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Nous avons d’abord procédé à quelques essais de déroctage pour connaître le terrain et tâter le rendement de la dynamite, dynamitage fait par plaquage avec de la gomme A. Il n’était pas question de perforer. A cette gomme A avaient été ajoutées des charges creuses ht 50/50 destinées à ébranler en profondeur la dalle.

Voici une des charges creuses qui n’a pas explosé. Il fallait en fait enlever un mètre sur toute la longueur de la passe, ce qui représentait à peu près 7 000 mètres cubes, c’est-à-dire un cubage vraiment insignifiant par rapport à la dynamite qui fut utilisée : 150 tonnes environ. Puis on a fait les essais du godet racleur, on se rend compte immédiatement que cela n’est pas très concluant. Cet engin est très difficile à manier car le conducteur, le grutier, a 300 mètres de câbles à tenir dans ses manettes hydrauliques et chaque fois qu’un navire doit franchir la passe, les câbles sont affalés au fond. Pendant ce temps, un autre chef d’équipe ETSMP prépare les corps morts d’implantation, les charges creuses, tandis que les plongeurs s’occupent de leur matériel, regonflent leurs bouteilles.

Dans une deuxième phase, on a utilisé l’engin Soerman pour mouiller les charges de dynamite dans l’eau. Ces charges de dynamite de trente kilos auraient été emportées par le courant si l’on n’avait pris la précaution de les bétonner afin qu’elles atteignent un poids de 80 kilos. Elles étaient ensuite assemblées en chapelets de 300 à 400 kilos, dix à douze caisses par exemple. Ce chapelet de charges était accroché sur un câble porteur de l’engin Soerman amarré. A chaque tir, le câble était perdu et restait au fond. Le transporteur de dynamite regagne la petite usine où l’on bétonne ces charges, située à deux kilomètres du chantier.

L’engin Soerman soulève ce chapelet de charges au bout duquel, comme vous le constaterez, ont été installées deux grosses bouées. Ces grosses bouées sont reliées à une goupille tenant le chapelet sur le câble porteur, et naturellement, par flottabilité, elles vont dégrafer le chapelet au fur et à mesure où il s’enfoncera dans l’eau à l’endroit défini auparavant. Ce chapelet de charges atteint son point de mouillage au milieu de la passe tandis que les plongeurs se préparent à aller faire la mise à feu, mise à feu qui est faite par détonateur électrique. Il faut tout d’abord vérifier si les charges sont bien en place et ne sont pas retournées. C’est un travail très pénible car ces interventions doivent se dérouler en moins d’un quart d’heure. Il y avait deux, trois tonnes de dynamite à replacer et à charger.

On voit que le courant commence à augmenter mais les plongeurs ont pris leur rythme de travail et pourront travailler dans des courant allant jusqu’à une vitesse de quatre nœuds. Voilà un visiteur qui aimerait bien se coller à un plongeur. Ils amarrent le détonateur fixé à une plaquette, les charges étant reliées par le cordeau. Pendant toutes ces opérations, le garde anti requin veille et éloigne les squales lorsqu’ils s’approchent, non peut-être par désir d’attaquer mais plutôt par curiosité.

 »<strong>Réalisation</strong>
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Type : Série de mini documentaires Thème : Images d’archives du Tahiti d’antan Titre : Tahiti d’antan Synopsis : Tahiti d’antan nous entraine à la découverte de la Polynésie française de 1940 à 1970, à travers des images d’archives commentées provenant de plusieurs fonds. Durée unitaire : 5 minutes Episodes: 10 Langue : français Formats : 4/3 et 16 9ème
 »Réalisation:  »Production

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