Bienvenue dans cette émission Mata’eina’a tour. Ah ! Il est midi, et savez-vous ce que l’on fait à Papeari à midi ? Je ne pense pas… Rejoignons Edmond qui nous en dira plus ; je crois savoir qu’il prépare un ma’a Tahiti.
Eh ! Edmond. Merci de votre visite d’aujourd’hui. Tu es né ici à Papeari ?
Oui, je suis d’ici et mes parents aussi. Peux-tu nous dire où nous nous trouvons ? Il y a le musée qui est juste à côté, le jardin botanique Harrisson Smith sur ce côté-là, c’est l’endroit où il y a les deux tortues, quant à nous, nous sommes en bord de mer.
Cette construction que l’on voit derrière toi, c’est l’endroit où tu travailles, un restaurant ?
Ce n’est pas vraiment un restaurant, il s’agit en fait du snack restaurant du jardin botanique. C’est donc là que tu fais ton ma’a Tahiti ? Oui. Je possède deux fours différents, qui peuvent nourrir quatre cents personnes. Un des fours contient de la nourriture pour cent personnes, c’est pour le dimanche. Lorsqu’il y a des fêtes, j’utilise les deux fours.
Tu ne fais que du ma’a Tahiti ici ?
Non, le ma’a Tahiti, c’est le dimanche. Il m’arrive cependant d’en faire faire trois fois dans la semaine. Par contre, la cuisine popa’a, j’en fais tous les jours, car nous sommes ouvert durant toute la semaine. En fait, selon le souhait des clients, je peux faire un ma’a Tahiti tout en gardant les plats habituels, avec en plus du poisson cru, du taro, du uru et même des plats chinois à la demande.
On m’a dit que tu étais le meilleur pour faire le four traditionnel ?
On ne peut pas dire que je suis le meilleur, non, je ne peux pas le dire. Tout ce que j’ai appris vient des gens de Papeari, d’un coté ou de l’autre. C’est d’eux que l’enseignement m’est venu. Ensuite, il y a eu mes parents, et c’est ainsi que j’ai pu faire du ma’a Tahiti. Par contre, je dois te dire qu’aujourd’hui, on fait un peu de mélanges. Ce n’est plus tout à fait comme avant, par exemple pour le cochon : on le mettait directement dans le four, sans le faire mariner. Aujourd’hui, il faut trouver le moyen de faire apprécier aux gens le ma’a Tahiti. Alors le cochon de lait, il faut le préparer et l’assaisonner.
Le « Ahi ma’a », ce n’es pas comme un four dans lequel on met le cochon, et lorsqu’il est cuit, on baisse la température…. C’est différent, tu dois avoir dans ta tête la puissance du feu. Il ne faut pas se tromper… Sinon le cochon est brûlé ! Oui. Mais tant qu’il est cuit, ça va, il ne doit pas être trop cuit non plus… Mais ça va. Le problème, c’est s’il n’est pas assez cuit.
Ça fait longtemps que tu fais ce travail ?
Oui, ça fait vingt-cinq ans. Donc depuis tout petit ? Oui. Je suis dans cette activité depuis tout jeune. J’ai grandi près de mes grands-parents, et c’est ainsi que j’ai appris. Ils me disaient : fais attention au ahi ma’a, fais ceci, fais cela, c’est comme ça que l’on fait. Et une fois que tu sais, il n’y a plus de problèmes.
Merci Edmond. Merci de votre visite d’aujourd’hui. Merci à Edmond de nous avoir parlé de son travail. Vous, vous allez retrouver Marguerite toujours à Papeari, quant à moi, je vais juste à côté manger avec Edmond.
Merci et au revoir.
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