1965, au cours des grands travaux d’infrastructure destinés à équiper la Polynésie pour les expériences atomiques, on a dû procéder au déroctage de la passe de l’atoll de Hao où se construisait un aérodrome international. Cette passe, très redoutée dans le Pacifique, a un courant très violent. Le corail constituant les fonds sous-marins est formé par de la dalle corallienne très dure à dérocter.

Le problème était donc d’effectuer les travaux sans mettre un engin dans la passe et sans interrompre le trafic maritime. Il a donc fallu mettre au point une méthode entièrement nouvelle et c’est la première fois dans le monde qu’une opération de ce genre a été exécutée. Opération longue et difficile qui malheureusement a coûté la vie à deux ingénieurs dont Marc Joly à qui ce film est dédié. Il s’agissait donc pour les plongeurs tout d’abord de reconnaître le milieu dans lequel ils allaient travailler, un mascaret avec des creux de deux à trois mètres, un courant pouvant aller jusqu’à une vitesse de douze nœuds.
Il n’était pas question de travailler dans un courant d’une telle vitesse, il fallait donc connaître les étales de courant afin que les plongeurs puissent intervenir dans les meilleures conditions. L’autre problème de la passe de Hao fut la présence de nombreux requins réputés très dangereux. Pendant un mois au cours des reconnaissances d’implantation, les plongeurs ont pu s’habituer à la faune qu’ils allaient côtoyer pendant plus d’une année. Il fallait bien se dire qu’au cours des explosions, beaucoup de poissons seraient tués et attireraient énormément le requin.

Ce film n’est pas une composition cinématographique, c’est un document technique qui a été tourné tout au long des travaux. En premier lieu, on a procédé à la mise en place d’un quadrillage de travail et d’un engin appelé Soerman et qui est un drag scraper. Cet engin est composé d’une tour de tête et de deux tours de queue, les deux tours de queue devant être mouillées dans la passe. Les travaux de terrassement sur les bords de la passe ont été menés rondement et la tour de tête, c’est-à-dire la tour de contrôle a été installée pendant que l’on menait sur place des flotteurs d’une poussée de 70 tonnes devant servir à mouiller des corps morts pesant 80 tonnes. Ces corps morts sont destinés à tenir le tour de queue qui était aubané sur les trois corps morts.

Voici le Minautor, le remorqueur avec son ponton grue, ponton qui va servir à mouiller les tours de queue, chaque tour de queue pesant 18 tonnes. C’est Christian Bourgeois, chef plongeur ETSMP qui a conduit les travaux après la mort de Marc Joly. Voici maintenant les Bostons, embarcation en plastique à double fond, inchavirable, d’une tenue de mer extraordinaire. Equipés de moteur Evinrude 33 chevaux, les embarcations de 16 pieds transportaient chacune huit plongeurs et leur équipement. A terre un atelier assez important avait été installé afin de pourvoir aux besoins des engins, groupes électrogènes, etc. La tour de queue venait d’être montée.

Vous voyez là monsieur de Vinot, ingénieur et responsable du chantier. Cette tour de tête envoie une série de câbles sur la tour de queue. Ces câbles soutiennent un godet qui devra théoriquement racler ce qui a été dynamité auparavant. Les travaux de plongée ne se sont effectués que par un courant rentrant de trois à quatre nœuds pour éviter l’aspiration.

Réalisation: G. de Broca, P. Sintes, Frères Hollande, Claire Schwob, etc.
Réalisation: G. de Broca, P. Sintes, Frères Hollande, Claire Schwob, etc. Production : Opt, Video prod, Tahiti nui companies, etc.
Type : Série de mini documentaires Thème : Images d’archives du Tahiti d’antan Titre : Tahiti d’antan Synopsis : Tahiti d’antan nous entraine à la découverte de la Polynésie française de 1940 à 1970, à travers des images d’archives commentées provenant de plusieurs fonds. Durée unitaire : 5 minutes Episodes: 10 Langue : français Formats : 4/3 et 16 9ème

Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo

Si vous avez aimé cette article, vous aimerez aussi :

Partagez !
Share On Facebook
Share On Twitter
Share On Google Plus
Share On Linkedin
Share On Pinterest
Share On Youtube
Contact us