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    Vie économique, touristique et événementielle polynésienne

    Histoire, culture et traditions polynésiennes

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    Sports nautiques et terrestres pratiqués en Polynésie française.

    Artistes et spectacles polynésiens.

    • Escale aux Tuamotu "Si Tahiti m'était conté" (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)

      Escale aux Tuamotu
      Nous allons quitter un instant Tahiti pour effectuer un court voyage dans un archipel. Nous prendrons passage à bord de l'une de ces goélettes qui joindra en deux ou trois jours la première île du groupe des Tuamotu. La principale destination des goélettes étant le transport des marchandises, les passagers n'y sont que d'importance secondaire, et privés de tout confort. Mais le Tahitien toujours à son aise, rit toujours de la mauvaise humeur des passagers popa'a. Ce système de commodités ne vous laisse-t-il pas l'impression d'avoir été rajouté à regret ? Ce n'est qu'un symbole...
      Sur la ligne d'horizon apparaissent les atolls, îles basses, dont la surface affleure tout juste le niveau de la mer, et bordés d'une ceinture de récif. Nous franchissons la passe contre un courant violent et c'est par le lagon que nous aborderons le village. Mais il est des atolls ne comportant point de passe, ce qui oblige à débarquer sur le récif même, à l'aide d'une baleinière. Opération toujours délicate, souvent dangereuse, et cause d'accidents mortels. Une manoeuvre manquée peut signifier baleinière détruite et noyade. Pourtant les matelots tahitiens opèrent ce débarquement en chantant et en poussant des cris. A vide, la baleinière est relativement maniable. Pleine de coprah, elle exige une poigne et un sang froid qui ne s'acquièrent qu'avec les années.
      Atterrissons ! Nous voici sur une plage de l'archipel des Tuamotu dont les habitants se nomment les « Paumotu ». Il advient que ces îles basses soient ravagées par des raz de marée. Et l'on raconte que pendant une tempête, les hommes attachèrent leur vahine aux troncs des cocotiers pour que la mer ne les emporte pas. Les habitations sont groupées autour du temple et de l'église. Le sol ne produit ni fruit ni légumes et toutes les marchandises sont évidemment importées. Voici un garçon paumotu, et une vahine paumotu. Pour accueillir les visiteurs, on exécute ces danses traditionnelles dont le rythme est plus rapide que celui des danses tahitiennes ; et les figures moins souples. Les épidermes sont plus colorés et les silhouettes plus sèches qu'à Tahiti. La vie impose plus de sobriété que partout ailleurs dans ces îles dépourvues d'eau autre que les eaux de pluie recueillies dans des citernes de ciment. Mais en revanche, libres de leur personne et de leurs mouvements, sont ces enfants de la lumière, de la mer et du vent, qui ne connaissent que la vie calme et sans contrainte.
      Ces vastes lagons sont parsemés d'îlots. Qui donc n'a jamais imaginé ces îles isolées, paradis réel de part le calme et la douceur du climat. Vous voyez bien que le Paradis existe ! Cet Eden nous appelle du doux friselis des palmes de ses cocotiers... Si nous y faisions un petit temps de sieste ? Mais nous ne sommes pas les premiers à y avoir abordé... Agréable surprise. Ola, vahine paumotu, pourquoi vous enfuir ? Nous vous trouvons très présentables. Ah ! Vous vouliez seulement vous vêtir davantage... Dommage !
      Et voilà comment l'on devient paumotu. L'hospitalité n'a pas perdu de son actualité : tout comme jadis, on offre au visiteur le peu que l'on possède.
      Vahine à peau dorée, paroles accueillantes, gestes conciliants... Quelles invitation à jouir du spectacle, de la vie, du silence et de ce printemps éternel. Les rêves peuvent donc être réalité ?
      Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.

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    • La préparation du four traditionnel (2) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)

      La préparation du four traditionnel (2) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)
      On prépare le poe de papaye, dessert à base d'amidon et de fruits. Le poe de banane est confectionné de la même façon. D'abord cuites à l'eau, les bananes sont ensuite pétries avec de l'amidon.
      Ce poe est enveloppé dans des feuilles de bananiers et ainsi prêt à être mis au four. C'est du manioc qu'est extrait l'amidon essentiellement pur qui entre dans la préparation de ces aliments. Voici le pied de manioc. Les gens chargés du four ont égalisé l'amas de pierres brûlantes puis en ont prélevé quelques-unes destinées à faire cuire à part un autre dessert composé essentiellement d'amidon. Cette pâtisserie cuira au contact même de la pierre brûlante, ce qui lui donnera un parfum particulier. Ajoutez du sucre, du lait de coco et coupez avec des couteaux en bois. Mais voici le moment d'utiliser notre four.
      Sur un tapis de côtes de palmes de cocotier recouvrant les pierres échauffées sont disposés les aliments à cuire. On place d'abord le porc, puis les urus, fruit de l'arbre à pain, les fei, sorte de banane rouge, seulement consommables cuites, les bananes ordinaires, les paquets de poe, le dessert tahitien, les légumes : ignames, « taroa », taros, « oi » ... Et, sur des feuilles de uru, les chevrettes, grosses crevettes d'eau douce. On peut ajouter encore poulets, canards, langoustes ou crabes.
      Simultanément à cette préparation s'achève le tressage de nattes de feuilles de purau, destinées à recouvrir les aliments. Les voici en place, elles-mêmes recouvertes de feuilles de uru sèchés. Coiffant le tout, une nouvelle protection rigoureusement étanche, faite également de feuilles de purau tressées. Enfin, pour recouvrir l'ensemble, une couche de terre de vingt à trente centimètres d'épaisseur, sans laisser le moindre orifice. Durée de la cuisson : une heure et demie à deux heures. C'est tout juste le temps utile à dresser le couvert sur des feuilles de bananiers et des palmes de cocotier ; et à confectionner les couronnes destinées aux invités. Oui, à Tahiti, on offre les couronnes aux vivants, c'est tellement mieux ! A cette cadence ouvrière, les deux heures sont vite écoulées ; voici les convives. Attention les popa'a, ne marchez pas sur la table.

      L'ouverture du four est une cérémonie non dénudée d'émotion ! Retrait de la terre, puis de la couverture étanche... et tous les aliments apparaissent cuits à point. Ne supposez pas que le porcelet ait une saveur de poisson ou que le dessert embaume les chevrettes. Nullement. Chaque met a conservé son fumet. Ouverts, puis arrosés de lait de coco, les paquets de poe sont coupés en morceaux ; et je vous assure que c'est excellent. Tout le monde à table ! Enfin ! Si l'on peut dire... Mais il manque le chef de district et Madame. Ia orana ! Les voici.
      Désirez-vous un peu de miti hue. Mais non Madame, enfin, cela ne se boit pas. C'est une préparation de coco avant maturité et mélangée à de l'eau de mer, dans laquelle a baignée une chevrette, ce qui l'a fait légèrement fermenter. C'est d'ailleurs dans cette sauce que l'on plonge tous les aliments : porcelets ou poissons, volailles ou légumes. Eh oui ! Chacun se sert et mange avec ses doigts. C'est bien plus « monamona », ou si vous préférez plus naturel, plus savoureux. Le repas s'achève, le vin rouge a créé l'ambiance et l'ambiance ici est musique et danse.
      Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.

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    • La préparation du four traditionnel (1) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)

      La préparation du four traditionnel (1) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)
      Initions-nous à la préparation du four tahitien. Premier mouvement : creuser une fosse d'environ un mètre de diamètre. On y allume un bon feu de bois. Le feu bien vif est recouvert de pierres volcaniques qui offrent la propriété de rougir au feu sans se briser. Mais pour atteindre ce résultat, il faut compter deux heures. Pendant ce temps, procurons-nous les aliments nécessaires. On apporte des taro, légume féculent puis les uru, fruits de l'arbre à pain qui seront immédiatement épluchés à l'aide d'un coquillage scié en deux.
      Poto est universel, sous l'eau comme sur les arbres, il est à l'aise. Les pieds sanglés d'écorce de purau, il va cueillir des coco. Cela paraît simple à observer mais l'art est difficile, encore faut-il convenir avec le vent qui agite les palmes et fait balancer la tête de l'arbre. Le fruit est débarrassé de la bourre puis ouvert. L'eau des jeunes fruits est agréable à boire, elle est rafraîchissante et légèrement sucrée.
      Ceux-ci sont mûrs et leur liquide est acidulé.
      Autrefois sur un épieu de bois très dur, aujourd'hui sur un morceau de fer dentelé, on râpe la chair du coco. On en extrait le lait en pressant le coco râpé dans de la fibre végétale. Notez que le coco ne contient que de l'eau et que le lait de coco n'est que le produit de la chair du fruit râpée et pressée. Voici notre ami Poto partant pour la pêche. Il la pratique au harpon mais de préférence la nuit. D'autres s'en vont pêcher à la ligne dans le lagon. Ce tane et sa vahine se partageront l'ouvrage : lui, utilisera le harpon, elle, la ligne. Cette délicieuse enfant (maman tahitienne et papa français) va pêcher sur le récif ; mais c'est gênant le paréo. .. Et puis surtout, il faut montrer au popa'a le nouveau maillot européen acheté chez le chinois.
      Les Tahitiens capturent du poisson à l'aide de bouts de ficelle. Les popa'a, qui se livrent au même sport avec leur attirail perfectionné, reviennent souvent bredouilles.
      En moins d'une demi-heure... Ce n'est pas négligeable. Attention, ne marchez pas sur les oursins, la piqûre en est douloureuse. Sur le récif, le Tahitien ne connaît qu'un seul remède : faire pipi sur la plaie.
      Quelques spécimens des pâtés de coraux qui tapissent le lagon.
      Et un enfant de requin.
      Décidément la plus belle pêche est celle de notre ami Poto : rougets et paoro.
      Voici un totara, poisson hérisson... Puis un varo, crustacé à la chair succulente. Rassemblés et vidés, ces poissons sont réunis sous deux enveloppes végétales successives qui parfumeront le met en cours de cuisson
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    • Les fêtes de juillet (1) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)

      Les fêtes de juillet  (1) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)
      L'un des phénomènes typiquement tahitien est l'usure du temps et la perte de sa notion. C'est pourquoi la préparation des fêtes du 14 juillet prend plusieurs semaines. Ici, les Tahitiens s'entrainent au lancer du javelot. Leur adresse naturelle rend intéressante la démonstration. Un coco peut être atteint de plein fouet à vingt mètres de hauteur.
      La fête foraine n'est encore qu'officieusement ouverte. Il n'existe pas de bateleur professionnel en ce pays. Les baraques sont tenues par les plus entreprenants commerçants locaux. Germaine, la vedette des célèbres danseuses de l'île de Bora Bora vend pour la circonstance des billets de loterie à un européen. Avouez que ces jeunes gens, membres de nombreuses sociétés sportives, offrent une prestance remarquable.
      C'est le 13 juillet que, suivis des danseurs, chanteurs, piroguiers et chefs de district, les corps constitués viennent présenter leurs compliments au Gouverneur. La cérémonie se déroule dans le parc de la Résidence, de même que la remise des cadeaux, composés d'animaux vivants, de fruits, travaux d'artisans, et jusqu'à des pirogues. Comme les Latins, les Polynésiens sont sensibles à l'éloquence. Vêtu à l'européenne, le doyen des chefs de district informe le Gouverneur que c'est le district dont il a la charge qui chante et danse le mieux et, en traduisant mot à mot, qui remue le mieux le derrière. Vous saisirez pourquoi tout à l'heure. Une danseuse couronne le Gouverneur, lequel est alors en mesure de déclarer ouverte l'époque des réjouissances, en même temps que celle des manifestations folkloriques.
      Elles débutent par les courses de pirogues à voile en rade de Papeete où la brise n'est malheureusement pas toujours suffisante. Balisé par des bouées, le parcours est relativement court, si l'on songe qu'autrefois, les pirogues à voile sillonnaient le Pacifique. De nos jours, on imagine difficilement la valeur manoeuvrière et l'endurance de ces marins, voguant en haute mer sur de semblables esquifs. En fond de décor, l'île Moorea, la plus proche de Tahiti, à onze miles environ. Et voici le champion du jour.
      Compétition de pirogues simples et doubles, à la pagaie. Le départ est pris. Dix-sept deltoïdes et dorsaux sont à l'épreuve ! Ils le sont d'ailleurs depuis des semaines, car une course de pirogue est la moins improvisée des exhibitions. Observez la cadence et la symétrie des gestes. Tout comme leur tane, les vahine également concourent. Voici le district vainqueur : Tautira... Il est rare que ceux-là soient vaincus.
      Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.

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    • A une passante (Court métrage en Polynésie française)

      A une passante (Court métrage en Polynésie française)
      La rue assourdissante autour de moi hurlait.
      Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
      Une femme passa, d'une main fastueuse
      Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

      Agile et noble, avec sa jambe de statue.
      Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
      Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
      La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

      Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
      Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
      Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

      Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
      Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
      Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !Le lycée professionnel de Faa'a vainqueur du concours de scénarios de court-métrage organisé par l'EDT

      (Tahitipresse) - C'est le lycée professionnel de Faa'a qui emporte la première place du concours EDT de scénarios organisé dans le cadre du Festival international du film océanien. Celui-ci aura donc la chance de présenter son court métrage lors de la soirée de clôture du FIFO 2006, en février prochain.

      Electricité de Tahiti (EDT), qui parraine le Festival international du film océanien (FIFO), organise chaque année des rencontres entre tous les corps de métiers de l'audiovisuel et les élèves issus des établissements publics et privés. Cette année, le Groupe EDT - avec le soutien du ministère de l'Education - est allé encore plus loin pour aider les jeunes à réaliser un film. Il y a quelques mois, un concours de scénarios a été lancé auprès de tous les lycéens et étudiants polynésiens. Deux scénarios ont été retenus pour lesquels EDT et le Centre de recherche et de documentation polynésien (CRDP) mettront à la disposition des élèves lauréats les moyens techniques qui leur permettront de concrétiser leur projet. Ce qui, au final, leur donnera l'opportunité de diffuser leur premier film, qui sera présenté en exclusivité lors de la soirée de clôture du FIFO 2006, le 3 février 2007.

      Plus qu'un concours, une voie vers les métiers de l'audiovisuel

      Ce programme a pour objectif d'offrir aux jeunes scénaristes un tremplin vers les métiers de l'audiovisuel en leur donnant la chance de pouvoir travailler avec de véritable professionnels du septième art. Le thème était totalement libre afin de leur permettre d'avoir une latitude de création intéressante. Pour qu'un projet soit retenu, il fallait impérativement qu'il soit réalisable techniquement et financièrement à Tahiti et ne devait pas excéder une durée maximale de 3 minutes.

      Des scénarios d'une très grande originalitéLe jury, composé de professionnels de l'image - dont un producteur, des représentants de RFO Télé Polynésie, du CRDP et d'EDT - a élu, jeudi, à la première place le lycée professionnel de Faa'a qui s'est inspiré d'une oeuvre de Charles Baudelaire et proposé une libre adaptation du poème de l'auteur des Fleurs du Mal: "A une passante".
      "Dans un contexte contemporain, au coeur de Papeete, il s'agit d'une rencontre, une apparition, un coup de foudre inattendu ... qui symbolise la très grande tolérance de la société polynésienne", explique l'un des jeunes réalisateurs qui précise que ce court métrage sera réalisé par Tahiti nui companies.

      Pour le deuxième prix, c'est le lycée Paul Gauguin qui a conquis le jury avec un scénario qui a pour thème "le départ". Les élèves de seconde du lycée Gauguin, qui en sont les auteurs, seront quant à eux épaulés par le CRDP pour la réalisation de leur film.
      A l'origine, deux prix seulement devaient être donnés mais, du fait de la qualité de certains scénarios, les organisateurs se sont entendu pour offrir à une participante un 'prix spécial'. Etudiante en métropole, Stella Opeta a envoyé un scénario "éblouissant", selon les membres du jury. Mais malheureusement le scénario, intitulé "Tara", était si riche qu'il ne pouvait être réalisé en seulement trois minutes. Les organisateurs ont néanmoins voulu le récompenser et l'on peut présager que les responsables du concours essaieront de trouver une solution pour la concrétisation de ce court métrage.
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    • La danse des costumes (Film documentaire sur la Polynésie française)

      La danse des costumes (Film documentaire sur la Polynésie française)
      Les témoignages des premiers explorateurs européens du XVIIIème siècle décrivent les costumes de danse essentiellement faits de tapa. Cette écorce d'étoffe battue habillait les danseurs et musiciens. Les femmes, torse nu arboraient des jupes de tapa décorées et ornées de fibres végétales tressées.
      Très simplement vêtus, les polynésiens dansèrent jusqu'à l'arrivée des missionnaires.
      Ces derniers, horrifiés par ces manifestations gestuelles qu'ils jugeaient obscènes, interdirent dès 1819 toute représentation de la danse tahitienne.
      Il faudra attendre 1880, lors de l'apparition des fêtes officielles du 14 juillet, pour la danse, timidement, puisse renaître. Les costumes, loin de pouvoir accompagner les gestes naturels, avaient de strictes obligations : robe longue et ample pour les femmes, pantalon long surmonté d'une chemise pour les hommes.

      En 1928, le film Tabu, réalisé à Bora Bora par Murnau et Flaherty consacre les costumes en more. Progressivement les robes missions, les pantalons et les chemises s'effacent, le more devient l'élément essentiel du costume de danse traditionnel. Les bustes se dénudent et les danseuses, après de larges bustiers en Pareu, adoptent le tape'a titi, plus ajusté.

      En 1956, Madeleine Mou'a, crée pour son groupe Heiva de magnifiques costumes qui valorisent les chorégraphies basées sur des thèmes légendaires et définit des standards.
      La danse revient alors sur le devant de la scène.

      Les groupes de danse s'organisent et fabriquent eux-mêmes leur more. Les hommes coupent les branches de purau, tandis que les femmes pèlent les tiges et enlèvent l'écorce. Ces longs rubans végétaux sont ensuite trempés dans l'eau afin d'attendrir la fibre. Une fois sec, le matériau est patiemment travaillé, cousu, puis décoré par les mamas et les jeunes danseuses.
      Les costumes dès lors ne cessent d'évoluer. Matières, assemblages, couleurs et formes, se marient toujours différemment avec de plus en plus de créativité sous le commandement d'un chef d'orchestre, personnage essentiel de la troupe : le costumier.

      Coco Tirao, chef du groupe de danse Ahutoru nui
      Alors, lorsque je démarre un costume, c'est déjà un petit « tic » dans ma tête, et puis ensuite, je dessine. Des fois je fais quelque chose mais je ne suis pas sûr à quoi ça va ressembler... Et puis en fait, au fur et à mesure, les idées viennent et ça part tout seul. J'ai une base, et j'essaie d'évoluer dessus, tout en respectant bien sûr le côté traditionnel des costumes. Je me réfère souvent aux encyclopédies, voir comment les costumes autrefois étaient fait... Sinon, c'est vraiment un délire. Je délire complètement.

      Matani Kainuku, chef du groupe de danse Nonahere

      Je lance mes idées sur papier et des personnes autour de moi m'aident à affiner ma représentation du costume. C'est une tâche difficile parce que ce n'est pas au premier coup de crayon que l'on réussit, il faut plusieurs touches de crayons pour vraiment finaliser le costume.
      Nous partons d'écrits, qui existent, d'écrits d'anciens, d'écrits de personnes qui ont voulu garder, préserver la culture par les mots et c'est à partir de ces écrits que tout arrive. C'est notre interprétation de ces écrits, donc on souhaite partir de ces écrits pour réaliser quelque chose de matériel, de touchable qui est le costume.
      J'essaie d'utiliser vraiment tous les mots et c'est mon interprétation qui me permet de faire des choix sur la forme de la coiffe, le matériau que je vais choisir, la couleur... Je pense que le but du costume est surtout de recréer une ambiance, de recréer un personnage et c'est tout ça qui forme je pense une cohérence dans les choix.
      Cette année par exemple j'ai surtout décidé d'utiliser des matériaux du fenua parce que beaucoup de matériaux sont autour de nous et peut-être à l'ignorance de certaines personnes et...On se rend bien compte que les moyens existent mais il faut aller les chercher. Donc cette année j'ai choisi d'utiliser le roseau et ce roseau donc est visible sur la coiffe, sur le collier, à l'arrière, en cape, mais également pour la confection de la jupe. Ce roseau a été assemblé ici par un tissu, sur la ceinture des garçons, de la nacre en long avec des noix de coco, de la nacre pour la représentation du deuil et de la nuit et les noix de coco, pour la terre, la couleur de la terre, les origines... Les nacres et les noix de coco ont été cousues sur du pandanus pour respecter les tonalités de couleur entre le roseau et ce support. Sur le collier nous avons gardé ce même principe d'assemblage, alternance entre la nacre, la noix de coco, et le roseau. Sur la coiffe nous pouvons voir dessus de grosses nacres découpées en forme rectangulaire avec des noix de coco sur les côtés, en gardant l'alternance noix de coco et nacre. Le tout est assemblé sur du pandanus et l'ensemble est entouré de roseau et à l'arrière est fixé également du pandanus. Cette forme permet en fait de grandir le personnage et de le rendre normalement plus fort.

      Coco Tirao
      Pour le Heiva de cette année, la coiffe des filles je l'ai faite à base de more. Il y a deux couleurs : le more noir et le more blanc. Je dis que la tête est très importante, parce que pour moi, source d'inspiration, et avoir quelque chose de beau sur la tête donne la personnalité d'une personne. Et pour souligner tout ça, j'ai mis une tresse noire ici. Ensuite, le cou toujours avec du more, et comme base le peore avec quelques coquillages. J'ai utilisé le peore parce que dans tous les costumes on utilise déjà cette matière première pour toute confection. En fait c'est la base de tous les costumes. Et ensuite, le soutien des filles, toujours à base de peore et de coquillages avec un peu de more noir ici. Le soutien c'est un set de table normal, qu'on a juste à découper puis donner la forme du soutien. Ca demande beaucoup de travail et s'il allait utiliser un peue, c'est un travail que tu gâches alors que le set de table est déjà fait et puis on l'a pour un prix pas exorbitant. La taille des filles, avec des éclats de nacre. Les nacres ne sont pas du tout travaillées. Juste travaillées de deux côtés. L'intérieur de la nacre et l'extérieur de la nacre. Je ne voulais pas cette année faire quelque chose de trop droit parce qu'une pierre n'est pas déjà travaillée. La pierre est au naturel et je voulais que les nacres soient au naturel, qu'elles aient les formes qu'elles ont dès qu'on les casse. Ensuite, les more, on ne peut pas avoir ce dont on a envie vraiment. Ici, c'est vraiment compliqué d'avoir des more en temps voulu, à l'heure qu'il faut... Pour cette année, mes more, je les ai fait venir de Hawaï, parce que la dame qui devait faire mes more s'est désistée à la dernière minute.

      Matani Kainuku
      L'année dernière, nous avions commandé des matériaux ailleurs. Ce qui était bien, c'est que l'on pouvait avoir, du moins je pouvais choisir la couleur que je voulais. Il faut savoir que Hawaii, est l'un des seuls, peut-être avec les Philippines, à produire, à offrir à la demande ce que l'on veut : on a besoin d'un more d'une certaine couleur, ils nous fournissent le more vite fait. Ici, ce n'est pas encore dans les mentalités alors qu'à Hawaii c'est vraiment une île qui vit de ça, qui a je pense compris que la culture pouvait être au service du tourisme alors qu'ici ce n'est pas encore dans les mentalités, alors là on demande de bouger des montagnes. D'aller chercher du purau dans les rivières, de les traiter pendant un mois... ça demande de la main d'oeuvre, ça demande de... un nouvel esprit et c'est en fait ça qu'il faut modifier, et ça prend du temps, le processus est lent. Mais vraiment ça nous a pas gêné d'aller faire des more en roseau parce qu'on a non seulement gagné en connaissance mais en même temps en argent. Là on est certain qu'on a les moyens qu'il faut sans forcément avoir de l'argent pour avoir des costumes pour le Heiva. Pour moi c'est une des preuves qu'on n'a pas besoin d'aller ailleurs, pour faire un beau Heiva avec des costumes de chez nous.

      Cette soirée du Heiva, jour J pour les troupes de danse est l'aboutissement d'un long travail. Compositions musicales, chorégraphies, costumes ont commencé de naître il y a déjà plusieurs mois.

      Matani Kainuku
      Il y a une longue période qui me semble importante, depuis la conception du costume jusqu'au jour J. Je ne peux pas me permettre d'aller au Heiva avec des regrets. Non. Donc c'est cette longue période que j'utilise pour faire les choix les plus judicieux possibles, dans la réalisation finale du costume. Et d'ailleurs tous les gens autour de moi se fâchent un peu parce qu'ils attendent que je leur dise : « non en fait il ne faut pas faire comme ça ». Ils craignent un peu que je change du jour au lendemain, parce que des flashs peuvent arriver, de meilleures idées peuvent venir et moi je considère qu'il faut attraper le train quand il est en marche, et je suis là pour aider. Pour moi, je pense que c'est un peu la spécificité de l'art, c'est quelque chose qui est dynamique et qui n'est pas figé. Donc je ne peux pas croire que ce costume que j'aurais choisi, soit le meilleur, mais au moins, à un moment donné précis dans ma pensée, je crois que c'est celui qui répond le mieux.

      Coco Tirao
      Au fur et à mesure, les jours arrivent, j'ai des idées qui arrivent, je change... Et en fait, le costume avec lequel j'ai commencé, parfois n'est pas celui que j'avais au début. Il est vraiment... Il y a une mutation, il y a une évolution au niveau de ce costume-là. Il ne reste vraiment pas à l'état original.
      Matani Kainuku
      Pour moi un costume est un tout et il n'est pas à représenter de manière morcelée. Donc nous avons choisi cette année d'avoir quatre éléments, ou cinq éléments chez les filles, alors que chez les garçons, ils n'en auront que trois ou quatre. C'est surtout une fusion que l'on voudrait créer entre la personne, et l'habit qu'il portera.

      Ce parfait mariage entre le corps et l'habit n'est pas une union solitaire. Les danseurs et danseuses, parfois plus de cent sur scène doivent eux même être en parfaite harmonie. Le costume s'inscrit alors dans une représentation générale du thème.

      Coco Tirao
      Quand on fait un costume, on a déjà travaillé la chorégraphie. En fait le costume, c'est la dernière chose à laquelle je pense. Parce que je pose déjà mes mouvements, ma danse, je chorégraphie les entrées, les sorties. Le costume, c'est vraiment la troisième chose à laquelle je pense et vis-à-vis des danseurs, danseuses, j'adapte le costume selon les chorégraphies que j'ai faites.

      Matani Kainuku
      Je pense que le plus important c'est de comprendre ce que l'on fait. Et pour moi, quand je dis qu'il y a à prendre en compte le thème d'un spectacle, la chorégraphie d'un spectacle, la composition scénique d'un spectacle, la mise en scène de tous les acteurs dans un spectacle, mais également la réalisation d'un costume, je pense qu'il ne faut plus morceler les choses, il faut faire en sorte qu'il y ait une vraie corrélation, un vrai sens dans ce qui se fait. Et pour moi, la prise en compte de la forme du costume est importante
      Je pense que tout est à prendre en compte. Et la chorégraphie, mais également le lien entre la chorégraphie et le mouvement qui vat s'effectuer avec le costume.
      Si les filles font un pas, il faut que le costume soit aussi l'image de ce pas. Elles ne peuvent pas faire un pas avec un costume qui va empêcher de le faire, qui ne va pas permettre de comprendre ce qui se passe.

      Tous les costumes sont donc créés selon les pas de chacun, les mouvements du corps, adapté à chaque danseur et danseuse. Le costumier devient dès lors un véritable maître d'oeuvre dans la fabrication des costumes.

      Matani Kainuku
      Il y a toute une équipe derrière qui s'occupe de la couture, de l'assemblage des matériaux et qui sont aptes à me dire si tel ou tel matériau doit être collé avant ou après parce qu'ils ont l'habitude du savoir, ils ont le savoir faire, et c'est ce comité qui cherche à découper ces matériaux, à les préparer pour que les danseurs et les danseuses, quand ils sont prêts à réaliser leurs costumes, le fasse avec tous les matériaux déjà prêts. Je n'envoie pas les danseurs chercher à droite et à gauche chercher tous ces matériaux. Pas du tout. Nous essayons d'avoir tout ça autour de nous pour que la réalisation et la confection de ces costumes se fasse dans un ordre bien précis, de manière structurée et pour que chacun finisse à temps les costumes.

      Danseurs et danseuses participent donc à la fabrication des costumes et chacun semble avoir un rôle bien défini.

      DANSEUSE
      Je suis en train de tresser un « lie ». Pour faire un « lie », on utilise les feuilles de auti. Auparavant, on aura enlevé la rainure principale qui se trouve ici. On la passe sur le feu. Soit sur le feu, soit on utilise un fer à repasser pour que la feuille se ramollisse encore plus et pour la conserver. Une fois que c'est fait, on va diviser la feuille de auti en deux par le milieu, donc on aura deux morceau bien distincts. On tresse toujours dans le même sens et il faut bien veiller à ce que les deux côtés soient bien roulés parce que sinon c'est toute la tresse qui va se dérouler.

      DANSEUR
      Les tresses, ce sont des feuilles de auti, tressées en cordelette, qui ont été cousues sur une coiffe. Et en cousant sur la coiffe, on essaie de ne pas voir la couture.

      DANSEUSE
      Je suis en train de coudre un opui sur ma taille en more. Ici, c'est du auti tressé à trois. D'abord, on fait notre taille en peure. Ensuite on a cousu le restant de notre more, ensuite, on a mis du auti tressé à trois, et à la fin on met des opui.

      COUTURIERE
      Je fixe la nacre. C'est mon mari qui les a faites pour la groupe. Il y en a eu pour des milliers de petits carrés, de petits rectangles... des éclats pour les danseuses, il a fallu les polir, les découper. Les cocos nous sommes allés les chercher au marché, par contre, les nacres, ce sont des amis qui ont donné. Il y en a qui ont été amenées des Gambier... Donc je confectionne un collier, c'est pour un petit garçon de cinq ans.

      Matani Kainuku
      J'aime réaliser, j'aime mettre à plat mes idées, mais je ne suis pas costumier. Je suis le chef de la troupe de danse, je m'occupe de tout. Et je me sens plus comme un guide pour tout le monde que comme quelqu'un qui a une spécialisation dans l'affaire. Je pense que c'est un travail qui doit plus se faire dans la confiance et dans cet esprit d'entraide parce que tout seul, je n'y arriverai pas.

      Coco Tirao
      Depuis que j'ai pris la troupe Ahutoru nui en tant que chorégraphe et costumier, j'ai toujours travaillé mes costumes tout seul. Il n'y a que cette année et l'année dernière et en 2001 que j'ai fait appel de personnes pour confectionner mes costumes. Sinon, lorsque je travaille avec ces personnes-là, je leur fais le modèle et ils ont juste à suivre.
      Ahutoru nui a pour cette habitude de ne pas donner aux danseurs le fait de faire leur propre costume, sauf celui du végétal. Le grand costume... On a vu les années précédentes, lorsque l'on donnait un travail aux danseurs, le danseur ne respectait pas vraiment la création, ce que le costumier a voulu... que le danseur faire ressortir sur le costume. En fait le danseur a toujours voulu mettre son petit grain de sel dedans pour dire « c'est moi qui l'ai fait » ou il ne respectera pas les proportions exactes des matières utilisées dans le costume. En fait le danseur va délirer, mais à sa manière. Et un costumier est toujours là à regarder s'ils ont bien fait leur travail. S'il y a des choses qui n'ont pas été bien faites, le costumier doit refaire tout le costume... C'est du temps perdu. C'est la raison pour laquelle Ahutoru nui a toujours fait faire ses costumes par une seule et même personne.

      Les costumes ainsi créés s'exhibent fièrement au Heiva. Les matériaux et les formes sont alors en parfaite harmonie avec les gestes. Certains semblent parfois plus originaux que d'autres, mais ils respectent tous des règles établies, garantes de tout concours.

      Matani Kainuku
      Le concours existe. La compétition existe dans la société. Je m'inquiète pas pour la compétition elle existera toujours, je pense surtout à l'évaluation, parce que l'évaluation, la manière dont sont évaluées les choses ne dépend que des personnes qui évaluent et d'un règlement. Je suis pour le règlement parce que je participe au Heiva donc je m'engage à ce qui se fait mais ce n'est pas un frein à la réalisation de mon costume, du costume de la troupe, à la réalisation du spectacle. L'évaluation et les règles qui nous sont imposée me permettent d'avoir un cadre de travail mais cela ne m'empêche pas d'avoir une certaine souplesse avec ma troupe et d'avoir une certaine souplesse dans la création du spectacle. Et je pense que cela est important, je pense que toute personne capable de créer, puisqu'elle participe à un concours, se dise que ce n'est pas le concours qui va nous des obstacles à la création. La création, elle existe de toutes façons, qu'il y ait concours au pas...

      Coco Tirao
      Moi je dis qu'il y a beaucoup de faux parce que le seul costume qui est fait de façon traditionnelle, c'est celui que l'on montre au jury. Mais pour tous les danseurs, danseuses, les costumes ne sont confectionnés comme celui que l'on doit montrer au jury. Le costume que l'on doit montrer au jury doit être fait qu'avec des matières locales, sans nylon, sans colle... On doit vraiment mettre en valeur le costume avec ce que tu as à portée de main, cousue avec du peore, le rafia à la limite passe, mais le rafia n'est pas une matière d'ici, c'est une matière de l'extérieur. Il est rare, rare, rare, de voir un costume traditionnel fait à 100% local.

      Malgré certaines entraves au strict règlement, les costumes éblouissent. Les costumiers n'ont de cesse de créer, innover, visitant toujours différemment les histoires d'autrefois.
      Et ces costumes, inlassablement, ne cessent de danser.

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    • (1) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)

      (1) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)
       
      Au large apparaît le Tahitien, unité de construction récente que les messageries maritimes ont mis en service sur la ligne de l'océanie. Première escale depuis le canal de Panama quitté voici deux semaines, nous allons mouiller à Papeete. Les voyageurs pressés, opèrent à la jumelle la découverte de l'île de Tahiti. La terre approche. Cette tiare de pierre se nomme le diadème. Chaque touriste lui consacrera un cliché. Ce plan d'eau, calme et bleu : la rade de Papeete. Franchissons la passe, ce vague trottoir madréporique arrête la houle de l'océan. Motu Uta, petit îlot corallien émergé au centre du lagon. Le soleil levant illumine le lagon et les pirogues nous accueillent. Les autorités du port ont pris passage sur la vedette. Mais la rigueur des formalités s'adoucit d'une présence féminine : une vahine, presque semblable à celles qui accueillirent Bougainville. Le navire va toucher le quai. De toutes parts la foule accourt à l'arrivée. Le navire achève son accostage tandis qu'un groupe folklorique salut les arrivants par une démonstration de ses talents. La stupéfaction reste toujours aussi vive chez les passagers de chaque navire devant la chaleur et l'atmosphère de cet accueil unique au monde, mais avant que le premier passager puisse descendre, l'invasion est immédiatement pratiquée par les deux passerelles. Enfin, on met pied à terre. C'est un officier qui vient relever un collègue, une jeune tahitienne revenant au pays au terme de ses études en Europe, et le spécimen typique du touriste ! Une terre se découvre en flânant, suivant donc ces vahine languides. A quai, les goélettes ravitailleuses des îles, chacune de leurs croisières pourraient s'appeler une aventure. Celle-ci vient d'arriver, on décharge le coprah produit industriel de la noix du cocotier. Cette métisse sino tahitienne a sa voiture particulière, un docker fait sa toilette ; des yachts de toute nationalité dont les propriétaires viennent périodiquement écouler leurs vacances à tahiti.  Après Gerbaud, le Toumelin, voici sur le pont de son cotre, le quatre vent, Marcel Bardiaud, navigateur solitaire, mais rester solitaire à Tahiti, c'est une autre histoire. Oui, chantez, chantez enfants du paradis, chantez l'adieu que ceux qui partent de chez vous n'ont jamais pu entendre sans larmes.    
      Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.
       
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    • (2) Si Tahiti m'était conté (vidéo d'archives sur tahiti.tv)

      (2) Si Tahiti m'était conté (vidéo d'archives sur tahiti.tv)
      Toute curiosité aux aguets, pénétrons dans la ville. Les cyclistes sont très nombreux, surtout à 11 heures et à 17 heures lorsque cesse le travail. Les élégantes locales sont toute l'année dans cette tenue. Presque tous les magasins de l'Océanie sont « fait ça se fit », le propriétaire chinois vous proposera, pêle-mêle : bicyclettes et fromages, soieries ou saucissons. Un coup d'oeil sur le marché, le marchand de glaces lui aussi est chinois. Le marché est encore l'acte de ligne des autobus appelés « truck » qui desservent les districts. Presque tous les taxis sont de fabrication américaine, ne serait-ce que pour avoir ses aises puisque voilà Porutini, le plus populaire des chauffeurs. La mendicité n'existe pas à Tahiti, et cependant nous y connaissons un clochard, précisons qu'il n'est pas tahitien.

       Nos « mutoï », agents de police tahitiens, qui ne connaissent que leur règlement européen. Ils verbalisent beaucoup plus facilement que leurs collègues des continents, ce qui n'empêchent pas les infractions, ni les accidents. Ces agents-là ne sont pas tellement bousculés. A la mémoire d'un maître dont un fils vagabond erre dans la ville. Les fidèles sortent de la cathédrale et comme partout dans le monde, on use du dimanche pour faire admirer la dernière oeuvre de sa couturière ou de sa modiste. Voisinant avec l'église, une des plus florissante affaire locale : la banque de l'Indochine. Un garage qui peut s'enorgueillir du plus important débit de voitures américaines. Au premier étage de l'angle droit : l'hôtel Tahiti. Les cloisons intérieures sont en bois et ne montent pas jusqu'au plafond. Nous nous refusons à tout commentaire. Un cinéma : « le bambou », charpente de bois, revêtement intérieur en bambou. Une vahine subit le charme d'Easton Williams. La résidence et les bureaux du Gouverneur. Le palais de justice. Quelques membres du barreau appelés en ce pays selon l'usage, défenseurs. La poste. Le super confort dans l'hôtellerie tahitienne. La sortie du temple, fidèles presque exclusivement indigènes. Les petits chapeaux sont devenus grands. Confectionnés en écorce de bambou ou en palmes de cocotier, ils sont souvent l'oeuvre de celles qui les arborent. Ce cimetière est-il triste ? Mais il faut le visiter la nuit de la toussaint, entièrement illuminé aux bougies. Ce cénotaphe est la reconstitution d'un marae, autel des anciens temps sur lesquels s'accomplissaient les sacrifices humains. Pour pittoresque que soit ce panorama, nous connaissons des lieux beaucoup plus gais, ainsi le Quinn's, dancing fréquenté par les Européens. Danses européennes et locales s'y mêlent selon l'humeur de la clientèle et selon le degré d'imbibition. Allons au point de médisance, voici un matelot français qui pense à autre chose qu'à boire. Dame Gaste ! Quel succès lors du retour à Brest. 
      Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.
       
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    • (3) Si Tahiti m'était conté (Images d'archives sur Tahiti.tv)

      (3) Si Tahiti m'était conté (Images d'archives sur Tahiti.tv)
      Allons emprunter le car pour visiter l'île. Voici les transports en commun à Tahiti. Parcourons la côte ouest. Cette verdure est éternelle. Le thermomètre oscille entre 33 degrés à midi et 18 degrés à minuit durant toute l'année. Une halte : on charge une pirogue destinée à un autre district. Pendant ce temps, un coup d'oeil sur la plage de Punaauia. Mais ne manquons pas le départ ! Belle route n'est-ce pas ? Certes, mais ce goudronnage est récent. Voici quelques années, on roulait encore sur la pierraille.
       Un salut au cantonnier tahitien, ne vous formalisez pas, ils sont en uniforme réglementaire. Dans le district de Paea, un étang en bordure de mer. Les chevaux comme ailleurs concurrencés par l'automobile, sont montés ici sans selle ni étrier. Dans les districts éloignés pour vous rendre en ville, pas besoin de faire signe au machiniste. Déposé, avant de vous coucher, un branchage sur le bord de la route. Vous serez éveillé au klaxon, et tandis que vous vous vêtirez, le truck attendra, patiemment, et comme cette manoeuvre se répètera fréquemment, vous ne saurez jamais combien d'heures il vous faudra pour atteindre votre destination. Engageons-nous dans la presqu'île. Est-ce dans ce village que désireriez finir vos jours ? Ces jeunes gens sont affables et pas encore influencés par la moderne civilisation. Heureusement, la coiffure en queue de cheval n'a guère franchi le Pacifique. Puisque nous en sommes à la coiffure, établissez vous-même le rapport entre l'hygiène et l'élevage de la volaille. La vallée du district de Teahupoo limite la route de la côte ouest. Nous poursuivrons donc par mer pour contourner l'extrémité de la presqu'île. Pour prendre la mer, il faut une pirogue, nous allons vous en construire une sur le champs. Arbre utilisé : le maiore, communément appelé : arbre à pain, ou encore le manguier. On dégrossit le tronc à l'herminette et à la hache. La finition est plus délicate ; on y ajoute un ou deux bordés puis le support du balancier. Le tout est assemblé à l'aide d'un lien en fibre de coco. Le balancier est en purau, bois spécifiquement léger. Le support arrière revêt une forme particulière, destiné à ménager le passage de la pagaie. Après l'effort, la pause. Après la pause, la démonstration. Vahine et tane sont aussi habiles à en user. Décomposer du plongeon tahitien. Position verticale, jambes croisées sous le postérieur. Ne pas omettre de se pincer le nez. On se sèche. Ne nous laissons pas distraire par ces sirènes. Au revoir ! Tourné en 1953 par Alphone et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.
       
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    • (4) Si Tahiti m'était conté (Images d'archives sur tahiti.tv)

      (4) Si Tahiti m'était conté (Images d'archives sur tahiti.tv)
      Tentons maintenant le difficile passage de l'extrême pointe de la presqu'île de Tahiti (Polynésie française). Ce lieu se dénomme le Pari. Ici, plus de lagon, plus de route, plus de bande côtière. Acrobatique, le passage à pied devient impossible. Transportées on ne sait comment, des noix de coco ont germés dans les crevasses des rochers et donné naissance à ces curieux troncs.
       Nous ne dramatiserons rien, mais cet endroit n'est pas exempt de danger. Il n'avait d'ailleurs jamais été filmé. En effet, l'alternance de hauts et de bas fonds, rend en toutes saisons la mer agitée, et l'accès possible seulement aux embarcations de faible tonnage. On frémit en songeant à ce que serait la côte tahitienne si elle n'était protégée des assauts de l'océan par sa précieuse ceinture de corail. Après cette traversée, très conditionnelle, nous retrouvons de l'autre côté de la presqu'île le dernier lagon de la côte Est (de l'île de Tahiti). Dans ces parages, vit un européen, surnommé « l'homme nature », sans doute à cause de sa frugalité, mais encore à cause de sa tenue. Jugez-en, nous l'avons filmé à son insu à l'aide d'un téléobjectif car la vue d'un appareil de photographie le rend furieux. Le décor s'adoucit dans ses contours. A nouveau l'agréable quiétude des lagons et rivières. Entre autre qualité, les tahitiens sont d'une propreté souvent ignorée des populations européennes. Ils aiment l'eau et se baignent fréquemment. Ce shampoing est quotidien, tellement plus sain et naturel que les méthodes pratiquées sur les continents. C'est dans ce cadre bucolique que nous lierons connaissance avec notre petite amie : Hina. Si elle vous agrée, réjouissez-vous, elle ne nous quittera plus d'ici la fin de notre voyage. Ici, point de route. Un imprécis sentier, parallèle au rivage. Pas davantage de pont pour franchir les embouchures de rivières. Tantôt à pied, tantôt en pirogue, nous découvrons notre paradis. Les cases sont espacées, les indigènes d'un type plus affirmés. Affables, ils nous offrent ce dont ils disposent. La nature est généreuse. Sur les récifs, nous trouvons en abondance une sorte d'escargot de mer, dénommé « maua ». Nous les consommerons accompagnés de noix de coco. La coquille brisée, la chair lavée, le maua se mange cru, mais encore cuit sur la braise, ou au four. Par cette étroite plage, le long d'un immense lagon, nous gagnerons le village de Tautira, où s'ouvre la route de la côte est. A l'ouverture de la route de Tautira, un radier franchit la rivière. Lorsqu'il y a crue, les tahitiens ne connaissent qu'une méthode : la patience. Pour peu qu'ils soient nantis d'une guitare et de quelques nourritures, le niveau s'est abaissé avant la fin des agapes.  Tourné en 1953 par Alphone et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.
       
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    • (5) Si Tahiti m'était conté (Images d'archives sur Tahiti.tv)

      (5) Si Tahiti m'était conté (Images d'archives sur Tahiti.tv)
      Nous arrivons à la léproserie d'Orofara. Installé à l'entrée d'une vallée, le village est coquet et entretenu par les malades eux-mêmes. Il abrite une centaine de lépreux. Convenons que sur 60 000 habitants, le pourcentage est faible. De plus, la maladie est non seulement en voie de régression, mais vraisemblablement en voie de disparition. En effet, depuis la découverte de la promine, on n'hospitalise pratiquement plus de lépreux.
       Les personnes charitables pourront leur envoyer des friandises, ou encore des magasines, même peu récents, à cette simple adresse : Léproserie de Tahiti. A peu de distance de Papeete maintenant, arrêtons nous près du Lafayette où, sur une plage, quelques vahine trouvent la vie belle. Un bain dans une eau constamment à 28 degrés n'est pas désagréable. Cependant les bains de mer ne sont prisés des tahitiens, ils préfèrent les rivières, plus fraîches et qui permettent l'usage du savon. Les plages tahitiennes sont souvent de sable noir, pas plus salissant que le sable jaune et offrant l'avantage de ne pas blesser la vue par réverbération. Le tombeau du roi Pomare, dernier représentant masculin de la monarchie tahitienne. Un peu plus loin, le bain préféré du monarque et du prince. Nous avons bouclé le tour de l'île Tahiti. Sur la rade et la ville paisibles, tombe le crépuscule. Familiarisons nous maintenant avec la vie traditionnelle des tahitiens. C'est de préférence sur le bord de la mer que le naturel construit sa case. Il va couper dans la vallée le purau pour en faire l'armature et la charpente. Il n'utilise aucun clou. Les assemblages sont ligaturés à l'écorce de purau, lien végétal souple et résistant. Le purau est un arbre tropical très commun à Tahiti. Voici une édification plus importante mais avec des poteaux en cocotier. Durant que les tane établissent la charpente, les vahine dressent la toiture constituée de palmes de cocotier sèches, puis immergées dans l'eau de mer avant emploi, pour éviter que certains insectes ne s'y logent. Chaque palme de cocotier tressée est liée à la charpente, elle est en quelques sortes la tuile tahitienne. Une telle toiture dure de trois à quatre années, lorsqu'elle est vétuste, l'indigène la remplace par une toiture neuve de même nature qui ne lui coûte que son travail.  Même procédé pour les parois, les auvents et la porte.   Les charnières également sont faites d'écorce de purau. Notre petite case est achevée. Elle a vue sur la mer, ce qui est ici le minimum exigible. Commencée le matin, souvent terminée le soir même... Allons nous reposer !Tourné en 1953 par Alphone et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.
       
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    • Taravao. Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti (tahiti tv vidéo)

      Taravao. Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti (tahiti tv vidéo)
      Après une halte à Taravao, véritable carrefour entre la côte ouest et la côte est, entre la grande terre et la petite terre, le tour fantaisie continue, fantaisie car entre Tautira et Teahupoo la route est inexistante. L'île est pleine de contrastes il faut parfois oublier le mythe, le rêve et affronter la réalité d'une caserne, véritable fortification d'un autre âge construite pour éviter que les hommes de la presqu'île ne viennent grossir les rebelles de Tahiti. La guerre terminée elle devient gendarmerie, au cours de la deuxième guerre mondiale prison pour une dizaine d'allemands établis dans l'île, enfin modernisée elle reçoit les jeunes recrues du BIMAT qui s'entraînent là aux gestes de la guerre dans un décor plus que paisible.
      Tautira fut le théâtre d'une rivalité politique et religieuse entre l'Espagne et l'Angleterre. L'Espagne voyait d'un très mauvais oeil l'installation anglaise dans cette île l'Aguila commandée par Boenechea mouilla devant la rivière Vaitepiha y resta un mois, sûre d'avoir placé l'île sous la couronne du roi d'Espagne. Quelques mois plus tard Cook qui en était à son deuxième voyage dans l'île, s'intéressa aussi à Tahiti qu'il souhaitait offrir à son roi. Boenechea revint, entendit utiliser la religion pour implanter la souveraineté espagnole, et débarqua deux franciscains qui ne purent s'adapter au pays. Boenechea ne reviendra pas en Espagne, son corps repose à Tautira.
      Le chef Vaiatua s'était montré pourtant généreux et avait offert à la mission un terrain sur lequel s'élève aujourd'hui l'église catholique. Un siècle passe et en 1888 un yacht, le Casco mouille à son tour dans la baie à son bord Robert Louis Stevenson et sa famille et c'est l'émerveillement « c'est le jardin d'éden retrouvé » s'écrie-t-il.
      La santé de l'écrivain s'améliore dans cette nature splendide, il monte à cheval joue de la flûte et se lie d'amitié avec le chef. Le yatch est d'un tel luxe qu'il est surnommé « Pahi Moni » bateau-argent par la population.
      De l'autre côté de la presqu'île, à Tehaupoo, c'est un autre monde le royaume des vagues qui déferlent en boucle, en rouleaux, en tubes pour la plus grande joie des surfeurs le site, pardon le spot de surf est mondialement connu et chaque année les compétitions donnent un coup de fouet à l'économie de la presqu'île . Qu'ils viennent d'Hawaii ou de Floride, d'Australie ou d'Europe, les concurrents n'ont qu'une nationalité, celle que confère l'amour de la glisse, du surf.
      Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti
      www.localvision.pf Tahiti, nom mythique. Aujourd'hui on entend parfois dire aux visiteurs « C'est mieux dans les îles » ou « ce n'est plus ce que c'était ». Ce documentaire de 52 minutes vous prouvera le contraire. Histoire polynésienne, histoire coloniale, artistes de passage, merveilles naturelles, légendes en langue tahitienne. District par district, une manière de découvrir ou de redécouvrir avec émotion une île de Tahiti comme vue de l'intérieur. Des ingrédients variés pour une vision authentique loin des clichés, visite des lieux incontournables mais également poésie polynésienne au menu. Une île qui est comme un rêve, comme une femme, une vahine mystérieuse et différente, qu'il faut savoir comprendre et écouter avant qu'elle ne laisse découvrir une partie d'elle même.

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    • Paea. Histoires de Polynésie, Tour de l'île de Tahiti (tahiti tv vidéo)

      Paea. Histoires de Polynésie, Tour de l'île de Tahiti (tahiti tv vidéo)
      Il ne reste rien ou presque rien du Marae de Mahiatea édifié par Purea pour assurer la suprématie de son fils sur les enfants d'Amo et sur les Pomaré. Cook eut l'occasion d'en admirer les superbes dimensions 81 mètres de long, 25 mètres de large, 13 mètres de haut grâce aux 11 gradins qui le composaient. Le monument élevé à Tati, au grand Tati, en évoque le souvenir. Ses pierres profanées, servirent à la construction de la route, d'un pont qui fût emporté par une crue, et à l'établissement de la grande plantation d'Atimaono, qui fît faillite. Atimaono, la seule plaine littorale digne de ce nom, inspira Sterseven qui en raconta l'histoire romancée. La culture du coton amena un millier de chinois main d'?uvre travailleuse et peu couteuse, tout commença bien réussit bien à ce William Stewart que protégeait le commissaire impérial de l'époque ainsi que sa femme puis ce fut la chute, la culture de cette plante ayant repris aux Etats Unis après la guerre de sécession. Le plaisir de se retrouver simplement entre amis, de chanter de danser, c'est cela la fameuse bringue Tahitienne qui a l'avantage en plus de réunir parents et enfants et peut durer jusqu'à épuisement, épuisement des voix bien sûr !! A partir de la pointe de Maraa et pendant vingt kilomètres, résidences et belles propriétés se partagent le littoral, protégé des vents, moins arrosé et bordé de sable blanc. Le charme de Paea, c'est d'avoir conservé les activités traditionnelles de la pêche. On pêche pour la famille, au fusil, à la ligne, au filet en Pirogue, on vit avec la mer, mais les temps ont changé, le poisson est devenu rare dans ce lagon, vivier sous-marin désormais fragilisé, que l'on rêve pourtant de retrouver après une semaine de travail à Papeete dans l'espoir de s'y détendre et peut être aussi d'y trouver un petit complément bienvenu au budget familial. On se rapproche de la ville, et on retrouve l'histoire encore une fois, car c'est aux environs de la pointe des pêcheurs, proche de l'actuel musée de Tahiti et des îles qu'en 1815 eût lieu dit-on la fameuse bataille de Fei PI qui opposa Opuhara le chef des Teva et Pomare 2. Ce dernier soutenu par les missionnaires comptait dans ses rangs des soldats armés de mousquets. La victoire de Pomaré marqua un tournant décisif dans l'histoire de Tahiti. En effet le Roi contrairement à la tradition ne poursuivit pas ses ennemis, sa clémence impressionna ses adversaires et fit sûrement plus pour la nouvelle religion que tous les prêches des pasteurs. En outre elle mis un terme définitif aux guerres intestines et assura son pouvoir définitivement à la dynastie de Pomaré. A partir de cette victoire les dieux païens furent abolis, les tikis brûlés, les marae défaits ou abandonnés, il ne resta plus que les objets domestiques traditionnels qui servaient à la pêche, à l'agriculture, à la préparation des médicaments ou des aliments, qui retrouvés permettent au musée de raconter le quotidien des habitants. D'heureuses fouilles archéologiques ont exhumé depuis tikis de pierre ou de bois et autre ornements sculptés. Faaa, c'est déjà la ville. A l'aéroport international les nouveaux arrivants découvrent le parfum du Tiare, la chaleur un peu moite qui tombe sur les épaules. La commune, très peuplée, clairement autonomiste,reste conviviale, avec son petit marché ou se mêlent fruits et légumes du fenua. Nul doute à regarder cette table d'orientation :Tahiti est bien l'île poisson pêchée par Maui, et non comme certain l'imaginent un miroir de femme. Le tournant du flamboyant est le point idéal pour observer le decollage des avions le long de cette piste qui à privé les habitants d'un accès naturel à la mer. La source d'Hotuarea heureusement offre un peu de fraîcheur aux enfants du quartier. A Papeete la vie nocturne se résume au roulottes qui proposent toutes les cuisines du ma'a chinois jusqu'aux crêpes bretonnes en passant par le délicieux poisson cru et au pittoresque Piano Bar dont les folles vedettes sont une véritable attraction. Le tour de l'île est bouclé, effleurant l'histoire, ressuscitant les légendes il a sorti de l'oubli écrivains et artistes, glorifié les rivières et les vagues, les crêtes et les vallées, promenade bonheur qui s'achève à Toata, en une brillante symphonie de couleurs et de grâce véritable hymne à la vie qui résonne comme un défi : La pirogue Polynésienne essaye bien de retrouver son Avei'a, le chemin des étoiles.Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti
      www.localvision.pf Tahiti, nom mythique. Aujourd'hui on entend parfois dire aux visiteurs « C'est mieux dans les îles » ou « ce n'est plus ce que c'était ». Ce documentaire de 52 minutes vous prouvera le contraire. Histoire polynésienne, histoire coloniale, artistes de passage, merveilles naturelles, légendes en langue tahitienne. District par district, une manière de découvrir ou de redécouvrir avec émotion une île de Tahiti comme vue de l'intérieur. Des ingrédients variés pour une vision authentique loin des clichés, visite des lieux incontournables mais également poésie polynésienne au menu. Une île qui est comme un rêve, comme une femme, une vahine mystérieuse et différente, qu'il faut savoir comprendre et écouter avant qu'elle ne laisse découvrir une partie d'elle même.

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    • Papeete. Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti (tahiti tv vidéo)

      Papeete. Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti (tahiti tv vidéo)
      C'est autour de cette rade que le pasteur Crook et les missionnaires de la London Missionary s'installent. Le port commence à attirer baleiniers, navires de commerce et même bâtiments de guerre. En 1843, ce village naissant, devient la capitale du protectorat français et la reine Pomare IV comprenant l'importance que prend ce lieu y installe sa demeure. La Vaiete qui traverse les terres royales donne son nom à la ville, Vaiete, Pape-ete, panier d'eau, c'est en effet là que les habitants autrefois remplissaient leur gourde qu'ils transportaient ensuite dans des paniers tressés.
      Si les missionnaires anglais ont bien crée la ville et ont permis aux Pomare d'assurer leur pouvoir ils furent contraints d'accepter la venue de prêtres catholiques qui eux choisirent de s'établir dans un autre quartier. Sur les terres de la mission, défrichées, mises en valeur, un bâtiment à étage, l'évêché, garde en mémoire le souvenir de ces religieux pionniers. L'escale Tahitienne est de plus en plus appréciée et les années passant les rues se dessinent au milieu des grands arbres, rues commerçantes qui vont se multiplier et la ville devenue centre administratif et commercial ne cesse depuis de se moderniser de s'agrandir, de grimper sur les collines ou de gagner sur la mer. Elle a peine à garder quelques espaces verts.
      Entre deux parking de la place Tarahoi, le buste du sénateur Pouvana'a, figure emblématique de l'autonomie Polynésienne, veille sur la petite cité. Avec l'arrivée du centre d'expérimentation du Pacifique, la Polynésie rentre dans une ère nouvelle de consommation dont Papeete est le reflet tangible alors on commence à vivre à manger à s'amuser et à chanter autrement. Et la ville depuis refuse d'être à la traîne de la modernité sans vouloir pour autant jouer à Hawaii ou à la Californie, car elle désire avant tout garder son âme, son âme Tahitienne.
      Pour tout le monde Papeete est devenue le centre obligé du travail d'où il est bon de s'échapper en fin de semaine en faisant le tour de l'île par exemple. Chacun le fait à sa manière, a ses haltes de prédilection, on part par l'est ou par l'ouest mais ce qui est sûr c'est que le meilleur tour de l'île se fait aujourd'hui en 4X4, et glacière, guitare, ukulele sont souvent du voyage. On ne sait quand il se terminera, aujourd'hui peut être ou peut être demain. La jeunesse de Tahiti, héritière de cultures diverses marie avec plus ou moins de bonheur tatouage et pierrier, pareo et jean, street dance et tamure, quand ce n'est pas Mc do et taro. Quoi qu'il en soit elle est visiblement décidée à se trouver à travers toutes ces influences une identité propre, une identité polynésienne.
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      Tahiti, nom mythique. Aujourd'hui on entend parfois dire aux visiteurs « C'est mieux dans les îles » ou « ce n'est plus ce que c'était ». Cette série de mini documentaires vous prouvera le contraire. Histoire polynésienne, histoire coloniale, artistes de passage, merveilles naturelles, légendes en langue tahitienne. District par district, une manière de découvrir ou de redécouvrir avec émotion une île de Tahiti comme vue de l'intérieur. Des ingrédients variés pour une vision authentique loin des clichés, visite des lieux incontournables mais également poésie polynésienne au menu. Une île qui est comme un rêve, comme une femme, une vahine mystérieuse et différente, qu'il faut savoir comprendre et écouter avant qu'elle ne laisse découvrir une partie d'elle même.

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    • Papenoo. Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti (tahiti tv vidéo)

      Papenoo. Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti (tahiti tv vidéo)
      « On en parlait avec mon ami, avant les gens vivaient dans la forêt, et pas au bord de la mer, maintenant on vit près de la mer, plus pratique pour pêcher et le reste, c'est ce que disent les anciens, nous on y était pas »

      La vallée de la Papenoo est une des plus larges, une de celles qui fut le plus longtemps habitées, des dallages d'habitation, des terrasses, des fondation de cases, des ruines de marae domestiques ont été restaurés et sont aujourd'hui entretenus et ouverts aux marcheurs, aux promeneurs, c'est au regard de ces vestiges que l'on comprend la noblesse de la pierre , pierre qui enferme le sacré qui impose le tapu qui protégeait autrefois ces espaces, pierres vivantes noires qui descendent vers la mer ou blanches de corail arrachées au récif. Tourner autour de l'île, c'est aussi grignoter autour de l'île, nos amis ne perdent jamais l'occasion d'une halte gourmande. Oubliées pour l'instant les chips, on retrouve avec bonheur la saveur des produits naturels, coco, banane ou ananas mais on apprécie aussi et surtout les morceaux de mangue trempés dans le vinaigre et teintés d'une mystérieuse poudre chinoise qui rend les lèvres écarlates. Le temps s'étant couvert, il est préférable de rebrousser chemin d'autant que s'il fait gris là quelques kilomètres plus loin il peut faire soleil. Les îles attirent beaucoup de visiteurs, de célébrités, et de politiciens, des joueurs de poker aux nouveaux mariés qui viennant jouir de leur lune de miel.


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      Liste des tags : Ananas , banane , Coco , District , Documentaire , Histoires , île , Mangue , Marae , Papenoo , Polynésie française , Tahiti , Tapu , Vahine , Vallée de la Papenoo , vidéo , voyage , webtv

    • Pirae. Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti (tahiti tv vidéo)

      Pirae. Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti (tahiti tv vidéo)
      C'est par la côte est, à l'exemple de James Cook qui fut le premier à le faire que commence ce tour de l'île, tour-fantaisie. A Pirae, histoire et littérature se rencontrent au pied de la cascade de la Fataua immortalisée par Pierre Loti. « Là, tout le jour il y avait société nombreuse » écrit-il, « sur l'herbe on trouvait étendues les belles jeunes femmes de Papeete qui passaient les chaudes journées tropicales à causer chanter, dormir ou bien encore à nager et à plonger comme des daurades agiles. » Sur le côté une piste escarpée trace son chemin jusqu'aux ruines d'un refuge ou s'étaient retranchés au 19e siècle les rebelles pro-anglais. La population de l'île était alors partagée, devait-elle obéir a ce Pritchard pasteur de Papeete, consul d'Angleterre, conseiller très écouté de la reine qui s'opposait à l'implantation de Français, ou bien se retrancher derrière cette fortification que les troupes de Bruat emportèrent d'assaut en 1846. On raconte que l'amiral Bruat et son aide de camp venus inspecter les préparatifs de l'assaut n'auraient pas résisté à l'envie de se baigner dans la cascade, ignorant qu'un fusil de là-haut les tenait en joue, qui ne tira pas. La paix revenue, le chef des rebelles, donna la raison de cette magnanimité, il aurait été déshonoré dit-il aux yeux de siens s'il avait tiré sur un homme nu et par trahison, s'il avait tiré sur un tavana (maire) tel que Bruat.

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