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Bienvenue dans notre émission Mata'eina'a tour. Nous sommes aujourd'hui dans la commune de Faa'a. Nous connaissons tous le marché de Faa'a en bord de route… Et justement, nous rejoignons mama Laurent, qui est à l'origine de ce marché. Elle va nous raconter. Bonjour et merci de nous recevoir. Bonjour à toi et à tous ceux qui nous écoutent. Es-tu née à Tahiti ? Non, je ne suis pas tahitienne, je suis de Mangareva. J'ai vu en passant ce marché côte route, tu y travailles ? Oui. Quel est ton parcours ? Ce marché existe grâce à l'agriculture. Mon mari et moi sommes agriculteurs, nous apportions tous nos produits au marché de Papeete. Cependant, à cause de la distance des allers et retours, nous avons décidé de vendre en bord de route. C'est ainsi que vous avez pris la décision d'acheter un terrain ? Oui. Cependant, il fallait tout de même tout amener le matin, puis tout rapporter le soir. Un jour, nous avons décidé d'aller voir le maire pour lui demander de construire un marché a Faa'a. Il a accepté et voici le résultat. On peut dire que tu es la mère de ce marché ! Tout à fait, oui. A quelle heure commences-tu, et à quelle heure as-tu fini ? Du lundi au samedi, nous ouvrons à 7h30, par contre, si l'on traîne un peu, on peut fermer à 19h00. Sinon, c'est vers 17h30 ou 18h00, cela dépend des jours. Dimanche, on ouvre à 5h00 du matin, c'est le jour où l'on ouvre le plus tôt. Qu'est ce que tu vends dans ton marché ? De tout, cru ou cuit. Du taro et tout ce qui va avec, jusqu'au chou, vraiment de tout. Donc tous les produits de Tahiti ! Oui, tout. Même le coco râpé ou pas, vraiment de tout. Je vois ces fleurs sur toi, sont-elles à toi ? Tu vends également des fleurs ? Non, ces couronnes sont aux mama qui vendent les fleurs. C'est donc un stand différent ? Oui, ces mama ne vendent que des fleurs et des couronnes. Et l'agriculture, tu y travailles depuis petite ? Oui. Jusqu'à aujourd'hui ? Oui. Depuis toute petite… Je suivais mes parents qui cultivaient le manioc, la patate douce, le taro… Quel message voudrais-tu adresser à ceux qui nous regardent, aux jeunes ? Je dirais aux gens de Faa'a, que le jour où vous souhaitez manger du ma'a Tahiti, du cru ou du cuit, pensez à mama Laurent. C'est aussi simple que ça ! Il y a des jours où on n'a pas le temps de préparer son repas, venez voir mama Laurent qui a tout ce qu'il vous faut. Penses-tu que l'agriculture est une bonne voie pour les jeunes ? Oui, c'est lucratif. Certains disent que non, mais moi je peux te dire que oui. Merci mama Laurent. Merci à vous de m'avoir demandé de parler du marché. Eh, vous voyez cette banane ? Mais non, elle ne vient pas de cet arbre, c'est un Fei que mama Laurent m'a donné. Si vous souhaitez manger un Ma'a Tahiti, allez voir mama Laurent juste là. Quant à nous, c'est terminé pour aujourd'hui… Au revoir. www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Liste des tags : Agriculteurs , Agriculture , arbre , banane , bord de route , Chou , coco rapé , Commune de Faa'a , Cöté route , couronnes , Emission , Faa'a , Fe'i , fleurs , Habitants , Le marché de faa'a , ma'a Tahiti , mama , Mama laurent , Mangareva , manioc , Marché , Marché de papeete , mata'eina'a tour , Papeete , patate douce , Polynésie française , tahiti , tahiti et ses îles , Tahiti.tv , Tahitienne , Taro , Vidéo , Voyage , Webtv
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Nous allons quitter un instant Tahiti pour effectuer un court voyage dans un archipel. Nous prendrons passage à bord de l'une de ces goélettes qui joindra en deux ou trois jours la première île du groupe des Tuamotu. La principale destination des goélettes étant le transport des marchandises, les passagers n'y sont que d'importance secondaire, et privés de tout confort. Mais le Tahitien toujours à son aise, rit toujours de la mauvaise humeur des passagers popa'a. Ce système de commodités ne vous laisse-t-il pas l'impression d'avoir été rajouté à regret ? Ce n'est qu'un symbole... Sur la ligne d'horizon apparaissent les atolls, îles basses, dont la surface affleure tout juste le niveau de la mer, et bordés d'une ceinture de récif. Nous franchissons la passe contre un courant violent et c'est par le lagon que nous aborderons le village. Mais il est des atolls ne comportant point de passe, ce qui oblige à débarquer sur le récif même, à l'aide d'une baleinière. Opération toujours délicate, souvent dangereuse, et cause d'accidents mortels. Une manoeuvre manquée peut signifier baleinière détruite et noyade. Pourtant les matelots tahitiens opèrent ce débarquement en chantant et en poussant des cris. A vide, la baleinière est relativement maniable. Pleine de coprah, elle exige une poigne et un sang froid qui ne s'acquièrent qu'avec les années. Atterrissons ! Nous voici sur une plage de l'archipel des Tuamotu dont les habitants se nomment les « Paumotu ». Il advient que ces îles basses soient ravagées par des raz de marée. Et l'on raconte que pendant une tempête, les hommes attachèrent leur vahine aux troncs des cocotiers pour que la mer ne les emporte pas. Les habitations sont groupées autour du temple et de l'église. Le sol ne produit ni fruit ni légumes et toutes les marchandises sont évidemment importées. Voici un garçon paumotu, et une vahine paumotu. Pour accueillir les visiteurs, on exécute ces danses traditionnelles dont le rythme est plus rapide que celui des danses tahitiennes ; et les figures moins souples. Les épidermes sont plus colorés et les silhouettes plus sèches qu'à Tahiti. La vie impose plus de sobriété que partout ailleurs dans ces îles dépourvues d'eau autre que les eaux de pluie recueillies dans des citernes de ciment. Mais en revanche, libres de leur personne et de leurs mouvements, sont ces enfants de la lumière, de la mer et du vent, qui ne connaissent que la vie calme et sans contrainte. Ces vastes lagons sont parsemés d'îlots. Qui donc n'a jamais imaginé ces îles isolées, paradis réel de part le calme et la douceur du climat. Vous voyez bien que le Paradis existe ! Cet Eden nous appelle du doux friselis des palmes de ses cocotiers... Si nous y faisions un petit temps de sieste ? Mais nous ne sommes pas les premiers à y avoir abordé... Agréable surprise. Ola, vahine paumotu, pourquoi vous enfuir ? Nous vous trouvons très présentables. Ah ! Vous vouliez seulement vous vêtir davantage... Dommage ! Et voilà comment l'on devient paumotu. L'hospitalité n'a pas perdu de son actualité : tout comme jadis, on offre au visiteur le peu que l'on possède. Vahine à peau dorée, paroles accueillantes, gestes conciliants... Quelles invitation à jouir du spectacle, de la vie, du silence et de ce printemps éternel. Les rêves peuvent donc être réalité ? Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.
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On prépare le poe de papaye, dessert à base d'amidon et de fruits. Le poe de banane est confectionné de la même façon. D'abord cuites à l'eau, les bananes sont ensuite pétries avec de l'amidon. Ce poe est enveloppé dans des feuilles de bananiers et ainsi prêt à être mis au four. C'est du manioc qu'est extrait l'amidon essentiellement pur qui entre dans la préparation de ces aliments. Voici le pied de manioc. Les gens chargés du four ont égalisé l'amas de pierres brûlantes puis en ont prélevé quelques-unes destinées à faire cuire à part un autre dessert composé essentiellement d'amidon. Cette pâtisserie cuira au contact même de la pierre brûlante, ce qui lui donnera un parfum particulier. Ajoutez du sucre, du lait de coco et coupez avec des couteaux en bois. Mais voici le moment d'utiliser notre four. Sur un tapis de côtes de palmes de cocotier recouvrant les pierres échauffées sont disposés les aliments à cuire. On place d'abord le porc, puis les urus, fruit de l'arbre à pain, les fei, sorte de banane rouge, seulement consommables cuites, les bananes ordinaires, les paquets de poe, le dessert tahitien, les légumes : ignames, « taroa », taros, « oi » ... Et, sur des feuilles de uru, les chevrettes, grosses crevettes d'eau douce. On peut ajouter encore poulets, canards, langoustes ou crabes. Simultanément à cette préparation s'achève le tressage de nattes de feuilles de purau, destinées à recouvrir les aliments. Les voici en place, elles-mêmes recouvertes de feuilles de uru sèchés. Coiffant le tout, une nouvelle protection rigoureusement étanche, faite également de feuilles de purau tressées. Enfin, pour recouvrir l'ensemble, une couche de terre de vingt à trente centimètres d'épaisseur, sans laisser le moindre orifice. Durée de la cuisson : une heure et demie à deux heures. C'est tout juste le temps utile à dresser le couvert sur des feuilles de bananiers et des palmes de cocotier ; et à confectionner les couronnes destinées aux invités. Oui, à Tahiti, on offre les couronnes aux vivants, c'est tellement mieux ! A cette cadence ouvrière, les deux heures sont vite écoulées ; voici les convives. Attention les popa'a, ne marchez pas sur la table.
L'ouverture du four est une cérémonie non dénudée d'émotion ! Retrait de la terre, puis de la couverture étanche... et tous les aliments apparaissent cuits à point. Ne supposez pas que le porcelet ait une saveur de poisson ou que le dessert embaume les chevrettes. Nullement. Chaque met a conservé son fumet. Ouverts, puis arrosés de lait de coco, les paquets de poe sont coupés en morceaux ; et je vous assure que c'est excellent. Tout le monde à table ! Enfin ! Si l'on peut dire... Mais il manque le chef de district et Madame. Ia orana ! Les voici. Désirez-vous un peu de miti hue. Mais non Madame, enfin, cela ne se boit pas. C'est une préparation de coco avant maturité et mélangée à de l'eau de mer, dans laquelle a baignée une chevrette, ce qui l'a fait légèrement fermenter. C'est d'ailleurs dans cette sauce que l'on plonge tous les aliments : porcelets ou poissons, volailles ou légumes. Eh oui ! Chacun se sert et mange avec ses doigts. C'est bien plus « monamona », ou si vous préférez plus naturel, plus savoureux. Le repas s'achève, le vin rouge a créé l'ambiance et l'ambiance ici est musique et danse. Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.
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Initions-nous à la préparation du four tahitien. Premier mouvement : creuser une fosse d'environ un mètre de diamètre. On y allume un bon feu de bois. Le feu bien vif est recouvert de pierres volcaniques qui offrent la propriété de rougir au feu sans se briser. Mais pour atteindre ce résultat, il faut compter deux heures. Pendant ce temps, procurons-nous les aliments nécessaires. On apporte des taro, légume féculent puis les uru, fruits de l'arbre à pain qui seront immédiatement épluchés à l'aide d'un coquillage scié en deux. Poto est universel, sous l'eau comme sur les arbres, il est à l'aise. Les pieds sanglés d'écorce de purau, il va cueillir des coco. Cela paraît simple à observer mais l'art est difficile, encore faut-il convenir avec le vent qui agite les palmes et fait balancer la tête de l'arbre. Le fruit est débarrassé de la bourre puis ouvert. L'eau des jeunes fruits est agréable à boire, elle est rafraîchissante et légèrement sucrée. Ceux-ci sont mûrs et leur liquide est acidulé. Autrefois sur un épieu de bois très dur, aujourd'hui sur un morceau de fer dentelé, on râpe la chair du coco. On en extrait le lait en pressant le coco râpé dans de la fibre végétale. Notez que le coco ne contient que de l'eau et que le lait de coco n'est que le produit de la chair du fruit râpée et pressée. Voici notre ami Poto partant pour la pêche. Il la pratique au harpon mais de préférence la nuit. D'autres s'en vont pêcher à la ligne dans le lagon. Ce tane et sa vahine se partageront l'ouvrage : lui, utilisera le harpon, elle, la ligne. Cette délicieuse enfant (maman tahitienne et papa français) va pêcher sur le récif ; mais c'est gênant le paréo. .. Et puis surtout, il faut montrer au popa'a le nouveau maillot européen acheté chez le chinois. Les Tahitiens capturent du poisson à l'aide de bouts de ficelle. Les popa'a, qui se livrent au même sport avec leur attirail perfectionné, reviennent souvent bredouilles. En moins d'une demi-heure... Ce n'est pas négligeable. Attention, ne marchez pas sur les oursins, la piqûre en est douloureuse. Sur le récif, le Tahitien ne connaît qu'un seul remède : faire pipi sur la plaie. Quelques spécimens des pâtés de coraux qui tapissent le lagon. Et un enfant de requin. Décidément la plus belle pêche est celle de notre ami Poto : rougets et paoro. Voici un totara, poisson hérisson... Puis un varo, crustacé à la chair succulente. Rassemblés et vidés, ces poissons sont réunis sous deux enveloppes végétales successives qui parfumeront le met en cours de cuisson Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.
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C'est à Sapinus qu'a lieu la deuxième édition de la Local motion Sapinus longboard classic organisée par le Christian Surfers Tahiti Surf Club, créé en septembre 1998, club affilié à l'organisation Christian Surfers International. L'épreuve se déroule à l'embouchure de la rivière Punaruu, côte ouest de Tahiti, où la houle se brise sur le récif en vagues pouvant atteindre jusqu'à 5 m de hauteur. Du 5 au 11 août 2001, une trentaine de longboarders locaux, dont Vetea David, Arsene Haroe, Michel Demont, Patrick Lau, et internationaux, comme Kanoa Dahlin, Kanai Sharsh, Pat Sukuda les hawaiiens, Dave Simmons l'australien seront jugés sur le meilleur "nose ride", le meilleur tube, le meilleur "turn", et le meilleur "radical manoeuvre". LE SPOT DE SURF Le spot de Sapinus se situe sur la côte ouest de Tahiti. A l'arrivée vers le Musée de Tahiti au PK15 à Punaauia, tournez et garez-vous dans l'aire de stationnement du Musée. En marchant en direction de la plage, le spot est à 500 mètres. La puissance des vagues, principalement des gauches, est de moyenne à rapide. Les vagues atteignent 1 mètre 50. La taille de la swell commence de 1.0 m à 1.5m et se maintient jusqu'à 4m. Houle favorable: Nord, nord-est, est, sud-est. Distance de la plage: 200 mètres. Distance de Papeete: 15 kilomètres. Niveau requis: Très bon à excellent. Saison : mai à octobre www.tahiti.tv la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Situé au Sud de Tahiti, les Australes furent les dernières îles polynésiennes à être accostées par les missionnaires européens du 18ème siècle. L'une d'elle, Rurutu, à environ 600 kms des Iles de la Société, est aujourd'hui l'île la plus accessible de l'archipel des Australes. Elle n'en demeure pas moins sauvage et rien ne semble pouvoir perturber la petite vie tranquille et quotidienne de ses quelques 2000 habitants. Les 36 km2 de l'île se répartissent entre 3 villages, Moerai, Avera et Auti, chacun traversé par une route principale autour de laquelle la vie s'organise. Magasins, école, lieu de prière et bord de mer, rien ne semble manquer aux habitants de Rurutu. Cette île de l'archipel des Australes constitue un exemple typique de makatea.En effet, voici des millions d'années, un soulèvement de la croûte terrestre a fait jaillir l'ensemble de l'île au dessus de la mer, transformant son ancien récif frangeant en falaises côtières, qui s'élèvent jusqu'à 150 mètres au-delà du niveau de la mer. Les parois abruptes qui cernent aujourd'hui la majeure partie de l'île constituaient jadis les versants extérieurs de la barrière de corail. La vallée qui longe la route méridionale, est l'ancien lagon qui s'étendait entre l'île et le platier. Ce dernier représente l'actuelle ligne de côte qui plonge brusquement dans la mer le long de la côte sud-est. Comme dans tous les cas de makatea, Rurutu possède de très nombreuses grottes calcaires, percées à flanc de falaise. Elles sont le souvenir du soulèvement cataclysmique qui projeta ces anciennes grottes sous marines jusqu'à leur emplacement actuel. Dans ces cavités, l'érosion a fait naître de la pierre ou du calcaire des formes étranges, mais également de nombreuses concrétions calcaires pendantes et montantes, les stalactites et les stalagmites. Tombant du plafond de l'une de ces grottes, Teanaeo, une stalactite servait autrefois de cloche au chef du village qui souhaitait rassembler ses disciples. Les grottes de Rurutu ont chacune une histoire ou une légende, qui traverse le temps, et que les habitants aiment conter ou bien parfois chanter... Hina la cannibale serait donc à l'origine d'une des traditions les plus ancrées dans la culture des Rurutu : le tressage de pandanus.Dans le petit fare artisanal de Moerai, les femmes se rassemblent quotidiennement et en chanson, chacune rivalise d'habileté et de rapidité dans la confection de paniers, de chapeaux et de peue. Le pandanus est l'une des matières premières de l'île. On le trouve souvent en bord de route ou bien dans des champs plus ou moins entretenus. Ce sont les femmes qui coupent les longues feuilles qui leur serviront à fabriquer les objets artisanaux. Ces feuilles vertes de pandanus sont triées puis découpées afin d'obtenir des fibres plus fines. Les femmes tressent ensuite les languettes de pandanus à une longue tige, puis les suspendent à un arbre pour les laisser sécher. Il faudra une dizaine de jour pour que le pandanus puisse être tressé. Mais l'artisanat est loin d'être la seule tradition de Rurutu. Ainsi, de l'autre côté de l'île, dans le village d'Avera, se prépare une grande fête, la fête du Mai, qui va durer tout le week-end. Pour cette grande cérémonie religieuse annuelle, les habitants d'Avera se préparent à accueillir les deux autres communes. Dès le samedi matin, les grosses pierres du four tahitien sont mises à chauffer, les cocos râpées, les cochons engraissés toute l'année vont être sacrifiés et chacun a ramené de la pêche de nombreux poissons. Maisons et jardins d'Avera sont nettoyés dans le moindre détail tandis qu'à Moerai, le village se prépare déjà pour la semaine suivante car ce sera son tour d'accueillir les deux autres communes. La petite église pittoresque de Moerai est donc repeinte entièrement à la chaux, peinture blanche préparée collectivement à base de bloc de coraux ramassés sur le récif puis brûlés. Et tandis que les hommes donnent les derniers coups de pinceaux, femmes et enfants se dirigent déjà vers Avera, selon leurs propres moyens de locomotion... La fête du Mai commence par l'accueil dans la maison paroissiale des comités, petits groupes d'élus dans chaque village et qui seront décisionnaires dans le déroulement des cérémonies du week-end. Les comités réunis se retrouvent dans la prière et les chants tandis que les derniers préparatifs pour le grand repas de midi se terminent. Poissons et cochons enveloppés dans des feuilles de bananiers sont sortis du four, et femmes et enfants mettent une touche finale à la décoration du futur réfectoire. Une fois que les comités se sont mis d'accord sur le déroulement du week-end, tous vont se retrouver pour manger, et c'est un point d'honneur que met chaque habitant d'Avera à ce que chacun se régale. Après avoir festoyé, tout le monde rejoint tranquillement sa maison, et c'est alors un étrange contraste que ce village devenu ville morte jusqu'au lendemain. Le soleil, fatigué lui aussi va se laisser doucement caresser par la mer avant d'être définitivement englouti et abandonner l'île à son obscurité. Une personne cependant ne profitera pas de cette nuit pour dormir... Il s'agit de Mama Tetua, unique pâtissière de l'île, et qui, dès deux heures du matin, s'affaire aux fourneaux pour préparer petits mets sucrés et salés pour le lendemain. La journée du dimanche commence dès le lever du soleil. Les habitants de l'île se retrouvent dans le temple d'Avera pour prier et pour chanter. Mama Tetua, sans l'ombre d'une cerne a rejoint les autres. Durant toute la messe, les chants se succèdent. La plupart sont des Himene, chantés par les chorales des différentes paroisses. Chacun, homme et femme, reste très concentré sur sa voix, et cela sous l'oeil attentif des diacres de l'église. Les chants et les prières terminées, tout le monde se dirige vers le réfectoire afin de prendre des forces pour la journée qui va suivre. Selon la coutume, ce sont les habitants de la commune qui accueille, qui a préparé et qui servira le repas.Mais tandis que les uns mangent, certaines préfèrent chanter... L'après midi du dimanche est le moment le plus attendu car le plus important de la cérémonie du Mai. En effet, chacun a revêtu son habit du dimanche pour assister aux messes et bien sûr pour chanter. Durant toute l'après midi, petits et grands vont se succéder pour lire un extrait de la bible, et donner un peu d'argent afin de contribuer au bon fonctionnement de l'église. Billets et enveloppes se succèdent sur la table des diacres qui comptent méthodiquement l'argent récolté. Et tandis que certains font preuve d'un enthousiasme débordant, d'autres semblent vaincu par le sommeil.Les chants, les prières et les dons vont durer toute l'après midi dans l'église d'Avera. Tous, cependant, n'assistent pas à la cérémonie. Certains préfèrent passer leur week-end à s'occuper des chevaux, nombreux sur l'île et que les Rurutu utilisent encore pour transporter les marchandises ou bien se déplacer. D'autre profitent de la mer ou vaquent à des tâches agricoles. Les grandes vallées aux sols exceptionnellement fertiles permettent aux habitants de Rurutu de cultiver de très nombreuses variétés de fruits et légumes. Oscar, depuis l'âge de 26 ans, suit les traces de ses parents et grands parents et cultive chaque jour l'immense tarodière de ses ancêtres. Tandis que certains utilisent les longues tiges du taro pour s'abriter du soleil, d'autre, courageusement, préparent les champs pour les semences. Cultiver le taro demande en effet beaucoup de travail. Il faut tout d'abord couper les feuilles sèches des cocotiers, puis les ramener jusqu'à la tarodière. Ces feuilles sont déposées sur les champs labourés puis grâce à un pilon de bois, Oscar creuse des trous espacés d'environ 50 centimètres, puis pique les tiges de taro. Il faudra attendre environ 8 mois avant que le taro ne pousse et puisse être consommé. Certains des agriculteurs de Rurutu ont cependant rompu avec les traditions, et se sont modernisés. C'est le cas de David Poetai, qui a décidé d'installer dans le sud de l'île une plantation hydroponique. Ormis les nombreuses ressources de ses terres, Rurutu possède également de magnifiques plages de sable blanc. Les plus belles courent vers l'est de la pointe, mais comme partout autour de l'île il n'y a que très peu de bassins peu profonds entre la rive et le récif extérieur. Le lagon de Rurutu offre bien d'autres possibilités à ses habitants que celles de se plonger dans ses eaux aux bleus lumineux.L'une des traditions perpétuée de père en fils, est bien sûr la pêche. Elle constitue un apport précieux pour les habitants de Rurutu. Dans cette île, la pêche ancestrale se pratique avec un hameçon très particulier et typique à Rurutu. Grâce à l'hameçon ancestral ou au leurre d'aujourd'hui, les pêcheurs de Rurutu ne rentrent jamais bredouilles. Les thons ou bonites servent au repas du soir ou du lendemain alors que les petits poissons mélangés à l'eau de mer serviront d'accompagnement aux plats principaux.Tandis que les pêcheurs finissent de nettoyer les derniers poissons, de l'autre côté de l'île, ce sont quelques chèvres qui broutent tranquillement. Le fromage affiné est ensuite emballé sur quelques feuilles de couleur, puis vendu au marché de Rurutu, ou expédié à Papeete. Mais ce que les chèvres ne savent pas, c'est qu'aujourd'hui est un jour un peu particulier sur l'île de Rurutu. En effet, au village d'Avera, c'est la cérémonie du Iomarafare, la visite des maisons. Deux représentants de chaque district se sont réunis afin de former le Comité du Iomarefare. Suivi de tout le village, ils visiteront les maisons et décideront si oui ou non, elles sont bien entretenues. Chaque accueil se fera selon la coutume sous la projection de talk, et de parfum. Ce sera également l'occasion de s'assurer qu'aucun habitant ne manque de rien. La visite se poursuit toute la matinée, ponctuée de haltes de plus en plus nombreuses devant les petits buffets que chaque habitant des maisons visitées a préparés pour les gens de passage. Dans certaines maison en deuil, ou dont les occupants sont malades, une halte toute particulière est faite, afin de chanter et de prier. Les longues marches entre chaque maison sont parfois fatigantes, mais cela n'empêchera personne sur la fin du trajet de fêter la matinée, de chanter et de danser. Si certains semblent vouloir fuir le bruit de la fête, d'autres, sereins, savent apprécier le calme des plages tranquilles de bord de lagon. Les animaux, la nature et les gens, tous vivent en harmonie tranquille dans cette île aux mille douceurs. www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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La rue assourdissante autour de moi hurlait. Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, Une femme passa, d'une main fastueuse Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue. Moi, je buvais, crispé comme un extravagant, Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan, La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté Dont le regard m'a fait soudainement renaître, Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être ! Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais, Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !Le lycée professionnel de Faa'a vainqueur du concours de scénarios de court-métrage organisé par l'EDT
(Tahitipresse) - C'est le lycée professionnel de Faa'a qui emporte la première place du concours EDT de scénarios organisé dans le cadre du Festival international du film océanien. Celui-ci aura donc la chance de présenter son court métrage lors de la soirée de clôture du FIFO 2006, en février prochain.
Electricité de Tahiti (EDT), qui parraine le Festival international du film océanien (FIFO), organise chaque année des rencontres entre tous les corps de métiers de l'audiovisuel et les élèves issus des établissements publics et privés. Cette année, le Groupe EDT - avec le soutien du ministère de l'Education - est allé encore plus loin pour aider les jeunes à réaliser un film. Il y a quelques mois, un concours de scénarios a été lancé auprès de tous les lycéens et étudiants polynésiens. Deux scénarios ont été retenus pour lesquels EDT et le Centre de recherche et de documentation polynésien (CRDP) mettront à la disposition des élèves lauréats les moyens techniques qui leur permettront de concrétiser leur projet. Ce qui, au final, leur donnera l'opportunité de diffuser leur premier film, qui sera présenté en exclusivité lors de la soirée de clôture du FIFO 2006, le 3 février 2007.
Plus qu'un concours, une voie vers les métiers de l'audiovisuel
Ce programme a pour objectif d'offrir aux jeunes scénaristes un tremplin vers les métiers de l'audiovisuel en leur donnant la chance de pouvoir travailler avec de véritable professionnels du septième art. Le thème était totalement libre afin de leur permettre d'avoir une latitude de création intéressante. Pour qu'un projet soit retenu, il fallait impérativement qu'il soit réalisable techniquement et financièrement à Tahiti et ne devait pas excéder une durée maximale de 3 minutes.
Des scénarios d'une très grande originalitéLe jury, composé de professionnels de l'image - dont un producteur, des représentants de RFO Télé Polynésie, du CRDP et d'EDT - a élu, jeudi, à la première place le lycée professionnel de Faa'a qui s'est inspiré d'une oeuvre de Charles Baudelaire et proposé une libre adaptation du poème de l'auteur des Fleurs du Mal: "A une passante". "Dans un contexte contemporain, au coeur de Papeete, il s'agit d'une rencontre, une apparition, un coup de foudre inattendu ... qui symbolise la très grande tolérance de la société polynésienne", explique l'un des jeunes réalisateurs qui précise que ce court métrage sera réalisé par Tahiti nui companies.
Pour le deuxième prix, c'est le lycée Paul Gauguin qui a conquis le jury avec un scénario qui a pour thème "le départ". Les élèves de seconde du lycée Gauguin, qui en sont les auteurs, seront quant à eux épaulés par le CRDP pour la réalisation de leur film. A l'origine, deux prix seulement devaient être donnés mais, du fait de la qualité de certains scénarios, les organisateurs se sont entendu pour offrir à une participante un 'prix spécial'. Etudiante en métropole, Stella Opeta a envoyé un scénario "éblouissant", selon les membres du jury. Mais malheureusement le scénario, intitulé "Tara", était si riche qu'il ne pouvait être réalisé en seulement trois minutes. Les organisateurs ont néanmoins voulu le récompenser et l'on peut présager que les responsables du concours essaieront de trouver une solution pour la concrétisation de ce court métrage. www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Bordant un lagon sur l'une des plus belles et des plus sensationnelles plages de sable blanc de Tahiti, Le Méridien Tahiti s'intègre parfaitement à la végétation luxuriante de l'île et domine les paisibles vagues bleues tout en regardant les impressionnantes montagnes. Papeete, la capitale de Tahiti, est un centre culturel du Pacifique Sud et regorge de marchés colorés, d'éminents musées d'histoire et d'art et des jardins botaniques luxuriants. Plongez dans la riche histoire et le luxe moderne des îles tahitiennes.
Relaxez-vous pendant que vous vous faites masser dans le confort chic de votre chambre ou partez à la découverte en participant à une expédition sous-marine inoubliable. Lorsque vous en aurez assez de vous prélasser au bord de notre exceptionnelle piscine à fond de sable blanc, allez déguster une fusion de cuisine française et de saveurs sensuelles polynésiennes au restaurant Le Carré.
Endroit idéal pour toutes sortes d'évènements, notre complexe dispose de quatre salles de réunions sophistiquées et des plus grandes installations de congrès et de conférences en Polynésie française. Situé à proximité des plus célèbres sites de l'île, notre établissement propose des excursions vers les grottes de Maraa, le Musée Gauguin et le Musée des Coquillages. Laissez-vous emporter par les cascades étincelantes nichées au milieu de canyons grandioses au coeur de l'île, ou laissez-vous tenter par les expériences qu'offre Le Méridien Tahiti, établissement à la fois somptueux et d'une grande simplicité.
Le site de l'hôtel Le Méridien Tahiti : http://www.starwoodhotels.com/lemeridien/property/overview/index.html?propertyID=1906
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Au large apparaît le Tahitien, unité de construction récente que les messageries maritimes ont mis en service sur la ligne de l'océanie. Première escale depuis le canal de Panama quitté voici deux semaines, nous allons mouiller à Papeete. Les voyageurs pressés, opèrent à la jumelle la découverte de l'île de Tahiti. La terre approche. Cette tiare de pierre se nomme le diadème. Chaque touriste lui consacrera un cliché. Ce plan d'eau, calme et bleu : la rade de Papeete. Franchissons la passe, ce vague trottoir madréporique arrête la houle de l'océan. Motu Uta, petit îlot corallien émergé au centre du lagon. Le soleil levant illumine le lagon et les pirogues nous accueillent. Les autorités du port ont pris passage sur la vedette. Mais la rigueur des formalités s'adoucit d'une présence féminine : une vahine, presque semblable à celles qui accueillirent Bougainville. Le navire va toucher le quai. De toutes parts la foule accourt à l'arrivée. Le navire achève son accostage tandis qu'un groupe folklorique salut les arrivants par une démonstration de ses talents. La stupéfaction reste toujours aussi vive chez les passagers de chaque navire devant la chaleur et l'atmosphère de cet accueil unique au monde, mais avant que le premier passager puisse descendre, l'invasion est immédiatement pratiquée par les deux passerelles. Enfin, on met pied à terre. C'est un officier qui vient relever un collègue, une jeune tahitienne revenant au pays au terme de ses études en Europe, et le spécimen typique du touriste ! Une terre se découvre en flânant, suivant donc ces vahine languides. A quai, les goélettes ravitailleuses des îles, chacune de leurs croisières pourraient s'appeler une aventure. Celle-ci vient d'arriver, on décharge le coprah produit industriel de la noix du cocotier. Cette métisse sino tahitienne a sa voiture particulière, un docker fait sa toilette ; des yachts de toute nationalité dont les propriétaires viennent périodiquement écouler leurs vacances à tahiti. Après Gerbaud, le Toumelin, voici sur le pont de son cotre, le quatre vent, Marcel Bardiaud, navigateur solitaire, mais rester solitaire à Tahiti, c'est une autre histoire. Oui, chantez, chantez enfants du paradis, chantez l'adieu que ceux qui partent de chez vous n'ont jamais pu entendre sans larmes. Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Toute curiosité aux aguets, pénétrons dans la ville. Les cyclistes sont très nombreux, surtout à 11 heures et à 17 heures lorsque cesse le travail. Les élégantes locales sont toute l'année dans cette tenue. Presque tous les magasins de l'Océanie sont « fait ça se fit », le propriétaire chinois vous proposera, pêle-mêle : bicyclettes et fromages, soieries ou saucissons. Un coup d'oeil sur le marché, le marchand de glaces lui aussi est chinois. Le marché est encore l'acte de ligne des autobus appelés « truck » qui desservent les districts. Presque tous les taxis sont de fabrication américaine, ne serait-ce que pour avoir ses aises puisque voilà Porutini, le plus populaire des chauffeurs. La mendicité n'existe pas à Tahiti, et cependant nous y connaissons un clochard, précisons qu'il n'est pas tahitien.
Nos « mutoï », agents de police tahitiens, qui ne connaissent que leur règlement européen. Ils verbalisent beaucoup plus facilement que leurs collègues des continents, ce qui n'empêchent pas les infractions, ni les accidents. Ces agents-là ne sont pas tellement bousculés. A la mémoire d'un maître dont un fils vagabond erre dans la ville. Les fidèles sortent de la cathédrale et comme partout dans le monde, on use du dimanche pour faire admirer la dernière oeuvre de sa couturière ou de sa modiste. Voisinant avec l'église, une des plus florissante affaire locale : la banque de l'Indochine. Un garage qui peut s'enorgueillir du plus important débit de voitures américaines. Au premier étage de l'angle droit : l'hôtel Tahiti. Les cloisons intérieures sont en bois et ne montent pas jusqu'au plafond. Nous nous refusons à tout commentaire. Un cinéma : « le bambou », charpente de bois, revêtement intérieur en bambou. Une vahine subit le charme d'Easton Williams. La résidence et les bureaux du Gouverneur. Le palais de justice. Quelques membres du barreau appelés en ce pays selon l'usage, défenseurs. La poste. Le super confort dans l'hôtellerie tahitienne. La sortie du temple, fidèles presque exclusivement indigènes. Les petits chapeaux sont devenus grands. Confectionnés en écorce de bambou ou en palmes de cocotier, ils sont souvent l'oeuvre de celles qui les arborent. Ce cimetière est-il triste ? Mais il faut le visiter la nuit de la toussaint, entièrement illuminé aux bougies. Ce cénotaphe est la reconstitution d'un marae, autel des anciens temps sur lesquels s'accomplissaient les sacrifices humains. Pour pittoresque que soit ce panorama, nous connaissons des lieux beaucoup plus gais, ainsi le Quinn's, dancing fréquenté par les Européens. Danses européennes et locales s'y mêlent selon l'humeur de la clientèle et selon le degré d'imbibition. Allons au point de médisance, voici un matelot français qui pense à autre chose qu'à boire. Dame Gaste ! Quel succès lors du retour à Brest. Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Nous arrivons à la léproserie d'Orofara. Installé à l'entrée d'une vallée, le village est coquet et entretenu par les malades eux-mêmes. Il abrite une centaine de lépreux. Convenons que sur 60 000 habitants, le pourcentage est faible. De plus, la maladie est non seulement en voie de régression, mais vraisemblablement en voie de disparition. En effet, depuis la découverte de la promine, on n'hospitalise pratiquement plus de lépreux. Les personnes charitables pourront leur envoyer des friandises, ou encore des magasines, même peu récents, à cette simple adresse : Léproserie de Tahiti. A peu de distance de Papeete maintenant, arrêtons nous près du Lafayette où, sur une plage, quelques vahine trouvent la vie belle. Un bain dans une eau constamment à 28 degrés n'est pas désagréable. Cependant les bains de mer ne sont prisés des tahitiens, ils préfèrent les rivières, plus fraîches et qui permettent l'usage du savon. Les plages tahitiennes sont souvent de sable noir, pas plus salissant que le sable jaune et offrant l'avantage de ne pas blesser la vue par réverbération. Le tombeau du roi Pomare, dernier représentant masculin de la monarchie tahitienne. Un peu plus loin, le bain préféré du monarque et du prince. Nous avons bouclé le tour de l'île Tahiti. Sur la rade et la ville paisibles, tombe le crépuscule. Familiarisons nous maintenant avec la vie traditionnelle des tahitiens. C'est de préférence sur le bord de la mer que le naturel construit sa case. Il va couper dans la vallée le purau pour en faire l'armature et la charpente. Il n'utilise aucun clou. Les assemblages sont ligaturés à l'écorce de purau, lien végétal souple et résistant. Le purau est un arbre tropical très commun à Tahiti. Voici une édification plus importante mais avec des poteaux en cocotier. Durant que les tane établissent la charpente, les vahine dressent la toiture constituée de palmes de cocotier sèches, puis immergées dans l'eau de mer avant emploi, pour éviter que certains insectes ne s'y logent. Chaque palme de cocotier tressée est liée à la charpente, elle est en quelques sortes la tuile tahitienne. Une telle toiture dure de trois à quatre années, lorsqu'elle est vétuste, l'indigène la remplace par une toiture neuve de même nature qui ne lui coûte que son travail. Même procédé pour les parois, les auvents et la porte. Les charnières également sont faites d'écorce de purau. Notre petite case est achevée. Elle a vue sur la mer, ce qui est ici le minimum exigible. Commencée le matin, souvent terminée le soir même... Allons nous reposer !Tourné en 1953 par Alphone et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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En quelques années, le site du marae Arahurahu (lieu de culte) sur la commune de Paea, est devenu un haut lieu touristique de l'île de Tahiti. Une visite s'impose alors pour tous ceux qui veulent mieux connaître la culture polynésienne et l'archéologie locale.Le marae d'Arahurahu s'étend sur une superficie de plus de 500 m2, et représente un condensé de toute l'histoire de la Polynésie française avant l'arrivée des Européens. Situé à 23 km de la ville de Papeete, ce marae est typique des lieux de culte anciens, avec notamment un "ahu" (autel) à gradins haut de trois mètres. Des sculptures en bois (unu), représentations anthropomorphes, remplacent les pierres dressées qui représentaient les ancêtres. Le cadre grandiose de la vallée de Tefa'aiti lui fournit un écrin de verdure. La majesté du site s'impose particulièrement le matin, lorsque la lumière effleure les sommets environnants. Moment solennel. Le respect est de rigueur.
Un des premiers sites classés
Bien que ce marae ne soit pas le plus imposant de la Polynésie, ce vestige archéologique en fait un des lieux de Tahiti les plus fréquentés par les touristes.
En 1925 et 1931, l'archéologue Kenneth Emory du Bishop Museum de Hawaii, a répertorié le marae au travers de l'inventaire des sites des Iles de la Société qu'il avait établi. Par la suite, la Société d'Etudes Océaniennes s'est attelée à restaurer le marae dans un but pédagogique . Le site fut choisi pour sa facilité d'accès et sa relative bonne conservation. La restauration fut effectuée par les hommes de la Compagnie d'infanterie coloniale et du Service des Travaux Publics en 1953. Les travaux durèrent dix semaines. Le lieu qui était resté à l'abandon quelques années est alors devenu l'un des premiers sites classés de l'île.
Lors de son inauguration le 31 juillet 1954, une reconstitution historique racontant l'histoire de l'investiture d'un Chef suprême (Ari'i) a fortement ému le public présent. Depuis le succès considérable rencontré auprès de la population lors de cette représentation, des spectacles identiques sont donnés régulièrement lors des célébrations du Heiva (festival traditionnel du mois de juillet). Le calme et la beauté du site incitent les résidents de l'île à venir se ressourcer, loin de l'agitation de Paeete. Beaucoup y viennent flâner en famille.
A l'entrée, les visiteurs sont salués par deux Tiki grandioses. Les Ti'i (terme tahitien) ou Tiki (terme marquisien) sont des sculptures anthropomorphes en pierre ou en bois. Celles du marae d'Arahurahu sont des reproductions effectuées en 1983, en référence à des Tiki originaires de l'île de Ra'ivavae (archipel des Australes) et sont désormais exposées dans les jardins du Musée Gauguin, dans la commune de Papeari. Un tiki peut tout autant signifier Homme, Dieu, ou encore Homme-Dieu. Souvent de sexe masculin, le tiki est la représentation des divinités. Tiki est l'ancêtre mi-humain mi-dieu, qui fut le premier homme. Le regard d'un tiki laisse rarement indifférent. Encore de nos jours, nimbé de son "mana" (pouvoir), il est sage de ne pas l'offenser. Le marae, pierre angulaire de l'espace social, politique et culturel Les maraes peuvent être de taille différente. Certains, de taille modeste, peuvent concerner des célébrations locales d'un clan ou d'une famille. En revanche, les plus importants, comme le marae de Taputapuatea à Opoa sur l'ile de Raiatea (île Sous le Vent) pouvait être le lieu de cérémonies d'intronisation de rois, de célébration des dieux ou encore lieu de décisions politiques. Le marae était la pierre angulaire de l'espace social, politique et culturel de la société polynésienne avant l'arrivée des premiers européens.
Un lieu vivant Sur le site originel du marae, se trouvaient différents fare (maison) dont le "fare Ia Manaha" (maison des trésors cachés) qui devait être construit en une seule journée tout en respectant un rituel précis. Le corps d'une victime humaine était alors enseveli sous le pilier central pour assurer la stabilité de la construction. A l'intérieur, se trouvaient les tambours cérémoniels qui rythmaient la récitation des généalogies des familles et des prières lors des cérémonies.
Sur le marae, les dieux étaient vénérés par des offrandes d'aliments disposés sur le "fata", autel décoré de palmes de cocotier et de feuilles de miro (arbre sacré poussant près des marae qui s'utilisait pour fabriquer des objets religieux, des statuettes). Le dieu lui-même pouvait être représenté par une pièce de bois (le to'o).
Le marae Arahurahu, est donc un site de première importance pour celui ou celle qui veut avoir une approche des mystères de la religion ancestrale polynésienne. Lieu vivant, certaines sculptures en bois subissent les affres du temps. Mais cela n'enlève rien au charme du lieu. Bien au contraire. Le site est en osmose avec la nature environnante. Le site archéologique du marae Arahurahu est un témoin qui relie la terre polynésienne à son passé. L'approche d'un tel site doit donc se faire dans le respect des traditions polynésiennes.
Source: http://www.tahitipresse.pf/2008/12/le-marae-arahurahu-tmoin-reliant-la-terre-polynsienne-son-pass/
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Il ne reste rien ou presque rien du Marae de Mahiatea édifié par Purea pour assurer la suprématie de son fils sur les enfants d'Amo et sur les Pomaré. Cook eut l'occasion d'en admirer les superbes dimensions 81 mètres de long, 25 mètres de large, 13 mètres de haut grâce aux 11 gradins qui le composaient. Le monument élevé à Tati, au grand Tati, en évoque le souvenir. Ses pierres profanées, servirent à la construction de la route, d'un pont qui fût emporté par une crue, et à l'établissement de la grande plantation d'Atimaono, qui fît faillite. Atimaono, la seule plaine littorale digne de ce nom, inspira Sterseven qui en raconta l'histoire romancée. La culture du coton amena un millier de chinois main d'?uvre travailleuse et peu couteuse, tout commença bien réussit bien à ce William Stewart que protégeait le commissaire impérial de l'époque ainsi que sa femme puis ce fut la chute, la culture de cette plante ayant repris aux Etats Unis après la guerre de sécession. Le plaisir de se retrouver simplement entre amis, de chanter de danser, c'est cela la fameuse bringue Tahitienne qui a l'avantage en plus de réunir parents et enfants et peut durer jusqu'à épuisement, épuisement des voix bien sûr !! A partir de la pointe de Maraa et pendant vingt kilomètres, résidences et belles propriétés se partagent le littoral, protégé des vents, moins arrosé et bordé de sable blanc. Le charme de Paea, c'est d'avoir conservé les activités traditionnelles de la pêche. On pêche pour la famille, au fusil, à la ligne, au filet en Pirogue, on vit avec la mer, mais les temps ont changé, le poisson est devenu rare dans ce lagon, vivier sous-marin désormais fragilisé, que l'on rêve pourtant de retrouver après une semaine de travail à Papeete dans l'espoir de s'y détendre et peut être aussi d'y trouver un petit complément bienvenu au budget familial. On se rapproche de la ville, et on retrouve l'histoire encore une fois, car c'est aux environs de la pointe des pêcheurs, proche de l'actuel musée de Tahiti et des îles qu'en 1815 eût lieu dit-on la fameuse bataille de Fei PI qui opposa Opuhara le chef des Teva et Pomare 2. Ce dernier soutenu par les missionnaires comptait dans ses rangs des soldats armés de mousquets. La victoire de Pomaré marqua un tournant décisif dans l'histoire de Tahiti. En effet le Roi contrairement à la tradition ne poursuivit pas ses ennemis, sa clémence impressionna ses adversaires et fit sûrement plus pour la nouvelle religion que tous les prêches des pasteurs. En outre elle mis un terme définitif aux guerres intestines et assura son pouvoir définitivement à la dynastie de Pomaré. A partir de cette victoire les dieux païens furent abolis, les tikis brûlés, les marae défaits ou abandonnés, il ne resta plus que les objets domestiques traditionnels qui servaient à la pêche, à l'agriculture, à la préparation des médicaments ou des aliments, qui retrouvés permettent au musée de raconter le quotidien des habitants. D'heureuses fouilles archéologiques ont exhumé depuis tikis de pierre ou de bois et autre ornements sculptés. Faaa, c'est déjà la ville. A l'aéroport international les nouveaux arrivants découvrent le parfum du Tiare, la chaleur un peu moite qui tombe sur les épaules. La commune, très peuplée, clairement autonomiste,reste conviviale, avec son petit marché ou se mêlent fruits et légumes du fenua. Nul doute à regarder cette table d'orientation :Tahiti est bien l'île poisson pêchée par Maui, et non comme certain l'imaginent un miroir de femme. Le tournant du flamboyant est le point idéal pour observer le decollage des avions le long de cette piste qui à privé les habitants d'un accès naturel à la mer. La source d'Hotuarea heureusement offre un peu de fraîcheur aux enfants du quartier. A Papeete la vie nocturne se résume au roulottes qui proposent toutes les cuisines du ma'a chinois jusqu'aux crêpes bretonnes en passant par le délicieux poisson cru et au pittoresque Piano Bar dont les folles vedettes sont une véritable attraction. Le tour de l'île est bouclé, effleurant l'histoire, ressuscitant les légendes il a sorti de l'oubli écrivains et artistes, glorifié les rivières et les vagues, les crêtes et les vallées, promenade bonheur qui s'achève à Toata, en une brillante symphonie de couleurs et de grâce véritable hymne à la vie qui résonne comme un défi : La pirogue Polynésienne essaye bien de retrouver son Avei'a, le chemin des étoiles.Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti www.localvision.pf Tahiti, nom mythique. Aujourd'hui on entend parfois dire aux visiteurs « C'est mieux dans les îles » ou « ce n'est plus ce que c'était ». Ce documentaire de 52 minutes vous prouvera le contraire. Histoire polynésienne, histoire coloniale, artistes de passage, merveilles naturelles, légendes en langue tahitienne. District par district, une manière de découvrir ou de redécouvrir avec émotion une île de Tahiti comme vue de l'intérieur. Des ingrédients variés pour une vision authentique loin des clichés, visite des lieux incontournables mais également poésie polynésienne au menu. Une île qui est comme un rêve, comme une femme, une vahine mystérieuse et différente, qu'il faut savoir comprendre et écouter avant qu'elle ne laisse découvrir une partie d'elle même.
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C'est autour de cette rade que le pasteur Crook et les missionnaires de la London Missionary s'installent. Le port commence à attirer baleiniers, navires de commerce et même bâtiments de guerre. En 1843, ce village naissant, devient la capitale du protectorat français et la reine Pomare IV comprenant l'importance que prend ce lieu y installe sa demeure. La Vaiete qui traverse les terres royales donne son nom à la ville, Vaiete, Pape-ete, panier d'eau, c'est en effet là que les habitants autrefois remplissaient leur gourde qu'ils transportaient ensuite dans des paniers tressés. Si les missionnaires anglais ont bien crée la ville et ont permis aux Pomare d'assurer leur pouvoir ils furent contraints d'accepter la venue de prêtres catholiques qui eux choisirent de s'établir dans un autre quartier. Sur les terres de la mission, défrichées, mises en valeur, un bâtiment à étage, l'évêché, garde en mémoire le souvenir de ces religieux pionniers. L'escale Tahitienne est de plus en plus appréciée et les années passant les rues se dessinent au milieu des grands arbres, rues commerçantes qui vont se multiplier et la ville devenue centre administratif et commercial ne cesse depuis de se moderniser de s'agrandir, de grimper sur les collines ou de gagner sur la mer. Elle a peine à garder quelques espaces verts. Entre deux parking de la place Tarahoi, le buste du sénateur Pouvana'a, figure emblématique de l'autonomie Polynésienne, veille sur la petite cité. Avec l'arrivée du centre d'expérimentation du Pacifique, la Polynésie rentre dans une ère nouvelle de consommation dont Papeete est le reflet tangible alors on commence à vivre à manger à s'amuser et à chanter autrement. Et la ville depuis refuse d'être à la traîne de la modernité sans vouloir pour autant jouer à Hawaii ou à la Californie, car elle désire avant tout garder son âme, son âme Tahitienne. Pour tout le monde Papeete est devenue le centre obligé du travail d'où il est bon de s'échapper en fin de semaine en faisant le tour de l'île par exemple. Chacun le fait à sa manière, a ses haltes de prédilection, on part par l'est ou par l'ouest mais ce qui est sûr c'est que le meilleur tour de l'île se fait aujourd'hui en 4X4, et glacière, guitare, ukulele sont souvent du voyage. On ne sait quand il se terminera, aujourd'hui peut être ou peut être demain. La jeunesse de Tahiti, héritière de cultures diverses marie avec plus ou moins de bonheur tatouage et pierrier, pareo et jean, street dance et tamure, quand ce n'est pas Mc do et taro. Quoi qu'il en soit elle est visiblement décidée à se trouver à travers toutes ces influences une identité propre, une identité polynésienne. Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti www.localvision.pf Tahiti, nom mythique. Aujourd'hui on entend parfois dire aux visiteurs « C'est mieux dans les îles » ou « ce n'est plus ce que c'était ». Cette série de mini documentaires vous prouvera le contraire. Histoire polynésienne, histoire coloniale, artistes de passage, merveilles naturelles, légendes en langue tahitienne. District par district, une manière de découvrir ou de redécouvrir avec émotion une île de Tahiti comme vue de l'intérieur. Des ingrédients variés pour une vision authentique loin des clichés, visite des lieux incontournables mais également poésie polynésienne au menu. Une île qui est comme un rêve, comme une femme, une vahine mystérieuse et différente, qu'il faut savoir comprendre et écouter avant qu'elle ne laisse découvrir une partie d'elle même.
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C'est par la côte est, à l'exemple de James Cook qui fut le premier à le faire que commence ce tour de l'île, tour-fantaisie. A Pirae, histoire et littérature se rencontrent au pied de la cascade de la Fataua immortalisée par Pierre Loti. « Là, tout le jour il y avait société nombreuse » écrit-il, « sur l'herbe on trouvait étendues les belles jeunes femmes de Papeete qui passaient les chaudes journées tropicales à causer chanter, dormir ou bien encore à nager et à plonger comme des daurades agiles. » Sur le côté une piste escarpée trace son chemin jusqu'aux ruines d'un refuge ou s'étaient retranchés au 19e siècle les rebelles pro-anglais. La population de l'île était alors partagée, devait-elle obéir a ce Pritchard pasteur de Papeete, consul d'Angleterre, conseiller très écouté de la reine qui s'opposait à l'implantation de Français, ou bien se retrancher derrière cette fortification que les troupes de Bruat emportèrent d'assaut en 1846. On raconte que l'amiral Bruat et son aide de camp venus inspecter les préparatifs de l'assaut n'auraient pas résisté à l'envie de se baigner dans la cascade, ignorant qu'un fusil de là-haut les tenait en joue, qui ne tira pas. La paix revenue, le chef des rebelles, donna la raison de cette magnanimité, il aurait été déshonoré dit-il aux yeux de siens s'il avait tiré sur un homme nu et par trahison, s'il avait tiré sur un tavana (maire) tel que Bruat.
Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti www.localvision.pf Tahiti, nom mythique. Aujourd'hui on entend parfois dire aux visiteurs « C'est mieux dans les îles » ou « ce n'est plus ce que c'était ». Ce documentaire de 52 minutes vous prouvera le contraire. Histoire polynésienne, histoire coloniale, artistes de passage, merveilles naturelles, légendes en langue tahitienne. District par district, une manière de découvrir ou de redécouvrir avec émotion une île de Tahiti comme vue de l'intérieur. Des ingrédients variés pour une vision authentique loin des clichés, visite des lieux incontournables mais également poésie polynésienne au menu. Une île qui est comme un rêve, comme une femme, une vahine mystérieuse et différente, qu'il faut savoir comprendre et écouter avant qu'elle ne laisse découvrir une partie d'elle même.
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Tahiti et ses îles (Polynésie française) réunissent des conditions exceptionnelles pour s'initier à la plongée sous-marine. L'eau est chaude, limpide, et le lagon ressemble à une immense piscine très rassurante et peu profonde. A peine quelques mètres de profondeur et l'on peut d'ores et déjà découvrir les différents coraux habités d'une myriade de Chirurgiens, demoiselles ou perches soleil. Il n'est pas rare de rencontrer un petit poisson clown, qui semble jouer à cache-cache avec le plongeur au milieu des anémones, tandis que d'autres, chirurgiens et papillons, tranquilles, semblent totalement ignorer le visiteur.Un voyage en Polynésie, à Papeete (Tahiti), Bora Bora, Rangiroa, Tahaa, Manihi, Fakarava, Huahine, Moorea, ... sera l'occasion rêvée de franchir le pas et de découvrir l'étrange sensation de respirer sous l'eau. Les centres de plongée emploient des moniteurs professionnels qui vous feront connaître vos premières joies subaquatiques lors d'un baptême. Cette balade d'une trentaine de minutes est encadrée de près par un moniteur dans des sites toujours très sécurisés de 3 à 4 mètres. En apnée ou en bouteilles, les premiers sites visités sont souvent ceux des épaves. En effet, plusieurs petits avions ou bateaux ont été immergés et procurent au plongeur des sensations inédites de grands explorateurs.Grisé par ces sensations nouvelles, vous pourrez envisager de passer votre brevet, reconnu dans les centres de plongée du Monde entier. Toutes les îles de Polynésie possèdent leurs propres spécificités, mais certaines espèces sont visibles partout... en lagon, ou en océan. A seulement minutes de bateau des terres, vous pourrez découvrir le grand bleu, de l'autre côté de la barrière. Dès votre plongée à l'eau, de nombreuses espèces de poissons vous entoureront... dont bien sûr, les requins, toujours impressionnants à croiser en ballade. De mauvaise réputation, les espèces rencontrées dans ces eaux sont cependant totalement inoffensives. Pour ceux à la recherche de sensations fortes, certains centres proposent le fameux shark feeding, expérience inoubliable, qui fait du plongeur, l'espace d'un repas, l'attraction principale de la faune sous-marine.C'est parfois un véritable ballet qui vous surprendra sous la mer. Personne ne semble s'offusquer de la présence de l'autre. Au détour d'un bloc de corail, il n'est pas rare de tomber nez à nez avec une murène, qui n'est menaçante que si on l'attaque. Certaines se laisse d'ailleurs gentiment caresser, tandis que d'autres, curieuses, approchent de près le plongeur avant de toujours rapidement se rétracter. Et la petite vie paisible du fond de l'eau continue sous l'oeil attentif du poisson lune. www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo.
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Situé au coeur du Pacifique, à 1 400 kilomètres de Papeete (île de Tahiti), l'archipel des Marquises est certainement le plus mythique de Polynésie française. Blocs de lave surgis de l'océan, ces îles hautes semblent défier en permanence l'immensité de la mer. Dans ces montagnes indomptées, l'hélicoptère reste le moyen le plus rapide pour se déplacer. Ce relief impressionnant est strié de profondes vallées et d'avancées rocheuses. Les massifs basaltiques sont directement livrés aux assauts des vagues et de la houle. Des cratères, partiellement immergés, forment de vastes amphithéâtres où se nichent les rares localités.Seules 6 des 15 îles marquisiennes sont peuplées et totalisent près de 8000 habitants, qui se regroupent dans les villages en bord de mer, toujours très fleuris et bien entretenus.
A pied, à cheval ou à vélo, chacun vaque à ses activités dans le calme et la nonchalance. Vers la fin de la journée, les femmes aiment se rassembler et passer des heures entières à jouer au Bingo, jeu très apprécié sur l'île de Nuku Hiva. Les enfants, quant à eux, profitent des petits coins de verdure, parsemés sur le chemin du retour à la maison. Pour visiter les nombreux sites entourant les villages, le 4x4 est le moyen de transport indispensable afin d'accéder aux pistes chaotiques qui mènent aux anciens marae. Ces lieux de culte ancestraux, que l'on retrouve sur presque toutes les îles de Polynésie Française, sont, dans l'archipel des Marquises, particulièrement bien entretenus et restaurés. On peut ainsi très nettement distinguer les anciennes esplanades, tohua, qui étaient essentiellement réservées aux danses lors des festivités communautaires. Parsemés sur les îles, les tikis, statues anthropomorphes, ont chacun leur histoire.
C'est aux Marquises que l'on découvre notamment le tiki Moe, unique représentation orné d'une couronne de tiare. La visite des sites est toujours très spectaculaire, ne serait-ce que pour l'ambiance étrange qui s'en dégage et à laquelle on ne peut échapper. Mais les Marquises, c'est également quelques longues plages tranquilles en bord d'océan au sable blanc ou ocre. Il semble cependant que seuls les oiseaux en profitent car la majorité des activités marquisiennes se tournent vers l'intérieur de l'île. Souvent situé en hauteur, l'on peut admirer ces plages et ces baies des hôtels luxueux que l'on trouve sur les îles principales. Tout est conçu pour que le visiteur profite d'un repos bien mérité après les dures excursions de la journée. Toutes les îles ne possèdent pas de grands hôtels mais de nombreuses pensions de famille accueillent chacun très chaleureusement.
De leurs immenses forêts à la végétation luxuriante, les marquisiens exploitent chaque parcelle. Des palmes de cocotiers, les femmes tressent les longues feuilles encore vertes pour en faire des paniers, des chapeaux, ou simplement des objets de décoration. Les hommes, quant à eux, sculptent le bois et façonnent toute sorte d'objets artisanaux à l'aide de motifs marquisiens. Chaque matière est utilisée. Les fibres de coco, habilement tressées, deviennent de jolies parures. Les écorces de jeunes troncs d'arbres, une fois décollées du bois puis martelées à l'aide d'un battoir deviendront le tapa, matière sur laquelle l'on dessine de nombreux motifs, que l'on retrouve souvent en tatouages, véritable symbole, aujourd'hui encore, de l'identité du tatoué. Autrefois considéré comme signe de bravoure, il était fièrement arboré par les anciens guerriers.
Ces rites sont aujourd'hui encore représentés notamment lors de spectacles de danses et de chants guerriers. Certaines danses, quant à elles, racontent d'anciennes légendes, tout comme la danse de l'oiseau, majestueusement représentée par la meilleure danseuse du groupe. Ces femmes qu'un peintre maudit a tant aimé dessiner Paul Gauguin. Le peintre est omniprésent aux Marquises, notamment sur l'île de Hiva Oa où il passa de nombreuses années.La fameuse maison du jouir dans laquelle il vécut a été entièrement refaite. Attenant à la maison du jouir, Jojo, l'avion personnel de Jacques Brel trône dans le ciel. Ces deux artistes, amoureux des Marquises, sont enterrés dans le petit cimetière du Calvaire.
Beaucoup plus haut, en pleine nature, une stèle en souvenir du chanteur belge a été érigée en 1993. Il semble ainsi pouvoir jouir pleinement des magnifiques paysages de l'intérieur de l'île. Il n'est pas rare, lors d'excursions vers les sites archéologiques, de rencontrer au hasard des chemins, quelques chevaux qui profitent pleinement du calme des montagnes. Terres de légendes, les Marquises abondent de vestiges. Véritables musées à ciel ouvert, ces sites font l'objet de nombreux travaux archéologiques afin que les trésors de la mémoire marquisienne ne disparaissent avec le temps.
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Située en plein coeur de l'océan pacifique, après un voyage de 17 000 km à partir de la France, Tahiti et ses îles permet au visiteur de vivre la magie polynésienne au quotidien. Dès la descente de l'avion, vous serez séduit par le sens inné de l'hospitalité des Polynésiens et cette irrépressible joie de vivre qu'ils aiment tant partager.
L'île de Tahiti mérite que l'on s'y attarde. Son port de plaisance accueille les bateaux de croisière et permet aux polynésiens de s'entraîner à leur sport favori : la pirogue. Après avoir flâné au centre ville de Papeete, visiter le Musée de la Perle, admirer la mairie au style colonial, ne ratez sous aucun prétexte le marché aux couleurs tropicales où règne une chaleureuse ambiance et convivialité polynésienne, qui offre au touriste tout l'éventail des produits traditionnels et objets artisanaux polynésiens. Si vous avez la chance de séjourner à Tahiti au mois de juillet, vous assisterez au très fameux Heiva, célébration de la culture polynésienne. Rien de tel que le truck, transport local, pour se lancer dans la visite de l'île qui offre une multitude de sites tel le Musée de Tahiti et des Iles, garant de la culture polynésienne. Vous pourrez faire escale au marae Arahurahu, où l'on assiste au mois de juillet à une reconstitution historique. Après une escale au golf ou au Musée Gauguin, selon les goûts, la presqu'île et ses paysages sauvages vous attendent. Un peu plus loin sur la côte Est, vous pourrez explorer les profondes vallées vertes et profiter des cascades qui tombent dans les rivières fraîches. Le tourisme vert à Tahiti est vaste et varié et il existe de très nombreuses randonnées, à pied, à cheval ou en 4x4, qui permettent de découvrir les fabuleux paysages de l'intérieur de l'île. Votre circuit du tour de l'île s'achèvera par la visite de monuments tels le phare de la pointe Vénus et le tombeau du dernier roi de la dynastie Pomare. Enfin, le soir venu, les roulottes de la place Vaiete proposent des plats typiques et variés tandis que de nombreux spectacles s'organisent sur les places en bord de quai. Et tandis que le soleil a quitté le ciel, les Polynésiens éclairent de leurs torches les places de Papeete en exécutant une danse très spectaculaire, la danse du feu. L'île la plus proche de Tahiti est Moorea, à 7 minutes en avion ou trente minutes en bateau. Vous trouverez nombre d'hôtels de haut niveau mais également de charmantes petites pensions de famille.
Les activités touristiques à Moorea sont nombreuses et principalement nautiques. Vous vivrez quelques fantastiques moments en compagnie des dauphins. Pour ceux que le monde sous-marin passionne, la faune et la flore du lagon de Moorea sont exceptionnellement riches et variées. Vous découvrirez également les marae, anciens lieux de cultes autrefois destinés à la célébration de la vie religieuse et sociale du clan. Vous vivrez une expérience fort enrichissante au Tiki Village, reproduisant un vrai village d'artisans polynésiens. Enfin, il convient de souligner l'ambiance très particulière de Moorea, île élue de nombreux artistes contemporains. Tetiaroa vous fera vivre un vrai retour à la nature. Les principaux habitants de ces douze motus sablonneux sont les oiseaux migrateurs qui profitent pleinement des longues plages de sables blanc et de l'eau limpide du lagon.
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Tahiti, dont la capitale est Papeete, et ses îles, par la combinaison de ses atouts géographiques, humains, culturels et hôteliers, est une destination qui permet au visiteur de vivre la magie polynésienne au quotidien.
Huahine est une des îles de la société qui a conservé un aspect sauvage et authentique. Vous y découvrirez de nombreux sites archéologiques. Vous y découvrirez également les pièges à poissons. Huahine est entourée de divers motus vers lesquels vous guideront les habitants de l'île, fiers de partager leur patrimoine culturel. En pirogue ou en 4x4, laissez-vous guider dans la découverte d'une nature riche et variée.
A seulement 15 minutes de vol de Huahine, Raiatea est considérée comme le berceau de la civilisation polynésienne. De nombreux marae, dont Taputapuatea en témoignent. L'une des particularités de Raiatea est la rivière Faaroa, seule navigable des îles de la société et qui fait l'objet d'une superbe excursion. Grâce aux nombreuses passes tout autour de l'île, Raiatea est devenue une véritable base nautique qui exhibe fièrement ses très récentes infrastructures.
Située dans le même lagon, Taha'a offre de très belles excursions vers les motus entourés d'un lagon couleur saphir et émeraude, mais également à la découverte de ses forêts luxuriantes. Les gourmets apprécieront particulièrement la culture de la vanille qui représente 80% du marché de Tahiti et ses îles. Vous dormirez dans de charmantes petites pensions dont les propriétaires se feront un honneur de vous faire visiter leur ferme perlière, nombreuses à Taha'a, égrenant le lagon.
Après ces escales de nature sauvage, vous atteindrez l'île de Bora Bora. Dès votre arrivée en avion, la perle du Pacifique vous offre la multitude des bleus de son lagon. Les hôtels, nombreux sur l'île, permettent grâce à leurs bungalows sur pilotis, de profiter confortablement des superbes paysages de Bora Bora ; puis, le soir venu organisent de somptueux buffets de mets locaux et des spectacles de danse traditionnelle. Les activités touristiques à Bora Bora sont nombreuses et principalement nautiques. Vous pourrez faire ce dont vous avez toujours rêvé : voler, nager, explorer les fantastiques fonds sous-marins, en compagnie des raies et des requins sans le moindre danger. Bora Bora est également une île aux montagnes luxuriantes, que l'on peut découvrir lors de randonnées en 4x4. Si vous séjournez à Bora Bora au mois octobre, vous aurez la chance d'assister à la dernière étape de la très célèbre course de pirogues : Hawaiki nui va'a, grand événement sportif polynésien.
Situé à 1h10 de vol au départ de Tahiti et accessible grâce à la navette express au départ de Bora Bora, Maupiti est lové au coeur d'un lagon de jade, ouvert sur l'océan par une seule passe. Vous logerez dans une pension de famille chez l'habitant qui vous fera chaleureusement découvrir les immenses plages désertes de sable blanc.
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Situé en Polynésie française, au sud de Papeete (île de Tahiti) et en plein coeur du Pacifique, l'archipel des Australes se compose de cinq îles principales au relief typique des îles hautes, anciens volcans. Ces montagnes, érigées dans le ciel, sont entourées d'une barrière de corail, protégeant sur certaines îles un magnifique lagon au camaïeu de bleus. Les nombreuses falaises, vestiges des très anciennes irruptions volcaniques, plongent dans la mer, non loin des plages paradisiaques de sable blanc. L'archipel des Australes est très peu peuplé. En effet, la population totale dépasse à peine les 6000 habitants. Ceux-ci vivent dans de petits villages en bord de mer entourés d'une nature généreuse et préservée. Le « fiu », nonchalance locale, rythme le quotidien des villageois, qui bénéficient pourtant d'un des climats les plus frais de Polynésie Française.Les activités sont nombreuses aux Australes. L'une d'elles, l'agriculture, est une des ressources premières de ces îles ; le taro est le produit alimentaire de base de l'archipel. Cette plante à rhizome est cultivée comme le riz, dans des marécages irrigués. Les sols des Australes sont exceptionnellement riches et fertiles et l'on y cultive tous les fruits et légumes communs des régions tempérées. L'on y cueille également le pandanus, matière première du tressage artisanal. Ces feuilles vertes sont triées puis laissées à sécher afin d'être tresser. Cette occupation est l'apanage des femmes qui se réunissent en famille, ou en associations, afin de tresser les feuilles sèches pour en faire des chapeaux ou bien des paniers qui seront vendus aux marchés.Très respectueux du savoir et des croyances des anciens, les Polynésiens ont conservé leurs marae, lieux de culte autrefois destinés à la célébration de la vie religieuse et sociale du clan. De ces grandes plate formes ou terrasses pavées, entourés par des murets et construits avec des blocs de basalte ou des dalles de corail, il ne reste aujourd'hui que quelques pierres posées qui donnent lieu à de nombreuses légendes. Malgré leur attachement évident aux rites et manifestations religieuses d'autrefois, les Polynésiens sont de fervents pratiquants. Les messes ne se ratent sous aucun prétexte, et c'est toujours avec beaucoup d'entrain que les habitants des Australes chantent les Himene le dimanche à la messe. La religion est aussi prétexte à d'immenses fêtes, comme celle du Me. Les habitants se retrouvent à cette occasion dans les chants et les prières, puis organisent des visites guidées dans chaque maison afin de déterminer quelle sera la plus belle et la mieux équipée. Chaque accueil se fera selon la coutume sous la projection de talc et de parfum. Le périple durera toute une journée, ponctué de chants pieux dans les maisons des villageois malades. Les longues marches entre chaque maison sont parfois fatigantes mais cela n'empêchera personne, sur la fin du trajet, de fêter la journée, de danser et de chanter.Pour se reposer aux Australes, lors de votre voyage, il existe de charmantes petites pensions de famille, toujours très bien entretenues et qui seront le point de départ de nombreuses excursions. L'une des plus spectaculaires se fait à Rurutu qui possède des grottes calcaires percées à flan de falaise. Dans ces cavités, l'érosion a fait naître de la pierre, stalactites et stalagmites. L'une d'elles, servait autrefois de cloche au chef du village qui souhaitait rassembler ses disciples. Ces cavernes sont le souvenir du soulèvement cataclysmique qui projeta ces anciennes grottes sous-marines jusqu'à leur emplacement actuel. Mais les Australes ont bien d'autres trésors. On y trouve notamment le caviar vert. Il s'agit d'une petite algue qui pousse sur les coraux à quelques mètres de la barrière. Facile à ramasser, elle très réputée à l'étranger. Le plat d'algue est préparé très simplement avec un peu de lait de coco et de citron vert. C'est son goût salé et croquant qui rappelle à certains la saveur du caviar.Ceux qui ne ramasseront pas les algues du lagon, profiteront des ressources de la mer. Thons, bonites, et autres poisons, se pêchent dans les eaux des Australes. Et tandis que certains adoptent les moyens modernes pour attraper le poisson, d'autres préfèrent les méthodes traditionnelles. Souvent pratiquée en famille, la pêche est enseignée très tôt aux tout petits. Très pratiquée autrefois, il en est une cependant, qui ne reste qu'un souvenir : la pêche à la baleine. Ces énormes mammifères, que l'on peut approcher lors de plongée sous-marine, viennent aujourd'hui tranquillement sillonner les eaux des Australes. A Tubuai, on pratique la pêche à la pieuvre. De son encre, mélangée à du taro, on fera le « tutaefe », appât très spécifique de cette île, et grâce auquel aucun pêcheur ne pourrait, aux dires des habitants, rentrer bredouille. « C'est comme ça la vie ici? c'est comme ça ! »
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Chaque année, lors des festivités du heiva i Tahiti qui se déroule chaque année à Papeete (Polynésie française), les costumes de danse accompagnent chaque pas, chaque geste des danseuses et danseurs. Coco, chef de groupe et costumier nous parle des étapes de la création de ses costumes.
Lorsque je démarre un costume, c'est déjà un petit « tic » dans ma tête, et ensuite je dessine. Parfois je fais quelque chose et je ne pas sûr à quoi ça va ressembler, et au fur et à mesure les idées viennent. Et ça part tout seul. J'ai une base et j'essai d'évoluer dessus tout en respectant bien sûr le côté traditionnel du costume. Je me réfère souvent aux encyclopédies, voir comment les costumes autrefois étaient faits. Sinon, c'est vraiment un délire, je délire complètement.
« Tu poses par terre et après tu danses, mais par contre, j'aimerais que tu termines dessus. Les garçons, il faut pousser le more vers l'extérieur. Ca doit faire effet plume. Appuyez ! N'hésitez pas ! Appuyez dessus. »
Cette année, la coiffe des filles, je l'ai faite à base de more. Il y a deux couleurs : le more noir et le more blanc. Je dis que la tête est très importante, car pour moi, elle source d'inspiration déjà ; et avoir quelque chose de beau sur la tête, cela donne la personnalité d'une personne. Et pour souligner tout ça, j'ai mis une tresse noire ici.
Ensuite, le cou, toujours avec du more et comme base, le peue. Dans tous les costumes, on utilise déjà cette matière première pour toute confection. En fait c'est la base de tous les costumes. Ensuite, le soutien-gorge des filles, à base toujours de peue et de coquillage avec un peu de more noir ici. Le soutien-gorge, c'est un set de table normal qu'on a juste à découper, et donner la forme. Cela demande beaucoup de travail et s'il fallait utiliser un peue, c'est un travail que tu gâches, alors que le set de table est déjà fait, et puis on l'a pour un prix pas exorbitant.
La taille des filles (vahine), avec des éclats de nacre. Les nacres ne sont pas du tout travaillées, juste travaillées des deux côtés, l'intérieur de la nacre et l'extérieur de la nacre. Je ne voulais pas cette année faire quelque chose de trop droit parce qu'une pierre n'est pas travaillée. La pierre est au naturel, et je voulais que les nacres soient au naturel, qu'elles aient la forme qu'elles ont dès qu'on les casse. Ensuite, les more, on ne peut pas avoir ce que l'on veut vraiment. Ici, c'est compliqué d'avoir des more en temps voulu, à l'heure qu'il faut. Cette année, les more, je les ai fait venir de Hawaï, parce que la dame qui devait faire mes more s'est désistée à la dernière minute. Au fur et à mesure, les jours arrivent, j'ai des idées qui arrivent, et je change. En fait le costume avec lequel j'ai commencé, parfois n'est pas celui que j'avais au début. Il y a une mutation, il y a une évolution au niveau de ce costume-là. Il ne reste vraiment pas à l'état original.
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Libor Prokop, artiste, musicien-compositeur
Nous sommes dans la vallée de Tefa'aroa, à Arue, commune proche de Papeete (Tahiti, Polynésie française) non loin d'un champ de bambou dans lequel j'utilise les pièces pour faire des vivo (flûte nasale).
A partir de là, je sélectionne mes bambous sur une longueur de pratiquement un mètre. Après avoir fait ce choix, on délimite l'endroit où l'on fait la coupe avec du tape, pour éviter les cassures, car le bambou casse assez facilement, donc le tape prévient ce genre de problème.
Ensuite, on fait un phasage de la surface où il y a la perce d'entrée, où l'on joue par la narine, que ce soit bien plat, bien propre et aussi bien lisse, que ce soit agréable au toucher. Ensuite, on met du tape pour préparer la première perce, la perce d'entrée, et également du tape tout le long pour faire un tracé qui permettra ensuite de délimiter les tous premiers trous pour les notes.
Les longueurs seront déterminées par les tonalités qu'on utilisera pour chacun des vivo. Pour certains bambous, là où il y a le noeud, c'est fermé à l'intérieur. Il y a nécessité de percer et de nettoyer, ce qui permet d'avoir quelque chose d'assez esthétique aussi avec un noeud. Ce qui permet aussi d'avoir un changement de section à l'intérieur, qui peut être une source de difficulté mais aussi qui peut permettre d'enrichir un peu plus le son. Par exemple, la qualité ici à l'extérieur, la section est un peu plus grande par ici près du noeud et ça donne comme une chambre d'amplification.
A partir donc du premier trou, on a fait le réglage, en fonction du diapason, et en fonction d'un autre vivo également. Par exemple pour ce vivo qui est réglé en la, le premier trou sera donc en la. « Modèle réglé en la. »
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De jeunes talents polynésiens exposent leurs créations à l'Assemblée de la Polynésie française (Papeete, Tahiti). Ils nous entrainent dans leur voyage artistique.
Linh Cao J'ai toujours aimé dessiner depuis que je suis petite, j'avais toujours des crayons et il y a cinq ans je me suis à faire de la peinture, à faire des tableaux. En fait, ce sont des amis qui m'on dit que ce que je faisais, c'étais super, qu'il fallait que je continue, et voilà. Je me suis lancée. Celle qui me tient le plus à coeur je pense que c'est « vahine de nuit sous le soleil », en fait elle de nuit par sa chevelure, et sous le soleil parce qu'il fait jour. Il y a des petites étoiles aussi qui sont symbole de petits esprits qui sont là pour la conseiller ou la protéger. Si tu n'y crois pas, tu n'auras pas l'énergie pour avancer. Il faut être sûr de soi et y aller. Ca viendra, les fruits, ça tombe !
Laurent Je peins, je dessine depuis l'âge de dix ans, onze ans. Depuis que je suis tout petit en fait je dessine. Il y a beaucoup de dessin. Du dessin et un peu de peinture à l'intérieur, en fait, j'essai de faire passer le dessin dans la peinture. La peinture est juste là pour mettre en valeur le dessin ; pour mettre plus de vie dans le dessin. Il y en a une que j'aime vraiment bien, c'est « le marquisien ». J'aime bien travailler sur le détail. Et là, sur ce dessin, j'aime bien le tatouage, et j'ai essayé de faire un peu de recherche sur le tatouage marquisien, que j'ai représenté. Là, il représente un guerrier. J'ai mis une tête, un trophée marquisien qui étaient les têtes de leurs rivaux. Il y en a beaucoup qui m'on dit que le tableau faisait peur. Moi, j'aime bien. En plus, les cadres, je les ai fait moi-même, et là je trouve que le cadre, je l'ai vraiment bien réussi ; il fait bien ressortir le dessin.
Joanna C'est un moyen de faire ressortir tout ce que tu ressens en toi, d'extérioriser tes sentiments, toutes les choses que tu peux sentir, que ce soit un sentiment personnel, ou voir quelque chose : être frapper par un arbre, ou par n'importe quoi. Il n'y en a qu'un seul qui me plait beaucoup ici, à cause de ma couleur bleu ; c'est l'une de mes couleur préférée que je choisie vraiment. C'est mon tableau préféré parce que j'ai tellement pris de temps à le faire, et je l'ai terminé avant d'exposer. Il faut oser, surtout ici ce n'est pas facile d'oser, il y a une pudeur qui fait qu'on n'ose pas vraiment.
Laiza Pautehea Ce que j'ai voulu faire, c'est mélanger la théorie, tout ce qui est technique contemporaine, tout ce que j'ai appris en France, à la culture polynésienne. Je pense que les deux ensemble, cela donne automatiquement un mélange explosif. Au lieu de mettre par exemple une guitare. Parce que Picasso c'est différents points de vue d'un sujet qu'il met à l'intérieur d'une surface donnée. Je commence à leur expliquer en fait : au lieu de mettre une guitare, je mets un motif tahitien, si ce n'est pas un tiki, c'est un mo'o. C'est comme ça que j'essai d'appâter les tahitiens, leur faire découvrir autre chose, les faire sortir un peu de leur cocon. S'ils n'y vont pas, j'y vais à leur place et je reviens.
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Interviews des touristes à leur départ de Polynésie française, à l'issue de leurs vacances à Tahiti et dans les îles. Ils nous livrent leurs impressions et commentaires spontanés sur les îles visitées, les hôtels et pensions de famille, les habitants, l'accueil. Mr et Mme Slesnick, Washington (Etats Unis) : Nous connaissions un couple qui est venu pour sa lune de miel. Ils n'arrêtaient pas d'en parler. J'ai dit à Cathy : « Nous allons à Tahiti », elle m'a répondu « Pourquoi pas ». Et puis nous sommes venus pour notre lune de miel, Nous avons fait de la plongée, j'ai eu mon certificat ici, Cathy l'avait déjà.J'ai donc eu mon certificat, nous nous sommes beaucoup relaxés. Marie Christine et Serge Villeurbanne (France) : On en rêvait depuis de nombreuses années, la douceur de vivre, des lagons bleus, c'était vraiment un rêve de plusieurs années. En plus je fais de la plongée sous-marine, pour un plongeur, il y a des spots comme Rangiroa, Fakarava, qui nous intéressaient.Tout était réuni pour qu'on vienne ici. On a tout aimé, c'est pour ça qu'on a fait un périple de plusieurs îles parce que pour découvrir la Polynésie il vaut mieux faire plusieurs îles parce qu'elles sont complètement différentes.Dans le chois, tu avais dit Tahaa, Fakarava et puis Tahaa, parce que vraiment une petite île sauvage, l'île de la vanille, mais toutes : Bora pour son lagon, elles ont toutes leur charme. Huahine aussi. Tout était bien. Elisabeth, Soliers (France) : Tahaa, c'est magnifique. Les gens sont très gentils, l'accueil est sympathique. Je ne pense pas que ce soit forcé comme dans certains Pays. Mr et Mme Slesnick, Washington (Etats Unis) : Maintenant tout est devenu cher avec le cours des devises. C'était déjà pas mal lorsque nous avons réservé, mais cela empirait au fur et à mesure que la date de départ approchait. C'était rigolo. Il y a eu beaucoup de vent que l'on attendait pas, beaucoup de vent à Rangiroa. Marie Christine et Serge Villeurbanne (France) : Le problème c'est que la vie aussi ici est chère. A oui ça c'est un point effectivement important, on st pas spécialement à plaindre mais quand même ça fait cher. Elisabeth, Soliers (France) : J'aime moins Papeete, parce que c'est la ville mais les îles sont magnifiques ww.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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