti et abandonner l'île à son obscurité.
      Une personne cependant ne profitera pas de cette nuit pour dormir... Il s'agit de Mama Tetua, unique pâtissière de l'île, et qui, dès deux heures du matin, s'affaire aux fourneaux pour préparer petits mets sucrés et salés pour le lendemain. La journée du dimanche commence dès le lever du soleil. Les habitants de l'île se retrouvent dans le temple d'Avera pour prier et pour chanter. Mama Tetua, sans l'ombre d'une cerne a rejoint les autres. Durant toute la messe, les chants se succèdent. La plupart sont des Himene, chantés par les chorales des différentes paroisses. Chacun, homme et femme, reste très concentré sur sa voix, et cela sous l'oeil attentif des diacres de l'église. Les chants et les prières terminées, tout le monde se dirige vers le réfectoire afin de prendre des forces pour la journée qui va suivre. Selon la coutume, ce sont les habitants de la commune qui accueille, qui a préparé et qui servira le repas.Mais tandis que les uns mangent, certaines préfèrent chanter...
      L'après midi du dimanche est le moment le plus attendu car le plus important de la cérémonie du Mai. En effet, chacun a revêtu son habit du dimanche pour assister aux messes et bien sûr pour chanter. Durant toute l'après midi, petits et grands vont se succéder pour lire un extrait de la bible, et donner un peu d'argent afin de contribuer au bon fonctionnement de l'église. Billets et enveloppes se succèdent sur la table des diacres qui comptent méthodiquement l'argent récolté. Et tandis que certains font preuve d'un enthousiasme débordant, d'autres semblent vaincu par le sommeil.Les chants, les prières et les dons vont durer toute l'après midi dans l'église d'Avera.
      Tous, cependant, n'assistent pas à la cérémonie. Certains préfèrent passer leur week-end à s'occuper des chevaux, nombreux sur l'île et que les Rurutu utilisent encore pour transporter les marchandises ou bien se déplacer. D'autre profitent de la mer ou vaquent à des tâches agricoles. Les grandes vallées aux sols exceptionnellement fertiles permettent aux habitants de Rurutu de cultiver de très nombreuses variétés de fruits et légumes. Oscar, depuis l'âge de 26 ans, suit les traces de ses parents et grands parents et cultive chaque jour l'immense tarodière de ses ancêtres. Tandis que certains utilisent les longues tiges du taro pour s'abriter du soleil, d'autre, courageusement, préparent les champs pour les semences.

      Cultiver le taro demande en effet beaucoup de travail. Il faut tout d'abord couper les feuilles sèches des cocotiers, puis les ramener jusqu'à la tarodière. Ces feuilles sont déposées sur les champs labourés puis grâce à un pilon de bois, Oscar creuse des trous espacés d'environ 50 centimètres, puis pique les tiges de taro. Il faudra attendre environ 8 mois avant que le taro ne pousse et puisse être consommé. Certains des agriculteurs de Rurutu ont cependant rompu avec les traditions, et se sont modernisés. C'est le cas de David Poetai, qui a décidé d'installer dans le sud de l'île une plantation hydroponique. Ormis les nombreuses ressources de ses terres, Rurutu possède également de magnifiques plages de sable blanc. Les plus belles courent vers l'est de la pointe, mais comme partout autour de l'île il n'y a que très peu de bassins peu profonds entre la rive et le récif extérieur.
      Le lagon de Rurutu offre bien d'autres possibilités à ses habitants que celles de se plonger dans ses eaux aux bleus lumineux.L'une des traditions perpétuée de père en fils, est bien sûr la pêche. Elle constitue un apport précieux pour les habitants de Rurutu. Dans cette île, la pêche ancestrale se pratique avec un hameçon très particulier et typique à Rurutu. Grâce à l'hameçon ancestral ou au leurre d'aujourd'hui, les pêcheurs de Rurutu ne rentrent jamais bredouilles. Les thons ou bonites servent au repas du soir ou du lendemain alors que les petits poissons mélangés à l'eau de mer serviront d'accompagnement aux plats principaux.Tandis que les pêcheurs finissent de nettoyer les derniers poissons, de l'autre côté de l'île, ce sont quelques chèvres qui broutent tranquillement. Le fromage affiné est ensuite emballé sur quelques feuilles de couleur, puis vendu au marché de Rurutu, ou expédié à Papeete.
      Mais ce que les chèvres ne savent pas, c'est qu'aujourd'hui est un jour un peu particulier sur l'île de Rurutu. En effet, au village d'Avera, c'est la cérémonie du Iomarafare, la visite des maisons. Deux représentants de chaque district se sont réunis afin de former le Comité du Iomarefare. Suivi de tout le village, ils visiteront les maisons et décideront si oui ou non, elles sont bien entretenues. Chaque accueil se fera selon la coutume sous la projection de talk, et de parfum. Ce sera également l'occasion de s'assurer qu'aucun habitant ne manque de rien. La visite se poursuit toute la matinée, ponctuée de haltes de plus en plus nombreuses devant les petits buffets que chaque habitant des maisons visitées a préparés pour les gens de passage. Dans certaines maison en deuil, ou dont les occupants sont malades, une halte toute particulière est faite, afin de chanter et de prier. Les longues marches entre chaque maison sont parfois fatigantes, mais cela n'empêchera personne sur la fin du trajet de fêter la matinée, de chanter et de danser.
      Si certains semblent vouloir fuir le bruit de la fête, d'autres, sereins, savent apprécier le calme des plages tranquilles de bord de lagon. Les animaux, la nature et les gens, tous vivent en harmonie tranquille dans cette île aux mille douceurs.
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    • Les sports traditionnels à Tahiti (Histoire et traditions polynésienne sur tahiti.tv)

      Les sports traditionnels à Tahiti (Histoire et traditions polynésienne sur tahiti.tv)
      Interview Enoch Laughlin
      Les sports traditionnels, dits « tuaro maohi », se pratiquaient d'antan uniquement lors des heiva, lors des tiurai, et depuis 126 ans, depuis que le tiurai existe, ces sports font partie du programme de ces festivités. Cette années, nous avons démarré le heiva tuaro maohi par une régate de pirogues à voile qui s'est déroulé à la Pointe Venus de Mahina (Tahiti), et je pense que ça s'est déroulé dans un cadre magnifique avec du bon vent et des belles images, et aussi des belles régates qui ont donné de très belles performances et je pense que la pirogue à voile a un bel avenir. Au Musée de Tahiti et des Iles, on avait du lancer de javelot.
      Le principe était, pour ces athlètes, au nombre de 80, d'atteindre une noix de coco qui était située à 9 mètres de hauteur ; et en fonction du piquer du javelot, on leur attribuait des points. Il faut savoir que la noix est divisée en plusieurs secteurs, et l'on a des secteurs qui rapportent plus de points que d'autres. Le cadre du musée est je pense vraiment idéal pour le lancer de javelot. On avait aussi les levers de pierre, pratique qui vient des Australes. Le principe était donc de lever le plus rapidement une pierre ; le chrono démarrait lorsque la pierre quittait le sol, et s'arrêtait lorsque la pierre était stabilisée sur l'épaule de l'athlète.
      Et ainsi les athlètes étaient classés en fonction du meilleur temps. Au niveau du grimper au cocotier, c'est une discipline qu'on souhaite vraiment remettre d'actualité puisqu'elle se pratique dans le Pacifique, par bon nombre de pays du Pacifique sud et notre objectif est de, à un moment ou à un autre, de faire rencontrer ces athlètes du Pacifique Sud. On a mis aussi au programme le décorticage de coco, discipline aussi qui se pratiquait d'antan et qu'on a voulu réactualiser parce qu'elle est spectaculaire. Chaque athlète avait un certain nombre de cocos à débourrer, le principe de cette épreuve était d'enlever la bourre de coco et au chrono encore une fois les meilleurs étaient classés en fonction du temps qu'ils mettaient pour enlever la bourre de coco.
      Ensuite, on avait l'activité coprah. Le principe est donc de casser avec une hache le coco en deux et d'en enlever la noix et le classement était déterminé en fonction de l'équipe ou de l'individu le plus rapide à enlever la pulpe de coco, à ramasser tout ce qui traînait dans son environnement et à mettre ça en sac. Les courses de porteurs de fruits, c'est une charge qui va de 15 kg pour les vahine, de 20 kg pour les jeunes de 16 à 19 ans, et l'on a la catégorie « tuaro » » qui est une catégorie pour homme ou femme mais en général on a que des hommes, de 30 kg, et enfin nous avons les aïtos avec une charge de 50 kg.
      Au départ de la course, nous prenons le poids des charges, et à l'arrivée,les poids des charges sont repesées et en fonction de la perte, des pénalités sont données.
      Dans l'ensemble, « heiva tuaro maohi « , 2008 s'est très bien passé puisqu'il y a eu une affluence très importante du public qui est venu soutenir et apprécier ces sports traditionnels. Je crois que ce qui est important c'est vivre ces sports traditionnels, vivre cette culture, et qu'à travers tout ça on puisse exprimer la joie de vivre, la joie de se rencontrer, par le biais de ces activités qui sont des activités traditionnelles qui nous viennent d'antan et que nous souhaitons refaire vivre très longtemps.
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    • L'île de Tubuai (1)

      L'île de Tubuai (1)
      Située à environ 600 kms de l'île de Tahiti, Tubuai est la plus grande des îles Australes. Entourée de quelques motu sauvages parsemés dans ces immenses eaux bleues, Tubuai vit à l'écart de l'agitation des villes dans l'harmonie d'une nature généreuse et préservée. Ile haute, ancien volcan, elle est entourée d'une barrière de corail protégeant l'un des plus beaux lagons de Polynésie française. De nombreux vestiges des anciennes croyances sont parsemés sur l'île : les marae. Ces anciens lieux de culte sont autant d'histoires et de légendes que les habitants de l'île racontent selon les propos des anciens...
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      Liste des tags : accueil , agriculture , Australes , culture , découverte , Motu atea , nature , paysages , taro , Tubuai

    • Les baleines de Rurutu

      Les baleines de Rurutu
      Rurutu, île de l'archipel des Australes, est réputée pour ses baleines à bosse qui viennent se reproduire de juillet à octobre. De nombreux scientifiques se donnent chaque année rendez-vous sur le site, afin d'observer et d'étudier ces immenses mammifères. C'est également l'occasion pour le visiteur, guidé par les habitants de l'île, d'approcher les baleines, entendre leur chant et voir les nouveaux nés, de corpulence déjà impressionnante ! Visualiser
      Liste des tags : Australes , baleine , baleines à bosses , découverte , océan , plongée , Rurutu , tout en images

    • Culture de taro et fête du Me à Rurutu

      Culture de taro et fête du Me à Rurutu
      Les grandes vallées aux sols exceptionnellement fertiles permettent aux habitants de Rurutu de cultiver de nombreuses variétés de fruits et légumes. Oskar, depuis son plus jeune âge, suit les traces de ses parents et grand-parents et cultive l'immense tarodière de ses ancêtres.  Tandis qu'il creuse les rizières, plante patiemment chaque taro dans un trou spécifique, de l'autre côté de l'île, les habitants sont réunis pour la très fameuse "visite des maisons". Chaque accueil se fera selon la coutume sous la projection de talc et de parfum. Les longues marches entre chaque maison sont parfois fatigantes, mais cela n'empêchera personne, sur la fin du trajet, de fêter la matinée, de chanter et de danser.
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      Liste des tags : agriculture , Australes , culture , découverte , festivités , nature , Rurutu

    • La légende de Hina

      La légende de Hina
      Les Australes furent les dernières îles polynésiennes à être accostées par les missionnaires européens du 18ème siècle. Cet archipel, éloigné de Tahiti, est resté sauvage et authentique. A Rurutu, de nombreuses grottes calcaires sont percées à flanc de falaise, et ont chacune une histoire ou bien une légende. Louis, acteur du tourisme sur l'île de Rurutu, nous chante la légende de Hina que son grand-père lui contait lorsqu'il était enfant.  Visualiser
      Liste des tags : Australes , Découverte , légende , Motu atea , Rurutu

    • Fête du ME à Rurutu

      Fête du ME à Rurutu
      Sur l'île de Rurutu, dans le village d'Avera, se prépare une grande fête... La fête du Me. Les grosses pierres du four tahitien sont mises à chauffer, les cocos râpées et chacun a ramené de la pêche de nombreux poissons. La fête du Me commence par l'accueil dans la maison paroissale du Comité, décisionnaire dans le déroulement des festivités.Les habitants se retrouvent dans l'église d'Avera, et durant toute l'après-midi, petits et grands se succèdent pour donner un peu d'argent afin de contribuer au bon fonctionnement de l'église.
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      Liste des tags : Australes , découverte , festivités , Rurutu

    • Les îles Australes

      Les îles Australes
      Découvertes des îles Australes vues du ciel.
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      Liste des tags : aérien , Australes , ciel , Découverte , envol

    • Manu Apua

      Manu Apua
      L'archipel des Australes était autrefois appelé "le grenier de Tahiti". L'une des cultures la plus pratiquée par les ancestres était la culture du café, aujourd'hui presque disparue. Nadine, nostalgique, se rappelle des journées passées dans les champs lorsqu'elle était enfant.
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      Liste des tags : artiste , Australes , chant , clip , création , musique , nature , Rurutu , talent

    • Les pensions de famille à Rurutu

      Les pensions de famille à Rurutu
      Lors du salon du tourisme à Tahiti en avril 2008, les acteurs du tourisme de Rurutu étaient présents et décrivent fièrement leurs différentes activités sur l'île. Propriétaires de pensions de famille ou de chambres d'hôte, guide de promenage à cheval... tous semblent vouloir nous faire partager leur quotidien. Visualiser
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