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    • Bande annonce de la chaîne Actualité sur Tahiti.tv (Toutes les vidéos sur la Polynésie française)

      Bande annonce de la chaîne Actualité sur Tahiti.tv (Toutes les vidéos sur la Polynésie française)
      Cette chaîne thématique propose les interviews des acteurs locaux, privés et institutionnels de l'économie, du tourisme et des événementiels polynésiens : comment investir, les produits exportés, les offres d'hébergement, les manifestations majeures, etc. Les touristes nous y livrent également leurs impressions à l'issue de leur séjour en Polynésie française.
      Creative.tv, à travers la création d'une plateforme richmedia on-demand, capable d'associer toutes les fonctionnalités du Web 2.0, permet le déploiement de ses contenus sur tous les supports de communication audiovisuels (web 2.0., webtv, iphone, mobile tv, broadcast, etc.). Actualité, Tradition, Découverte, Nature, Sport et Création, les six chaînes thématiques de Tahiti.tv proposent plus de deux cent cinquante documentaires, reportages, captations de spectacles vivants, émissions de proximité, magazines ; une programmation permettant aux internautes francophones de découvrir toutes les richesses du patrimoine polynésien. Tahiti.tv, à travers les possibilités de diffusion de la chaîne, a souhaité créer une véritable dynamique de valorisation des ressources audiovisuelles présentes en Polynésie française, en s'appuyant sur dix-neuf sociétés de production audiovisuelle et fournisseurs de contenus polynésiens. La chaîne diffuse des programmes dont la durée varie entre 1 à 8 minutes afin de s'adapter aux habitudes de navigation des internautes. D'autre part, Tahiti.tv s'inscrit dans la politique globale de développement des activités numériques dans le Pacifique associée à la mise en place du câble sous-marin dans cette partie du Monde. Tahiti.tv, la première webtv dédiée à Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.

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    • Les fêtes de juillet (1) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)

      Les fêtes de juillet  (1) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)
      L'un des phénomènes typiquement tahitien est l'usure du temps et la perte de sa notion. C'est pourquoi la préparation des fêtes du 14 juillet prend plusieurs semaines. Ici, les Tahitiens s'entrainent au lancer du javelot. Leur adresse naturelle rend intéressante la démonstration. Un coco peut être atteint de plein fouet à vingt mètres de hauteur.
      La fête foraine n'est encore qu'officieusement ouverte. Il n'existe pas de bateleur professionnel en ce pays. Les baraques sont tenues par les plus entreprenants commerçants locaux. Germaine, la vedette des célèbres danseuses de l'île de Bora Bora vend pour la circonstance des billets de loterie à un européen. Avouez que ces jeunes gens, membres de nombreuses sociétés sportives, offrent une prestance remarquable.
      C'est le 13 juillet que, suivis des danseurs, chanteurs, piroguiers et chefs de district, les corps constitués viennent présenter leurs compliments au Gouverneur. La cérémonie se déroule dans le parc de la Résidence, de même que la remise des cadeaux, composés d'animaux vivants, de fruits, travaux d'artisans, et jusqu'à des pirogues. Comme les Latins, les Polynésiens sont sensibles à l'éloquence. Vêtu à l'européenne, le doyen des chefs de district informe le Gouverneur que c'est le district dont il a la charge qui chante et danse le mieux et, en traduisant mot à mot, qui remue le mieux le derrière. Vous saisirez pourquoi tout à l'heure. Une danseuse couronne le Gouverneur, lequel est alors en mesure de déclarer ouverte l'époque des réjouissances, en même temps que celle des manifestations folkloriques.
      Elles débutent par les courses de pirogues à voile en rade de Papeete où la brise n'est malheureusement pas toujours suffisante. Balisé par des bouées, le parcours est relativement court, si l'on songe qu'autrefois, les pirogues à voile sillonnaient le Pacifique. De nos jours, on imagine difficilement la valeur manoeuvrière et l'endurance de ces marins, voguant en haute mer sur de semblables esquifs. En fond de décor, l'île Moorea, la plus proche de Tahiti, à onze miles environ. Et voici le champion du jour.
      Compétition de pirogues simples et doubles, à la pagaie. Le départ est pris. Dix-sept deltoïdes et dorsaux sont à l'épreuve ! Ils le sont d'ailleurs depuis des semaines, car une course de pirogue est la moins improvisée des exhibitions. Observez la cadence et la symétrie des gestes. Tout comme leur tane, les vahine également concourent. Voici le district vainqueur : Tautira... Il est rare que ceux-là soient vaincus.
      Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.

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    • La danse des costumes (Film documentaire sur la Polynésie française)

      La danse des costumes (Film documentaire sur la Polynésie française)
      Les témoignages des premiers explorateurs européens du XVIIIème siècle décrivent les costumes de danse essentiellement faits de tapa. Cette écorce d'étoffe battue habillait les danseurs et musiciens. Les femmes, torse nu arboraient des jupes de tapa décorées et ornées de fibres végétales tressées.
      Très simplement vêtus, les polynésiens dansèrent jusqu'à l'arrivée des missionnaires.
      Ces derniers, horrifiés par ces manifestations gestuelles qu'ils jugeaient obscènes, interdirent dès 1819 toute représentation de la danse tahitienne.
      Il faudra attendre 1880, lors de l'apparition des fêtes officielles du 14 juillet, pour la danse, timidement, puisse renaître. Les costumes, loin de pouvoir accompagner les gestes naturels, avaient de strictes obligations : robe longue et ample pour les femmes, pantalon long surmonté d'une chemise pour les hommes.

      En 1928, le film Tabu, réalisé à Bora Bora par Murnau et Flaherty consacre les costumes en more. Progressivement les robes missions, les pantalons et les chemises s'effacent, le more devient l'élément essentiel du costume de danse traditionnel. Les bustes se dénudent et les danseuses, après de larges bustiers en Pareu, adoptent le tape'a titi, plus ajusté.

      En 1956, Madeleine Mou'a, crée pour son groupe Heiva de magnifiques costumes qui valorisent les chorégraphies basées sur des thèmes légendaires et définit des standards.
      La danse revient alors sur le devant de la scène.

      Les groupes de danse s'organisent et fabriquent eux-mêmes leur more. Les hommes coupent les branches de purau, tandis que les femmes pèlent les tiges et enlèvent l'écorce. Ces longs rubans végétaux sont ensuite trempés dans l'eau afin d'attendrir la fibre. Une fois sec, le matériau est patiemment travaillé, cousu, puis décoré par les mamas et les jeunes danseuses.
      Les costumes dès lors ne cessent d'évoluer. Matières, assemblages, couleurs et formes, se marient toujours différemment avec de plus en plus de créativité sous le commandement d'un chef d'orchestre, personnage essentiel de la troupe : le costumier.

      Coco Tirao, chef du groupe de danse Ahutoru nui
      Alors, lorsque je démarre un costume, c'est déjà un petit « tic » dans ma tête, et puis ensuite, je dessine. Des fois je fais quelque chose mais je ne suis pas sûr à quoi ça va ressembler... Et puis en fait, au fur et à mesure, les idées viennent et ça part tout seul. J'ai une base, et j'essaie d'évoluer dessus, tout en respectant bien sûr le côté traditionnel des costumes. Je me réfère souvent aux encyclopédies, voir comment les costumes autrefois étaient fait... Sinon, c'est vraiment un délire. Je délire complètement.

      Matani Kainuku, chef du groupe de danse Nonahere

      Je lance mes idées sur papier et des personnes autour de moi m'aident à affiner ma représentation du costume. C'est une tâche difficile parce que ce n'est pas au premier coup de crayon que l'on réussit, il faut plusieurs touches de crayons pour vraiment finaliser le costume.
      Nous partons d'écrits, qui existent, d'écrits d'anciens, d'écrits de personnes qui ont voulu garder, préserver la culture par les mots et c'est à partir de ces écrits que tout arrive. C'est notre interprétation de ces écrits, donc on souhaite partir de ces écrits pour réaliser quelque chose de matériel, de touchable qui est le costume.
      J'essaie d'utiliser vraiment tous les mots et c'est mon interprétation qui me permet de faire des choix sur la forme de la coiffe, le matériau que je vais choisir, la couleur... Je pense que le but du costume est surtout de recréer une ambiance, de recréer un personnage et c'est tout ça qui forme je pense une cohérence dans les choix.
      Cette année par exemple j'ai surtout décidé d'utiliser des matériaux du fenua parce que beaucoup de matériaux sont autour de nous et peut-être à l'ignorance de certaines personnes et...On se rend bien compte que les moyens existent mais il faut aller les chercher. Donc cette année j'ai choisi d'utiliser le roseau et ce roseau donc est visible sur la coiffe, sur le collier, à l'arrière, en cape, mais également pour la confection de la jupe. Ce roseau a été assemblé ici par un tissu, sur la ceinture des garçons, de la nacre en long avec des noix de coco, de la nacre pour la représentation du deuil et de la nuit et les noix de coco, pour la terre, la couleur de la terre, les origines... Les nacres et les noix de coco ont été cousues sur du pandanus pour respecter les tonalités de couleur entre le roseau et ce support. Sur le collier nous avons gardé ce même principe d'assemblage, alternance entre la nacre, la noix de coco, et le roseau. Sur la coiffe nous pouvons voir dessus de grosses nacres découpées en forme rectangulaire avec des noix de coco sur les côtés, en gardant l'alternance noix de coco et nacre. Le tout est assemblé sur du pandanus et l'ensemble est entouré de roseau et à l'arrière est fixé également du pandanus. Cette forme permet en fait de grandir le personnage et de le rendre normalement plus fort.

      Coco Tirao
      Pour le Heiva de cette année, la coiffe des filles je l'ai faite à base de more. Il y a deux couleurs : le more noir et le more blanc. Je dis que la tête est très importante, parce que pour moi, source d'inspiration, et avoir quelque chose de beau sur la tête donne la personnalité d'une personne. Et pour souligner tout ça, j'ai mis une tresse noire ici. Ensuite, le cou toujours avec du more, et comme base le peore avec quelques coquillages. J'ai utilisé le peore parce que dans tous les costumes on utilise déjà cette matière première pour toute confection. En fait c'est la base de tous les costumes. Et ensuite, le soutien des filles, toujours à base de peore et de coquillages avec un peu de more noir ici. Le soutien c'est un set de table normal, qu'on a juste à découper puis donner la forme du soutien. Ca demande beaucoup de travail et s'il allait utiliser un peue, c'est un travail que tu gâches alors que le set de table est déjà fait et puis on l'a pour un prix pas exorbitant. La taille des filles, avec des éclats de nacre. Les nacres ne sont pas du tout travaillées. Juste travaillées de deux côtés. L'intérieur de la nacre et l'extérieur de la nacre. Je ne voulais pas cette année faire quelque chose de trop droit parce qu'une pierre n'est pas déjà travaillée. La pierre est au naturel et je voulais que les nacres soient au naturel, qu'elles aient les formes qu'elles ont dès qu'on les casse. Ensuite, les more, on ne peut pas avoir ce dont on a envie vraiment. Ici, c'est vraiment compliqué d'avoir des more en temps voulu, à l'heure qu'il faut... Pour cette année, mes more, je les ai fait venir de Hawaï, parce que la dame qui devait faire mes more s'est désistée à la dernière minute.

      Matani Kainuku
      L'année dernière, nous avions commandé des matériaux ailleurs. Ce qui était bien, c'est que l'on pouvait avoir, du moins je pouvais choisir la couleur que je voulais. Il faut savoir que Hawaii, est l'un des seuls, peut-être avec les Philippines, à produire, à offrir à la demande ce que l'on veut : on a besoin d'un more d'une certaine couleur, ils nous fournissent le more vite fait. Ici, ce n'est pas encore dans les mentalités alors qu'à Hawaii c'est vraiment une île qui vit de ça, qui a je pense compris que la culture pouvait être au service du tourisme alors qu'ici ce n'est pas encore dans les mentalités, alors là on demande de bouger des montagnes. D'aller chercher du purau dans les rivières, de les traiter pendant un mois... ça demande de la main d'oeuvre, ça demande de... un nouvel esprit et c'est en fait ça qu'il faut modifier, et ça prend du temps, le processus est lent. Mais vraiment ça nous a pas gêné d'aller faire des more en roseau parce qu'on a non seulement gagné en connaissance mais en même temps en argent. Là on est certain qu'on a les moyens qu'il faut sans forcément avoir de l'argent pour avoir des costumes pour le Heiva. Pour moi c'est une des preuves qu'on n'a pas besoin d'aller ailleurs, pour faire un beau Heiva avec des costumes de chez nous.

      Cette soirée du Heiva, jour J pour les troupes de danse est l'aboutissement d'un long travail. Compositions musicales, chorégraphies, costumes ont commencé de naître il y a déjà plusieurs mois.

      Matani Kainuku
      Il y a une longue période qui me semble importante, depuis la conception du costume jusqu'au jour J. Je ne peux pas me permettre d'aller au Heiva avec des regrets. Non. Donc c'est cette longue période que j'utilise pour faire les choix les plus judicieux possibles, dans la réalisation finale du costume. Et d'ailleurs tous les gens autour de moi se fâchent un peu parce qu'ils attendent que je leur dise : « non en fait il ne faut pas faire comme ça ». Ils craignent un peu que je change du jour au lendemain, parce que des flashs peuvent arriver, de meilleures idées peuvent venir et moi je considère qu'il faut attraper le train quand il est en marche, et je suis là pour aider. Pour moi, je pense que c'est un peu la spécificité de l'art, c'est quelque chose qui est dynamique et qui n'est pas figé. Donc je ne peux pas croire que ce costume que j'aurais choisi, soit le meilleur, mais au moins, à un moment donné précis dans ma pensée, je crois que c'est celui qui répond le mieux.

      Coco Tirao
      Au fur et à mesure, les jours arrivent, j'ai des idées qui arrivent, je change... Et en fait, le costume avec lequel j'ai commencé, parfois n'est pas celui que j'avais au début. Il est vraiment... Il y a une mutation, il y a une évolution au niveau de ce costume-là. Il ne reste vraiment pas à l'état original.
      Matani Kainuku
      Pour moi un costume est un tout et il n'est pas à représenter de manière morcelée. Donc nous avons choisi cette année d'avoir quatre éléments, ou cinq éléments chez les filles, alors que chez les garçons, ils n'en auront que trois ou quatre. C'est surtout une fusion que l'on voudrait créer entre la personne, et l'habit qu'il portera.

      Ce parfait mariage entre le corps et l'habit n'est pas une union solitaire. Les danseurs et danseuses, parfois plus de cent sur scène doivent eux même être en parfaite harmonie. Le costume s'inscrit alors dans une représentation générale du thème.

      Coco Tirao
      Quand on fait un costume, on a déjà travaillé la chorégraphie. En fait le costume, c'est la dernière chose à laquelle je pense. Parce que je pose déjà mes mouvements, ma danse, je chorégraphie les entrées, les sorties. Le costume, c'est vraiment la troisième chose à laquelle je pense et vis-à-vis des danseurs, danseuses, j'adapte le costume selon les chorégraphies que j'ai faites.

      Matani Kainuku
      Je pense que le plus important c'est de comprendre ce que l'on fait. Et pour moi, quand je dis qu'il y a à prendre en compte le thème d'un spectacle, la chorégraphie d'un spectacle, la composition scénique d'un spectacle, la mise en scène de tous les acteurs dans un spectacle, mais également la réalisation d'un costume, je pense qu'il ne faut plus morceler les choses, il faut faire en sorte qu'il y ait une vraie corrélation, un vrai sens dans ce qui se fait. Et pour moi, la prise en compte de la forme du costume est importante
      Je pense que tout est à prendre en compte. Et la chorégraphie, mais également le lien entre la chorégraphie et le mouvement qui vat s'effectuer avec le costume.
      Si les filles font un pas, il faut que le costume soit aussi l'image de ce pas. Elles ne peuvent pas faire un pas avec un costume qui va empêcher de le faire, qui ne va pas permettre de comprendre ce qui se passe.

      Tous les costumes sont donc créés selon les pas de chacun, les mouvements du corps, adapté à chaque danseur et danseuse. Le costumier devient dès lors un véritable maître d'oeuvre dans la fabrication des costumes.

      Matani Kainuku
      Il y a toute une équipe derrière qui s'occupe de la couture, de l'assemblage des matériaux et qui sont aptes à me dire si tel ou tel matériau doit être collé avant ou après parce qu'ils ont l'habitude du savoir, ils ont le savoir faire, et c'est ce comité qui cherche à découper ces matériaux, à les préparer pour que les danseurs et les danseuses, quand ils sont prêts à réaliser leurs costumes, le fasse avec tous les matériaux déjà prêts. Je n'envoie pas les danseurs chercher à droite et à gauche chercher tous ces matériaux. Pas du tout. Nous essayons d'avoir tout ça autour de nous pour que la réalisation et la confection de ces costumes se fasse dans un ordre bien précis, de manière structurée et pour que chacun finisse à temps les costumes.

      Danseurs et danseuses participent donc à la fabrication des costumes et chacun semble avoir un rôle bien défini.

      DANSEUSE
      Je suis en train de tresser un « lie ». Pour faire un « lie », on utilise les feuilles de auti. Auparavant, on aura enlevé la rainure principale qui se trouve ici. On la passe sur le feu. Soit sur le feu, soit on utilise un fer à repasser pour que la feuille se ramollisse encore plus et pour la conserver. Une fois que c'est fait, on va diviser la feuille de auti en deux par le milieu, donc on aura deux morceau bien distincts. On tresse toujours dans le même sens et il faut bien veiller à ce que les deux côtés soient bien roulés parce que sinon c'est toute la tresse qui va se dérouler.

      DANSEUR
      Les tresses, ce sont des feuilles de auti, tressées en cordelette, qui ont été cousues sur une coiffe. Et en cousant sur la coiffe, on essaie de ne pas voir la couture.

      DANSEUSE
      Je suis en train de coudre un opui sur ma taille en more. Ici, c'est du auti tressé à trois. D'abord, on fait notre taille en peure. Ensuite on a cousu le restant de notre more, ensuite, on a mis du auti tressé à trois, et à la fin on met des opui.

      COUTURIERE
      Je fixe la nacre. C'est mon mari qui les a faites pour la groupe. Il y en a eu pour des milliers de petits carrés, de petits rectangles... des éclats pour les danseuses, il a fallu les polir, les découper. Les cocos nous sommes allés les chercher au marché, par contre, les nacres, ce sont des amis qui ont donné. Il y en a qui ont été amenées des Gambier... Donc je confectionne un collier, c'est pour un petit garçon de cinq ans.

      Matani Kainuku
      J'aime réaliser, j'aime mettre à plat mes idées, mais je ne suis pas costumier. Je suis le chef de la troupe de danse, je m'occupe de tout. Et je me sens plus comme un guide pour tout le monde que comme quelqu'un qui a une spécialisation dans l'affaire. Je pense que c'est un travail qui doit plus se faire dans la confiance et dans cet esprit d'entraide parce que tout seul, je n'y arriverai pas.

      Coco Tirao
      Depuis que j'ai pris la troupe Ahutoru nui en tant que chorégraphe et costumier, j'ai toujours travaillé mes costumes tout seul. Il n'y a que cette année et l'année dernière et en 2001 que j'ai fait appel de personnes pour confectionner mes costumes. Sinon, lorsque je travaille avec ces personnes-là, je leur fais le modèle et ils ont juste à suivre.
      Ahutoru nui a pour cette habitude de ne pas donner aux danseurs le fait de faire leur propre costume, sauf celui du végétal. Le grand costume... On a vu les années précédentes, lorsque l'on donnait un travail aux danseurs, le danseur ne respectait pas vraiment la création, ce que le costumier a voulu... que le danseur faire ressortir sur le costume. En fait le danseur a toujours voulu mettre son petit grain de sel dedans pour dire « c'est moi qui l'ai fait » ou il ne respectera pas les proportions exactes des matières utilisées dans le costume. En fait le danseur va délirer, mais à sa manière. Et un costumier est toujours là à regarder s'ils ont bien fait leur travail. S'il y a des choses qui n'ont pas été bien faites, le costumier doit refaire tout le costume... C'est du temps perdu. C'est la raison pour laquelle Ahutoru nui a toujours fait faire ses costumes par une seule et même personne.

      Les costumes ainsi créés s'exhibent fièrement au Heiva. Les matériaux et les formes sont alors en parfaite harmonie avec les gestes. Certains semblent parfois plus originaux que d'autres, mais ils respectent tous des règles établies, garantes de tout concours.

      Matani Kainuku
      Le concours existe. La compétition existe dans la société. Je m'inquiète pas pour la compétition elle existera toujours, je pense surtout à l'évaluation, parce que l'évaluation, la manière dont sont évaluées les choses ne dépend que des personnes qui évaluent et d'un règlement. Je suis pour le règlement parce que je participe au Heiva donc je m'engage à ce qui se fait mais ce n'est pas un frein à la réalisation de mon costume, du costume de la troupe, à la réalisation du spectacle. L'évaluation et les règles qui nous sont imposée me permettent d'avoir un cadre de travail mais cela ne m'empêche pas d'avoir une certaine souplesse avec ma troupe et d'avoir une certaine souplesse dans la création du spectacle. Et je pense que cela est important, je pense que toute personne capable de créer, puisqu'elle participe à un concours, se dise que ce n'est pas le concours qui va nous des obstacles à la création. La création, elle existe de toutes façons, qu'il y ait concours au pas...

      Coco Tirao
      Moi je dis qu'il y a beaucoup de faux parce que le seul costume qui est fait de façon traditionnelle, c'est celui que l'on montre au jury. Mais pour tous les danseurs, danseuses, les costumes ne sont confectionnés comme celui que l'on doit montrer au jury. Le costume que l'on doit montrer au jury doit être fait qu'avec des matières locales, sans nylon, sans colle... On doit vraiment mettre en valeur le costume avec ce que tu as à portée de main, cousue avec du peore, le rafia à la limite passe, mais le rafia n'est pas une matière d'ici, c'est une matière de l'extérieur. Il est rare, rare, rare, de voir un costume traditionnel fait à 100% local.

      Malgré certaines entraves au strict règlement, les costumes éblouissent. Les costumiers n'ont de cesse de créer, innover, visitant toujours différemment les histoires d'autrefois.
      Et ces costumes, inlassablement, ne cessent de danser.

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    • Raiatea Hawaiki nui Hotel (Les hôtels en vidéo sur Tahiti.tv)

      Raiatea Hawaiki nui Hotel (Les hôtels en vidéo sur Tahiti.tv)
      Au Raiatea Hawaiki Nui Hotel, le service chaleureux et personnalisé vous fera vous sentir véritablement chez vous. L'hôtel offre également de nombreuses opportunités de découvrir Raiatea, « l'île sacrée », connue pour avoir donné le jour aux dieux polynésiens.
      Nous ferons tout notre possible pour vous ouvrir les portes de ce pays des dieux.
      D'ici-là, nous vous envoyons nos salutations les plus ensoleillées.
      Raiatea, capitale administrative des Iles-sous-le-Vent, est située à 220 km au nord-ouest de Tahiti.
      L'île sacrée, comme on la surnomme, était considérée par les Anciens comme le berceau de la civilisation polynésienne (Havai'i), le centre géographique de la culture maohi (formant le triangle polynésien Hawaii-Nouvelle Zélande-Ile de Pâques), ainsi que le lieu de naissance du dieu de la fertilité et de la guerre, Oro.
      C'est aux temps où Oro tentait de renverser Ta'aroa (dieu de la création) que les Européens arrivèrent pour la première fois dans ce triangle pacifique.
      Le site du Raiatea Hawaiki Nui Hotel: http://www.bora-bora-resort.org/raiateahawaikinuihotel/main_fr.php
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    • Huahine Te tiare Beach Resort (Les hôtels en vidéo sur Tahiti.tv)

      Huahine Te tiare Beach Resort (Les hôtels en vidéo sur Tahiti.tv)
      A 20 minutes de l'aéroport, l'hôtel Te Tiare Beach Resort est certainement le plus luxueux de Huahine. Dissimulé au milieu des jardins tropicaux fleuris de l'île, il profite d'une petite baie naturelle créant ainsi un cadre romantique et tranquille. Le Te Tiare Beach Resort dispose de 41 bungalows: 16 sur pilotis, 6 avec vue sur la plage et 19 donnant sur le jardin tropical. Confort et charme polynésien sont au rendez-vous dans ces luxueux bungalows munis de salles de bain, terrasses et climatisation.
      Huahine (Archipel de la Société)C'est l'île Sous-le-Vent la plus proche de Tahiti et, pourtant, injustement, la plus délaissée par les circuits touristiques classiques.

      Celle qui fut baptisée Hermosa, "la belle", par les explorateurs espagnols se présente sous la forme d'une île double dont les deux parties (Huahine Nui et Huahine Iti) sont séparées par un chenal qui n'a pas encore la largeur de celui qui partage Raiatea et Tahaa. Il ne fait nul doute que d'ici quelques centaines d'années la situation des deux complexes insulaires sera comparable et que les deux massifs volcaniques du mont Turi et du mont Huerei vivront leurs vies à jamais séparés, le petit point qui relie aujourd'hui définitivement écroulé dans les eaux turquoise du lagon. On raconte d'ailleurs que c'est le dieu Oro lui même qui aurait coupé l'île en deux avec sa pirogue - et ce que veulent les dieux...

      Avec Tahaa, Huahine est sans conteste l'île qui incarne le mieux l'esprit de la Polynésie d'autrefois, avec cette notion particulière du temps qui passe. De fait, les âmes voyageuses à la recherche d'un havre de paix choisissent généralement Huahine pour poser leur sac et s'initier aux rites polynésiens.Source: http://www.croisitour.com/voyages-polynesie/huahine/sejour-te-tiare-beach-resort-PYF00483.html Le site du Te Tiare Beach Resort: http://www.tetiarebeachresort.com/
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    • Manihi Pearl Beach Resort (Les hôtels en vidéo sur Tahiti.tv)

      Manihi Pearl Beach Resort (Les hôtels en vidéo sur Tahiti.tv)
      Nous serons ravis de vous accueillir sur notre île, Manihi, ce magnifique atoll des Tuamotu. La petite « famille » du Manihi Pearl Beach Resort partagera avec vous son amour de l'île et du lagon, ses trésors naturels que sont les perles noires, son spectaculaire monde sous-marin, ses îlots sauvages et préservés appelés « motus » et sa sérénité unique.
      Nous tâcherons de faire de tous vos rêves polynésiens une réalité.
      L'hébergement comprend :

      - 5 Bungalows plage standard
      - 17 Bungalows plage supérieur
      - 14 Bungalows Pilotis
      - 5 Bungalows Pilotis Premium
      L'île aux perles
      Il est de ces paradis qui n'ont pas besoin d'être présentés. Manihi est un cordon d'îlots recouverts de cocotiers alanguis sur d'infinies plages de sable blanc, le tout baigné dans les eaux émeraude des mers du Sud. Un décor digne d'un roman de Stevenson.
      Le site du Manihi Pearl Beach Resort: http://www.bora-bora-resort.org/manihipearlbeachresort/main_fr.php
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    • Motu Atea : les Iles du Vent (tahiti tv)

      Motu Atea : les Iles du Vent (tahiti tv)
      Située en plein coeur de l'océan pacifique, après un voyage de 17 000 km à partir de la France, Tahiti et ses îles permet au visiteur de vivre la magie polynésienne au quotidien. Dès la descente de l'avion, vous serez séduit par le sens inné de l'hospitalité des Polynésiens et cette irrépressible joie de vivre qu'ils aiment tant partager.

      L'île de Tahiti mérite que l'on s'y attarde. Son port de plaisance accueille les bateaux de croisière et permet aux polynésiens de s'entraîner à leur sport favori : la pirogue. Après avoir flâné au centre ville de Papeete, visiter le Musée de la Perle, admirer la mairie au style colonial, ne ratez sous aucun prétexte le marché aux couleurs tropicales où règne une chaleureuse ambiance et convivialité polynésienne, qui offre au touriste tout l'éventail des produits traditionnels et objets artisanaux polynésiens.
      Si vous avez la chance de séjourner à Tahiti au mois de juillet, vous assisterez au très fameux Heiva, célébration de la culture polynésienne. Rien de tel que le truck, transport local, pour se lancer dans la visite de l'île qui offre une multitude de sites tel le Musée de Tahiti et des Iles, garant de la culture polynésienne.
      Vous pourrez faire escale au marae Arahurahu, où l'on assiste au mois de juillet à une reconstitution historique. Après une escale au golf ou au Musée Gauguin, selon les goûts, la presqu'île et ses paysages sauvages vous attendent. Un peu plus loin sur la côte Est, vous pourrez explorer les profondes vallées vertes et profiter des cascades qui tombent dans les rivières fraîches. Le tourisme vert à Tahiti est vaste et varié et il existe de très nombreuses randonnées, à pied, à cheval ou en 4x4, qui permettent de découvrir les fabuleux paysages de l'intérieur de l'île.
      Votre circuit du tour de l'île s'achèvera par la visite de monuments tels le phare de la pointe Vénus et le tombeau du dernier roi de la dynastie Pomare. Enfin, le soir venu, les roulottes de la place Vaiete proposent des plats typiques et variés tandis que de nombreux spectacles s'organisent sur les places en bord de quai. Et tandis que le soleil a quitté le ciel, les Polynésiens éclairent de leurs torches les places de Papeete en exécutant une danse très spectaculaire, la danse du feu. L'île la plus proche de Tahiti est Moorea, à 7 minutes en avion ou trente minutes en bateau. Vous trouverez nombre d'hôtels de haut niveau mais également de charmantes petites pensions de famille.

      Les activités touristiques à Moorea sont nombreuses et principalement nautiques. Vous vivrez quelques fantastiques moments en compagnie des dauphins. Pour ceux que le monde sous-marin passionne, la faune et la flore du lagon de Moorea sont exceptionnellement riches et variées. Vous découvrirez également les marae, anciens lieux de cultes autrefois destinés à la célébration de la vie religieuse et sociale du clan.
      Vous vivrez une expérience fort enrichissante au Tiki Village, reproduisant un vrai village d'artisans polynésiens. Enfin, il convient de souligner l'ambiance très particulière de Moorea, île élue de nombreux artistes contemporains. Tetiaroa vous fera vivre un vrai retour à la nature. Les principaux habitants de ces douze motus sablonneux sont les oiseaux migrateurs qui profitent pleinement des longues plages de sables blanc et de l'eau limpide du lagon.  

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    • Motu Atea: l'archipel des Australes (tahiti tv)

      Motu Atea: l'archipel des Australes (tahiti tv)
      Situé en Polynésie française, au sud de Papeete (île de Tahiti) et en plein coeur du Pacifique, l'archipel des Australes se compose de cinq îles principales au relief typique des îles hautes, anciens volcans. Ces montagnes, érigées dans le ciel, sont entourées d'une barrière de corail, protégeant sur certaines îles un magnifique lagon au camaïeu de bleus.
      Les nombreuses falaises, vestiges des très anciennes irruptions volcaniques, plongent dans la mer, non loin des plages paradisiaques de sable blanc.
      L'archipel des Australes est très peu peuplé. En effet, la population totale dépasse à peine les 6000 habitants. Ceux-ci vivent dans de petits villages en bord de mer entourés d'une nature généreuse et préservée. Le « fiu », nonchalance locale, rythme le quotidien des villageois, qui bénéficient pourtant d'un des climats les plus frais de Polynésie Française.Les activités sont nombreuses aux Australes. L'une d'elles, l'agriculture, est une des ressources premières de ces îles ; le taro est le produit alimentaire de base de l'archipel. Cette plante à rhizome est cultivée comme le riz, dans des marécages irrigués. Les sols des Australes sont exceptionnellement riches et fertiles et l'on y cultive tous les fruits et légumes communs des régions tempérées.
      L'on y cueille également le pandanus, matière première du tressage artisanal. Ces feuilles vertes sont triées puis laissées à sécher afin d'être tresser. Cette occupation est l'apanage des femmes qui se réunissent en famille, ou en associations, afin de tresser les feuilles sèches pour en faire des chapeaux ou bien des paniers qui seront vendus aux marchés.Très respectueux du savoir et des croyances des anciens, les Polynésiens ont conservé leurs marae, lieux de culte autrefois destinés à la célébration de la vie religieuse et sociale du clan. De ces grandes plate formes ou terrasses pavées, entourés par des murets et construits avec des blocs de basalte ou des dalles de corail, il ne reste aujourd'hui que quelques pierres posées qui donnent lieu à de nombreuses légendes.
      Malgré leur attachement évident aux rites et manifestations religieuses d'autrefois, les Polynésiens sont de fervents pratiquants. Les messes ne se ratent sous aucun prétexte, et c'est toujours avec beaucoup d'entrain que les habitants des Australes chantent les Himene le dimanche à la messe. La religion est aussi prétexte à d'immenses fêtes, comme celle du Me. Les habitants se retrouvent à cette occasion dans les chants et les prières, puis organisent des visites guidées dans chaque maison afin de déterminer quelle sera la plus belle et la mieux équipée. Chaque accueil se fera selon la coutume sous la projection de talc et de parfum. Le périple durera toute une journée, ponctué de chants pieux dans les maisons des villageois malades.
      Les longues marches entre chaque maison sont parfois fatigantes mais cela n'empêchera personne, sur la fin du trajet, de fêter la journée, de danser et de chanter.Pour se reposer aux Australes, lors de votre voyage, il existe de charmantes petites pensions de famille, toujours très bien entretenues et qui seront le point de départ de nombreuses excursions. L'une des plus spectaculaires se fait à Rurutu qui possède des grottes calcaires percées à flan de falaise. Dans ces cavités, l'érosion a fait naître de la pierre, stalactites et stalagmites. L'une d'elles, servait autrefois de cloche au chef du village qui souhaitait rassembler ses disciples. Ces cavernes sont le souvenir du soulèvement cataclysmique qui projeta ces anciennes grottes sous-marines jusqu'à leur emplacement actuel.
      Mais les Australes ont bien d'autres trésors. On y trouve notamment le caviar vert. Il s'agit d'une petite algue qui pousse sur les coraux à quelques mètres de la barrière. Facile à ramasser, elle très réputée à l'étranger. Le plat d'algue est préparé très simplement avec un peu de lait de coco et de citron vert. C'est son goût salé et croquant qui rappelle à certains la saveur du caviar.Ceux qui ne ramasseront pas les algues du lagon, profiteront des ressources de la mer. Thons, bonites, et autres poisons, se pêchent dans les eaux des Australes. Et tandis que certains adoptent les moyens modernes pour attraper le poisson, d'autres préfèrent les méthodes traditionnelles.
      Souvent pratiquée en famille, la pêche est enseignée très tôt aux tout petits. Très pratiquée autrefois, il en est une cependant, qui ne reste qu'un souvenir : la pêche à la baleine. Ces énormes mammifères, que l'on peut approcher  lors de plongée sous-marine,  viennent aujourd'hui tranquillement sillonner les eaux des Australes. A Tubuai, on pratique la pêche à la pieuvre. De son encre, mélangée à du taro, on fera le « tutaefe », appât très spécifique de cette île, et grâce auquel aucun pêcheur ne pourrait, aux dires des habitants, rentrer bredouille. « C'est comme ça la vie ici? c'est comme ça ! »

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    • Le tatouage Polynésien (en Vidéo sur tahiti.tv)

      Le tatouage Polynésien (en Vidéo sur tahiti.tv)
      L'origine de la pratique du tatouage remonte à des centaines d'années dans le triangle polynésien. Elle existait probablement chez les migrants avant qu'ils ne s'installent en Polynésie. Les mots tatouage, tatoo et tattow (ancien anglais) sont dérivés du mot tahitien tatau (qui peut se traduire par "frapper de manière répétée") qui désigne la pratique consistant à inscrire sur la peau des marques indélébiles.

      Cette pratique était inconnue des blancs jusqu'à ce que Cook la rapporte en Europe après son voyage au Marquises : "ils impriment sur leurs corps des taches, suivant l'usage de plusieurs autres parties du monde, ce qu'ils appellent tattow" (Voyages du capitaine Cook, Banks). Omai, le premier tahitien a embarquer pour le continent européen avec le Capitaine Cook, devint rapidement connu notamment en raison de ses tatouages.
      Par la suite, de nombreux navigateurs s'arrêtant dans les îles repartirent tatoués, de là naissait la tradition du tatouage des marins. Quant aux naufragés européens couverts de tatouages de gré ou de force dans les îles du Pacifique Sud, ils furent surnommés les "Beachcombers". A leur arrivée, les Missionnaires convertirent la population locale au Christianisme et interdirent complètement l'usage du tatouage ce qui fait que la grande majorité des motifs ainsi que la technique même du tatouage furent à jamais perdus.SignificationLe tatouage, pratique qui a traversée l'histoire de l'humanité, atteint une des formes la plus développées en Polynésie où il est appelé "langage des anciens" selon l'expression utilisée par Tapu Bonnet, le plus ancien tatoueur de la région.
      Selon la mythologie, les deux fils du dieu Ta'aroa, Mata mata Arhu et Tu Ra'i po', ayant trouvé cette pratique particulièrement décorative, en firent un usage abondant et l'enseignèrent aux hommes. L'écriture étant absente de la culture polynésienne, les polynésiens ont développé par cet art l'expression de leur identité, tant passée que future. De plus, le tatouage marque une fonction dans la hiérarchie polynésienne : différence entre les sexes, rang social, distinction entre les clans familiaux... ce qui aboutit à un nombre de motif extrêmement varié.
      Outre le fait que le tatouage est un élément essentiel à la valorisation de l'homme, il était un moyen de protection contre les esprits maléfiques ainsi qu'un moyen de reconnaissance sociale. En effet, le tatouage était tout à la fois un rite initiatique pratiqué à l'adolescence, vers les 12 ans, et un rite de passage de l'enfance à l'âge adulte. Lors de la fête de présentation de ses tatouages, aboutissement de sa formation et du processus de marquage des motifs, l'adolescent était pleinement admis dans le clan et reconnu par la communauté. C'était une étape obligatoire, un droit d'entrée dans le monde des Hommes. Pratique

      La pratique du tatouage, techniques et motifs, était soumise à des règles très strictes et l'art du tatouage était la prérogative des maîtres tatoueurs, profession hautement respectée demandant un long apprentissage.

      A l'origine la marquage était effectué à l'aide de poinçons acérés. Puis l'encre indélébile était introduite sous la peau grâce à des peignes frappés par petits coups avec un maillet. L'encre était en réalité de la suie obtenue à partir d'amandes de cocos brulées et diluée dans de l'huile de coco ou de l'eau tiède. Les peignes quant à eux étaient taillés dans de l'os ou fabriqués à partir de dents d'animaux (requin par exemple), de coquillages ou d'écailles de tortues.


      Ainsi du fait de son éloignement et de sa résistance à la culture occidentale, le style marquisien est le plus abouti du triangle polynésien et, par là même, le plus répandu et le plus prisé. Toutefois, il existait autrefois des différences de style importantes selon les archipels, notamment concernant les parties du corps et les motifs tatoués.Le tatouage aujourd'huiAprès avoir été interdit par les missionnaires, l'art du tatouage ne réapparaîtra que dans les années 80 grâce aux notes et aux planches du missionnaire Karl Von Steinen reproduisant plus de 400 motifs, les techniques et motifs des anciens ayant été oubliés depuis longtemps ! Il existe aujourd'hui de nombreux tatoueurs dans toutes les îles de la Polynésie. Les motifs les plus prisés sont le tiki, la tortue, le lézard (margouillat), la raie ou encore les nombreux motifs marquisiens. Le premier festival international du tatouage organisé sur "l'île sacrée" de Raiatea en avril 2000 a réuni plus de 50 maîtres-tatoueurs de réputation internationale et connu un énorme succès. Depuis, le festival Tatoonesia a été créé et rassemble chaque année des tatoueurs Polynésiens et étrangers.Source: http://www.letahititraveler.com/general/arttattoo.asp
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