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    • Miguel Calvo-Hunt, portrait d'artistes à l'atelier de l'hôtel Méridien Tahiti (en vidéo)

      Miguel Calvo-Hunt, portrait d'artistes à l'atelier de l'hôtel Méridien Tahiti (en vidéo)
      Miguel Calvo-Hunt.
      Je suis d'origine argentine, je suis né à Buenos aires et à un moment j'ai décidé de passer à autre chose en prenant bien évidemment l'avion et en quittant mon pays. J'avais fait quand même déjà quelques pays de l'Amérique latine, notamment le Brésil, cela a été une première rencontre avec des couleurs magnifiques puisque ce sont des pays qui travaillent avec des couleurs extrêmement fortes.
      J'associe énormément la matière, quelque soit le pays où je vais, je récolte un petit peu ce qui traine à droite et à gauche et à partir de là je fais mes tableaux dans la plupart des cas.
      Au départ, je ne voulais pas vendre mes œuvres, mais je pense que je n'étais pas le seul comme beaucoup d'artistes, et quand on m'a « obligé », quand on m'a dit « voilà, vas-y ! »… Mais c'est toujours difficile pour un artiste quand on lui demande de vendre ses œuvres ! A des copains, à des amis, c'est une chose… Mais quand on est confronté au véritable regard d'une exposition, ça, c'est pas les amis, c'est pas les copains, c'est le regard des autres. Je pense qu'un artiste doit être prêt au regard des autres, ce n'est pas toujours évident !
      Dans mon cas, c'était plus simple car étant déjà dans un milieu artistique, j'étais confronté à ce regard (non pas d'acteur bien sûr) mais confronté tout au moins à l'ambiance sur les plateaux, ou dans des tournages, sur des plateaux de tournage, donc ça, je le connaissais. Mais ma première exposition, ça a été un moment vraiment énorme, parce que là, on prend vraiment conscience véritablement du regard des autres et j'ai eu vraiment beaucoup de chance (ou ils m'ont peut-être menti) mais en tout cas, c'était quelque chose de très positif.
      Souvent on dit un artiste… Je dis souvent que le mot « artiste » il faut le laisser pour la jet set parce que bon… Moi je dis toujours, je suis plutôt un marchand de couleurs, un artisan des couleurs. Parce que j'ai en souvenir… il y a un an, j'ai remporté un concours « une idée, un déchet », ici en Polynésie, c'était assez étonnant. Moi, je plonge souvent dans le lagon, et j'avais trouvé une grille de barbecue, une espèce de ferraille qui trainait et j'ai fabriqué une lampe. Je me suis dit, le tout c'est de participer…
      Et en finalité c'était fort sympathique parce que j'ai remporté le premier prix. Cela m'a fait énormément plaisir et par la suite on m'a demandé d'exposer au Musée des Iles lors d'une exposition collective. J'avais fait le symbole du sida, car le pape venait de dire, pour moi, une grosse bêtise, en disant en Afrique qu'il ne fallait pas utiliser les préservatifs, et je me disais qu'il y a quand même des millions de gens qui se battent toujours pour sauver des vies… et je pense que la religion c'est bien, mais il faut laisser la religion s'occuper de la religion et il faut laisser les médecins et la médecine s'occuper de cela, et les artistes, quand ils peuvent dire quelque chose avec leur moyen d'expression, je trouvais ça formidable de pouvoir le faire et cela a été un grand plaisir aussi d'y participer.
      La Polynésie, c'est comme beaucoup de réponses, c'est pratiquement la même : j'ai une amie qui est là installée depuis une quinzaine d'années, qui m'a dit : ce serait bien que tu passes me voir, me faire un petit clin d'œil en Polynésie… Et je suis venu pour rester uniquement un mois, et ce mois s'est transformé en mois de plus et en mois de plus, et maintenant ça fait un an. Petit à petit, on sympathise avec d'autres artistes, nettement ici, au Méridien, car on a la chance d'avoir un directeur d'hôtel qui est ouvert à l'art ; il a donné la place aux artistes et je trouve ça vraiment fantastique. Souvent, il y a des artistes qui sont passés ici (j'ai fait plusieurs fois l'atelier), et on dit « quand on est nombreux on n'arrive pas à s'isoler », mais dans le fond, quand on est dans sa peinture, on s'isole même malgré le bruit et tout ce qui peut y avoir autour.
      Ce qui est bien c'est de voir les couleurs et la façon de travailler de chacun, donc on partage des moments, on apprend des uns et des autres car on a une vision sur certaines peintures et c'est cela qui est magique de travailler ensemble dans un atelier ; c'est ça qui est bien, de pouvoir partager des moments avec d'autres artistes. Je pense que le résumé d'un atelier c'est (en dehors de l'endroit et du cadre, qui est magnifique) le partage avec d'autres artistes.
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    • Patrick Guichard, portrait d'artistes à l'atelier de l'hôtel Méridien Tahiti (en vidéo)

      Patrick Guichard, portrait d'artistes à l'atelier de l'hôtel Méridien Tahiti (en vidéo)
      Patrick Guichard, portrait d'artistes à l'atelier de l'hôtel Méridien Tahiti (en vidéo)
      Je m'appelle Patrick Guichard, je suis peintre autodidacte amateur, je suis né en Métropole, j'ai 59 ans bientôt ; je suis un ancien instituteur et ré éducateur et je peins depuis l'âge de sept ou huit ans. Je me suis tout de suite intéressé à la peinture et j'ai approfondi mes connaissances quand j'étais principalement au lycée, dans les bibliothèques, en visitant des musées… j'étais très influencé, très fortement influencé par les impressionnistes, après j'ai eu un petit moment d'arrêt dans ma découverte de la peinture quand j'ai touché un petit peu l'art abstrait, ou disons, un art plus libre ou le cubisme…
      J'ai deux parties dans mon travail : j'ai une partie (je ne fais pas de hiérarchie dans le distingo que je vais faire), une partie qui serait artisanale, où j'aime bien travailler la dorure ou la feuille d'argent. Je fais d'abord un enduit pour essayer de donner des formes un peu de volumes, pas tout le temps mais parfois, ensuite j'ai cette partie artisanale où j'essaie de recouvrir de feuilles d'or ou de feuilles d'argent ou de feuilles de cuivre… Je me retrouve donc avec un support qui capte énormément la lumière, et là, j'essaie de le patiner, de le vieillir, d'en faire tout à fait autre chose, et même des fois, de le faire disparaître carrément. J'aime bien utiliser de la feuille d'or, de la vrai feuille d'or, 24 carats, ça ne coûte pas une fortune, mais le symbole est là quand même : l'or et l'argent… et j'aime bien le faire disparaître, le patiner, le salir et je me sers de lui comme l'or se sert de nous, dans notre société, l'or et l'argent, tout est basé là-dessus, et je me sers de lui et j'en fait ce que je veux. Ca a un côté sympathique de prendre, un peu entre guillemet, le pouvoir sur ces matériaux, je dirais, « nobles », nobles dans la société dans laquelle on est.
      J'ai découvert la Polynésie en 1984. Je me pose la question, mais sûrement qu'il y a quand même quelque chose dans ma peinture qui vient d'ici. Peut-être une certaine symbolique, sûrement une certaine liberté, sûrement un certain « mana » peut-être, un certain pouvoir, le pouvoir d'ici, de la Polynésie qui ne laisse personne indifférent… donc il y a quelque chose. Je me suis aussi, à certains moments, inspiré des tatouages, des tikis, du bleu du ciel, etc. Mais je fais peu de concession, j'essaie d'être moi-même. Je peins d'abord pour moi, c'est la première des choses, c'est un postulat, je peins pour moi, tout en respectant les gens qui regardent ma peinture et qui s'en portent acquéreur.
      Je n'ai pas vraiment d'œuvres préférées, j'ai des moments où je les ai faites que je préfère. C'est plus le temps de la réalisation, le moment de la réalisation qui a de l'importance, plus que le fini, le rendu. C'est ce tableau, je peignais à ce moment-là (ça a été réalisé au Méridien) plutôt ce qui se trouve derrière moi, c'est-à-dire des tryptiques de feuilles d'or où le travail est assez précis, assez méticuleux… Donc j'étais ici, à l'atelier, on était tous les deux avec Miguel, et il y avait de la musique ambiante, et Dominique Michaud, le directeur du Méridien, avait amené un CD sur lequel il y avait une chanson de Baschung « La nuit je mens ». Et je ne sais pas… J'ai été ému parce que c'était juste après la mort d'Alain Baschung que je venais de voir à la télévision à la remise d'une récompense et j'ai appris son décès… j'ai été ému par le courage de cet artiste ; sa physionomie avait complètement changé mais l'homme était encore plus vivant j'ai l'impression qu'habituellement. C'est assez émouvant d'en parler… J'avais donc ce tableau-là qui était déjà commencé et je n'avais pas d'autre support et j'ai effacé ce que j'avais fait à l'acétone, j'ai vraiment malmené le tableau et je me suis mis à peindre ce tableau-là en écoutant les morceaux sans prendre un mot et essayer de retranscrire une image, en essayant… une ambiance, un ressenti, une grande émotion. J'ai ressenti une grande émotion et c'est pour cela que je préfère le moment que le fini lui-même. C'était le moment le plus important, c'est pour ça que ce tableau a une grande valeur, pour moi, une grande valeur sentimentale.

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    • Patricia Baron Lysio, portrait d'artistes à l'atelier de l'hôtel Méridien Tahiti (en vidéo)

      Patricia Baron Lysio, portrait d'artistes à l'atelier de l'hôtel Méridien Tahiti (en vidéo)
      Patricia Baron Lysio à l'Atelier de l'hôtel Le Méridien Tahiti
      Très jeune, après mon bac, j'ai passé trois ans dans une école des Beaux Arts à Paris et j'ai eu la chance de vivre dans plusieurs pays, ce qui m'a permis de faire un travail de récolte pour faire des tableaux un peu authentiques par la suite. Donc à 18 ans, je me retrouve à l'école des Beaux Arts et la seule chose qui m'a intéressé après c'était de sortir de ce parcours un peu académique pour pouvoir justement exercer autre chose et c'est ce qui est le plus difficile pour moi, ça m'a pris presque dix ans… en ayant touché à l'aquarelle, à pleins de techniques, ça a été le plus difficile et j'ai réussi justement à exorciser ce parcours en donnant des cours. Le fait de donner des cours à des élèves, j'ai été obligé vraiment de comprendre ma propre démarche, de me connaître tout simplement. Ce projet m'a donc permis, tout en continuant à voyager, de récolter les traditions, les écritures, les choses comme ça, c'est-à-dire à faire un travail sur les carnets de voyage ; des carnets de voyage comme on l'entend : ce peut être des images, des choses comme ça, mais moi, c'est dans l'abstraction, c'est vraiment ce que je ressens : les choses, les rencontres. Grâce à ce travail avec les matériaux des pays, je peux produire des pages entières, de très très grandes pages (parce que mon carnet de voyage est original parce qu'il est très grand), donc c'est des pages entières, et de là, mes tableaux sortent de cela. Je peux prendre un petit morceau de ce carnet de voyage et en faire des séries de tableaux.
      Je suis boulimique, de peinture, d'idées, de choses comme ça, donc l'idée du carnet de voyage, c'est le fait que je mets à plat, je peins sans arrêt des pages.
      Ca fait un an et demi que je suis sur le territoire et mon travail depuis quelques mois est tahitien, c'est-à-dire qu'honnêtement j'emploie des mots tahitiens dans mon travail, je travaille avec des matériaux, des terres tahitiennes, et je me sens très honnête avec ça, très très honnête. C'est vrai que… dire des choses… c'est à voir, c'est à regarder, à sentir, à toucher après et donc c'est très intéressant ces passages. J'ai un grand passage, mais ça c'est quelque de très féminin, c'est les tons terre ; mais là, il y a des explications : il y a l'Afrique, il y a la Nouvelle-Calédonie, je revenais de trois ans en Nouvelle-Calédonie, donc couleurs terre évidemment ! Actuellement je me dis que peut-être ces bleus turquoise me tentent, je regarde par les fenêtres et je me dis que c'est très beau aussi. Je pourrai envisager des bleus plus tard, mais c'est vrai que le travail couleur terre comme ça me permet de travailler non pas de grandes choses mais des détails de vie, c'est-à-dire que je peux m'arrêter sur quelque chose que personne ne verra ou alors au microscope. Ca, ça m'intéresse ! Je trouve que la chose qui est presque banale m'intéresse ; et faire des tableaux ou des pages de carnets de voyage avec ça c'est fabuleux ! Donc les matériaux, oui ! Je travaille avec tous les pandanus, tout ce que l'on trouve, on récolte… Vous verriez l'état de mon sac, c'est effrayant… parce qu'on récolte ; mais tous on est comme ça, la nature est extraordinaire et généreuse.
      Je ne suis pas que peintre. Je sculpte, le côté 3D m'intéresse toujours justement, pour t'éloigner. Un tableau, je raconte souvent à mes collègues, c'est un nombril, on se regarde, c'est effrayant. Alors que quand tu fais un 3D, tu tournes autour, tu regardes, tu te lâches… le lâcher prise est extraordinaire dans une sculpture.
      L'histoire de ces robes, c'est que quand je suis arrivée, j'ai fait une très jolie rencontre avec un directeur de troupe de danse qui m'a fait visiter la Maroto. C'était entre démystifier le côté touristique de Tahiti, ça a été au bout de quinze jours une belle découverte, et après, pour le remercier, j'ai habillé les jeunes femmes de la troupe. C'est-à-dire j'ai peins comme je peins d'habitude des tableaux, et de là, je les ai coupé… Donc on arrive à la sculpture comme ça. Donc on se retrouvait avec des sculptures vivantes avec de très jolies femmes qui portaient mes peintures qui passaient sur leurs corps. Ca a été une très riche expérience ça aussi, j'ai beaucoup aimé.
      Je ne veux ni me définir comme peintre, comme artiste… J'ai un mot qui ne plait pas toujours parce que c'est très péjoratif… Je me situe (et quelques fois j'ai vraiment envie de mettre ça sur les bios), comme une bricoleuse, donc extrêmement péjoratif pour beaucoup de monde. Arrivée (sans exagérer) à trente ans de peinture, je trouve que je suis toujours dans l'expérimentation, j'essaie tout le temps, et je trouve que ce qui est intéressant c'est quand j'arrive justement par accident, à des choses. Et là, je m'arrête, c'est comme dans une personnalité, quelque fois la personne est plus intéressante dans ses défauts que dans ses qualités, donc voilà, dans ma peinture en expérimentant, en touchant à tout, vraiment en touchant à tout (tu as dû voir l'atelier c'est un nid de trésors, de sacs, de choses comme ça), j'arrive à avoir cette peinture intuitive…. Et là je me situe ni peintre, ni rien, mais bricoleuse… Ca, ça me plaît bien !
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    • Artisan d'art : matau, l'hameçon polynésien (l'artisanat polynésien en vidéo sur Tahiti.tv)

      Artisan d'art : matau, l'hameçon polynésien (l'artisanat polynésien en vidéo sur Tahiti.tv)
      Les artisans d'art polynésien
      Matau, l'hameçon polynésien, exprime les concepts d'éternité, de cycles, et de retour inaliénable des choses et des êtres. Car le demi-dieu est héros civilisateur. Maui fit ressurgir les îles des abîmes ténébreux de l'océan qui les retenaient, s'accrochant à son hameçon magique pour offrir aux hommes une ère nouvelle de prestige et de gloire. Il est façonné la plupart du temps dans la nacre de l'huitre perlière à l'aide de scies en corail ou en pierre, de limes en corail ou en radioles d'oursins et de pointes de perçoir en coquillage, elles-mêmes actionnées par des volants de perçoir à pompe. L'artisan donne à la nacre la forme générale du type d'hameçon qu'il veut fabriquer. Puis il la perce en son centre et agrandit le trou jusqu'à obtenir la forme définitive. Dans sa forme rudimentaire, l'hameçon simple fait d'une seule pièce est dit « direct » lorsque la hampe et la pointe forment un « U » ou un « V », et sont droites ou légèrement incurvées de telle sorte que le poisson s'accroche à la pointe par la seule traction exercée sur la ligne. Mais il est dit « indirect » lorsque fait d'une hampe courbe ou à angle, d'une pointe et d'un dard recourbés, et où le dard fait un angle avec la pointe, cela a pour effet de faire tourner l'hameçon dans la gueule du poisson achevant ainsi la pénétration du dard sans modification de la traction exercée sur la ligne. Dans sa forme plus élaborée, l'hameçon est dit « composé », lorsqu'il présente une pointe ou un dard distinct, indépendant et généralement taillé dans un matériau différent. Enfin, les hameçons sont dits « spéciaux » lorsqu'ils sont réservés à des pêches plus rituelles, tels les hameçons à cuillère, tels les leurres à bonites. Le bois est également utilisé pour la fabrication des hameçons de grande taille, notamment pour la pêche aux requins. Et si, depuis le contact avec les Occidentaux, de nouveaux matériaux comme le métal participent à la fabrication des hameçons polynésiens, il est intéressant de noter que les formes anciennes ont été conservées, témoignant par là-même de leur grande efficacité. Conservés et exposés au Musée de tahiti et des Iles, ces objets singuliers, liés à jamais au mythe fondateur de la naissance et de la renaissance des îles, tiennent une place toute particulière chez les Polynésiens, au regard de leur survie et de leur culture et pour lesquels ils procèdent de la quête absolue de l'immortalité corporelle car Matau retient la vie et la perpétue.
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    • Artisan d'art : le tifaifai (l'artisanat polynésien en vidéo sur Tahiti.tv)

      Artisan d'art : le tifaifai (l'artisanat polynésien en vidéo sur Tahiti.tv)
      Les artisans d'art polynésien
      La nuit quand je dors, je réfléchie et quand les modèles viennent, j'écris et je coupe. Quand je commence un tifaifai je vais dessiner mon motif sur un drap et après je coupe. Je fais à main levée. Je n'ai pas été à l'école. J'ai commencé à faire des tifaifai à l'âge de 17 ans. C'est venu comme ça, quand j'ai vu mes cousines travailler sur les tifaifai, c'est comme ça que j'ai eu envie de faire des tifaifai, comme ça, tout seul ! J'ai coupé un tifaifai, mais le premier tifaifai, je n'ai pas réussi et après on a fait des groupes de mamans pour faire des tifaifai, à six femmes. Toutes les semaines, on coupe les tifaifai. C'est comme ça que j'ai commencé à aimer. Il faut aimer. Si tu aimes ton travail, ça vient tout seul. Mais les jeunes disent que c'est trop dur, ça fait mal au dos. Je ne pense à rien, tout sur le tifaifai ; j'aime le tifaifai ! C'est mon plaisir. Après il faut faufiler, je n'aime pas quand il y a plein de monde. Je dois être seule. Quand je suis en train de coudre, je pense déjà à en refaire un autre. Quand j'en fais un je ne refais plus le même. J'aime bien créer. Quand c'est fini de faufiler, il faut coudre. C'est long ! Les motifs simples : un mois, un mois et demi, le plus difficile : trois à six mois. Le plus difficile c'est les motifs. Je viens des Tuamotu, on ne m'a pas appris à coudre, c'est moi-même qui ai appris. J'ai inventé des points. Quand on me demande le nom, j ne sais pas. Je dis « point Paumotu », parce que je suis paumotu. Je fais des tableaux de tifaifai. Je préfère faire des tableaux, je ne sais pas pourquoi, j'aime faire des tableaux. Quand je fais un tifaifai, je suis contente !
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    • Artisan d'art : la pierre fleurie (l'artisanat polynésien en vidéo sur Tahiti.tv)

      Artisan d'art : la pierre fleurie (l'artisanat polynésien en vidéo sur Tahiti.tv)
      Les artisans d'art polynésien
      La phonolite à grenat est une roche volcanique que l'on ne trouve qu'en deux endroits au monde : au Brésil et aux Iles Marquises et plus précisément dans l'île de Ua Pou, et plus précisément encore dans deux vallées seulement de cette île, la vallée de Hohoi et celle de Hakata. A quelques mille nautiques de Ua Pou, dans l'île voisine de Nuku Hiva, vit Tehau Ah Sha. Tehau est un artiste. Sa spécialité est la sculpture, sa matière de prédilection, la pierre. Il faut dire qu'il a de qui tenir ! Ses ancêtres marquisiens ont laissé de nombreux témoignages de leur savoir-faire. La phonolite renferme des trésors que Tehau connaît. Mais elle ne les livre pas facilement et cela, Tehau le sait aussi. La sculpture sur pierre est un art difficile qui nécessite au-delà d'un talent d'artiste, courage, force physique et ténacité. A la fin de cette épreuve incertaine dont le sculpteur ne vient pas toujours à bout, la phonolite livre ses secrets et offre ses bouquets en récompense. Elle devient alors la pierre fleurie. Elle donne à l'artiste sa matière unique et celui-ci en retour lui donne sa forme tout aussi unique. De cet échange naissent des objets dont la beauté ne cessera jamais de nous étonner.
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    • Artisan d'art : la nacre (l'artisanat polynésien en vidéo sur Tahiti.tv)

      Artisan d'art : la nacre (l'artisanat polynésien en vidéo sur Tahiti.tv)
      Hiro Ouwen : on a ici en Polynésie la chance d'avoir la nacre, c'est une matière extraordinaire. On peut trouver les couleurs les plus irisées de la nacre dès que l'on travaille en profondeur. La première étape c'est la réflexion, le travail de dessin est très important, donc élaborer le dessin sur plan et puis voir ensuite de quelle manière on le réalise. Il faut créer, même des fois le soir, il arrive que je me lève la nuit parce que j'ai des idées qui me travaillent. J'ai toujours un petit carnet chez moi où je prends note de tout ce qui me passe par la tête. La mère nourricière de la perle, c'est la nacre, donc toute la partie idéalisée de la perle, on la retrouve dans la nacre. C'est le savoir-faire polynésien, nous, on a rien inventé. Les leurres pour la pêche à la bonite que l'on a retrouvés dans des fouilles 300 ans après Jésus-Christ, ils ont plus de 1700 années d'existence ! Le travail de la nacre est très important dans le milieu ancestral parce que lors des fouilles, aussi bien aux Marquises, aux Iles de la Société, aux Australes même aussi tout récemment, on a retrouvé beaucoup de matériels en nacre, notamment des ébauches de ces hameçons et l'on retrouve toujours un petit peu ces leurres à bonites qu'utilisent encore nos pêcheurs actuels. On sait comment ils réalisaient cela. C'est par percussion, avec le limage aussi, avec des branches de coraux ou des épines d'oursins à crayon par exemple qui servaient à affûter ces hameçons. Mais pas uniquement pour la pêche, pour les parures aussi. Je m'inspire beaucoup de ces parures anciennes réalisées avec de la nacre que l'on a trouvée dans des fouilles de Huahine par exemple. C'est une grande satisfaction surtout au moment où tu vois la parure réalisée, on pourrait la mettre autour du cou. Moi-même je la mets sur moi et je me regarde dans la glace par exemple. Nos ancêtres on su réaliser avec talent tout ce qui est ornements, parures… Toujours dans ma tête, je me mets un petit peu à cette époque-là de travail. Nous, on a rien inventé je dirais. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéos
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    • Artisan d'art : les bijoux (l'artisanat polynésien en vidéo sur Tahiti.tv)

      Artisan d'art : les bijoux (l'artisanat polynésien en vidéo sur Tahiti.tv)
      Les artisans d'art polynésien sur Tahiti.tv
      A Tahiti les bijoux ne sont pas un symbole de vanité des choses humaines et des désirs, bien au contraire. Constitués des matières les plus nobles des entrailles de la terre ou de la mer, ils en arrivent à représenter les richesses inconnues de l'inconscient. Comprendre que la matière brute, aussi précieuse soit-elle, ne devient bijou qu'après un travail minutieux et créatif, c'est donner toute sa dimension humaine à cette activité. Le travail des artisans bijoutiers polynésiens est empreint de cette forme de gravité qui lui fait aller chercher les plus beaux coquillages sur les rivages éloignés des Tuamotu, choisir les perles les plus subtiles et les plus belles nacres ou tresser les fibres de coco les plus fines. A Tahiti, point d'or ou d'argent, ni de pierres précieuses, mais des perles noires, de la nacre, des coquillages aux formes et couleurs innombrables, du corail, de la fibre végétale, du bois, de l'os, autant d'éléments naturels dont la diversité stimule l'incroyable créativité des artisans polynésiens dans la recherche de nouveaux modèles ou de subtils mariages de matières. Et par-dessus tout, l'aisance du geste dans un mélange d'agilité et de concentration. Et s'il est rapide, il n'en est pas moins sûr. Coupe de la nacre, gravure, polissage, perçage de la nacre ou des coquillages, tressage des fibres, coutures, assemblages et finitions… montrent l'étendu du savoir faire des artisans qui ont choisi la bijouterie pour s'exprimer. Le bijou de tahiti est bien l'expression de ce qu'est l'artisan de même qu'il est l'expression de celui qui le choisit. Alors se réalise l'alliance de l'art et de la matière et le bijou symbolise celui qui le porte et celui qui le crée, et par là-même les relie à jamais. Porter un bijou de Tahiti, c'est emporter avec soi un peu de l'âme de son créateur, un petit bout de sa culture polynésienne au creux d'un cou, d'une oreille ou d'une phalange. Non, décidément, nous sommes bien loin des vanités de l'âme.
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    • Teiva Gérard chante "Show me" sur Tahiti.tv

      Teiva Gérard chante
      Historique, Présentation :
      Fils de père breton et de mère tahitienne, Teiva s'intéresse vers l'âge de 15 ans à la musique.
      Jack Johnson et Ben Harper l'inspirent. Il se met à la guitare de façon autodidacte à 16 ans et demi. Il compose les mélodies et écrit les paroles de ses chansons.

      Il fait actuellement des études d'hôtellerie car son rêve serait d'ouvrir un restaurant. Quand il n'étudie pas ou ne compose pas, c'est au sport qu'il se consacre, notamment le body board.
      Lors d'un repas dans un restaurant/bar de Moorea en avril 2005, Teiva est encouragé pas ses amis à jouer quelques morceaux à la guitare durant la pause des musiciens engagés pour animer la soirée.
      Alain Lievens-Demeyere se trouve dans la salle, l'écoute et apprécie son jeu de guitare ainsi que sa voix. Il lui remet sa carte de visite et l'invite à passer à son studio d'enregistrement situé à Papeete. Teiva dévoile ses compositions. Celles-ci sont ensuite écoutées par Sacha Forlen. Spécialiste des mixages d'albums, il apprécie, tout comme Alain, ses mélodies, son chant, etc. C'est alors le début de l'aventure pour Teiva!
      Dates clés en 2006 : 8 + 9/4 : Tournage du clip SHOW ME (à Moorea) 12/4 : Concours 9 semaines et un jour (grand théâtre Tahiti) 15/4 : Sortie single SHOW ME 20/4 : Avant-première de Yannick NOAH (place Toata) 6/5 : Animation live tous les jeudis soirs au Quinn's Bar du Sheraton Tahiti (avec Christian Chebret, guitare acoustique). 21/6 : Fête de la musique au Sofitel Maeva Beach de Tahiti 30/6 : Concert à l'Assemblée de Polynésie Française (Tahiti Sun Festival) 1/7 : Concert TNTV au restaurant « la plage » PK 18,5 17/7 : Dom Tom folies à la Rochelle (Lauréat polynésien 9 sem et 1 jour) 2/9 : Concert NRJ Tahiti Show (place Toata) 23/9 : Taupiti 2006 (Grand théâtre Maison de la Culture) 18/11 : Journée sans alcool (Parc Bougainville) 29/11 : Conférence de presse sortie album (Sheraton Hôtel Tahiti)
      Sotie de son 1er Album "Influences" : Chantant en Anglais et en Tahitien, le premier album de Teiva devait posseder un titre capable d'attirer l'attention des Polynésiens, des anglophones, des Européens. Un titre en Tahitien aurait « trompé » les auditeurs car la majorité des textes sont chantés en Anglais. Le titre "Influences" à donc été retenu, qui tant en Français qu'en Anglais, s'écrit de la même manière. Il correspond aux « influences » polynésiennes.
      Cet Album est divisé en 2 parties : La première partie est composée de morceaux arrangés et produits en studio. Les morceaux produits sont : 1. Sad time 2. Show me 3. Fly with her 4. Aue te aroha 5. I want to touch the sky with you 6. Just for me 7. Te fenua nei A noter que les deux chansons du single (Show me et Aue te aroha) ont bénéficié d'un remixage et comprennent toutes deux, quelques belles surprises. Mais Teiva, c'est aussi de l'acoustique ! Donc la deuxieme partie de l'album est consacrée à des versions acoustiques de chansons. Voici les morceaux acoustiques : 8. Song for Anaise 9. Believe in our love 10. Show me 11. Sad time 12. Aue te aroha 13. Sensitive man.

      Source : Maohi-trip.com
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    • Jean-Jacques Jouet et Gilles Fraysse, artistes peintres (Les artistes polynésiens en vidéo sur Tahiti.tv)

      Jean-Jacques Jouet et Gilles Fraysse, artistes peintres (Les artistes polynésiens en vidéo sur Tahiti.tv)
      Une confrontation de leur vision polynésienne, chacun sa perception couchée sur la toile. Tout deux cherche la vérité mais chacun la voit sous
      un angle différent. Les paysages, les couleurs éclatantes, la végétation, le peuple polynésien, inspirent sa peinture…
      Gishaine, Galerie Le carré d'art : Jean-Jacques Jouet vit en Polynésie depuis 1988, est marié et a des enfants polynésiens. C'est un homme qui
      aime beaucoup la Polynésie, qui peint pour la Polynésie et qui peint la Polynésie avec des couleurs, qui aime l'anatomie avec des belles images
      et qui montre toujours des couleurs chatoyantes mais surtout très lumineuses.
      Ce sont deux artistes totalement différents mais aiment autant la Polynésie l'un que l'autre.
      Gilles Fraysse est arrivé en Polynésie en l'an 2000 sur Moorea. Il vit à Moorea, c'est quelqu'un qui est assez renfermé, assez timide, très
      gentil et qui s'exprime, non pas par les mots mais par sa peinture. C'est donc une peinture avec beaucoup de symboles, beaucoup de graphisme et
      contrairement à Jean-Jacques, pas du tout de figuratif, pas de couleurs exubérantes…
      Jean-Jacques Jouet propose ses instants de rêverie et de contemplation dans un monde lumineux entre le réel et l'imaginaire. La timidité de
      Gilles Fraysse l'amène à explorer les mystères polynésiens. Il traduit ce qu'il perçoit de l'invisible en symboles, il travaille sur les effets
      de matières, explore ses émotions, sensations, envies et désirs. Tout en suggestions, il partage avec son public sa vision de l'inconscient.
      Mais ces différences sont dépassées par ce qui les rapproche : leur passion, leur perfectionnisme et la maîtrise de leur art.

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