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Marguerite Lai : vous qui suivez notre émission Mata'eina'a tour, bonjour. Nous allons parler aujourd'hui de ce qui se trouve juste derrière moi, la pirogue. Rejoignons Heiarii dans son club qui assiste l'entraîneur dans son travail… Ramons avec lui. Heiarii, bonjour. Dans cette commune, que fais-tu après ton travail pour entretenir ton corps ? Heiarii Huriore : je vais faire de la pirogue. Après les heures de travail, je vais chercher quelques-uns de mes amis qui ne travaillent pas et nous allons ramer ensemble, pour nous même. C'est tout à fait différent que de traîner le soir dans les clubs, cela nous apporte bien plus ! Nous ramons la plupart du temps jusqu'à Puunui, et même parfois jusqu'au plateau de Taravao… Le parcours est dur. Marguerite Lai : tu pratiques cette discipline depuis longtemps ? Heiarii Huriore : ça fait quatre ans que je rame.Marguerite Lai : comment en es-tu arrivé à faire de la pirogue, il y a beaucoup d'autres activités ?Heiarii Huriore : j'ai essayé le football mais je n'ai réussi qu'à me blesser aux jambes et un peu partout. Ensuite, j'ai essayé la rame et cela m'a bien plu. Lorsque j'ai commencé à ramer, je n'étais comme je suis maintenant, j'étais plus gros. Avec la pirogue, j'ai vu mon corps changer, alors j'ai continué. Marguerite Lai : qui vous entraîne ? Heiarii Huriore : c'est Tumoana, bien sûr. Lorsque l'on est à terre, c'est Tumoana qui nous dit quoi faire, mais sur l'eau, c'est moi qui m'occupe des deux pirogues. Marguerite Lai : pourquoi partez-vous à deux pirogues ? Heiarii Huriore : c'est mieux ainsi. On peut voir le niveau des équipes. Si l'autre pirogue va plus vite, on essaie de la rattraper, par contre, si elle ralentie, on la motive pour qu'elle nous suive. Cependant, les deux pirogues doivent être au même niveau. Lorsque l'on fait une course, c'est pareil : on ne veut pas qu'il y en ait une moins bonne que l'autre. Marguerite Lai : explique-nous comment se passe un entraînement ? Heiarii Huriore : c'est Tumoana qui me donne le programme. S'il s'agit de ramer sur une longue distance, nous faisons de grands parcours, et s'il s'agit de distances courtes, alors, nous faisons des sprints. Tumoana me dit simplement ce qu'il y a à faire. Par contre, si nous avons une course de prévu, alors nous nous entraînons encore plus.Marguerite Lai : et cela, quel que soit le temps ? Heiarii Huriore : peu importe en effet qu'il y ait du vent, de la pluie. Ceci dit, si le temps est venteux, c'est tout aussi bien car cela nous apprend à ramer avec le vent. Si l'on ne ramait que lorsque la mer est calme, nous ne saurions plus nous adapter aux conditions de la mer… Marguerite Lai : qu'est ce que tu dis ou expliques à tes amis ?Heiarii Huriore : accordez vos rames, écoutez bien ce que l'on vous dit. C'est pour notre bien, si l'on veut vraiment progresser, on peut y arriver. Marguerite Lai : qui vous donne vos pirogues ? Heiarii Huriore : toutes nos pirogues sont à Tumoana. Celui qui n'en a pas, la fabrique lui-même. Tout le matériel et les matériaux sont à Tumoana, ainsi, tu peux faire toi-même ta pirogue, et cela ne te coûte rien. Marguerite Lai : que vous apportent physiquement les entraînements que vous faites tous les soirs ? Heiarii Huriore : le souffle. Le souffle, mais également une préparation psychologique. Dans ce sport, il faut avoir un mental très fort sinon ça ne marche pas. Marguerite Lai : comment faites-vous alors pour vous préparer mentalement ? Nous faisons beaucoup de longues distances et de sprints, afin de faire travailler le cœur. Heiarii Huriore : les ballades sur le lagon, cela n'apporte rien. Marguerite Lai : avez-vous une préparation particulière avant d'aller ramer ? Heiarii Huriore : nous faisons tout d'abord des étirements, des échauffements, puis nous discutons un peu, de l'entraînement bien sûr, et lorsque nous sommes prêts, on y va ! Marguerite Lai : Heiarii, quel est le but que vous souhaitez atteindre avec votre club ? Heiarii Huriore : nous voulons garder notre club car c'est le plus ancien. Lorsque nous avons commencé, nous étions trop jeunes pour pouvoir participer aux courses. Et maintenant, nous attendons les prochaines courses pour lesquelles nous nous sommes préparés. Marguerite Lai : merci Heiarii. Une rame et deux… Bien ! Je vous laisse car j'ai beaucoup d'entraînement, sur des pirogues à deux, quatre et six ! Au revoir et merci de nous avoir suivis. www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Liste des tags : ballades sur le lagon , Club , Commune , course , Emission , entrainement , entraîneur , équipes , Football , Heiarii Huriore , Marguerite lai , Mata'eina'a tour , mer , Pirogue , Piroguier , Polynésie française , Puunui , Ramer , tahiti , Tahiti et ses îles , Tahiti.tv , Taiarapu ouestn Habitants , Taravao , Tumoana , Vairao , Vidéo , Voyage , Webtv
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Bienvenue dans cette émission Mata'eina'a tour. Ah ! Il est midi, et savez-vous ce que l'on fait à Papeari à midi ? Je ne pense pas... Rejoignons Edmond qui nous en dira plus ; je crois savoir qu'il prépare un ma'a Tahiti. Eh ! Edmond. Merci de votre visite d'aujourd'hui. Tu es né ici à Papeari ? Oui, je suis d'ici et mes parents aussi. Peux-tu nous dire où nous nous trouvons ? Il y a le musée qui est juste à côté, le jardin botanique Harrisson Smith sur ce côté-là, c'est l'endroit où il y a les deux tortues, quant à nous, nous sommes en bord de mer. Cette construction que l'on voit derrière toi, c'est l'endroit où tu travailles, un restaurant ? Ce n'est pas vraiment un restaurant, il s'agit en fait du snack restaurant du jardin botanique. C'est donc là que tu fais ton ma'a Tahiti ? Oui. Je possède deux fours différents, qui peuvent nourrir quatre cents personnes. Un des fours contient de la nourriture pour cent personnes, c'est pour le dimanche. Lorsqu'il y a des fêtes, j'utilise les deux fours. Tu ne fais que du ma'a Tahiti ici ? Non, le ma'a Tahiti, c'est le dimanche. Il m'arrive cependant d'en faire faire trois fois dans la semaine. Par contre, la cuisine popa'a, j'en fais tous les jours, car nous sommes ouvert durant toute la semaine. En fait, selon le souhait des clients, je peux faire un ma'a Tahiti tout en gardant les plats habituels, avec en plus du poisson cru, du taro, du uru et même des plats chinois à la demande. On m'a dit que tu étais le meilleur pour faire le four traditionnel ? On ne peut pas dire que je suis le meilleur, non, je ne peux pas le dire. Tout ce que j'ai appris vient des gens de Papeari, d'un coté ou de l'autre. C'est d'eux que l'enseignement m'est venu. Ensuite, il y a eu mes parents, et c'est ainsi que j'ai pu faire du ma'a Tahiti. Par contre, je dois te dire qu'aujourd'hui, on fait un peu de mélanges. Ce n'est plus tout à fait comme avant, par exemple pour le cochon : on le mettait directement dans le four, sans le faire mariner. Aujourd'hui, il faut trouver le moyen de faire apprécier aux gens le ma'a Tahiti. Alors le cochon de lait, il faut le préparer et l'assaisonner. Le « Ahi ma'a », ce n'es pas comme un four dans lequel on met le cochon, et lorsqu'il est cuit, on baisse la température…. C'est différent, tu dois avoir dans ta tête la puissance du feu. Il ne faut pas se tromper… Sinon le cochon est brûlé ! Oui. Mais tant qu'il est cuit, ça va, il ne doit pas être trop cuit non plus… Mais ça va. Le problème, c'est s'il n'est pas assez cuit. Ça fait longtemps que tu fais ce travail ? Oui, ça fait vingt-cinq ans. Donc depuis tout petit ? Oui. Je suis dans cette activité depuis tout jeune. J'ai grandi près de mes grands-parents, et c'est ainsi que j'ai appris. Ils me disaient : fais attention au ahi ma'a, fais ceci, fais cela, c'est comme ça que l'on fait. Et une fois que tu sais, il n'y a plus de problèmes. Merci Edmond. Merci de votre visite d'aujourd'hui. Merci à Edmond de nous avoir parlé de son travail. Vous, vous allez retrouver Marguerite toujours à Papeari, quant à moi, je vais juste à côté manger avec Edmond. Merci et au revoir. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Liste des tags : ahi ma'a , Bord de mer , cochon , cochon de lait , cuisine popa'a , Edmond , Emission , four traditionnel , Fours , Habitants , jardin botanique , Jardin botanique Harrisson Smith , Ma'a tahiti , Marguerite , Mata'eina'a tour , Papeari , plats chinois , poisson cru , Polynésie française , Préparation du ma'a Tahiti , snack , Tahiti , Tahiti et ses îles , tahiti.tv , Taro , Tortues , uru , Vidéo , Voyage , Webtv
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Jeff Morohi : bonjour et bienvenue dans notre émission Mata'eina'a tour. Je vous présente un de mes amis… mais aujourd'hui, nous n'allons pas parler de lui et nous rejoignons Papa Arii qui va nous apprendre à confectionner un vivier. Bonjour papa Arii, merci de nous recevoir. Papa Arii : bonjour. Jeff Morohi : tu fabriques donc des objets en bambou… Papa Arii : oui, des viviers et des parois de maisons, c'est ce que je fais le plus souvent. Mais je fais également des cages à oiseaux, dont on peut se servir en décoration, en mettant une lumière à l'intérieur par exemple. Jeff Morohi : est-ce que tu fais vivre ta famille avec ce travail ? Papa Arii : pour manger, c'est suffisant, en vendant un ou deux viviers par jours ma famille vit bien. Jeff Morohi : cela fait longtemps que tu fais ça ? Papa Arii : depuis que je suis à la retraite, je m'y suis consacré. Quand j'étais jeune, j'en fabriquais pour moi-même. Jeff Morohi : qui t'as appris ce travail ? Papa Arii : c'est en regardant certains amis à qui j'empruntais les viviers pour aller pêcher. Ils râlaient souvent, j'ai alors décidé de confectionner les miens. Ainsi, j'ai pu pêcher : je mettais mes « tarao » dans le grand, les « ‘ouma » dans le petit, et je pouvais y aller. Quand je revenais, je laissais tout dans l'eau car à cette époque, nous n'avions pas de réfrigérateur. Le lendemain, au retour, ils étaient toujours vivants. C'est comme cela que je me suis perfectionné dans ce métier. Jeff Morohi : peux-tu nous expliquer comment faire un vivier ? Papa Arii : le vivier… Cela, ce n'est que du bambou. L'armature à l'intérieur, c'est du fil de fer. Ensuite, on prend un peu de nylon pour assembler le tout et de la corde pour attacher le haut. Puis il faut aller chercher du « purau » sec pour le terminer. Jeff Morohi : quand je regarde, tu as plusieurs tailles de viviers, des petits et des grands, pourquoi fais-tu des petits ? Papa Arii : quand on fait des viviers, ils n'ont pas la même taille à cause des nœuds qui ne sont pas à la même distance. Ainsi, de là à là, la distance est courte. Ici, elle est longue. Jeff Morohi : les nœuds n'ont pas la même taille ? Papa Arii : non. Et si on les coupe à la même longueur, celui-la n'aura pas de nœud, il n'aura aucun maintien, aucune force. Jeff Morohi : il n'a donc pas de taille fixe. Cela dépend de l'espacement entre les nœuds ? Papa Arii : c'est ça. Jeff Morohi : de combien de jours as-tu besoin pour faire un vivier ? Papa Arii : des viviers de cette taille, je peux en faire cinq en une journée. Les plus petits, entre six et sept. Jeff Morohi : est-ce que tes enfants t'aident ? Papa Arii : tu sais mes enfants ne s'intéressent pas à ce que je fais. Parfois, ils s'intéressent un peu, mais cela s'arrête très vite. J'ai le sentiment qu'ils n'ont aucune motivation. Jeff Morohi : n'as-tu jamais pensé à apprendre aux jeunes de Paea ? Papa Arii : s'ils viennent, je leurs apprendrais, il y a de quoi gagner sa vie dans la vallée. Jeff Morohi : tout à fait. Papa Arii : c'est une des erreurs de nos ancêtres : ils n'ont rien mis côté mer. Ils ont planté tous les bambous au fond des vallées. Mais quand on voit ces jeunes d'aujourd'hui, aussi jeune que toi, aucun n'y va….Quand moi, j'étais jeune, j'y allais. Mais ces jeunes-là, non. Ils ont une vision différente de celle des jeunes de cette époque. Jeff Morohi : aurais-tu un message pour notre pays ? Papa Arii : je vois toutes ces choses qui viennent de nos ancêtres disparaître… Jeff Morohi : se perdre… Papa Arii : oui. Il faudrait qu'ils viennent nous voir pour qu'on leur enseigne. Jeff Morohi : c'est une richesse pour nos jeunes d'apprendre nos coutumes ? Papa Arii : il ne faut pas attendre que les anciens meurent pour se dire : « Zut ! Je suis même pas allé le voir ! ». Jeff Morohi : ce serait trop tard... Papa Arii : vraiment trop tard. Jeff Morohi : Merci papa Arii. Papa Arii : merci. Jeff Morohi : papa Arii, quel serait le meilleur vivier pour que j'aille à la pêche ? Papa Arii : celui-là. Je le prends alors. Jeff Morohi : voici un des viviers que papa Arii a confectionné pour nous. Maintenant qu'il m'a expliqué comment le fabriquer, il va m'apprendre à pêcher… Allez, on y va ! Papa Arii : c'est parti ! Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Bienvenue dans notre émission Mata'eina'a tour. Nous sommes aujourd'hui dans la commune de Faa'a. Nous connaissons tous le marché de Faa'a en bord de route… Et justement, nous rejoignons mama Laurent, qui est à l'origine de ce marché. Elle va nous raconter. Bonjour et merci de nous recevoir. Bonjour à toi et à tous ceux qui nous écoutent. Es-tu née à Tahiti ? Non, je ne suis pas tahitienne, je suis de Mangareva. J'ai vu en passant ce marché côte route, tu y travailles ? Oui. Quel est ton parcours ? Ce marché existe grâce à l'agriculture. Mon mari et moi sommes agriculteurs, nous apportions tous nos produits au marché de Papeete. Cependant, à cause de la distance des allers et retours, nous avons décidé de vendre en bord de route. C'est ainsi que vous avez pris la décision d'acheter un terrain ? Oui. Cependant, il fallait tout de même tout amener le matin, puis tout rapporter le soir. Un jour, nous avons décidé d'aller voir le maire pour lui demander de construire un marché a Faa'a. Il a accepté et voici le résultat. On peut dire que tu es la mère de ce marché ! Tout à fait, oui. A quelle heure commences-tu, et à quelle heure as-tu fini ? Du lundi au samedi, nous ouvrons à 7h30, par contre, si l'on traîne un peu, on peut fermer à 19h00. Sinon, c'est vers 17h30 ou 18h00, cela dépend des jours. Dimanche, on ouvre à 5h00 du matin, c'est le jour où l'on ouvre le plus tôt. Qu'est ce que tu vends dans ton marché ? De tout, cru ou cuit. Du taro et tout ce qui va avec, jusqu'au chou, vraiment de tout. Donc tous les produits de Tahiti ! Oui, tout. Même le coco râpé ou pas, vraiment de tout. Je vois ces fleurs sur toi, sont-elles à toi ? Tu vends également des fleurs ? Non, ces couronnes sont aux mama qui vendent les fleurs. C'est donc un stand différent ? Oui, ces mama ne vendent que des fleurs et des couronnes. Et l'agriculture, tu y travailles depuis petite ? Oui. Jusqu'à aujourd'hui ? Oui. Depuis toute petite… Je suivais mes parents qui cultivaient le manioc, la patate douce, le taro… Quel message voudrais-tu adresser à ceux qui nous regardent, aux jeunes ? Je dirais aux gens de Faa'a, que le jour où vous souhaitez manger du ma'a Tahiti, du cru ou du cuit, pensez à mama Laurent. C'est aussi simple que ça ! Il y a des jours où on n'a pas le temps de préparer son repas, venez voir mama Laurent qui a tout ce qu'il vous faut. Penses-tu que l'agriculture est une bonne voie pour les jeunes ? Oui, c'est lucratif. Certains disent que non, mais moi je peux te dire que oui. Merci mama Laurent. Merci à vous de m'avoir demandé de parler du marché. Eh, vous voyez cette banane ? Mais non, elle ne vient pas de cet arbre, c'est un Fei que mama Laurent m'a donné. Si vous souhaitez manger un Ma'a Tahiti, allez voir mama Laurent juste là. Quant à nous, c'est terminé pour aujourd'hui… Au revoir. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Téléspectateurs fidèles de Mata'eina'a tour, bonjour. Nous sommes cette semaine dans la commune de Faa'a, qui a une population jeune assez importante. De quoi allons-nous parler ? D'un nouveau phénomène qui arrive chez nous depuis peu : une danse que l'on appelle Hip-hop… Laissons Tinomano nous éclaircir à ce sujet. Tinomano, bonjour. Bonjour. Tu pratiques une danse que tu apprécies beaucoup, le Hip-hop... Oui. D'où vient cette danse et comment as-tu commencé ? Elle vient d'Amérique. En fait, c'est à la télévision que je l'ai vu pour la première fois. Cela m'a plus, j'ai donc commencé à danser à la maison. Cela me plait vraiment. On m'a dit que vous aviez gagné un concours de hip hop… Quel est le nom de ton groupe et qu'avez-vous gagné, avec quelle danse ? Mon groupe s'appelle TCB, Tahitian Cyber Breaker. Nous avons gagné le challenge Hip-hop Orangina. Vous avez gagné dans quelle catégorie ? Dans celle de la chorégraphie. C'est notre chef de groupe qui nous a appris chaque mouvement, comme ça, comme ça, comme ça. Où vous entraînez-vous ? Derrière la mairie de Faa'a. Vous dansez sur quelle musique ? On utilise des musiques d'Amérique et de France. Le jour de l'entraînement, comment cela se passe t'il ? Raconte-nous. Lorsque l'on arrive à la mairie de Faa'a, tout le groupe est présent, nos copains sont déjà là. Notre responsable nous appelle : « venez je vais vous entraîner ». Et l'on commence. L'entraineur indique à chacun ce qu'il va danser : « toi, tu va danser ça, comme ça et ne te fais pas mal ». Il nous encadre. Dans le Hip-hop, il n'y a qu'une façon de danser ou il y en a plusieurs ? Il y en a beaucoup, comme le boogaloo, le break-dance, le pop, l'ondulation et plein d'autres choses encore. Quelle différence y a-t-il entre toutes ces sortes de danses ? Pour certaines, sur les mains, d'autres débout, ou parfois sur le ventre. On voit souvent ces jeunes qui vont dans tous les sens, sur la tête, sur le ventre, sur le dos. Arrive t-il qu'il ait des accidents ? Tu peux avoir mal aux mains, aux pieds, au ventre. Quand ça arrive, ce n'est pas évident. Qu'est que vous prévoyez pour calmer ces douleurs ? On a évidement un spray, quand on a mal à un endroit on pulvérise et… La douleur diminue. C'est ça, on a plus mal. Et si tu te casses quelque chose, on utilise aussi le spray ? Non, il faut aller à l'hôpital. Comment se fait-il que vous vous blessiez ainsi ? Les gens ne s'entraînent pas comme il faut. Combien de temps dansez-vous dans un style de danse ? On peut danser pendant deux heures, c'est pour cela que tu dois préparer ton corps et ton souffle. Pour toi, le hip-hop, c'est une danse ou un sport ? Les deux. Tu utilises ton corps dans le Hip-hop, tes pieds, donc pour moi, c'est une danse. Cependant, c'est également un sport car tu travail ton souffle. Quel message voudrais-tu adresser aux jeunes qui seraient intéressés par cette danse ? Si vous voulez danser, venez. Nous avons un groupe et nous vous apprendrons a danser. Les filles, les garçons, tout le monde peut danser ça ? Tout le monde, n'importe qui. Tinomano, tu es un champion du Hip-hop ? Oui. Est-ce que tu peux nous montrer ce que tu sais faire ? Ok ! Montre un peu ! J'ai envie d'essayer mais il ne vaut mieux pas, je risque de rester par terre. Si vous avez vu ça, ne dansez pas chez vous, rejoignez TCB ou Tinomano il vous montrera. Nous, nous nous retrouvons bientôt toujours à Faa'a. Merci a tous, merci Tinomano. Merci. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Bonjour à vous tous qui suivez notre émission Mata'eina'a tour, qui se déroule cette semaine dans la commune de Arue. Nous allons aujourd'hui, non pas vous raconter une légende de cette commune, ou bien vous en définir les limites, mais nous allons découvrir un homme, un américain du nom de James Norman Hall, dont l'histoire est très directement associée à celle de la commune de Arue. Rejoignons tout de suite Tere qui va nous en dire plus. Tere, bonjour. Bonjour Marguerite. Nous sommes ici devant la maison que l'on appelle « la maison de James Norman Hall ». Que fais-tu ici ? Je reçois toutes les personnes qui viennent visiter cette maison. Qui est James Norman Hall et comment se fait-il qu'il se soit installé ici, dans cette maison ? James Norman Hall était américain. Il est venu chez nous en tant qu'écrivain et c'est lui, qui avec Charles Nordhoff, ont écrit sur l'arrivée du Bounty. L'histoire du Bounty ? Oui, l'histoire du Bounty. Cette histoire dont le titre est « Les révoltés du Bounty » est-elle inventée ou est-elle vrai ? C'est une vraie histoire que lui et Nordhoff ont fait revivre. Cet américain, s'est-il marié avec une tahitienne ? Effectivement, il a rencontré une tahitienne, Sara Winchester, ils se sont mariés et ont eu deux enfants. Qui sont ces enfants ? Leurs descendants sont Conrad Hall et Nancy. Et Conrad Hall, qui est-il ? C'était un cinéaste américain, qui a reçu trois oscars. Revenons à James Norman Hall… Etait-il seulement écrivain ? Il était en fait pilote de chasse avant de devenir écrivain. Cette maison de James Norman Hall dans la commune de Arue, est-ce vraiment sa maison de l'époque qui a été gardé intacte ou… ? C'est une maison neuve totalement reconstituée. Lorsque l'on entre, on constate que cette maison est très exactement comme celle dans laquelle ils ont vécu. Lorsque tu reçois des visiteurs, que leur montres tu dans cette maison ? Je leur explique d'abord comment a vécu cet homme. Puis je leur montre les livres qu'il a écrits et toutes ses affaires qui ont été réunies dans cette maison aujourd'hui. Y a-t-il beaucoup d'américains qui viennent ici, et qui connaissaient cet homme ? Oui, il y en a beaucoup. Lorsqu'ils voient la maison, ils sont très surpris d'être devant la maison de cet homme dont ils ont lu les livres ou dont ils ont tant entendu parler. Tu dis que les touristes viennent ici. Et les habitants de Arue, ou ceux qui vivent dans notre pays, viennent- ils aussi ? Ils viennent aussi, bien sûr. Quand ils viennent, ils sont très étonnés. Ils se s'attendent pas à voir cette maison ainsi et dès qu'ils entrent, ils disent : « elle est vraiment belle cette maison ». Combien y a-t-il de salle dans cette maison ? Il y a quatre salles : la chambre des enfants, leur chambre, la salle à manger et son bureau. Est-ce qu'on paye pour visiter ? Oui, c'est une entrée payante, on ne peut pas ne pas faire payer. Il faut bien aider à l'entretien de cette maison. Qui a décidé de restaurer la maison de James Norman Hall ? Sa fille. C'est sa fille Nancy, son mari et leurs enfants. Merci Tere. Merci Marguerite d'être venue aujourd'hui. Quelle vie intéressante a eu ce James Norman Hall… il suffit de lire un de ses livres… Venez voir cette maison, elle est vraiment très jolie. Nous ne quittons pas la commune de Arue et rejoignons notre ami Jeff, qui nous fait découvrir un endroit peu connu. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Bonjour à vous tous qui suivez notre émission Mata'eina'a tour. Comme vous le voyez, nous sommes dans le centre artisanal de mama Haamana. Allons la rejoindre tout de suite, afin qu'elle nous parle de toutes ces belles choses qu'elle confectionne. Bonjour mama Haamana. Bonjour Jeff, et merci de cette visite. Peux-tu avant tout nous dire quel est ce centre et pourquoi il a été construit ici ? Ce local existait déjà, mais aujourd'hui, nous avons décidé de nous installer ici, cela grâce au Maire, afin de vendre nos produits. Tous les artisans de Arue se sont regroupés, et ainsi, dès le lundi, deux associations viennent surveiller ce centre. Le mardi, c'est deux autres, etc… En fait, nous avons organisé une permanence afin de n'être pas bloqué toute la semaine. Chacun notre tour, nous venons garder ce centre artisanal. Combien êtes-vous au total à faire partie de ce centre artisanal ? Nous étions onze associations au début. Aujourd'hui, nous sommes encore plus nombreux, environ dix-sept il me semble. En ce début d'année, nous avons encore accueilli trois nouvelles associations. Nous sommes très heureux, car c'est signe de prospérité que de recevoir de nouveaux membres. Je vois autour de nous qu'il y a beaucoup de choses différentes ? Tout à fait, ce sont des personnes handicapées qui ont confectionné ces choses. Celles-là ont été faites par une mama et son gendre. Les coussins et les draps sont à moi. Tu vois aussi des chapeaux ici et là ainsi que des couvertures pour enfants. C'est ma fille qui coud tout ça. Nous avons également un sculpteur, qui travaille sur nacre et qui fait des tatouages. Ta famille vit-elle bien avec le travail que tu fais ? Numéro un ! Je t'assure que oui ! Si tu es courageux, l'argent vient vite, mais si tu ne fais pas les choses à fond, tu n'auras rien. Mais tu n'es plus toute jeune ! C'est vrai, je vais sur mes soixante ans. Cela n'est pas trop dur de travailler pour une mama ? Si, c'est vraiment fatiguant. Mais que faire d'autre ? Je fais cela depuis que je suis jeune, j'ai monté mon association en 1979, cela fait bien longtemps maintenant, n'est-ce pas ? Depuis ce jour, je continue, malgré la faiblesse de ma jambe et de mon corps. Je m'effondre parfois avec un pied presque dans la tombe, mais je me relève et je reprends le travail. C'est ainsi jusqu'à aujourd'hui. Est-ce que tes enfants t'aident dans ce que tu fais ? Oui, bien sûr, car je leur ai enseigné tout ce que je sais. Lorsque je participe à une exposition par exemple, je demande à mon petit-fils de venir, et il m'aide à vendre les objets. Quelles sont les personnes qui viennent souvent ici ? Ceux qui viennent souvent, ce sont les locaux bien sûr, mais il y a également des chinois et des français. C'est notre meilleure clientèle. Aurais-tu un message à adresser à la population ? Oui. Je souhaiterais dire aux jeunes qui traînent sans emploi : « entrez dans l'artisanat ». Ils pourront gagner de l'argent. Ils ne font rien de leurs journées et finissent par faire des bêtises. Qu'ils viennent nous rejoindre, nous les anciens, nous leurs donnerons nos connaissances. C'est une richesse pour leur avenir car notre temps se termine et c'est eux qui prendront la relève. Est-ce dur de coudre ça ? Non, pas du tout. Peut-être pourrais-tu m'apprendre à coudre, puisque tu me dis que les hommes aussi peuvent coudre ! Tout à fait, il y en a qui font ça. Merci encore de nous avoir reçus. Nous rejoignons à présent Marguerite, qui va nous parler de tir au fusil… Alors mama Haamana, tu m'apprends à coudre ? Bien sûr. On y va. C'est parti ! Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Marguerite Lai : vous qui suivez notre émission Mata'eina'a tour, bonjour. Nous allons parler aujourd'hui de ce qui se trouve juste derrière moi, la pirogue. Rejoignons Heiarii dans son club qui assiste l'entraîneur dans son travail… Ramons avec lui. Heiarii, bonjour. Dans cette commune, que fais-tu après ton travail pour entretenir ton corps ? Heiarii Huriore : je vais faire de la pirogue. Après les heures de travail, je vais chercher quelques-uns de mes amis qui ne travaillent pas et nous allons ramer ensemble, pour nous même. C'est tout à fait différent que de traîner le soir dans les clubs, cela nous apporte bien plus ! Nous ramons la plupart du temps jusqu'à Puunui, et même parfois jusqu'au plateau de Taravao… Le parcours est dur. Marguerite Lai : tu pratiques cette discipline depuis longtemps ? Heiarii Huriore : ça fait quatre ans que je rame. Marguerite Lai : comment en es-tu arrivé à faire de la pirogue, il y a beaucoup d'autres activités ? Heiarii Huriore : j'ai essayé le football mais je n'ai réussi qu'à me blesser aux jambes et un peu partout. Ensuite, j'ai essayé la rame et cela m'a bien plu. Lorsque j'ai commencé à ramer, je n'étais comme je suis maintenant, j'étais plus gros. Avec la pirogue, j'ai vu mon corps changer, alors j'ai continué. Marguerite Lai : qui vous entraîne ? Heiarii Huriore : c'est Tumoana, bien sûr. Lorsque l'on est à terre, c'est Tumoana qui nous dit quoi faire, mais sur l'eau, c'est moi qui m'occupe des deux pirogues. Marguerite Lai : pourquoi partez-vous à deux pirogues ? Heiarii Huriore : c'est mieux ainsi. On peut voir le niveau des équipes. Si l'autre pirogue va plus vite, on essaie de la rattraper, par contre, si elle ralentie, on la motive pour qu'elle nous suive. Cependant, les deux pirogues doivent être au même niveau. Lorsque l'on fait une course, c'est pareil : on ne veut pas qu'il y en ait une moins bonne que l'autre. Marguerite Lai : explique-nous comment se passe un entraînement ? Heiarii Huriore : c'est Tumoana qui me donne le programme. S'il s'agit de ramer sur une longue distance, nous faisons de grands parcours, et s'il s'agit de distances courtes, alors, nous faisons des sprints. Tumoana me dit simplement ce qu'il y a à faire. Par contre, si nous avons une course de prévu, alors nous nous entraînons encore plus. Marguerite Lai : et cela, quel que soit le temps ? Heiarii Huriore : peu importe en effet qu'il y ait du vent, de la pluie. Ceci dit, si le temps est venteux, c'est tout aussi bien car cela nous apprend à ramer avec le vent. Si l'on ne ramait que lorsque la mer est calme, nous ne saurions plus nous adapter aux conditions de la mer… Marguerite Lai : qu'est ce que tu dis ou expliques à tes amis ? Heiarii Huriore : accordez vos rames, écoutez bien ce que l'on vous dit. C'est pour notre bien, si l'on veut vraiment progresser, on peut y arriver. Marguerite Lai : qui vous donne vos pirogues ? Heiarii Huriore : toutes nos pirogues sont à Tumoana. Celui qui n'en a pas, la fabrique lui-même. Tout le matériel et les matériaux sont à Tumoana, ainsi, tu peux faire toi-même ta pirogue, et cela ne te coûte rien. Marguerite Lai : que vous apportent physiquement les entraînements que vous faites tous les soirs ? Heiarii Huriore : le souffle. Le souffle, mais également une préparation psychologique. Dans ce sport, il faut avoir un mental très fort sinon ça ne marche pas. Marguerite Lai : comment faites-vous alors pour vous préparer mentalement ? Nous faisons beaucoup de longues distances et de sprints, afin de faire travailler le cœur. Heiarii Huriore : les ballades sur le lagon, cela n'apporte rien. Marguerite Lai : avez-vous une préparation particulière avant d'aller ramer ? Heiarii Huriore : nous faisons tout d'abord des étirements, des échauffements, puis nous discutons un peu, de l'entraînement bien sûr, et lorsque nous sommes prêts, on y va ! Marguerite Lai : Heiarii, quel est le but que vous souhaitez atteindre avec votre club ? Heiarii Huriore : nous voulons garder notre club car c'est le plus ancien. Lorsque nous avons commencé, nous étions trop jeunes pour pouvoir participer aux courses. Et maintenant, nous attendons les prochaines courses pour lesquelles nous nous sommes préparés. Marguerite Lai : merci Heiarii. Une rame et deux… Bien ! Je vous laisse car j'ai beaucoup d'entraînement, sur des pirogues à deux, quatre et six ! Au revoir et merci de nous avoir suivis. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Liste des tags : Ah-Soy , bois , Constructeur de pirogues , Construction de pirogues , coque , lagon , Marguerite Lai , Mataeina'a tour , Pirogue , pirogue d'entrainement , pirogue moulée , pirogues doubles , piroguiers , polyester , Polynésie française , Tahiti , Tahiti.tv , Tahitien , Vairao , Vallées , Vidéo , Voyage , Webtv
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Bonjour à vous qui suivez notre émission Mata'eina'a tour. Nous sommes toujours à Tahiti iti. Ce que vous voyez là, ce sont des ananas, et nous retrouvons justement Papa Vana qui nous parle de sa passion pour la culture de ces fruits. Bonjour Papa Vana. Bonjour. Comment ça va ? Qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, ça va toujours. Raconte-nous comment tu as commencé à cultiver les ananas. A la base, je n'étais pas un planteur d'ananas, je plantais le taro, la patate douce, mais tout ne pouvait s'écouler, et de plus, les souris et les bestioles mangeaient mes patates. Alors un vieux m'a dit : « si tu jettes une tête d'ananas, ça pousse et ça produit tout seul. » Et c'est vrai ? C'est vrai. Mais si tu veux planter sur des dizaines ou des centaines d'hectares, ce n'est plus la même chose. J'ai donc planté des ananas et l'on m'a envoyé à Paris afin d'exposer nos produits locaux cultivés, et d'en faire ainsi la promotion. J'ai rencontré là-bas un thaïlandais avec qui j'ai discuté, il parlait français et il voulait m'amener chez lui, dans son pays. Je lui ai dit que je n'avais pas d'argent et que je ne parlais pas sa langue mais il m'a répondu qu'il se chargeait de tout. Je suis donc allé en Thaïlande, et à mon départ, il m'a donné un livre assez coûteux. J'ai fait selon le livre (qui concernait la culture de fruits), mais il y a une différence entre la théorie et la pratique ! Pour me former, je suis allé à Moorea, à Rarotonga et à Hawaii. Je suis également allé voir quelques anciens, mais ils ne partageaient pas leurs connaissances. C'est toujours comme ça ! C'est lorsqu'ils disparaissent que l'on se dit : « il ne nous a même pas transmis son savoir ». C'est comme la médecine traditionnelle. Pierrot, un vieux de Hiti'a m'a dit qu'il y avait six façons de planter l'ananas, et je lui ai demandé lesquelles. Ce que je sais, c'est qu'il faut mettre la tige en terre, lui, m'a dit que c'était à moi de trouver le reste. Il ne m'a rien dit d'autre, alors j'ai cherché. Qu'ils soient plantés couchés, debouts, éloignés ou serrés, ils poussent chaque fois différemment. C'est ce que j'ai trouvé. Mais ce qu'il voulait me faire comprendre, c'est que c'était à moi seul de m'en sortir et non pas à lui de faire mon travail. Ainsi, j'ai fini par réellement trouver. Les travailleurs sont maintenant partis, et j'ai continué tout seul. C'est difficile comme travail ? Lorsque l'on commence, on est maladroit. En général, on a peur des pointes, pourtant elles sont toutes petites. Quel que soit le travail, ce n'est pas facile au début, mais dès qu'on a la main, ça coule comme l'eau dans le lit de la rivière. Par contre, il faut vraiment avoir envie. Tu ne dors que d'un oeil, à quatre heures trente, tu prends ton café et tu t'en vas. C'est ça la bonne heure de cinq à sept, il fait tellement chaud ! Ce fruit n'aime pas l'ombre des arbres. Plus le soleil est fort, plus l'ananas est sucré. Aujourd'hui, tu es tout seul à travailler ? Je prends avec moi mes enfants et mes petits enfants qui ne travaillent pas. J'ai aussi pris d'autres personnes, la terre est à moi, je laboure, on plante ensemble et l'argent est pour eux, pendant neuf mois. On plante également des cocotiers sur les limites des terres, des manguiers, des avocatiers et beaucoup d'autres arbres fruitiers. Comme ça, lorsqu'ils partiront, les uru ou les mangues commenceront à produire et il y aura à manger pour tous. Avec les cocotiers, il y aura également à boire. Il n'y a pas encore d'eau là haut, mais bientôt, les tuyaux arriveront jusqu'à la maison... Ce n'est qu'une question d'argent. Mais lorsque les travailleurs auront fini, je serais encore tout seul, à travailler quarante deux hectares. Cela ne me fait pas peur. Merci de nous avoir reçus. Très volontiers. Je suis épuisé d'avoir essayé de trouver un seul ananas sur ces quarante deux hectares. Mais voici des piments, ce n'est pas dur à trouver et le pied est bien rempli. Voilà ce que je vais manger. Merci et au revoir. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Bonjour à vous tous qui regardez cette émission Mata'eina'a tour. Aujourd'hui, nous sommes à Vairao, juste en face de l'IFREMER. Nous allons rejoindre Paul Tollis qui garde et nourrit les chevrettes vivant ici, dans de l'eau salée. Allons le retrouver, il nous expliquera tout. Paul, ia orana Ia orana Qu'est-ce que tu fais ici ? Ici, je fais de l'élevage de crevettes en bassins. Ce sont des bassins d'eau de mer qui ont quelques mètres de profondeur quand même. Est-ce que vous allez au large pour ramasser les petites crevettes et les élever ici ? Non, pour les petites crevettes, on appelle cela les post larves, on les a des closeries territoriales de Taravao. Quelles sont les tailles de ces crevettes d'eau de mer que vous prenez ? Elles sont petites ! Au début elles font deux/trois millimètres, jusqu'à cinq millimètres, puis ensuite, elles vont jusqu'à treize voire vingt centimètres. Vous les mettez dans ces bassins… Et qu'est-ce qu'il se passe tous les jours ? Le matin, ma matinée commence à six heures, je commence à donner à manger aux crevettes, en suite je fais des poids moyens, suivant ce qu'il faut que je fasse dans la semaine, pour justement calculer les rations d'aliments, etc. Ensuite ? Dans la journée, tu les regardes, tu les appelles par leur nom ??? Non… La matinée toujours, je vérifie les débits d'eau de mer, je vérifie l'oxygène, et je vérifie aussi la salinité. Qu'est-ce que vous leur donner à manger, Paul ? On leur donne des granulés pour crevette. Cela dépend de la taille de la crevette, suivant la taille on change la taille de l'aliment aussi. Combien de temps, à partir du moment où vous ensemencez ces bassins, jusqu'à la récolte ? Il faut compter cinq à six mois. Cela dépend de la biomasse qui est en bassin… Qu'est-ce que c'est la biomasse ? La biomasse, c'est le nombre de crevettes qu'il y a dans un bassin. Lorsque ces crevettes sont là pendant six mois dans ces bassins, qu'est-ce qu‘il se passe avec la biomasse ? Eh bien elle augmente au fur et à mesure que les crevettes grandissent. Les crevettes à deux grammes, et vingt-cinq mille animaux, cela ne fera pas la même biomasse qu'avec une crevette à vingt grammes ! Comment se passe la récolte ? La récolte se fait… Enfin, nous, on la fait avec un épervier, puis elles sont tout de suite mises sur glace, ensuite, mises en sachet, et à la vente. Le bassin est entièrement récolté ou vous faites un tri ? Non, justement, on pêche suivant les commandes que l'on a . Si il y a cent, deux cents kilos, selon les commandes, on pêche ce dont a besoin et on fait un triage, un calibrage justement pour différencier. S'il y a des petites à l'intérieur, on les sort. Paul, tu es l'un des responsables de ces bassins. Comment es tu arrivé à venir ici travailler ? On est passé par une association qui avait lancé un concours, on a passé les concours justement, puis on était huit à sortir de ce concours. Puis voilà, moi je suis le dernier à me trouver là ! Qu'est-ce qu'elle fait ? Explique-nous ce qu'est cette association. C'est une association qui voulait développer la crevette, développer un emploi sur Vairao pour justement certaines personnes qui s'intéressaient. Qu'est-ce que tu penses de l'avenir de l'aquaculture ici, en Polynésie ? Je pense qu'il y a encore quelque chose à faire sur la crevette, parce que là, je vois que l'on réussit, qu'il y a le marché et que l'on peut encore développer le marché. Qu'est-ce qui te passionne dans ce métier que tu pratiques ? Le goût de la crevette ! Tu les manges tous les jours ? Merci, Paul. Vous savez, j'ai demandé quelques crevettes à Paul mais il ne m'a rien donné… Alors me voici en train de pêcher. Il m'a dit qu'elles n'étaient pas assez grandes, mais j'essaie quand même ! N'allez pas lui répéter… Au revoir ! Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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