Hinagaro Tokoragi dans Cosmetic academy, saison 3
Hinagaro Tokoragi a 41 ans, sa profession : fonctionnaire des douanes. Hinano a choisi de créer un rituel capillaire : « O’Hono ».Hinano TokoragiCe qui a déclenché mon inscription, c’est tout simplement mon amie, Rauri, qui m’a proposé de l’accompagner à ce concours et je la remercie de m’avoir traîné à ce concours. Grâce à elle je vis une expérience passionnante. J’ai voulu représenter Tahiti, côté montagne. Tahiti et ses vallées, Tahiti et ses rivières et notamment par mon produit j’ai voulu rendre hommage à une pratique ancestrale : le shampoing avec le nectar de opui. En fait dans...
en savoir plusTitaua Peu, femmes et écritures
Titaua Peu, 34 ans, auteur de « Mutisme » sorti en 2003. Ce qui m’a poussé à écrire c’est une espèce de sentiment de colère. Je revenais de mes études à Paris, j’arrive à Tahiti et mon pays n’était plus le même. C’est ce sentiment que j’ai voulu décrire, raconter non pas par nostalgie, mais pour faire comprendre à mon pays que l’on devenait n’importe quoi. C’était surtout pour trouver une parole tahitienne parce qu’à l’époque et encore aujourd’hui paradoxalement, le tahitien ne s’exprime toujours pas sur ce qu’il ressent réellement, sur ce qu’il est. On...
en savoir plusPatricia Baron Lysio, portrait d’artistes à Tahiti
Patricia Baron Lysio à l’Atelier Très jeune, après mon bac, j’ai passé trois ans dans une école des Beaux Arts à Paris et j’ai eu la chance de vivre dans plusieurs pays, ce qui m’a permis de faire un travail de récolte pour faire des tableaux un peu authentiques par la suite. Donc à 18 ans, je me retrouve à l’école des Beaux Arts et la seule chose qui m’a intéressé après c’était de sortir de ce parcours un peu académique pour pouvoir justement exercer autre chose et c’est ce qui est le plus difficile pour moi, ça m’a pris presque dix ans… en ayant touché à l’aquarelle, à plein de...
en savoir plusFlore polynésienne. Si Tahiti m’était conté
Dans le domaine de la surprise et du déconcertant, ce modeste continent tient une place importante. Jugez-en ! Voici des poteaux de clôture qui, enfoncés à coup de masse, bourgeonnent, surgeonnent et redeviennent arbustes. Voulant nous livrer à une expérience, nous coupâmes un bananier un jour vers midi. Précisons que le bananier ne fournit qu’un seul régime de bananes et que l’on abat l’arbuste lorsque le régime est bon à couper. Le lendemain, vers les 11 heures, c’est-à-dire 23 heures plus tard, le cœur de l’arbuste avait crût de onze centimètres et demi, soit un demi centimètre à l’heure, phénomène presque...
en savoir plusLes vallées de Tahiti. Si Tahiti m’était conté
Ce décor paradisiaque nous attire. Allons découvrir les charmes de nos fraîches vallées. Soleil, verdure, eau jaillissante et bondissante ! Tout est conforme à la description qu’en donnèrent les découvreurs de Terres. Cent mètres de chute libre… Lieu idéal pour le bain et peuplé de nymphes ! Distraction de toutes les saisons puisque le climat ne varie jamais. La vallée de la Papenoo, la plus profonde et la plus pittoresque de l’île. Nous y rencontrons un mahu, type humain que la décence nous oblige à résumer sous l’appellation d’androgyne. Ils sont d’ailleurs fort recherchés en raison de leurs qualités domestiques....
en savoir plusLes chinois et les pêcheurs tahitiens. Si Tahiti m’était conté
L’asiatique loge souvent dans une habitation exigüe et vétuste comme celle-ci. Mais il est précieux en ce pays où l’on peut penser que sans le chinois le marché serait dépourvu de légumes. Quel est l’européen, ou le Tahitien, qui cultiverait choux, haricots, salades, sur des pentes à 45 degrés et sous un soleil tropical ? Qui transporterait l’eau à dos d’homme et débrousserait dix fois avant de récolter ? Seul, le chinois accepte de poursuivre dans un opiniâtre silence l’ingrat travail d’une terre peu généreuse. Celui-là livre le pain qu’il authentiquement pétri à la sueur de son front la nuit et sans...
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