Renaud Coquille a créé une entreprise agroalimentaire
J’ai une entreprise en agro-alimentaire sur les Marquises. Nous prenons le fruit frais, nous le transformons en purée et nous le congelons pour l’exporter sur Tahiti.
J’ai travaillé dans des hôtels de Polynésie, avant d’arriver grâce à ce parcours, sur Nuku Hiva. A Nuku Hiva, je me suis aperçu qu’il y avait énormément de fruits ; je venais d’une île qui s’appelle Manihi, dans les Tuamotu, où il n’y avait absolument pas de citrons et le jour où je suis arrivé prendre mes fonctions sur l’hôtel, c’était la pleine saison des citrons. Il y avait donc ce contraste entre l’île d’où je venais et l’île où j’arrivais, d’un côté il n’y avait rien et de l’autre côté il y avait beaucoup…
Donc petit à petit, l’idée a germé de pouvoir avoir du citron dans toute la Polynésie, de pouvoir les transporter, d’éviter cette histoire de saison.
C’est des problèmes de phytosanitaire, mais aussi et surtout de conservation. Il ne s’agit pas seulement de produire pour Kaipeka puisque nous, ce que nous faisons surtout, c’est prendre l’excès de fruit, donc les gens vendent leurs fruits sur des réseaux normaux et nous, nous venons en appoint, c’est-à-dire, nous prenons l’excès de fruits, ce qui permet à l’agriculteur de vendre toute sa production.
Le plus difficile a été au départ de convaincre les gouvernants, les banques, que ce produit était viable. Heureusement au bout d’un certain temps, on a cru au projet, et aujourd’hui on a une usine sur Nuku Hiva, une petite usine d’agro-alimentaire qui fait travailler deux personnes sur place.
On a un très beau pays avec beaucoup de choses que l’on peut développer et il ne faut pas avoir peur. Il faut être prudent, mais il faut se lancer. Une entreprise doit innover, c’est-à-dire que l’on ne peut pas rester sur un seul produit et se dire « voilà ! J’ai mon produit, ça fonctionne aujourd’hui ! ». Il faut prévoir demain, il faut toujours arriver à avoir un train d’avance et je pense qu’en plus en Polynésie, on a de quoi… Et l’agro-alimentaire permet de faire d’autres choses, des choses complètement nouvelles il faut s’inspirer de ce qui est fait à l’extérieur, je pense qu’il faut aussi éviter de faire du copié-collé, cela veut dire que ce n’est pas la peine de voir, de regarder les entreprises qui fonctionnent et essayer de faire la même chose sur une autre île.
Nous avons un marché qui est très petit, il n’y a pas forcément de la place pour une même entreprise clonée, par contre, il y a de la place à mon avis pour de nouveaux produits, mais ça, c’est à nous de les inventer !
En savoir plus : Assemblée de la Polynésie française . Ccism . Kaipeka
Les nombreuses initiatives publiques et privées de ces derniers mois en faveur de la création d’entreprise témoignent de la nécessité de soutenir les porteurs de projets dans leurs initiatives et de faciliter l’accès à l’information pour tous. Rassembler en un seul et même lieu tous les partenaires concernés par le parcours du créateur, depuis les premières réflexions du projet professionnel à la formalisation des démarches administratives et la gestion de son activité, représente une véritable opportunité pour mieux s’informer, s’orienter et s’engager vers une création d’activité.
La démarche engagée par l’Assemblée de la Polynésie française et ses partenaires se veut la plus concrète et pragmatique possible. Ainsi, des ateliers pratiques, des rencontres/témoignages entrepreneurs, des bilans individuels de compétences et des stands d’information de tous les partenaires seront proposés au public.
Durée unitaire : 3 minutes 15 Episodes: 8 Langue : français Formats : 16 9ème Copyrights : Assemblée de la Polynésie française / Ccism
Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
Mots-clés
actualité, Assemblée de la Polynésie française, Ccism, Claire Schwob, Creative.tv, Entreprendre en Polynésie française, Je crée mon emploi, Polynésie française, Renaud Coquille, Tahiti, Tahiti.tvSi vous avez aimé cette vidéo, vous aimerez aussi
La rue assourdissante autour de moi hurlait. Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, Une femme passa, d'une main fastueuse Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ; Agile et no...
Bora Bora, l’ïle reine Découverte en 1722 par le hollandais Jacob Roggeven,Bora Bora prononcée Pora Pora qui signifie premier né fut nommée ainsi selon la tradition orale parce qu’e...
Monoï… un nom qui évoque à lui seul Tahiti et le rêve, le soleil et les contrées lointaines. C'est pour beaucoup une petite bouteille à l'étiquette colorée, aux senteurs fleuries et ex...
Je m'appelle Vaihere Poe Cadousteau, je suis enseignante au collège de Tipaerui, j'enseigne le français et je suis également auteure pour le groupe de danse Tamarii Tipaerui à l'occasion des Heiva...





Voir sur la carte globale