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    • Mana, un cuvée tahitienne (Actualité de Tahiti en vidéo)

      Mana, un cuvée tahitienne (Actualité de Tahiti en vidéo)
      C'est le dernier jour des vendanges. Un moment capital où l'on constate le résultat du travail d'une année, tant par la qualité que par la quantité des grains. Heifara est tahitien, vigneron dans la région de Cahors, il a repris avec sa femme Anne, la gestion du Domaine Saint-Sernin, exploitation familiale de sa belle-famille.Après avoir sorti une cuvée tahitienne de vin de Pays appelée « Varua Maohi », il travaille actuellement sur un vin de Cahors qui s'appellera « Mana ».Dans chacun de ses vins, Heifara ne manque pas de rappeler ses origines auxquelles il reste très attaché.
      Heifara Swartvagher, vigneron du Domaine Saint-Sernin : « Moi c'est la Polynésie qui m'inspire, ensuite si j'arrive effectivement à faire ce produit -là, que je le commercialise sur le territoire, bien moi je trouve cela magnifique. Et puis si quelqu'un d'autre, dans un autre pays, souhaite l'avoir aussi. Après ce n'est plus un problème. Mais c'est d'abord la Polynésie qui m'inspire.Même si la plupart des vendanges se font maintenant avec des machines, pour le dernier jour des vendanges Heifara a décidé d'appeler ses amis tahitiens ou de la région pour récolter les raisins à la main. Les enfants comme les plus grands sont ravis de retrouver cette ambiance.
      Lara et Naomie, vendangeuses : « ben, c'est super ! Parce qu'en fait on le fait pas souvent et c'est vrai que c'est un moment qu'on partage, qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui on l'occasion de le partager. Il y a des amis. »
      Maire Masson : «Les vendanges, je n'avais jamais fait donc c'est la première fois. Il faut apprendre comment les couper, ce qu'il faut enlever, ... »
      Sur le Domaine Saint-Sernin, plus de deux cent mille bouteilles sont commercialisées chaque année. S'adapter au goût du consommateur tout en gardant les particularités de son vin c'est le véritable challenge du vigneron. Lors de la vinification, Heifara goûte et re-goûte son prochain vin. Une recette dont il est le seul à connaître le secret, entre savoir-faire de la région de Cahors et influence polynésienne.
      Anne Cavalie-Swartvagher : « La cuvée Varua Maohi est une cuvée exceptionnelle parce que elle est faite par un polynésien qi a appris, par l'intermédiaire de mon père, donc il y a vraiment ces deux cultures qui se mélangent ».
      Dominique Cavalie : «Non seulement il fait des vins un peu différent, ce qui est un plus pour nous tous, et aussi il a une approche différente et du travail de la vigne et de la commercialisation qui ne peut qu'apporter un plus à l'ensemble ».
      Une fois la récolte terminée, tous les jeunes vendangeurs se retrouvent pour une fête polynésienne au château ;A la fois fruité et conviviale, le vin de cahors « Mana » est le reflet de l'âme de la culture polynésienne, nul doute qu'il sera apprécié des tahitiens, et qui sait peut-être même des américains ou encore des chinois.
      Source : tahiti nui télévison www.tntv.pf
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    • Le marae Arahurahu, Tahiti, Polynésie française (tahiti tv)

      Le marae Arahurahu, Tahiti, Polynésie française (tahiti tv)
      En quelques années, le site du marae Arahurahu (lieu de culte) sur la commune de Paea, est devenu un haut lieu touristique de l'île de Tahiti. Une visite s'impose alors pour tous ceux qui veulent mieux connaître la culture polynésienne et l'archéologie locale.Le marae d'Arahurahu s'étend sur une superficie de plus de 500 m2, et représente un condensé de toute l'histoire de la Polynésie française avant l'arrivée des Européens. Situé à 23 km de la ville de Papeete, ce marae est typique des lieux de culte anciens, avec notamment un "ahu" (autel) à gradins haut de trois mètres. Des sculptures en bois (unu), représentations anthropomorphes, remplacent les pierres dressées qui représentaient les ancêtres. Le cadre grandiose de la vallée de Tefa'aiti lui fournit un écrin de verdure. La majesté du site s'impose particulièrement le matin, lorsque la lumière effleure les sommets environnants. Moment solennel. Le respect est de rigueur.

      Un des premiers sites classés

      Bien que ce marae ne soit pas le plus imposant de la Polynésie, ce vestige archéologique en fait un des lieux de Tahiti les plus fréquentés par les touristes.

      En 1925 et 1931, l'archéologue Kenneth Emory du Bishop Museum de Hawaii, a répertorié le marae au travers de l'inventaire des sites des Iles de la Société qu'il avait établi. Par la suite, la Société d'Etudes Océaniennes s'est attelée à restaurer le marae dans un but pédagogique . Le site fut choisi pour sa facilité d'accès et sa relative bonne conservation. La restauration fut effectuée par les hommes de la Compagnie d'infanterie coloniale et du Service des Travaux Publics en 1953. Les travaux durèrent dix semaines. Le lieu qui était resté à l'abandon quelques années est alors devenu l'un des premiers sites classés de l'île.

      Lors de son inauguration le 31 juillet 1954, une reconstitution historique racontant l'histoire de l'investiture d'un Chef suprême (Ari'i) a fortement ému le public présent. Depuis le succès considérable rencontré auprès de la population lors de cette représentation, des spectacles identiques sont donnés régulièrement lors des célébrations du Heiva (festival traditionnel du mois de juillet). Le calme et la beauté du site incitent les résidents de l'île à venir se ressourcer, loin de l'agitation de Paeete. Beaucoup y viennent flâner en famille.

      A l'entrée, les visiteurs sont salués par deux Tiki grandioses. Les Ti'i (terme tahitien) ou Tiki (terme marquisien) sont des sculptures anthropomorphes en pierre ou en bois. Celles du marae d'Arahurahu sont des reproductions effectuées en 1983, en référence à des Tiki originaires de l'île de Ra'ivavae (archipel des Australes) et sont désormais exposées dans les jardins du Musée Gauguin, dans la commune de Papeari.
      Un tiki peut tout autant signifier Homme, Dieu, ou encore Homme-Dieu. Souvent de sexe masculin, le tiki est la représentation des divinités. Tiki est l'ancêtre mi-humain mi-dieu, qui fut le premier homme. Le regard d'un tiki laisse rarement indifférent. Encore de nos jours, nimbé de son "mana" (pouvoir), il est sage de ne pas l'offenser.
      Le marae, pierre angulaire de l'espace social, politique et culturel
      Les maraes peuvent être de taille différente. Certains, de taille modeste, peuvent concerner des célébrations locales d'un clan ou d'une famille. En revanche, les plus importants, comme le marae de Taputapuatea à Opoa sur l'ile de Raiatea (île Sous le Vent) pouvait être le lieu de cérémonies d'intronisation de rois, de célébration des dieux ou encore lieu de décisions politiques. Le marae était la pierre angulaire de l'espace social, politique et culturel de la société polynésienne avant l'arrivée des premiers européens.

      Un lieu vivant
      Sur le site originel du marae, se trouvaient différents fare (maison) dont le "fare Ia Manaha" (maison des trésors cachés) qui devait être construit en une seule journée tout en respectant un rituel précis. Le corps d'une victime humaine était alors enseveli sous le pilier central pour assurer la stabilité de la construction. A l'intérieur, se trouvaient les tambours cérémoniels qui rythmaient la récitation des généalogies des familles et des prières lors des cérémonies.

      Sur le marae, les dieux étaient vénérés par des offrandes d'aliments disposés sur le "fata", autel décoré de palmes de cocotier et de feuilles de miro (arbre sacré poussant près des marae qui s'utilisait pour fabriquer des objets religieux, des statuettes). Le dieu lui-même pouvait être représenté par une pièce de bois (le to'o).

      Le marae Arahurahu, est donc un site de première importance pour celui ou celle qui veut avoir une approche des mystères de la religion ancestrale polynésienne. Lieu vivant, certaines sculptures en bois subissent les affres du temps. Mais cela n'enlève rien au charme du lieu. Bien au contraire. Le site est en osmose avec la nature environnante.
      Le site archéologique du marae Arahurahu est un témoin qui relie la terre polynésienne à son passé. L'approche d'un tel site doit donc se faire dans le respect des traditions polynésiennes.

      Source: http://www.tahitipresse.pf/2008/12/le-marae-arahurahu-tmoin-reliant-la-terre-polynsienne-son-pass/

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