Pour la cinquième édition du Fifo, nous avons choisi de vous entraîner dans les coulisses de ce grand festival. Chut ! Ils répètent. Connaissent-ils les paroles par cœur ?
Pierre Ollivier : l’aventure Fifo, c’est effectivement une aventure humaine et une aventure d’équipe. Les gens qui sont dans cette aventure sont dans l’aventure depuis le début. Il y a peut-être quelques personnes qui nous ont rejoints mais l’esprit, le concept, on ne l’a pas changé. On l’ait fait changer, on l’a fait évoluer mais l’âme du Fifo est toujours la même, et je crois que cette âme du Fifo, on a réussi à la conservé et puis cet esprit d’équipe, on a réussi à l’animer, à l’entretenir et c’est ce qui fait, je pense, un des succès du Fifo.
Une jeune spectatrice : c’est enrichissant pour nous, les jeunes !
Un visiteur : je ne regrette pas d’être venu parce que j’ai vu des documentaires absolument magnifiques.
Flora Devatine : c’est toujours fantastique ! C’est une grande joie, un grand plaisir
Un visiteur : moi je trouve que c’est absolument fabuleux, extraordinaire !
Un visiteur : Je suis venu avec mes enfants et ma cousine. Les enfants ont aimé.
Pierre Ollivier : mon travail principal, c’est quoi ? C’est d’abord de trouver des films, parce que sans film, il n’y aurait pas de festival. Donc il y a tout ce processus d’inscription des films, puis la présélection, trouver les scripts, les traduire, les sous-titrer, etc.
Michèle de Chazeaux : le comité de présélection s’est avéré nécessaire très vite, dès le deuxième Fifo. Alors on a demandé aux bonnes volontés, ceux qui avaient un peu de temps de bien vouloir accepter de faire partie de ce comité. On reçoit les films à partir du mois de juillet à visionner. On se réparti les cds que nous recevons, puis nous essayons de nous voir tous les 156 jours, voire toutes les semaines, quand le délai de décision approche pour échanger n os vues, échanger nos cds, en parler, visionner quelques fois en groupe.
Pierre Ollivier : après, il y a toute le recherche des partenaires, il faut trouver les financements pour payer le personnel, payer tous les transports de ces gens que l’on invite. Et après, il y a toute l’organisation pratique des transports, des hébergements, des invitations, des supports de communication qu’il faut faire, et tout ça.
Le chien : moi j’adore la communication !
Vaeoho Tepehu : Depuis que j’ai connu Pierre Ollivier, depuis que je travaille pour le Fifo, je dois dire que j’ai une vie extrêmement intense…
Le chien : je suis heureux, heureux, heureux !
Vaeoho Tepehu : c’est très fort. C’est beaucoup d’émotions, beaucoup de personnes à rencontrer, avec qui échanger, avec qui prendre contact. Répondre au téléphone, parmi les appels que je reçois, aussi bien pour des demandes d’accréditation que pour des demandes d’inscriptions aux ateliers de montage et de tournage, c’est-à-dire les différents ateliers qu’on a mis en œuvre pour le Fifo de cette année. .
Le chien : allez ! Après l’organisation et la logistique, je vous amène à la technique.
Richard Mai : on commence pour le Fifo ce matin à 6 heures par exemple pour faire le point de ce que l’on doit préparer, vérifier toute la programmation, les films qui doivent être projetés, s’il n’y a pas de soucis… En parallèle, on se charge de toute la partie logistique et technique pour accueillir le Fifo, parce que vous voyez les chapiteaux, le son, la lumière, peindre les sols, les murs…
Ludovina Tooiti : notre rôle est de s’occuper de la logistique. Qui dit logistique, c’est tous les moyens matériels et humains également. Heiva nui s’est chargé de toute la mise en place du village, telles que toutes les décorations qu’il y a avec les lattes de bois et nacre.
On se voit tout le temps, c’est la fête tout le temps !
Gérard Ferrand : dans le cadre du Fifo, je m’occupe de tout ce qui est organisation dans la cour, l’entretien dans la cour. Une semaine avant le Fifo on commence déjà les préparatifs en collaboration avec Heiva nui qui met en place les décors extérieurs. Je m’occupe plus de la projection pour le jury. Le son, c’est nous-même qui le faisons, c’est chaque personne dans chaque salle qui fait la projection et le son en même temps. Nous sommes des techniciens polyvalents.
Le chien : ici, tout le monde est polyvalent, d’ailleurs mon directeur fait lui-même l’accueil à l’aéroport.
Pierre Ollivier : le meilleur moment, c’est le moment de l’aéroport où l’on accueille. C’est un bonheur de voir les gens avec qui on correspondait depuis des mois et des mois, qui sont là, et qui viennent pour nous voir, pour voir la Polynésie, pour voir le Fifo.
Wallès Kottra : je vous souhaite à tous la bienvenue en Océanie. Vous n’êtes plus à Papeete aujourd’hui, la Maison de la Culture devient la Maison du Pacifique.
Le chien : il est bavard ce Wallès ! Allez, on se dépêche ! C’est la première séance. Mais que fait le projectionniste ?
Mike Taero : je travaille pour le Fare Tauhiti nui et dans le cadre du Fifo je suis projectionniste. Donc je suis amené à projeter les films qui sont en compétition. Donc à chaque fois je suis obligé d’être présent dans la salle avec le public.
Le chien : fantastique cette première séance ! Mais je manque à tous mes devoirs, je ne me suis pas encore présenté !
Elma Manate : je m’appelle Elma, je travaille pour la maison de la culture, je suis femme de ménage et je vous présente Heiva, c’est le directeur adjoint de la maison.
Le chien : tiens ! Voilà mon chef !
Heremoana Maamaatuaiahutapu : c’est pendant toute la semaine du festival que l’on voit toutes les équipes arriver, que ce soit l’équipe de la Maison de la Culture, de Heiva nui, de l’Ica, les jeunes de l’Isepp, de l’université, de l’association Action, Rfo radio, Rfo télé… Et tout ça se met en place effectivement un peu avant.
Le chien : remontons donc le temps.
Guy Müller : le CFI au Fifo, c’est d’abord effectivement la mise en place d’un atelier de formation qui est destiné aux jeunes réalisateurs océaniens. Je fais appel donc à un homme de terrain, Philippe Radoux, qui les encadre d’une manière efficace et très concrète, et on va à l’essentiel : 15 jours pour monter par groupe un petit sujet de ¾ à 5 minutes et le présenter à la soirée finale du Fifo.
Olivia William : je m’appelle Olivia William, je travaille pour le journal télévisé aux Vanuatu. Dans mon équipe, on est trois. Mon collègue est des Iles Cook, il travaille aussi pour le journal télévisé dans les Iles Cook. Nous travaillons sur un sujet qui porte sur le sport traditionnel comme la course des porteurs de fruits.
Le chien : le Fifo est devenu le lieu de rendez-vous des jeunes. Après le CFI, l’Isepp.
Marie-Hélène Villierme : dans le cadre du Fifo, on a monté plusieurs petits ateliers. Donc j’ai une classe de 28 à 30 élèves à gérer toutes les matinées. Il y a des équipes qui prennent des photos, il y a des équipes qui font de la production audio et il y a des équipes qui montent du son. Tout le contenu que l’on fabrique le matin va servir à al mise en page d’une newsletter.
Yahn Jezegou : c’est bien sûr aussi à nous d’aller sur le terrain, d’interviewer les bonnes personnes, d’être réactif par rapport à nos questions, d’être perspicace…
Ravaina Wong-Sang : ça nous permet de mettre en pratique tout ce que l’on a étudié de manière théorique. On a la chance de pouvoir côtoyer des gens qui travaillent déjà dans le secteur de l’audiovisuel et donc c’est un plus.
Le chien : mais comment retrouver Manouche parmi toute cette foule ?
Manouche Lehartel : j’ai été trois ans pendant trois éditions membre du jury. Matin, visionnage et puis hop ! A toute vitesse on fonce dans un hôtel, en l’occurrence le Sofitel, où l’on se réunit, où l’on déjeune et c’est un déjeuner de travail. On voit les films un à un et chaque membre du jury doit donner une appréciation du film. Et ce qui est très amusant, c’est que je me suis rendue compte que l’on avait souvent des visions complètement différentes ne fonction de nos personnalités.
Eric Bourgeois : le travail que l’on fait, il est essentiellement sur les gens qui font les documentaires et les gens qui font le Fifo. Donc ce sont d’abord les interviews des différents intervenants du Fifo 2008 qui sont ensuite diffusées à l’international sur le site internet de l’ICA avec un relais sur celui de la Maison de la culture et du site officiel du Fifo.
Matarii Metua : je suis chargé de la coordination au niveau des chauffeurs. On part à 7 heures du matin de l’hôtel, ion a 10 à 15 minutes de trajet mais sachant qu’il y a des fois de la circulation ; Donc des fois il y a des plateaux, et les personnes parfois n’arrivent pas à l’heure. Donc il faut gérer tout ça, ce sont les anomalies qu’il y a.
Pierre Ollivier : il y a toujours des petits tracas de tous les jours. Un matin par exemple, Laure Adler était bloqué dans la circulation, donc le chauffeur (c’était le premier matin), l’a déposée de l’autre côté de la passerelle et la pauvre Laure ne savait pas où aller et le Fifo était un peu loin et elle s’est retrouvé au centre artisanal au lieu d’aller dans le village du festival.
Vaiana Giraud : sur le Fifo la difficulté c’est qu’il y a beaucoup de gens qui arrivent d’un peu partout, donc on a pas forcément leurs visages, il faut les trouver, on ne les connaît pas, on n’a pas leurs noms, on n’a pas leur numéro de téléphone et il y a quand même des journalistes qui demandent à les rencontrer donc l’essentiel des journées c’est ça : trouver les gens pour les plateaux télé, les interviews… Toutes les nuits je cauchemarde, je rêve que je ne trouve pas les journalistes ou que ce n’est pas les bonnes personnes au bon moment ! Mais bon, dans le réel en général, ça se goupille bien, et puis on est nombreux à travailler dessus, donc en général ça s’enchaîne, donc c’est un miracle.
Le chien : en parlant de miracle, regardez ce que je vois !
Temaunu Tapu : au Fifo, ce que je fais, c’est avec l’équipe de Christian : rangement des chaises, des tables, et lorsque l’on a besoin de moi, dans l’équipe de son et lumière.
Le chien : son et lumière… Et les médias ?
Sophie Guébel : on est chaperonné par Khadidja qui travaille aux Nouvelles et on est là jusqu’à dimanche pour raconter les évènements, aller vers les gens, les interviewer. Le lendemain nos articles paraissent dans les Nouvelles.
Maco Porlier : je travaille à RFO, je suis chef de car et je m’occupe d’une régie mobile, ce qui consiste à assurer un direct avec une petite régie avec cinq caméras, un réalisateur, une sono et tout l’éclairage qui suit.
Jennifer Wong : on est avec un journaliste de RFO qui nous amène sur le terrain. On fait un montage vidéo de deux minutes avec nos appréciations, des petits extraits et des petits sketchs pour faire vivre un peu l’évènement.
Mylène Raveino : en amont, je me suis occupée des réservations des scolaires, puisqu’on accueille des élèves et des enseignants tous les matins au grand théâtre. Et puis après, il y a toujours pleins de choses à faire, en fait dès que l’o met son nez dehors, dans le couloir, on est happé par un problème ou quelque chose à résoudre et donc on enchaîne comme ça tout le temps, toute la journée.
Le chien : il court, il court le furet, le furet du bois Joly.
Heremoana Maamaatuaiahutapu : une partie du charme de ce festival, c’est aussi les cocktails dinatoires, où des discussions informelles peuvent déboucher sur des projets que l’on ne soupçonne même pas. Même nous sur les tables rondes pour les prochains festivals, souvent c’est en discutant avec des gens lors des cocktails que l’on arrive à décanter certaines choses, à avoir des sujets…C’est la partie un peu informelle mais qui est très importante.
Kiki Brotherson Balderanis : dans le cadre du Fifo, je m’occupe un peu de l’organisation avec Pierre en amont. Moi je m’occupe des courriers, tout ce qui est institutionnel, de quelques conventions éventuellement de partenariat. Sinon, en général, je m’occupe de toute l’organisation interne, ce qui est boisson, cocktails, tout ce qui est réceptif. C’est une ambiance d’enfer, magnifique !
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