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La première session de formation du diplôme aux métiers de l’audiovisuel s’est tenue du lundi 5 au samedi 10 octobre à l’Université de Polynésie française. Cette formation proposée par le service de la formation continue de l’Université de la Polynésie française a été élaborée avec le soutien du service du développement de l’industrie et des métiers (SDIM), sous l’égide du Ministère de l’économie et des finances, avec le concours de l’association ACTION et du syndicat des producteurs audiovisuels (SPAPF).

Interview de Patrick LAURENT, Acteur, scénariste, dialoguiste

> Quelles ont été les grandes lignes de votre enseignement à l’écriture de scénario ?
Les grandes lignes étaient d’abord de leur donner une idée générale du cinéma, de ce que c’est qu’un film, la construction d’un film, la dramaturgie du cinéma… Donc il y a eu les deux-trois premiers jours consacrés aux problèmes dramaturgiques, l’enseignement de grands principes généraux. J’approchais petit à petit…
Le troisième jour on a visionné un film célèbre, qui pour les études est magnifique, c’est « Vertigo » d’Hitchcock parce qu’il y a tous les problèmes posés et toutes les solutions trouvées.
Puis le quatrième jour, j’ai enseigné les règles, les recettes américaines, les règles traditionnelles, en les mettant en garde justement, constamment sur l’utilisation de ces recettes… Trop souvent ça amène à faire le même film sempiternellement.
Et depuis hier, on construit un court métrage, tous ensemble, qu’on va finir tout à l’heure.
Donc on aura le court métrage construit qui fera probablement près de 35 minutes.

> Qu’avez vous pensé de vos élèves ?
Ils se donnent beaucoup de mal. Je les ai un peu épuisé, mais voilà, ils tirent la langue un petit peu, en fin de journée, ils sont cuits, mais ils tiennent, ils travaillent, ils se donnent du mal, vraiment. Moi je les trouve absolument épatants.
Certains peut-être se dirigeront vers le cinéma et puis iront peut-être ailleurs, je ne sais pas, d’autres ne le feront pas bien sûr, mais voilà, s’ils veulent faire des documentaires, des courts métrages, ils auront des outils en main.
Je voudrais qu’à la fin ils aient vraiment un court métrage écrit par eux, construit par eux, parce que mon petit doigt me dit qu’on va avoir un beau court métrage à l’arrivée. Vraiment.

Interview de Tareparepa TEINAURI, étudiante

> Pourquoi t’être inscrite à ce DU ?
Je me suis inscrite à ce DU aux métiers de l’audiovisuel parce que je suis intéressée par ces métiers, je les pratique ;

> Vous êtes 12 élèves, comment cela se passe ?
Certains sont infographistes, d’autres font du son, de l’image, … Nous sommes vraiment de niveaux différents. Nous sommes 12, avec 12 points de vues différents, on doit défendre ses idées lorsque certains ne sont pas d’accord, c’est un travail riche, beaucoup plus riche que si on avait été amené à le mener seul.

> Qu’est ce que cette formation à l’écriture de scénario t’a apporté ?
Généralement ici, on touche à tout, mais sans réellement savoir monter un projet du début jusqu’à la fin.
On se dit « j’ai une bonne idée, qu’est-ce que je vais faire avec, comment je la travaille pour arriver au final à pouvoir faire un film ? ». C’est le tout début ; c’est la logique même : de son idée, la mettre par écrit pour ensuite en faire un film.

On voit que c’est vraiment un vrai métier d’écrire des scénarios, il ne s’agit pas seulement d’écrire une petite histoire comme ça… On a une idée en tête, après pour la mettre par écrit, pour décrire des images, c’est vraiment très difficile. On ne pensait pas en fait que c’était aussi difficile d’écrire un scénario.
Je ne sais pas si je vais écrire des scénarios mais au moins je vois maintenant le travail que ça représente et puis lorsque je travaillerai sur un film et si je dois être amenée à travailler avec un scénariste, je saurai comment cela fonctionne, pour la base en tout cas. C’est très utile.

> Que penses-tu de l’intervenant, Patrick Laurent ?
On sent que c’est quelqu’un du métier, donc c’est agréable. Il n’est pas venu juste pour nous faire un cours théorique en nous laissant ensuite nous débrouiller. Ces deux derniers jours, nous passons à la pratique, nous écrivons un scénario avec lui, donc nous sommes vraiment au coeur des choses. C’est ce que nous recherchions.

C’est vraiment très intéressant d’avoir eu quelqu’un du métier, qui s’y connaît et qui nous a fait partager son expérience en nous aidant à nous forger la nôtre.

Interview de Aumiti KIMITETE, étudiante

> Pourquoi t’être inscrite à ce DU ?
Je participe à ce diplôme universitaire aux métiers de l’audiovisuel parce que j’aimerais ne pas rester sur les bases que j’ai déjà acquises, être ouverte à plusieurs bases d’enseignements, et en même temps, étant donné que c’est le premier diplôme universitaire polynésien par rapport à l’audiovisuel, je suis fière de pouvoir y participer.

> Il s’agit ici du premier module, celui de l’écriture de scénario, comment cela s’est passé ?
Le module d’écriture de scénario est plutôt passionnant dans la mesure où tu comprends en fait tous les efforts que le scénariste fait quand il écrit une histoire.
D’une part, il t’ouvre l’esprit ; tu sais à quoi t’attendre, tu sais que la personne qui a écrit le scénario y a mis toutes ses tripes, et si toi tu deviens réalisateur et que tu dois réaliser ce scénario, par respect, tu t’y tiens, tu essaies d’être en symbiose avec le scénariste.

En même temps, je pense que ça peut permettre à plusieurs personnes de mettre sur papier ce qu’ils ont dans la tête.

> Qu’en retiendras-tu ?
Maintenant, c’est vraiment un métier à part, et je ne sais pas si moi personnellement je me verrai devenir scénariste. Il faudrait presque toute une année pour pouvoir travailler sur les méthodes scénaristiques, sur les visions de différents scénaristes… Ce serait une étude à pousser plus loin.

Interview de Ariimoana TEROROTUA, étudiant

> Pourquoi t’être inscrit à ce DU ?
Je suis passionné par l’audiovisuel, particulièrement le cinéma. Je voulais avoir des techniques d’écriture. Le fait d’avoir un professionnel du cinéma qui vienne nous montrer comment faire tout ça est intéressant et j’aimerais pouvoir à mon tour être professionnel.

> Qu’as-tu appris lors de ce premier module de formation ?
Il faut connaître les méthodes et une fois qu’on les a acquises on peut se permettre de s’en émanciper. Donc, ça ne peut qu’être bénéfique d’avoir suivi ce module.

C’était très intense, donc pas facile à suivre psychologiquement et intellectuellement mais en même temps, ça a eu l’avantage de nous forcer à nous mettre plus dedans, et je pense que c’est une bonne chose finalement qu’on soit amener à réfléchir plus, de façon plus intensive.
Je pense que ça va faire en sorte qu’on puisse me prendre au sérieux. Après cette formation, ma méthode d’écriture n’est plus amateur, sans toutefois, être encore professionnelle.

<strong>Réalisation</strong>
				: Claire Schwob' />
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Type : Série de magazines Thème : L’actualité économique de la Polynésie française Titre : Tahiti nui news économie Synopsis : Tahiti.tv, News accueille les acteurs du développement économique, touristique et évènementiel de la Polynésie française. Interviewées par un journaliste, ces personnes impliquées dans leur secteur de développement, nous expliquent, au-delà de leur implication, les problématiques contemporaines de ces différents secteurs. Durée unitaire : 5 minutes Episodes: 10 Langue : français Formats : 4/3
Réalisation: Claire Schwob Production : Tahiti nui companies

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