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    • La préparation du four traditionnel (2) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)

      La préparation du four traditionnel (2) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)
      On prépare le poe de papaye, dessert à base d'amidon et de fruits. Le poe de banane est confectionné de la même façon. D'abord cuites à l'eau, les bananes sont ensuite pétries avec de l'amidon.
      Ce poe est enveloppé dans des feuilles de bananiers et ainsi prêt à être mis au four. C'est du manioc qu'est extrait l'amidon essentiellement pur qui entre dans la préparation de ces aliments. Voici le pied de manioc. Les gens chargés du four ont égalisé l'amas de pierres brûlantes puis en ont prélevé quelques-unes destinées à faire cuire à part un autre dessert composé essentiellement d'amidon. Cette pâtisserie cuira au contact même de la pierre brûlante, ce qui lui donnera un parfum particulier. Ajoutez du sucre, du lait de coco et coupez avec des couteaux en bois. Mais voici le moment d'utiliser notre four.
      Sur un tapis de côtes de palmes de cocotier recouvrant les pierres échauffées sont disposés les aliments à cuire. On place d'abord le porc, puis les urus, fruit de l'arbre à pain, les fei, sorte de banane rouge, seulement consommables cuites, les bananes ordinaires, les paquets de poe, le dessert tahitien, les légumes : ignames, « taroa », taros, « oi » ... Et, sur des feuilles de uru, les chevrettes, grosses crevettes d'eau douce. On peut ajouter encore poulets, canards, langoustes ou crabes.
      Simultanément à cette préparation s'achève le tressage de nattes de feuilles de purau, destinées à recouvrir les aliments. Les voici en place, elles-mêmes recouvertes de feuilles de uru sèchés. Coiffant le tout, une nouvelle protection rigoureusement étanche, faite également de feuilles de purau tressées. Enfin, pour recouvrir l'ensemble, une couche de terre de vingt à trente centimètres d'épaisseur, sans laisser le moindre orifice. Durée de la cuisson : une heure et demie à deux heures. C'est tout juste le temps utile à dresser le couvert sur des feuilles de bananiers et des palmes de cocotier ; et à confectionner les couronnes destinées aux invités. Oui, à Tahiti, on offre les couronnes aux vivants, c'est tellement mieux ! A cette cadence ouvrière, les deux heures sont vite écoulées ; voici les convives. Attention les popa'a, ne marchez pas sur la table.

      L'ouverture du four est une cérémonie non dénudée d'émotion ! Retrait de la terre, puis de la couverture étanche... et tous les aliments apparaissent cuits à point. Ne supposez pas que le porcelet ait une saveur de poisson ou que le dessert embaume les chevrettes. Nullement. Chaque met a conservé son fumet. Ouverts, puis arrosés de lait de coco, les paquets de poe sont coupés en morceaux ; et je vous assure que c'est excellent. Tout le monde à table ! Enfin ! Si l'on peut dire... Mais il manque le chef de district et Madame. Ia orana ! Les voici.
      Désirez-vous un peu de miti hue. Mais non Madame, enfin, cela ne se boit pas. C'est une préparation de coco avant maturité et mélangée à de l'eau de mer, dans laquelle a baignée une chevrette, ce qui l'a fait légèrement fermenter. C'est d'ailleurs dans cette sauce que l'on plonge tous les aliments : porcelets ou poissons, volailles ou légumes. Eh oui ! Chacun se sert et mange avec ses doigts. C'est bien plus « monamona », ou si vous préférez plus naturel, plus savoureux. Le repas s'achève, le vin rouge a créé l'ambiance et l'ambiance ici est musique et danse.
      Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.

      www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo



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    • La préparation du four traditionnel (1) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)

      La préparation du four traditionnel (1) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)
      Initions-nous à la préparation du four tahitien. Premier mouvement : creuser une fosse d'environ un mètre de diamètre. On y allume un bon feu de bois. Le feu bien vif est recouvert de pierres volcaniques qui offrent la propriété de rougir au feu sans se briser. Mais pour atteindre ce résultat, il faut compter deux heures. Pendant ce temps, procurons-nous les aliments nécessaires. On apporte des taro, légume féculent puis les uru, fruits de l'arbre à pain qui seront immédiatement épluchés à l'aide d'un coquillage scié en deux.
      Poto est universel, sous l'eau comme sur les arbres, il est à l'aise. Les pieds sanglés d'écorce de purau, il va cueillir des coco. Cela paraît simple à observer mais l'art est difficile, encore faut-il convenir avec le vent qui agite les palmes et fait balancer la tête de l'arbre. Le fruit est débarrassé de la bourre puis ouvert. L'eau des jeunes fruits est agréable à boire, elle est rafraîchissante et légèrement sucrée.
      Ceux-ci sont mûrs et leur liquide est acidulé.
      Autrefois sur un épieu de bois très dur, aujourd'hui sur un morceau de fer dentelé, on râpe la chair du coco. On en extrait le lait en pressant le coco râpé dans de la fibre végétale. Notez que le coco ne contient que de l'eau et que le lait de coco n'est que le produit de la chair du fruit râpée et pressée. Voici notre ami Poto partant pour la pêche. Il la pratique au harpon mais de préférence la nuit. D'autres s'en vont pêcher à la ligne dans le lagon. Ce tane et sa vahine se partageront l'ouvrage : lui, utilisera le harpon, elle, la ligne. Cette délicieuse enfant (maman tahitienne et papa français) va pêcher sur le récif ; mais c'est gênant le paréo. .. Et puis surtout, il faut montrer au popa'a le nouveau maillot européen acheté chez le chinois.
      Les Tahitiens capturent du poisson à l'aide de bouts de ficelle. Les popa'a, qui se livrent au même sport avec leur attirail perfectionné, reviennent souvent bredouilles.
      En moins d'une demi-heure... Ce n'est pas négligeable. Attention, ne marchez pas sur les oursins, la piqûre en est douloureuse. Sur le récif, le Tahitien ne connaît qu'un seul remède : faire pipi sur la plaie.
      Quelques spécimens des pâtés de coraux qui tapissent le lagon.
      Et un enfant de requin.
      Décidément la plus belle pêche est celle de notre ami Poto : rougets et paoro.
      Voici un totara, poisson hérisson... Puis un varo, crustacé à la chair succulente. Rassemblés et vidés, ces poissons sont réunis sous deux enveloppes végétales successives qui parfumeront le met en cours de cuisson
      Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.

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    • Motu Atea: l'archipel des Australes (tahiti tv)

      Motu Atea: l'archipel des Australes (tahiti tv)
      Situé en Polynésie française, au sud de Papeete (île de Tahiti) et en plein coeur du Pacifique, l'archipel des Australes se compose de cinq îles principales au relief typique des îles hautes, anciens volcans. Ces montagnes, érigées dans le ciel, sont entourées d'une barrière de corail, protégeant sur certaines îles un magnifique lagon au camaïeu de bleus.
      Les nombreuses falaises, vestiges des très anciennes irruptions volcaniques, plongent dans la mer, non loin des plages paradisiaques de sable blanc.
      L'archipel des Australes est très peu peuplé. En effet, la population totale dépasse à peine les 6000 habitants. Ceux-ci vivent dans de petits villages en bord de mer entourés d'une nature généreuse et préservée. Le « fiu », nonchalance locale, rythme le quotidien des villageois, qui bénéficient pourtant d'un des climats les plus frais de Polynésie Française.Les activités sont nombreuses aux Australes. L'une d'elles, l'agriculture, est une des ressources premières de ces îles ; le taro est le produit alimentaire de base de l'archipel. Cette plante à rhizome est cultivée comme le riz, dans des marécages irrigués. Les sols des Australes sont exceptionnellement riches et fertiles et l'on y cultive tous les fruits et légumes communs des régions tempérées.
      L'on y cueille également le pandanus, matière première du tressage artisanal. Ces feuilles vertes sont triées puis laissées à sécher afin d'être tresser. Cette occupation est l'apanage des femmes qui se réunissent en famille, ou en associations, afin de tresser les feuilles sèches pour en faire des chapeaux ou bien des paniers qui seront vendus aux marchés.Très respectueux du savoir et des croyances des anciens, les Polynésiens ont conservé leurs marae, lieux de culte autrefois destinés à la célébration de la vie religieuse et sociale du clan. De ces grandes plate formes ou terrasses pavées, entourés par des murets et construits avec des blocs de basalte ou des dalles de corail, il ne reste aujourd'hui que quelques pierres posées qui donnent lieu à de nombreuses légendes.
      Malgré leur attachement évident aux rites et manifestations religieuses d'autrefois, les Polynésiens sont de fervents pratiquants. Les messes ne se ratent sous aucun prétexte, et c'est toujours avec beaucoup d'entrain que les habitants des Australes chantent les Himene le dimanche à la messe. La religion est aussi prétexte à d'immenses fêtes, comme celle du Me. Les habitants se retrouvent à cette occasion dans les chants et les prières, puis organisent des visites guidées dans chaque maison afin de déterminer quelle sera la plus belle et la mieux équipée. Chaque accueil se fera selon la coutume sous la projection de talc et de parfum. Le périple durera toute une journée, ponctué de chants pieux dans les maisons des villageois malades.
      Les longues marches entre chaque maison sont parfois fatigantes mais cela n'empêchera personne, sur la fin du trajet, de fêter la journée, de danser et de chanter.Pour se reposer aux Australes, lors de votre voyage, il existe de charmantes petites pensions de famille, toujours très bien entretenues et qui seront le point de départ de nombreuses excursions. L'une des plus spectaculaires se fait à Rurutu qui possède des grottes calcaires percées à flan de falaise. Dans ces cavités, l'érosion a fait naître de la pierre, stalactites et stalagmites. L'une d'elles, servait autrefois de cloche au chef du village qui souhaitait rassembler ses disciples. Ces cavernes sont le souvenir du soulèvement cataclysmique qui projeta ces anciennes grottes sous-marines jusqu'à leur emplacement actuel.
      Mais les Australes ont bien d'autres trésors. On y trouve notamment le caviar vert. Il s'agit d'une petite algue qui pousse sur les coraux à quelques mètres de la barrière. Facile à ramasser, elle très réputée à l'étranger. Le plat d'algue est préparé très simplement avec un peu de lait de coco et de citron vert. C'est son goût salé et croquant qui rappelle à certains la saveur du caviar.Ceux qui ne ramasseront pas les algues du lagon, profiteront des ressources de la mer. Thons, bonites, et autres poisons, se pêchent dans les eaux des Australes. Et tandis que certains adoptent les moyens modernes pour attraper le poisson, d'autres préfèrent les méthodes traditionnelles.
      Souvent pratiquée en famille, la pêche est enseignée très tôt aux tout petits. Très pratiquée autrefois, il en est une cependant, qui ne reste qu'un souvenir : la pêche à la baleine. Ces énormes mammifères, que l'on peut approcher  lors de plongée sous-marine,  viennent aujourd'hui tranquillement sillonner les eaux des Australes. A Tubuai, on pratique la pêche à la pieuvre. De son encre, mélangée à du taro, on fera le « tutaefe », appât très spécifique de cette île, et grâce auquel aucun pêcheur ne pourrait, aux dires des habitants, rentrer bredouille. « C'est comme ça la vie ici? c'est comme ça ! »

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