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Yves Gentilhomme : Depuis maintenant une quinzaine d'années j'ai créé le Comité du Tourisme, et le but est de faire connaître cette île. En une dizaine d'années, on est passé de deux à sept établissements, donc sept petites pensions de famille à l'échelle de l'île, le plus bel accueil, c'est dans les pensions de famille… Moi-même, j'ai ouvert une pension de famille, le « Manotel », et le but, c'est de faire connaître notre archipel qui est le plus petit, le dernier des archipels polynésiens. Rurutu est très originale de part sa géologie, de part son environnement encore bien préservé, et donc au niveau de la pension, le but justement, c'est de créer des emplois autour de ce tourisme. Landry Chong : Te Marama, nous avons huit chambres en salle de bain privée, avec deux grands balcons et un restaurant, un bar pour déguster. Sinon quand il y a du monde, je fais des petites musiques avec un orchestre, et on programme aussi pendant le dîner, le soir, on prévoit le programme pour le lendemain. Bertrand Varichon : on a appelé cet hôtel « le lodge », un petit peu en parallèle aux lodges africains, l'esprit étant, dans un confort standard mais avec un petit peu de classe, de découvrir la nature. L'hôtel offre une capacité de dix bungalows avec une immense salle restaurant construit un petit peu sur les plans d'un marae ancien de vingt-cinq mètres de long, cinq mètres de large, donc avec une très grande capacité. Tout ceci est en bord de plage, face au couchant, donc on a un cadre idéal qui est unique je pense. Louis Teinaore : nous sommes là, Louis et Paulette, mon épouse, qui avons monté en hauteur sur notre maison d'habitation une chambre d'hôte « chez heiata Nui ». Cette appellation vient du nom de nos ancêtres et nous avons voulu faire revivre cette appellation pour pouvoir changer le système d'accueil du touriste à Rurutu. Dès son arrivée il est pris en charge à l'aéroport, couronné comme la coutume à Rurutu, la tradition a toujours été perpétuée. S'il arrive le matin, on lui programme déjà une matinée et une journée entière de visite de l'île de Rurutu pour qu'il ne soit pas déçu de notre accueil sur l'île de Rurutu Viriamu Teuruarii : dans ma pension à Rurutu, mon activité, c'est le cheval en montagne pour montrer les plantations, la nature. C'est de ça dont on doit parler aux touristes, expliquer ce qu'il se passe ici, les femmes qui font du tressage, qui travaillent. Nous, nous travaillons dans la nature, on plante le taro, c'est ce qui nous rend content, nous, les Rurutu. Moi je veux montrer tout ça. Il faut essayer aussi de bouger un peu le touriste et lui montrer ce qu'il se passe chez moi !
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Liste des tags : Accueil , activité , actualité , aéroport , Archipel , archipels polynésiens , Australes , Bertrand Varichon , bord de plage , bungalows , chambre d'hôte , cheval en montagne , Chez heiata nui , Comité du tourisme , confort standard , coutume à Rurutu , culture , découvrir , dîner , environnement , Géologie , île , île de Rurutu , Landry Chong , Le lodge , Louis et Paulette , Louis Teinaore , Manotel , mare , Musiques , nature , News , Orchestre , pension à Rurutu , Pension de famille , plantations , plante le taro , Polynésie française , restaurant , Rurut , Tahiti , Tahiti et ses îles , Tahiti.tv , taro , Te Marama , tourisme , touristes , Tradition , tressage , Vidéo , Viriamu Teuruarii , visite de l'île , Voyage , Webtv , Yves gentilhomme
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Avec Tahiti.tv news, retrouvez toute l'actualité des événements polynésiens en vidéo. Freddy Fragut : c'est merveilleux parce que je vois tous ces costumes, on revoit tout un passé du Heiva. Quelque fois on revoit même les danseurs qui ont dansé dans ces costumes, et ça, c'est beaucoup d'émotions, beaucoup de souvenirs. Un plaisir extraordinaire ! Unutea Hirshon : certains costumes qui ont plus de vingt ans sont étonnants de créativité, de recherche… C'est magnifique ! Denise Raapoto : je suis vraiment extrêmement contente d'être là et de voir ces chefs d'œuvres de ces personnes qui ont œuvré pour les groupes de danse. Vraiment c'est exceptionnel, je suis très contente, vraiment ! Et puis ça nous fait plaisir parce que l'on a mis en valeur des matériaux de chez nous, le roseau par exemple, j'ai vu de l'autre côté, le purau. Le travail de ces mamies artistes qui font parti de l'artisanat, c'est un hommage un peu que l'on rend, non seulement à la danse mais aux costumiers aussi et aux matériaux de chez nous, et aux artistes qui ont composé, qui ont fabriqué ces costumes-là. Tonio Iro : cette exposition est fantastique, géniale. Je ne sais pas comment dire, c'est… toutes les personnes qui ont contribué à conserver tous ces costumes qui datent de plusieurs années. C'est beau, c'est sublime, je ne sais pas comment dire encore. C'est beau ! Mate Richmond : là, nous sommes en admiration devant cette multitude de travail effectué par des artistes de la danse et de la confection à partir des produits de la nature, tant sur le plan de la nature sur terre, mais également sur mer. Marguerite Lai : je suis pleine d'émotions, parce que quand je regarde ces costumes, ils ne représentent pas simplement à mes yeux des matériaux, un costume… Mais je vois à travers ces costumes des années d'émotions, des années de préparation, mais pas une préparation simplement pour que ce costume arrive à sa finalité et que les danseurs puissent le porter. Il a été pensé par plusieurs personnes. Pierrot Faraire : ça nous inspire, ça peut nous permettre encore de créer d'autres costumes. Avec tous les matériaux qu'il ya sur les costumes, c'est très beau. Je crois que nos jeunes, mon groupe de danse, nous allons venir regarder, et puis, nous avons retrouvé notre costume de 1992, ça fait une grande émotion de voir ça. Julien Mai : dès qu'on entre dans cette salle et qu'on voit déjà au loin accrochés sur les murs tous ces kakemonos et tous ces costumes, on a une petite nostalgie au départ, parce que l'on se dit qu'effectivement, c'est une exposition qui est pleine d'émotion et surtout pleine de labeur. Antonina Tevaiana : les costumes sont d'une richesse et la culture est tellement vaste dans notre fenua, que je pense qu'il faut effectivement conserver tous ces costumes et c'est un musée de la culture qu'il faut continuer et je pense que pour nos enfants, c'est un héritage. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Liste des tags : Actualité , Antonina Tevaiana , Artisanat , Artistes , Costumes , Culture , Danse des costumes , Danseurs , Danseurs , Denis Raapoto , événements polynésiens , Exposition , Fenua , Freddy Fagut , Groupes de danse , Heiva , Julien Mai , Kakemonos , Marguerite Lai , Mate Richmond , Musée de la culture , News , Pierrot Faraire , Polynésie française , Roseau , Tahiti , Tahiti et ses îles , Tahiti.tv , Tonio Hiro , Unutea Hirshon , vidéo , Voyage , Webtv
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Interviews des touristes à leur départ de Polynésie française, à l'issue de leurs vacances à Tahiti et dans les îles. Ils nous livrent leurs impressions et commentaires spontanés sur les îles visitées, les hôtels et pensions de famille, les habitants, l'accueil. Patrice : nous sommes déjà venus il y a trois ans et nous avons beaucoup apprécié c'est pour cela que nous y revenons, et que nous y reviendrons ! Moi je viens pour la plongée, ce sont les fonds marins de la Polynésie qui nous intéresse et puis la qualité de son hôtellerie et surtout la gentillesse des Polynésiens. Jean-Claude : j'avais entendu parler de la Polynésie donc j'ai désiré connaître ce peuple qu'on dit si chaleureux, donc j'ai voulu savoir si c'était vrai ! Et je reconnais que c'est vrai, ce n'est pas exagéré ! Surtout sur Taha'a, c'est un peu là, le reste du foyer si l'on peut dire de la véritable Polynésie alors que Papeete c'est la ville moderne, à l'européenne, donc sur Taha'a j'ai ressenti cette culture comme il y a aux Marquises, de la Polynésie profonde, avec ses coutumes, avec cette chaleur, cette gentillesse, cette spontanéité qu'on trouvera peut-être moins sur Tahiti, mais qu'on retrouvera beaucoup moins en Europe. Je crois que j'ai attrapé le virus de la Polynésie, je ne vous le cache pas. Monsieur et Madame Laborie : on a beaucoup aimé l'accueil des gens et les fruits tropicaux. Patrice : qu'est-ce que j'ai pas aimé ??? Heu, l'attente aux aéroports, voilà. Jean-Claude : je pense que pour les Européens et surtout les Français, les vols d'avion sont trop chers. Que ce soit Air Tahiti Nui ou Air France, ils ne se concurrencent pas, ils s'entendent tout les deux. Donc ce n'est pas bon du tout parce que moi, dans ma famille, il y en a plusieurs qui seraient venus en Polynésie, mais comme ils ont des revenus modestes, ils ne peuvent pas venir à cause des billets qui sont trop chers. C'est regrettable parce qu'un joli pays comme la Polynésie et une population si riche si accueillante, elle demande à être connue. Monsieur et Madame Laborie : les grands murs en béton le long des routes sont vraiment pas jolis et ne sont pas ce que nous avons préféré ! Tahiti.tv la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Il est venu jusqu'à Tahiti sur la vague de sa première passion : le surf. Depuis qu'il a gouté à la vie des îles, il n'est plus reparti. Puis l'art de la sculpture l'interpelle et la pierre l'envoûte. Xavier Proia, un artiste autodidacte. Il se laisse envahir par l'Univers et ressent justes des sensations. L'invisible, la nature lui parle, communique avec lui, c'est de là que lui vient son inspiration. Xavier Proia, sculpteur : Ce sont beaucoup des choses qui se rapprochent de la terre, de l'homme, de l'Univers. Toutes les choses qui sont porteuses de messages d'amour, de culture et d'harmonie, de bien-être. Le yoga, la méditation l'aident à la création. Il est tout simplement zen. C'est à Moorea qu'il trouve toute cette créativité. Proche de la nature, il créé sans cesse tout ce qui rappelle paix, plénitude et amour. Définition à la main, ce n'est pas la perfection des formes qui font le charme de son travail mais leur harmonie et simplicité. Mais également les messages que ses sculptures envoient. Xavier Proia, sculpteur : la pierre, c'est ce qui dure le plus à travers le temps… Derrière moi, cela va durer des millions d'années. Ce que je sculpte, je suis content de le laisser derrière moi. C'est une représentation de l'homme par rapport au temps. Je me rapproche beaucoup dans la sculpture de ce que pouvaient être avant les anciens sculpteurs… Je pense que mon état d'esprit n'a pas changé… Si vous passez par Moorea sur le bord de la route, côté montagne, et que vous voyez cette sculpture, vous saurez que vous êtes arrivés à l'atelier de Xavier. Il sera ravi de vous accueillir et de partager avec vous sa passion pour la pierre. Tahiti.tv, la webtv dédiée à Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Il y a de cela plus de 25 000 ans, venu très probablement du Sud-est asiatique, le futur peuple polynésien embarque à bord de grandes pirogues doubles, les pahi, et affronte l'Océan Pacifique. Grâce à leurs connaissances empiriques des astres, des courants, de la course du vent, les navigateurs atteignent les îles Fidji, puis la Nouvelle Calédonie entre 1100 et 1500 av. Jésus Christ, passent par les îles Tonga et Samoa, pour finalement atteindre entre 300 et 600 ans après JC, les îles reculées des Marquises. Commence alors une fantastique épopée maritime qui durera presque deux millénaires. Explorateurs dans l'âme, ce peuple de navigateurs repart à la découverte d'autres îles lointaines et peuplent consécutivement les différents archipels polynésiens ainsi que l'île de Paques, les îles Hawaii, puis la Nouvelle Zélande, formant ainsi le triangle polynésien. Les grands navigateurs se sédentarisent et vivent plusieurs siècles sur leurs terres nouvelles, construisant leur histoire, leur culture et leurs croyances. Mais dès le 15ème siècle, les explorateurs européens, avides de découvertes et de conquêtes nouvelles prennent la mer, et explorent le Pacifique. Ce sera le navigateur anglais Samuel Wallis, qui le premier, en 1767, touchera l'île de Tahiti. Malgré un accueil hostile, Wallis obtiendra néanmoins par la force la cession de l'île de Tahiti qu'il nommera l'île du roi Georges III. L'invasion européenne avait commencé. Quelques mois plus tard, en 1768, c'est le navigateur français, Louis-Antoine de Bougainville, qui arrive en vue de Tahiti, aussitôt qualifiée de Nouvelle Cythère. Dès l'année suivante, le capitaine Cook, navigateur et cartographe hors pair, atteint à son tour les côtes de Tahiti. Il fera trois séjours dans les îles de Polynésie, et ramènera lors de son second voyage en 1774, Omai, jeune tahitien, qui sera présenté à la cour anglaise.En 1788, le célèbre navire anglais, la Bounty, sous le commandement du Capitaine Blight, débarque sur les terres polynésiennes. Venus s'approvisionner en arbre à pain, l'équipage resta six mois sur l'île, Mais le comportement de Blight, autoritaire et tyrannique déplait à l'équipage et notamment au second Christian Flechter qui organise une grande mutinerie. Blight rejoindra l'Angleterre, tandis que Flechter et quelques matelots trouveront refuge sur l'île de Pitcairn. Les contacts, de plus en plus nombreux avec les navigateurs européens, transforment profondément la vie politique, culturelle et religieuse tahitienne. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Interview Enoch Laughlin Les sports traditionnels, dits « tuaro maohi », se pratiquaient d'antan uniquement lors des heiva, lors des tiurai, et depuis 126 ans, depuis que le tiurai existe, ces sports font partie du programme de ces festivités. Cette années, nous avons démarré le heiva tuaro maohi par une régate de pirogues à voile qui s'est déroulé à la Pointe Venus de Mahina (Tahiti), et je pense que ça s'est déroulé dans un cadre magnifique avec du bon vent et des belles images, et aussi des belles régates qui ont donné de très belles performances et je pense que la pirogue à voile a un bel avenir. Au Musée de Tahiti et des Iles, on avait du lancer de javelot. Le principe était, pour ces athlètes, au nombre de 80, d'atteindre une noix de coco qui était située à 9 mètres de hauteur ; et en fonction du piquer du javelot, on leur attribuait des points. Il faut savoir que la noix est divisée en plusieurs secteurs, et l'on a des secteurs qui rapportent plus de points que d'autres. Le cadre du musée est je pense vraiment idéal pour le lancer de javelot. On avait aussi les levers de pierre, pratique qui vient des Australes. Le principe était donc de lever le plus rapidement une pierre ; le chrono démarrait lorsque la pierre quittait le sol, et s'arrêtait lorsque la pierre était stabilisée sur l'épaule de l'athlète. Et ainsi les athlètes étaient classés en fonction du meilleur temps. Au niveau du grimper au cocotier, c'est une discipline qu'on souhaite vraiment remettre d'actualité puisqu'elle se pratique dans le Pacifique, par bon nombre de pays du Pacifique sud et notre objectif est de, à un moment ou à un autre, de faire rencontrer ces athlètes du Pacifique Sud. On a mis aussi au programme le décorticage de coco, discipline aussi qui se pratiquait d'antan et qu'on a voulu réactualiser parce qu'elle est spectaculaire. Chaque athlète avait un certain nombre de cocos à débourrer, le principe de cette épreuve était d'enlever la bourre de coco et au chrono encore une fois les meilleurs étaient classés en fonction du temps qu'ils mettaient pour enlever la bourre de coco. Ensuite, on avait l'activité coprah. Le principe est donc de casser avec une hache le coco en deux et d'en enlever la noix et le classement était déterminé en fonction de l'équipe ou de l'individu le plus rapide à enlever la pulpe de coco, à ramasser tout ce qui traînait dans son environnement et à mettre ça en sac. Les courses de porteurs de fruits, c'est une charge qui va de 15 kg pour les vahine, de 20 kg pour les jeunes de 16 à 19 ans, et l'on a la catégorie « tuaro » » qui est une catégorie pour homme ou femme mais en général on a que des hommes, de 30 kg, et enfin nous avons les aïtos avec une charge de 50 kg. Au départ de la course, nous prenons le poids des charges, et à l'arrivée,les poids des charges sont repesées et en fonction de la perte, des pénalités sont données. Dans l'ensemble, « heiva tuaro maohi « , 2008 s'est très bien passé puisqu'il y a eu une affluence très importante du public qui est venu soutenir et apprécier ces sports traditionnels. Je crois que ce qui est important c'est vivre ces sports traditionnels, vivre cette culture, et qu'à travers tout ça on puisse exprimer la joie de vivre, la joie de se rencontrer, par le biais de ces activités qui sont des activités traditionnelles qui nous viennent d'antan et que nous souhaitons refaire vivre très longtemps. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Liste des tags : Australes , coco , cocotier , Coprah , Culture , Enoch Laughlin , Heiva i Tahiti , Histoire , îles , Javelot , Mahina , Musée de Tahiti et ses îles , Pacifique , Pirogue , Pirogue à voile , Pointe vénus , Polynésie française , tabu , Tahiti , traditions , Vahine , vidéo , voyage , Webtv , wwwtahititv
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Les témoignages des premiers explorateurs européens du XVIIIème siècle décrivent les costumes de danse essentiellement fait de tapa. Cette écorce d'étoffe battue habillait danseurs et musiciens. En 1928, le film Tabu, réalisé à Bora Bora par Murnau et Flaherty consacre les costumes en more. Progressivement les robes missions, les pantalons et les chemises s'effacent ; le more devient l'élément essentiel du costume de danse traditionnelle. Interview de Matani Kainuku Je lance mes idées sur papier et des personnes autour de moi m'aident à affiner ma représentation du costume. C'est une tache difficile parce que c'est pas au premier coup de crayon que l'on réussit, il faut plusieurs touches de crayon pour vraiment finaliser le costume.Nous partons d'écrits, d'écrits de personnes qui ont voulu garder, préserver la culture par les mots et c'est à partir de ces écrits que tout arrive. C'est notre interprétation de ces écrits, donc je pense que le but du costume est surtout de recréer une ambiance, de recréer un personnage, et c'est tout ça qui forme je pense une cohérence dans les choix. C'est surtout une fusion que l'on voudrait créer entre la personne et l'habit qu'elle portera. Donc cette année j'ai choisi d'utiliser le roseau. Ce roseau donc est visible sur la coiffe, sur le collier, à l'arrière en cape, mais également pour la confection de la jupe. Ce roseau est assemblé ici par un tissu, sur la ceinture des garçons, de la nacre en long avec des noix de coco. De la nacre pour la représentation du deuil et de la nuit et les noix de coco, pour la terre, la couleur de la terre, les origines. Il y a toute une équipe derrière qui s'occupe de la couture de l'assemblage des matériaux et qui sont aptes à me dire si tel ou tel matériau doit être collé avant ou après parce qu'ils ont l'habitude du savoir, ils ont le savoir faire. Et c'est ce comité qui cherche tous les matériaux nécessaires. Je pense que le plus important c'est de comprendre ce que l'on fait. Et pour moi, quand je dis qu'il y a à prendre en compte le thème d'un spectacle, la chorégraphie d'un spectacle, la composition scénique d'un spectacle, la mise en scène de tous les acteurs dans un spectacle, mais également la réalisation d'un costume, je pense qu'il ne faut plus morceler les choses, il faut faire en sorte qu'il y ait une vraie corrélation, un vrai sens dans ce qui se fait. Et pour moi, la prise en compte de la forme du costume est importante. Je pense que tout est à prendre en compte. Et la chorégraphie, mais également le lien entre la chorégraphie et le mouvement qui va s'effectuer avec le costume. Si les filles font un pas, il faut que le costume soit aussi l'image de ce pas. Elles ne peuvent pas faire un pas avec un costume qui va empêcher de le faire, qui ne va pas permettre de comprendre ce qui se passe.Il y a une longue période qui me semble importante, depuis la conception du costume jusqu'au jour J. Je ne peux pas me permettre d'aller au Heiva avec des regrets. Non. Donc c'est cette longue période que j'utilise pour faire les choix les plus judicieux possibles, dans la réalisation finale du costume. Et d'ailleurs tous les gens autour de moi se fâchent un peu parce qu'ils attendent que je leur dise, « non en fait il faut plus faire comme ça ». Ils craignent que je change du jour au lendemain, parce que des flashs peuvent arriver, de meilleures idées peuvent venir, et moi je considère qu'il faut attraper le train quand il est en marche, et je suis là pour aider aussi, donc, pour moi, je pense que c'est un peu la spécificité de l'art ; c'est quelque chose qui est dynamique et qui n'est pas figé. Donc je ne peux pas croire que ce costume que j'aurais choisi, soit le meilleur, mais au moins, à un moment donné précis dans ma pensée, je crois que c'est celui qui répond le mieux. Natif de Pirae, Matani Kainuku a passé toute son enfance à Faa'a (côte Ouest de Tahiti). Dès son plus jeune âge, il "baigne dans la chanson". "Petit, je pensais que ma grand-mère avait pour métier de faire la bringue!", plaisante-t-il tant il associait son aïeule - en définitive guide touristique - à la chanson et à la fête. Elle était d'ailleurs la tante d'une artiste de renom, Esther Tefana, dont les chansons sont régulièrement fredonnées. Le décès de sa grand-mère provoque une rupture dans ce quotidien festif et, durant de longues années, Matani Kainuku reste éloigné des activités artistiques. Vers 20 ans, il reprend la danse, la musique et le chant. Il côtoie les plus grands groupes des années 90: Heitiare, Toa Reva, Temaeva, et se forme également au Conservatoire Artistique de la Polynésie française. Ses passages dans Manahau et Les Grands Ballets de Tahiti le motivent finalement à "monter (sa) propre troupe de danse, à apporter (sa) pierre". Naissance de Nonahere Le 5 mars 2004, Matani Kainuku réalise ses projets et fonde le groupe de danse Nonahere. L'aventure commence avec la victoire au concours du Heiva Taurea de Mahina (côte Est de Tahiti). Désormais confiant, le groupe se présente en 2005 au Heiva i Tahiti et arrive directement à la deuxième place derrière Hei Tahiti, mené par Tiare Trompette. Ces débuts encourageants décident Matani Kainuku à représenter le groupe et, en 2006, Nonahere remporte le premier prix de la catégorie "Légendaire". L'an passé, inscrit dans la catégorie "Création", il obtient à nouveau une belle victoire face à Toa Reva. La plus haute marche du podium, le groupe de Mahina ne l'a pas cédé depuis, et cette année encore, sa participation s'est soldée par un premier prix. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles. 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Située en plein coeur de l'océan pacifique, après un voyage de 17 000 km à partir de la France, Tahiti et ses îles permet au visiteur de vivre la magie polynésienne au quotidien. Dès la descente de l'avion, vous serez séduit par le sens inné de l'hospitalité des Polynésiens et cette irrépressible joie de vivre qu'ils aiment tant partager. L'île de Tahiti mérite que l'on s'y attarde. Son port de plaisance accueille les bateaux de croisière et permet aux polynésiens de s'entraîner à leur sport favori : la pirogue. Après avoir flâné au centre ville de Papeete, visiter le Musée de la Perle, admirer la mairie au style colonial, ne ratez sous aucun prétexte le marché aux couleurs tropicales où règne une chaleureuse ambiance et convivialité polynésienne, qui offre au touriste tout l'éventail des produits traditionnels et objets artisanaux polynésiens. Si vous avez la chance de séjourner à Tahiti au mois de juillet, vous assisterez au très fameux Heiva, célébration de la culture polynésienne. Rien de tel que le truck, transport local, pour se lancer dans la visite de l'île qui offre une multitude de sites tel le Musée de Tahiti et des Iles, garant de la culture polynésienne. Vous pourrez faire escale au marae Arahurahu, où l'on assiste au mois de juillet à une reconstitution historique. Après une escale au golf ou au Musée Gauguin, selon les goûts, la presqu'île et ses paysages sauvages vous attendent. Un peu plus loin sur la côte Est, vous pourrez explorer les profondes vallées vertes et profiter des cascades qui tombent dans les rivières fraîches. Le tourisme vert à Tahiti est vaste et varié et il existe de très nombreuses randonnées, à pied, à cheval ou en 4x4, qui permettent de découvrir les fabuleux paysages de l'intérieur de l'île. Votre circuit du tour de l'île s'achèvera par la visite de monuments tels le phare de la pointe Vénus et le tombeau du dernier roi de la dynastie Pomare. Enfin, le soir venu, les roulottes de la place Vaiete proposent des plats typiques et variés tandis que de nombreux spectacles s'organisent sur les places en bord de quai. Et tandis que le soleil a quitté le ciel, les Polynésiens éclairent de leurs torches les places de Papeete en exécutant une danse très spectaculaire, la danse du feu. L'île la plus proche de Tahiti est Moorea, à 7 minutes en avion ou trente minutes en bateau. Vous trouverez nombre d'hôtels de haut niveau mais également de charmantes petites pensions de famille. Les activités touristiques à Moorea sont nombreuses et principalement nautiques. Vous vivrez quelques fantastiques moments en compagnie des dauphins. Pour ceux que le monde sous-marin passionne, la faune et la flore du lagon de Moorea sont exceptionnellement riches et variées. Vous découvrirez également les marae, anciens lieux de cultes autrefois destinés à la célébration de la vie religieuse et sociale du clan. Vous vivrez une expérience fort enrichissante au Tiki Village, reproduisant un vrai village d'artisans polynésiens. Enfin, il convient de souligner l'ambiance très particulière de Moorea, île élue de nombreux artistes contemporains. Tetiaroa vous fera vivre un vrai retour à la nature. Les principaux habitants de ces douze motus sablonneux sont les oiseaux migrateurs qui profitent pleinement des longues plages de sables blanc et de l'eau limpide du lagon. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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De jeunes talents polynésiens exposent leurs créations à l'Assemblée de la Polynésie française (Papeete, Tahiti). Ils nous entrainent dans leur voyage artistique. Linh Cao J'ai toujours aimé dessiner depuis que je suis petite, j'avais toujours des crayons et il y a cinq ans je me suis à faire de la peinture, à faire des tableaux. En fait, ce sont des amis qui m'on dit que ce que je faisais, c'étais super, qu'il fallait que je continue, et voilà. Je me suis lancée. Celle qui me tient le plus à coeur je pense que c'est « vahine de nuit sous le soleil », en fait elle de nuit par sa chevelure, et sous le soleil parce qu'il fait jour. Il y a des petites étoiles aussi qui sont symbole de petits esprits qui sont là pour la conseiller ou la protéger. Si tu n'y crois pas, tu n'auras pas l'énergie pour avancer. Il faut être sûr de soi et y aller. Ca viendra, les fruits, ça tombe ! Laurent Je peins, je dessine depuis l'âge de dix ans, onze ans. Depuis que je suis tout petit en fait je dessine. Il y a beaucoup de dessin. Du dessin et un peu de peinture à l'intérieur, en fait, j'essai de faire passer le dessin dans la peinture. La peinture est juste là pour mettre en valeur le dessin ; pour mettre plus de vie dans le dessin. Il y en a une que j'aime vraiment bien, c'est « le marquisien ». J'aime bien travailler sur le détail. Et là, sur ce dessin, j'aime bien le tatouage, et j'ai essayé de faire un peu de recherche sur le tatouage marquisien, que j'ai représenté. Là, il représente un guerrier. J'ai mis une tête, un trophée marquisien qui étaient les têtes de leurs rivaux. Il y en a beaucoup qui m'on dit que le tableau faisait peur. Moi, j'aime bien. En plus, les cadres, je les ai fait moi-même, et là je trouve que le cadre, je l'ai vraiment bien réussi ; il fait bien ressortir le dessin. Joanna C'est un moyen de faire ressortir tout ce que tu ressens en toi, d'extérioriser tes sentiments, toutes les choses que tu peux sentir, que ce soit un sentiment personnel, ou voir quelque chose : être frapper par un arbre, ou par n'importe quoi. Il n'y en a qu'un seul qui me plait beaucoup ici, à cause de ma couleur bleu ; c'est l'une de mes couleur préférée que je choisie vraiment. C'est mon tableau préféré parce que j'ai tellement pris de temps à le faire, et je l'ai terminé avant d'exposer. Il faut oser, surtout ici ce n'est pas facile d'oser, il y a une pudeur qui fait qu'on n'ose pas vraiment. Laiza Pautehea Ce que j'ai voulu faire, c'est mélanger la théorie, tout ce qui est technique contemporaine, tout ce que j'ai appris en France, à la culture polynésienne. Je pense que les deux ensemble, cela donne automatiquement un mélange explosif. Au lieu de mettre par exemple une guitare. Parce que Picasso c'est différents points de vue d'un sujet qu'il met à l'intérieur d'une surface donnée. Je commence à leur expliquer en fait : au lieu de mettre une guitare, je mets un motif tahitien, si ce n'est pas un tiki, c'est un mo'o. C'est comme ça que j'essai d'appâter les tahitiens, leur faire découvrir autre chose, les faire sortir un peu de leur cocon. S'ils n'y vont pas, j'y vais à leur place et je reviens. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéos
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Extrait du spectacle de danse du groupe "Te ui tama no Paeete" lors du Heiva 2002.
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Extraits du spectacle de chants du groupe "Te hau nui no Pirae uta" lors du Heiva i Tahiti 2002.
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Extraits du spectacle de danse du groupe "Teva I Tai" lors du Heiva 2002.
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Extraits du spectacle de danse du groupe "Temarama" lors du Heiva 2002..
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Extraits du spectacle de danse du groupe "Temaeva" lors du Heiva i Tahiti 2002.
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Extraits du spectacle du groupe de danse "Taure 'a no Faa'a" lors de la soirée du Heiva 2002.
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Extraits du spectacle de danse du groupe "Tamarii Pirae" lors du Heiva 2002
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Extraits du spectacle de chants du groupe "Tamarii papara" lors du Heiva 2002.
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Extraits du spectacle de danse du groupe "Tamarii Mataeia" lors du Heiva 2002.
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Extraits du spectacle du groupe de danse "Poerani" lors du Heiva 2002.
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Extraits du spectacle de chants du groupe "Tamarii tuhaa pae no Paea" lors du Heiva 2002.
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Extraits du spectacle de chants du groupe "Tamarii Mataiea" lors du Heiva 2002.
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Extraits du spectacle de chants du groupe "Tamarii Fanatea" lors du Heiva 2002.
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Extraits du spectacle de danse du groupe "Ahutoru Nui" lors du Heiva 2002.
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Extraits du spectacle de danse du groupe "Te ui api no Papeete" lors du Heiva 2002.
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A Tubuai, les traditions sont nombreuses. L'une d'entre elles, cependant, est profondément ancrée dans la culture de l'île : l'artisanat. Ce domaine est l'apanage des femmes, qui confectionnent de très nombreux objets à base de matériaux végétaux. Tandis que les femmes tressent et créent des chapeaux, peue, costumes de danse, les hommes, en fin de journée, reviennent de la pêche, et ramènent thons ou bonites qu'ils vendront au marché. Tous vivent en parfaite harmonie dans cette île aux mille douceurs.
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Située à environ 600 kms de l'île de Tahiti, Tubuai est la plus grande des îles Australes. Entourée de quelques motu sauvages parsemés dans ces immenses eaux bleues, Tubuai vit à l'écart de l'agitation des villes dans l'harmonie d'une nature généreuse et préservée. Ile haute, ancien volcan, elle est entourée d'une barrière de corail protégeant l'un des plus beaux lagons de Polynésie française. De nombreux vestiges des anciennes croyances sont parsemés sur l'île : les marae. Ces anciens lieux de culte sont autant d'histoires et de légendes que les habitants de l'île racontent selon les propos des anciens...
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Les grandes vallées aux sols exceptionnellement fertiles permettent aux habitants de Rurutu de cultiver de nombreuses variétés de fruits et légumes. Oskar, depuis son plus jeune âge, suit les traces de ses parents et grand-parents et cultive l'immense tarodière de ses ancêtres. Tandis qu'il creuse les rizières, plante patiemment chaque taro dans un trou spécifique, de l'autre côté de l'île, les habitants sont réunis pour la très fameuse "visite des maisons". Chaque accueil se fera selon la coutume sous la projection de talc et de parfum. Les longues marches entre chaque maison sont parfois fatigantes, mais cela n'empêchera personne, sur la fin du trajet, de fêter la matinée, de chanter et de danser.
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