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    • Le marché de Faa'a (Habitants de Polynésie française en vidéo sur Tahiti.tv)

      Le marché de Faa'a (Habitants de Polynésie française en vidéo sur Tahiti.tv)

      Bienvenue dans notre émission Mata'eina'a tour. Nous sommes aujourd'hui dans la commune de Faa'a. Nous connaissons tous le marché de Faa'a en bord de route… Et justement, nous rejoignons mama Laurent, qui est à l'origine de ce marché. Elle va nous raconter. Bonjour et merci de nous recevoir. Bonjour à toi et à tous ceux qui nous écoutent. Es-tu née à Tahiti ? Non, je ne suis pas tahitienne, je suis de Mangareva. J'ai vu en passant ce marché côte route, tu y travailles ? Oui. Quel est ton parcours ? Ce marché existe grâce à l'agriculture. Mon mari et moi sommes agriculteurs, nous apportions tous nos produits au marché de Papeete. Cependant, à cause de la distance des allers et retours, nous avons décidé de vendre en bord de route. C'est ainsi que vous avez pris la décision d'acheter un terrain ? Oui. Cependant, il fallait tout de même tout amener le matin, puis tout rapporter le soir. Un jour, nous avons décidé d'aller voir le maire pour lui demander de construire un marché a Faa'a. Il a accepté et voici le résultat. On peut dire que tu es la mère de ce marché ! Tout à fait, oui. A quelle heure commences-tu, et à quelle heure as-tu fini ? Du lundi au samedi, nous ouvrons à 7h30, par contre, si l'on traîne un peu, on peut fermer à 19h00. Sinon, c'est vers 17h30 ou 18h00, cela dépend des jours. Dimanche, on ouvre à 5h00 du matin, c'est le jour où l'on ouvre le plus tôt. Qu'est ce que tu vends dans ton marché ? De tout, cru ou cuit. Du taro et tout ce qui va avec, jusqu'au chou, vraiment de tout. Donc tous les produits de Tahiti ! Oui, tout. Même le coco râpé ou pas, vraiment de tout. Je vois ces fleurs sur toi, sont-elles à toi ? Tu vends également des fleurs ? Non, ces couronnes sont aux mama qui vendent les fleurs. C'est donc un stand différent ? Oui, ces mama ne vendent que des fleurs et des couronnes. Et l'agriculture, tu y travailles depuis petite ? Oui. Jusqu'à aujourd'hui ? Oui. Depuis toute petite… Je suivais mes parents qui cultivaient le manioc, la patate douce, le taro… Quel message voudrais-tu adresser à ceux qui nous regardent, aux jeunes ? Je dirais aux gens de Faa'a, que le jour où vous souhaitez manger du ma'a Tahiti, du cru ou du cuit, pensez à mama Laurent. C'est aussi simple que ça ! Il y a des jours où on n'a pas le temps de préparer son repas, venez voir mama Laurent qui a tout ce qu'il vous faut. Penses-tu que l'agriculture est une bonne voie pour les jeunes ? Oui, c'est lucratif. Certains disent que non, mais moi je peux te dire que oui. Merci mama Laurent. Merci à vous de m'avoir demandé de parler du marché. Eh, vous voyez cette banane ? Mais non, elle ne vient pas de cet arbre, c'est un Fei que mama Laurent m'a donné. Si vous souhaitez manger un Ma'a Tahiti, allez voir mama Laurent juste là. Quant à nous, c'est terminé pour aujourd'hui… Au revoir. www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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    • La préparation du four traditionnel (2) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)

      La préparation du four traditionnel (2) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)
      On prépare le poe de papaye, dessert à base d'amidon et de fruits. Le poe de banane est confectionné de la même façon. D'abord cuites à l'eau, les bananes sont ensuite pétries avec de l'amidon.
      Ce poe est enveloppé dans des feuilles de bananiers et ainsi prêt à être mis au four. C'est du manioc qu'est extrait l'amidon essentiellement pur qui entre dans la préparation de ces aliments. Voici le pied de manioc. Les gens chargés du four ont égalisé l'amas de pierres brûlantes puis en ont prélevé quelques-unes destinées à faire cuire à part un autre dessert composé essentiellement d'amidon. Cette pâtisserie cuira au contact même de la pierre brûlante, ce qui lui donnera un parfum particulier. Ajoutez du sucre, du lait de coco et coupez avec des couteaux en bois. Mais voici le moment d'utiliser notre four.
      Sur un tapis de côtes de palmes de cocotier recouvrant les pierres échauffées sont disposés les aliments à cuire. On place d'abord le porc, puis les urus, fruit de l'arbre à pain, les fei, sorte de banane rouge, seulement consommables cuites, les bananes ordinaires, les paquets de poe, le dessert tahitien, les légumes : ignames, « taroa », taros, « oi » ... Et, sur des feuilles de uru, les chevrettes, grosses crevettes d'eau douce. On peut ajouter encore poulets, canards, langoustes ou crabes.
      Simultanément à cette préparation s'achève le tressage de nattes de feuilles de purau, destinées à recouvrir les aliments. Les voici en place, elles-mêmes recouvertes de feuilles de uru sèchés. Coiffant le tout, une nouvelle protection rigoureusement étanche, faite également de feuilles de purau tressées. Enfin, pour recouvrir l'ensemble, une couche de terre de vingt à trente centimètres d'épaisseur, sans laisser le moindre orifice. Durée de la cuisson : une heure et demie à deux heures. C'est tout juste le temps utile à dresser le couvert sur des feuilles de bananiers et des palmes de cocotier ; et à confectionner les couronnes destinées aux invités. Oui, à Tahiti, on offre les couronnes aux vivants, c'est tellement mieux ! A cette cadence ouvrière, les deux heures sont vite écoulées ; voici les convives. Attention les popa'a, ne marchez pas sur la table.

      L'ouverture du four est une cérémonie non dénudée d'émotion ! Retrait de la terre, puis de la couverture étanche... et tous les aliments apparaissent cuits à point. Ne supposez pas que le porcelet ait une saveur de poisson ou que le dessert embaume les chevrettes. Nullement. Chaque met a conservé son fumet. Ouverts, puis arrosés de lait de coco, les paquets de poe sont coupés en morceaux ; et je vous assure que c'est excellent. Tout le monde à table ! Enfin ! Si l'on peut dire... Mais il manque le chef de district et Madame. Ia orana ! Les voici.
      Désirez-vous un peu de miti hue. Mais non Madame, enfin, cela ne se boit pas. C'est une préparation de coco avant maturité et mélangée à de l'eau de mer, dans laquelle a baignée une chevrette, ce qui l'a fait légèrement fermenter. C'est d'ailleurs dans cette sauce que l'on plonge tous les aliments : porcelets ou poissons, volailles ou légumes. Eh oui ! Chacun se sert et mange avec ses doigts. C'est bien plus « monamona », ou si vous préférez plus naturel, plus savoureux. Le repas s'achève, le vin rouge a créé l'ambiance et l'ambiance ici est musique et danse.
      Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.

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