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Patricia Baron Lysio à l'Atelier de l'hôtel Le Méridien Tahiti Très jeune, après mon bac, j'ai passé trois ans dans une école des Beaux Arts à Paris et j'ai eu la chance de vivre dans plusieurs pays, ce qui m'a permis de faire un travail de récolte pour faire des tableaux un peu authentiques par la suite. Donc à 18 ans, je me retrouve à l'école des Beaux Arts et la seule chose qui m'a intéressé après c'était de sortir de ce parcours un peu académique pour pouvoir justement exercer autre chose et c'est ce qui est le plus difficile pour moi, ça m'a pris presque dix ans… en ayant touché à l'aquarelle, à pleins de techniques, ça a été le plus difficile et j'ai réussi justement à exorciser ce parcours en donnant des cours. Le fait de donner des cours à des élèves, j'ai été obligé vraiment de comprendre ma propre démarche, de me connaître tout simplement. Ce projet m'a donc permis, tout en continuant à voyager, de récolter les traditions, les écritures, les choses comme ça, c'est-à-dire à faire un travail sur les carnets de voyage ; des carnets de voyage comme on l'entend : ce peut être des images, des choses comme ça, mais moi, c'est dans l'abstraction, c'est vraiment ce que je ressens : les choses, les rencontres. Grâce à ce travail avec les matériaux des pays, je peux produire des pages entières, de très très grandes pages (parce que mon carnet de voyage est original parce qu'il est très grand), donc c'est des pages entières, et de là, mes tableaux sortent de cela. Je peux prendre un petit morceau de ce carnet de voyage et en faire des séries de tableaux. Je suis boulimique, de peinture, d'idées, de choses comme ça, donc l'idée du carnet de voyage, c'est le fait que je mets à plat, je peins sans arrêt des pages. Ca fait un an et demi que je suis sur le territoire et mon travail depuis quelques mois est tahitien, c'est-à-dire qu'honnêtement j'emploie des mots tahitiens dans mon travail, je travaille avec des matériaux, des terres tahitiennes, et je me sens très honnête avec ça, très très honnête. C'est vrai que… dire des choses… c'est à voir, c'est à regarder, à sentir, à toucher après et donc c'est très intéressant ces passages. J'ai un grand passage, mais ça c'est quelque de très féminin, c'est les tons terre ; mais là, il y a des explications : il y a l'Afrique, il y a la Nouvelle-Calédonie, je revenais de trois ans en Nouvelle-Calédonie, donc couleurs terre évidemment ! Actuellement je me dis que peut-être ces bleus turquoise me tentent, je regarde par les fenêtres et je me dis que c'est très beau aussi. Je pourrai envisager des bleus plus tard, mais c'est vrai que le travail couleur terre comme ça me permet de travailler non pas de grandes choses mais des détails de vie, c'est-à-dire que je peux m'arrêter sur quelque chose que personne ne verra ou alors au microscope. Ca, ça m'intéresse ! Je trouve que la chose qui est presque banale m'intéresse ; et faire des tableaux ou des pages de carnets de voyage avec ça c'est fabuleux ! Donc les matériaux, oui ! Je travaille avec tous les pandanus, tout ce que l'on trouve, on récolte… Vous verriez l'état de mon sac, c'est effrayant… parce qu'on récolte ; mais tous on est comme ça, la nature est extraordinaire et généreuse. Je ne suis pas que peintre. Je sculpte, le côté 3D m'intéresse toujours justement, pour t'éloigner. Un tableau, je raconte souvent à mes collègues, c'est un nombril, on se regarde, c'est effrayant. Alors que quand tu fais un 3D, tu tournes autour, tu regardes, tu te lâches… le lâcher prise est extraordinaire dans une sculpture. L'histoire de ces robes, c'est que quand je suis arrivée, j'ai fait une très jolie rencontre avec un directeur de troupe de danse qui m'a fait visiter la Maroto. C'était entre démystifier le côté touristique de Tahiti, ça a été au bout de quinze jours une belle découverte, et après, pour le remercier, j'ai habillé les jeunes femmes de la troupe. C'est-à-dire j'ai peins comme je peins d'habitude des tableaux, et de là, je les ai coupé… Donc on arrive à la sculpture comme ça. Donc on se retrouvait avec des sculptures vivantes avec de très jolies femmes qui portaient mes peintures qui passaient sur leurs corps. Ca a été une très riche expérience ça aussi, j'ai beaucoup aimé. Je ne veux ni me définir comme peintre, comme artiste… J'ai un mot qui ne plait pas toujours parce que c'est très péjoratif… Je me situe (et quelques fois j'ai vraiment envie de mettre ça sur les bios), comme une bricoleuse, donc extrêmement péjoratif pour beaucoup de monde. Arrivée (sans exagérer) à trente ans de peinture, je trouve que je suis toujours dans l'expérimentation, j'essaie tout le temps, et je trouve que ce qui est intéressant c'est quand j'arrive justement par accident, à des choses. Et là, je m'arrête, c'est comme dans une personnalité, quelque fois la personne est plus intéressante dans ses défauts que dans ses qualités, donc voilà, dans ma peinture en expérimentant, en touchant à tout, vraiment en touchant à tout (tu as dû voir l'atelier c'est un nid de trésors, de sacs, de choses comme ça), j'arrive à avoir cette peinture intuitive…. Et là je me situe ni peintre, ni rien, mais bricoleuse… Ca, ça me plaît bien ! Tahiti.tv la webtv de Tahiti et ses îles vous propose un voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéos.
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Liste des tags : 3D , Abstraction , Afrique , Aquarelle , artiste , Atelier , Beaux Arts , Bleus , bricoleuse , carnets de voyage , Couleurs terre , cours , Ecole des beaux arts , écritures , élèves , expérimentation , féminin , Hôtel , images , Le Méridien Tahiti , Maroto , matériaux , Nouvelle-calédonie , Pandanus , Patricia Baron Lysio , Pays , Peintre , Peintre , Peinture intuitive , Peintures , Polynésie française , Robes , sculpte , Sculpture , Sculptures vivantes , Tableaux , tahiti , Tahiti et ses îles , tahiti.tv , Tahitien , Techniques , terres tahitiennes , Territoire , tons terre , touristiques , traditions , Travail , Troupe de danse , Vidéos , Voyage , Voyager , webtv
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Apprendre à dire S'IL TE PLAIT en reo Tahiti en vidéo sur Tahiti.tv
S'il te plait : na, accentué sur le verbe qui précède. S'il te plait, chante : himene na. Le ton de la voix est très important. Il peut être neutre ou familier. On peut aussi employer une expression : e au anei ia ‘oe, e ti'a anei ia ‘oe. Répète s'il te plait : a tapiti na. Regarde s'il te plait : a hi'o na. Viens s'il te plait : mai na. Trainez sur « na ». On note au passage qu'il n'y a pas de vouvoiement en tahitien
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Marguerite Lai : vous qui suivez notre émission Mata'eina'a tour, bonjour. Nous allons parler aujourd'hui de ce qui se trouve juste derrière moi, la pirogue. Rejoignons Heiarii dans son club qui assiste l'entraîneur dans son travail… Ramons avec lui. Heiarii, bonjour. Dans cette commune, que fais-tu après ton travail pour entretenir ton corps ? Heiarii Huriore : je vais faire de la pirogue. Après les heures de travail, je vais chercher quelques-uns de mes amis qui ne travaillent pas et nous allons ramer ensemble, pour nous même. C'est tout à fait différent que de traîner le soir dans les clubs, cela nous apporte bien plus ! Nous ramons la plupart du temps jusqu'à Puunui, et même parfois jusqu'au plateau de Taravao… Le parcours est dur. Marguerite Lai : tu pratiques cette discipline depuis longtemps ? Heiarii Huriore : ça fait quatre ans que je rame. Marguerite Lai : comment en es-tu arrivé à faire de la pirogue, il y a beaucoup d'autres activités ? Heiarii Huriore : j'ai essayé le football mais je n'ai réussi qu'à me blesser aux jambes et un peu partout. Ensuite, j'ai essayé la rame et cela m'a bien plu. Lorsque j'ai commencé à ramer, je n'étais comme je suis maintenant, j'étais plus gros. Avec la pirogue, j'ai vu mon corps changer, alors j'ai continué. Marguerite Lai : qui vous entraîne ? Heiarii Huriore : c'est Tumoana, bien sûr. Lorsque l'on est à terre, c'est Tumoana qui nous dit quoi faire, mais sur l'eau, c'est moi qui m'occupe des deux pirogues. Marguerite Lai : pourquoi partez-vous à deux pirogues ? Heiarii Huriore : c'est mieux ainsi. On peut voir le niveau des équipes. Si l'autre pirogue va plus vite, on essaie de la rattraper, par contre, si elle ralentie, on la motive pour qu'elle nous suive. Cependant, les deux pirogues doivent être au même niveau. Lorsque l'on fait une course, c'est pareil : on ne veut pas qu'il y en ait une moins bonne que l'autre. Marguerite Lai : explique-nous comment se passe un entraînement ? Heiarii Huriore : c'est Tumoana qui me donne le programme. S'il s'agit de ramer sur une longue distance, nous faisons de grands parcours, et s'il s'agit de distances courtes, alors, nous faisons des sprints. Tumoana me dit simplement ce qu'il y a à faire. Par contre, si nous avons une course de prévu, alors nous nous entraînons encore plus. Marguerite Lai : et cela, quel que soit le temps ? Heiarii Huriore : peu importe en effet qu'il y ait du vent, de la pluie. Ceci dit, si le temps est venteux, c'est tout aussi bien car cela nous apprend à ramer avec le vent. Si l'on ne ramait que lorsque la mer est calme, nous ne saurions plus nous adapter aux conditions de la mer… Marguerite Lai : qu'est ce que tu dis ou expliques à tes amis ? Heiarii Huriore : accordez vos rames, écoutez bien ce que l'on vous dit. C'est pour notre bien, si l'on veut vraiment progresser, on peut y arriver. Marguerite Lai : qui vous donne vos pirogues ? Heiarii Huriore : toutes nos pirogues sont à Tumoana. Celui qui n'en a pas, la fabrique lui-même. Tout le matériel et les matériaux sont à Tumoana, ainsi, tu peux faire toi-même ta pirogue, et cela ne te coûte rien. Marguerite Lai : que vous apportent physiquement les entraînements que vous faites tous les soirs ? Heiarii Huriore : le souffle. Le souffle, mais également une préparation psychologique. Dans ce sport, il faut avoir un mental très fort sinon ça ne marche pas. Marguerite Lai : comment faites-vous alors pour vous préparer mentalement ? Nous faisons beaucoup de longues distances et de sprints, afin de faire travailler le cœur. Heiarii Huriore : les ballades sur le lagon, cela n'apporte rien. Marguerite Lai : avez-vous une préparation particulière avant d'aller ramer ? Heiarii Huriore : nous faisons tout d'abord des étirements, des échauffements, puis nous discutons un peu, de l'entraînement bien sûr, et lorsque nous sommes prêts, on y va ! Marguerite Lai : Heiarii, quel est le but que vous souhaitez atteindre avec votre club ? Heiarii Huriore : nous voulons garder notre club car c'est le plus ancien. Lorsque nous avons commencé, nous étions trop jeunes pour pouvoir participer aux courses. Et maintenant, nous attendons les prochaines courses pour lesquelles nous nous sommes préparés. Marguerite Lai : merci Heiarii. Une rame et deux… Bien ! Je vous laisse car j'ai beaucoup d'entraînement, sur des pirogues à deux, quatre et six ! Au revoir et merci de nous avoir suivis. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Dans le domaine de la surprise et du déconcertant, ce modeste continent tient une place importante. Jugez-en ! Voici des poteaux de clôture qui, enfoncés à coup de masse, bourgeonnent, surgeonnent et redeviennent arbustes. Voulant nous livrer à une expérience, nous coupâmes un bananier un jour vers midi. Précisons que le bananier ne fournit qu'un seul régime de bananes et que l'on abat l'arbuste lorsque le régime est bon à couper. Le lendemain, vers les 11 heures, c'est-à-dire 23 heures plus tard, le cœur de l'arbuste avait crût de onze centimètres et demi, soit un demi centimètre à l'heure, phénomène presque enregistrable à l'œil nu ! Quant à la partie abandonnée au sol, elle avait poussé de six centimètres. N'y aviez-vous jamais songé en mangeant des bananes ? En voici des vertes… et des bonnes à manger. Les fruits tropicaux sont nombreux et succulents, mais les arbres fruitiers européens n'y poussent pas. Cette espèce s'appelle cœur de bœuf… Vous l'auriez deviné ! Tous ces produits ne flattent pas le goût à la première dégustation ; un certain temps est utile pour les apprécier. Mais plus tard, le goût comme les cœurs, évolue… Les noix de cajou, surnommées vulgairement acajou. La papaye, se mange comme légume étant verte, et comme fruit étant mûre. Elle est largement utilisée dans la préparation du poe, dont nos convives ont fait tout à l'heure une importante consommation. Elle peut se manger crue avec du jus de citron ou cuite au four et arrosée de lait de coco. Les pommes cannelle, de chair douce et sucrée. Les caramboles, de saveur acide lorsque sauvages, douces lorsque domestiques et par greffe. Les pamplemousses sont très gros et très sucrés. Les ananas y viennent également très bien. Il ne faut surtout pas les confondre avec les ma'a fara, fruit du pandanus. Le pandanus est un arbre, tandis que l'ananas ne pousse qu'à environ 40 centimètres du sol. Un uru, ou fruit de l'arbre à pain. Cuit, ou plus exactement rôti, le uru est le substitut parfait du pain. Vous en voyez ici sur la droite. Voisinant avec les urus, les avocats. Autrefois, l'avocat était le beurre du Tahitien. Ce que l'on appelait le beurre végétal. Voici donc le pain, le beurre, et le saucisson… Si les fruits de cet arbre étaient comestibles, on aurait pû faire un sandwich ! Mais il n'en est rien, il s'agit là d'une plante ornementale. Les mangues, et particulièrement les mangues greffées. Mais nous voulons parler des mangues déposées dans l'écuelle… Pas de conclusion ! Si les détails vous intéressent, sachez que cette figurante n'a que 14 ans. Pays des fruits, pays des fleurs… Ce lotus, apparenté au nénuphar, prête une atmosphère romantique. Ces spécimens variés et chatoyants portent des noms indigènes compliqués dont nous vous faisons grâce. Les bougainvilliers rouges, violettes, saumon. Cette plante est appelée monette. Le setia, ce ne sont pas des fleurs mais des feuilles, présentées par une métisse américaine-tahitienne. Le gardenia, appelé taina. Des opui, des hibiscus, appelés encore aute et très répandus à Tahiti. En voici des simples, puis des doubles. Les frangipaniers, appelés en tahitien tipaniers. Les tiare qui ne poussent qu'en Océanie. Le parfum est aussi discret et captivant qu'unique est la plante. Fleurs de toutes saisons, verdure éternelle, paysages enchanteurs, plantes aux fragrances subtiles, femmes séduisantes… vers une victime aux exigences de la civilisation, puisses-tu résister à l'agitation frénétique de la vie moderne ? Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Ce décor paradisiaque nous attire. Allons découvrir les charmes de nos fraîches vallées. Soleil, verdure, eau jaillissante et bondissante ! Tout est conforme à la description qu'en donnèrent les découvreurs de Terres. Cent mètres de chute libre… Lieu idéal pour le bain et peuplé de nymphes ! Distraction de toutes les saisons puisque le climat ne varie jamais. La vallée de la Papenoo, la plus profonde et la plus pittoresque de l'île. Nous y rencontrons un mahu, type humain que la décence nous oblige à résumer sous l'appellation d'androgyne. Ils sont d'ailleurs fort recherchés en raison de leurs qualités domestiques. Toujours plus en amont, on pêche les natos, poissons de chair très fine. Le tane les pique au harpon ou au fusil tahitien et les achève d'un coup de dent sur la tête. La vahine les écaille et les assemble avec un lien végétal. C'est dans la vallée de la Fataua qu'une route conduit à ce lieu réputé d'avoir été celui où Loti se baignait en compagnie de Rarahu. L'eau fut plus profonde, un barrage de pierres en retenait le débit, mais une crue l'emporta voici quinze ans et malheureusement il ne fut jamais reconstruit. Par delà le diadème dont on voit ici la face sud, nous sommes dans la vallée de la Punaruu, célèbre par ses forêts d'orangers. Il faut pour atteindre les orangers, une journée entière de marche par des sentiers incommodes, glissants ou peuplés de plantes urticantes, ce qui explique le prix des oranges présentées sur le marché, le transport ne peut s'effectuer qu'à dos d'homme. Celui-ci peut en porter jusqu'à 70 kilos. Les vallées recèlent également quelques vestiges des autels à sacrifices humains : les marae, vastes constructions de pierres sèches, qui ne furent délaissés qu'après l'arrivée des missionnaires chrétiens. Autour du marae se dressaient les idoles sacrées nommées « tiki », devant lesquelles se prosternaient les populations. Le lieu sur lequel s'élevaient marae et idoles était déclaré tapu. Cette autre vallée dite de Mataiea, conduit au lac Vaiera. Parcours sans intérêt pour un chasseur d'images en ce sens qu'il y pleut presque constamment. A cinq cents mètres d'altitude, le lac dort dans un cratère. La seule voie d'accès en est la rivière, plus souvent torrent et nous devrons la traverser 83 fois d'un bord à l'autre sur un parcours de treize kilomètres pour toucher enfin la rive du lac. Les pierres glissantes et le fort courant rendent le cheminement pénible, surtout pour les popa'a dont les chaussures ne peuvent donner l'assise naturelle des pieds nus des Tahitiens. Ces largues feuilles, épaisses et souples, se nomment hape. Les porteurs les utilisent pour confectionner des abris. N'est-ce pas mieux que de transporter une tente. En moins d'une heure le logement est élaboré. Un bain nous reposera de nos longues heures de marche et une collation nous permettra de repartir pour la dernière étape, accomplie au sein d'une végétation luxuriante recouvrant la rivière. Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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L'asiatique loge souvent dans une habitation exigüe et vétuste comme celle-ci. Mais il est précieux en ce pays où l'on peut penser que sans le chinois le marché serait dépourvu de légumes. Quel est l'européen, ou le Tahitien, qui cultiverait choux, haricots, salades, sur des pentes à 45 degrés et sous un soleil tropical ? Qui transporterait l'eau à dos d'homme et débrousserait dix fois avant de récolter ? Seul, le chinois accepte de poursuivre dans un opiniâtre silence l'ingrat travail d'une terre peu généreuse. Celui-là livre le pain qu'il authentiquement pétri à la sueur de son front la nuit et sans moyens mécaniques modernes. Le Tahitien cependant que ne démonte aucune démonstration vous répondra : « pourquoi tant travailler pour en arriver là ? » : cimetière chinois. Ayant souvent vécu son existence terrestre dans un taudis, l'asiatique gagnera l'autre monde dans la propreté et le vaste. Mais si le Tahitien se soucis peu des activités des chinois, par contre, sa principale occupation est avant tout la pêche. Individualiste, il affectionne l'emploi de la pirogue, du harpon ou des lignes qu'il monte lui-même. Néanmoins, il ne répugne pas participer aux pêches effectuées dans un grand concours de population où l'on manie des filets de trois à cinq cents mètres de long. Quelques pêcheurs plongent à l'intérieur et à l'extérieur du filet pour chasser le poisson dans la direction favorable. Lorsque le filet sera levé, chacun prélèvera une part de la prise, le reste sera vendu au marché de Papeete. On peut ainsi en relever jusqu'à une demie tonne. Très poissonneux dans les parages des îles peu fréquentées, le Pacifique est le véritable paradis des pêcheurs, et surtout des pêcheurs sous-marins. A vos yeux des ature, des orare…Vous voilà bien avancés d'avoir entendu ces appellations ! L'important est que vous sachiez que tout cela est délicieux. Le poisson ballon, qui offre la particularité de se dégonfler et de se regonfler comme une vessie. Ces bateaux à moteur équipés de gaules en bambou, quittent chaque jour le port de Papeete pour la pêche hauturière du thon et de la bonite. Le problème est avant tout de repérer le premier banc de poissons, subtilité point à la portée du premier popa'a venu ! Mais le Tahitien qui navigue à l'estime depuis des siècles et dans le sang duquel roule du sel, possède des choses de la mer, une notion mystérieuse et déconcertante. Les oiseaux de mer sont les aides du pêcheur : par les mouvements du volatile, le pêcheur décèle la proximité de la proie, puis il en attend confirmation. Très friand de la chair du thon, l'oiseau descend en piqué sur sa victime, et d'un coup de bec arrache un morceau du thon. Curieux matériel : on utilise des hameçons montés sur nacre. La pêche commence. Plus une minute à perdre ! Pour une fois le Tahitien est convaincu que le temps est de l'argent et qu'il ne sied point de le gaspiller. La prise est assommée d'un coup de gourdin. Ils n'en prendront jamais moins qu'une quarantaine de cette taille. Si le temps est favorable, la petite embarcation sera presque emplie. Sur les flots creusés par le vent alizé, le petit bateau tangue et roule fortement, et il faut une force et une adresse remarquable pour manœuvrer cette longue gaule parfois chargée de prises atteignant les quinze kilos. Les poissons sont vidés au fur et à mesure mais la tripaille n'est pas jetée à la mer pour ne pas attirer les requins. Puis ils sont lavés… Et l'on fume la cigarette bien gagnée ! Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Nous allons quitter un instant Tahiti pour effectuer un court voyage dans un archipel. Nous prendrons passage à bord de l'une de ces goélettes qui joindra en deux ou trois jours la première île du groupe des Tuamotu. La principale destination des goélettes étant le transport des marchandises, les passagers n'y sont que d'importance secondaire, et privés de tout confort. Mais le Tahitien toujours à son aise, rit toujours de la mauvaise humeur des passagers popa'a. Ce système de commodités ne vous laisse-t-il pas l'impression d'avoir été rajouté à regret ? Ce n'est qu'un symbole... Sur la ligne d'horizon apparaissent les atolls, îles basses, dont la surface affleure tout juste le niveau de la mer, et bordés d'une ceinture de récif. Nous franchissons la passe contre un courant violent et c'est par le lagon que nous aborderons le village. Mais il est des atolls ne comportant point de passe, ce qui oblige à débarquer sur le récif même, à l'aide d'une baleinière. Opération toujours délicate, souvent dangereuse, et cause d'accidents mortels. Une manoeuvre manquée peut signifier baleinière détruite et noyade. Pourtant les matelots tahitiens opèrent ce débarquement en chantant et en poussant des cris. A vide, la baleinière est relativement maniable. Pleine de coprah, elle exige une poigne et un sang froid qui ne s'acquièrent qu'avec les années. Atterrissons ! Nous voici sur une plage de l'archipel des Tuamotu dont les habitants se nomment les « Paumotu ». Il advient que ces îles basses soient ravagées par des raz de marée. Et l'on raconte que pendant une tempête, les hommes attachèrent leur vahine aux troncs des cocotiers pour que la mer ne les emporte pas. Les habitations sont groupées autour du temple et de l'église. Le sol ne produit ni fruit ni légumes et toutes les marchandises sont évidemment importées. Voici un garçon paumotu, et une vahine paumotu. Pour accueillir les visiteurs, on exécute ces danses traditionnelles dont le rythme est plus rapide que celui des danses tahitiennes ; et les figures moins souples. Les épidermes sont plus colorés et les silhouettes plus sèches qu'à Tahiti. La vie impose plus de sobriété que partout ailleurs dans ces îles dépourvues d'eau autre que les eaux de pluie recueillies dans des citernes de ciment. Mais en revanche, libres de leur personne et de leurs mouvements, sont ces enfants de la lumière, de la mer et du vent, qui ne connaissent que la vie calme et sans contrainte. Ces vastes lagons sont parsemés d'îlots. Qui donc n'a jamais imaginé ces îles isolées, paradis réel de part le calme et la douceur du climat. Vous voyez bien que le Paradis existe ! Cet Eden nous appelle du doux friselis des palmes de ses cocotiers... Si nous y faisions un petit temps de sieste ? Mais nous ne sommes pas les premiers à y avoir abordé... Agréable surprise. Ola, vahine paumotu, pourquoi vous enfuir ? Nous vous trouvons très présentables. Ah ! Vous vouliez seulement vous vêtir davantage... Dommage ! Et voilà comment l'on devient paumotu. L'hospitalité n'a pas perdu de son actualité : tout comme jadis, on offre au visiteur le peu que l'on possède. Vahine à peau dorée, paroles accueillantes, gestes conciliants... Quelles invitation à jouir du spectacle, de la vie, du silence et de ce printemps éternel. Les rêves peuvent donc être réalité ? Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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En fin d'après-midi, défilé des pirogues fleuries. Avant la guerre, et même voici quelques années, les constructions s'offraient plus architecturales, mais ces élaborations représentent un labeur important, et les récompenses ne sont plus en rapport avec le coût de la vie. Celle-ci représente un marae, dont nous avons dit que c'était un autel destiné aux sacrifices humains. A l'arrière, le grand prêtre. Curieuse inspiration que d'avoir reconstitué le monument aux morts. Figure d'une pirogue de l'ancien temps. Sinon remarquable, voilà qui doit être remarqué : l'intérieur d'une vallée. Ce bambin de quatre ans a voulu aussi sa pirogue fleurie. Mais on ne peut jouer nuit et jour... Et en Polynésie comme ailleurs, le marchand de sable vient toujours trop tôt. Les chants et danses commenceront le lendemain et se poursuivront plusieurs jours de suite. Un coeur dirigé se nomme un « ute ». Voici l'exécution d'un « ute » sous la direction d'un Tahitien mutilé de la guerre de 14. Les chants accompagnés de mouvements de bras se nomment « aparima ». Les gestes se rapportent à des travaux de la vie traditionnelle : chasse, pêche, déplacements en pirogues, etc. Et voici les fameuses danses polynésiennes, appelées « otea », interprétées par les groupes de chaque district. Les jupes de danse appelées « more », sont faites d'écorce d'arbres, filées et peignées après de nombreuses de préparations et procédés, dont les Tahitiens détiennent la pratique. Le premier prix récompensant la meilleure danse et le plus saillant costume est attribué au groupe de Bora Bora. C'était inévitable, puisqu'ils avaient Germaine ! Et c'est ainsi que vers le début d'août se terminent les fêtes du 14 juillet à Tahiti. Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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L'un des phénomènes typiquement tahitien est l'usure du temps et la perte de sa notion. C'est pourquoi la préparation des fêtes du 14 juillet prend plusieurs semaines. Ici, les Tahitiens s'entrainent au lancer du javelot. Leur adresse naturelle rend intéressante la démonstration. Un coco peut être atteint de plein fouet à vingt mètres de hauteur. La fête foraine n'est encore qu'officieusement ouverte. Il n'existe pas de bateleur professionnel en ce pays. Les baraques sont tenues par les plus entreprenants commerçants locaux. Germaine, la vedette des célèbres danseuses de l'île de Bora Bora vend pour la circonstance des billets de loterie à un européen. Avouez que ces jeunes gens, membres de nombreuses sociétés sportives, offrent une prestance remarquable. C'est le 13 juillet que, suivis des danseurs, chanteurs, piroguiers et chefs de district, les corps constitués viennent présenter leurs compliments au Gouverneur. La cérémonie se déroule dans le parc de la Résidence, de même que la remise des cadeaux, composés d'animaux vivants, de fruits, travaux d'artisans, et jusqu'à des pirogues. Comme les Latins, les Polynésiens sont sensibles à l'éloquence. Vêtu à l'européenne, le doyen des chefs de district informe le Gouverneur que c'est le district dont il a la charge qui chante et danse le mieux et, en traduisant mot à mot, qui remue le mieux le derrière. Vous saisirez pourquoi tout à l'heure. Une danseuse couronne le Gouverneur, lequel est alors en mesure de déclarer ouverte l'époque des réjouissances, en même temps que celle des manifestations folkloriques. Elles débutent par les courses de pirogues à voile en rade de Papeete où la brise n'est malheureusement pas toujours suffisante. Balisé par des bouées, le parcours est relativement court, si l'on songe qu'autrefois, les pirogues à voile sillonnaient le Pacifique. De nos jours, on imagine difficilement la valeur manoeuvrière et l'endurance de ces marins, voguant en haute mer sur de semblables esquifs. En fond de décor, l'île Moorea, la plus proche de Tahiti, à onze miles environ. Et voici le champion du jour. Compétition de pirogues simples et doubles, à la pagaie. Le départ est pris. Dix-sept deltoïdes et dorsaux sont à l'épreuve ! Ils le sont d'ailleurs depuis des semaines, car une course de pirogue est la moins improvisée des exhibitions. Observez la cadence et la symétrie des gestes. Tout comme leur tane, les vahine également concourent. Voici le district vainqueur : Tautira... Il est rare que ceux-là soient vaincus. Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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C'est le dernier jour des vendanges. Un moment capital où l'on constate le résultat du travail d'une année, tant par la qualité que par la quantité des grains. Heifara est tahitien, vigneron dans la région de Cahors, il a repris avec sa femme Anne, la gestion du Domaine Saint-Sernin, exploitation familiale de sa belle-famille.Après avoir sorti une cuvée tahitienne de vin de Pays appelée « Varua Maohi », il travaille actuellement sur un vin de Cahors qui s'appellera « Mana ».Dans chacun de ses vins, Heifara ne manque pas de rappeler ses origines auxquelles il reste très attaché. Heifara Swartvagher, vigneron du Domaine Saint-Sernin : « Moi c'est la Polynésie qui m'inspire, ensuite si j'arrive effectivement à faire ce produit -là, que je le commercialise sur le territoire, bien moi je trouve cela magnifique. Et puis si quelqu'un d'autre, dans un autre pays, souhaite l'avoir aussi. Après ce n'est plus un problème. Mais c'est d'abord la Polynésie qui m'inspire.Même si la plupart des vendanges se font maintenant avec des machines, pour le dernier jour des vendanges Heifara a décidé d'appeler ses amis tahitiens ou de la région pour récolter les raisins à la main. Les enfants comme les plus grands sont ravis de retrouver cette ambiance. Lara et Naomie, vendangeuses : « ben, c'est super ! Parce qu'en fait on le fait pas souvent et c'est vrai que c'est un moment qu'on partage, qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui on l'occasion de le partager. Il y a des amis. » Maire Masson : «Les vendanges, je n'avais jamais fait donc c'est la première fois. Il faut apprendre comment les couper, ce qu'il faut enlever, ... » Sur le Domaine Saint-Sernin, plus de deux cent mille bouteilles sont commercialisées chaque année. S'adapter au goût du consommateur tout en gardant les particularités de son vin c'est le véritable challenge du vigneron. Lors de la vinification, Heifara goûte et re-goûte son prochain vin. Une recette dont il est le seul à connaître le secret, entre savoir-faire de la région de Cahors et influence polynésienne. Anne Cavalie-Swartvagher : « La cuvée Varua Maohi est une cuvée exceptionnelle parce que elle est faite par un polynésien qi a appris, par l'intermédiaire de mon père, donc il y a vraiment ces deux cultures qui se mélangent ». Dominique Cavalie : «Non seulement il fait des vins un peu différent, ce qui est un plus pour nous tous, et aussi il a une approche différente et du travail de la vigne et de la commercialisation qui ne peut qu'apporter un plus à l'ensemble ». Une fois la récolte terminée, tous les jeunes vendangeurs se retrouvent pour une fête polynésienne au château ;A la fois fruité et conviviale, le vin de cahors « Mana » est le reflet de l'âme de la culture polynésienne, nul doute qu'il sera apprécié des tahitiens, et qui sait peut-être même des américains ou encore des chinois. Source : tahiti nui télévison tntv.pf Retrouvez toute l'actualité, les news et les infos sur Tahiti.tv la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo gratuites.
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Au large apparaît le Tahitien, unité de construction récente que les messageries maritimes ont mis en service sur la ligne de l'océanie. Première escale depuis le canal de Panama quitté voici deux semaines, nous allons mouiller à Papeete. Les voyageurs pressés, opèrent à la jumelle la découverte de l'île de Tahiti. La terre approche. Cette tiare de pierre se nomme le diadème. Chaque touriste lui consacrera un cliché. Ce plan d'eau, calme et bleu : la rade de Papeete. Franchissons la passe, ce vague trottoir madréporique arrête la houle de l'océan. Motu Uta, petit îlot corallien émergé au centre du lagon. Le soleil levant illumine le lagon et les pirogues nous accueillent. Les autorités du port ont pris passage sur la vedette. Mais la rigueur des formalités s'adoucit d'une présence féminine : une vahine, presque semblable à celles qui accueillirent Bougainville. Le navire va toucher le quai. De toutes parts la foule accourt à l'arrivée. Le navire achève son accostage tandis qu'un groupe folklorique salut les arrivants par une démonstration de ses talents. La stupéfaction reste toujours aussi vive chez les passagers de chaque navire devant la chaleur et l'atmosphère de cet accueil unique au monde, mais avant que le premier passager puisse descendre, l'invasion est immédiatement pratiquée par les deux passerelles. Enfin, on met pied à terre. C'est un officier qui vient relever un collègue, une jeune tahitienne revenant au pays au terme de ses études en Europe, et le spécimen typique du touriste ! Une terre se découvre en flânant, suivant donc ces vahine languides. A quai, les goélettes ravitailleuses des îles, chacune de leurs croisières pourraient s'appeler une aventure. Celle-ci vient d'arriver, on décharge le coprah produit industriel de la noix du cocotier. Cette métisse sino tahitienne a sa voiture particulière, un docker fait sa toilette ; des yachts de toute nationalité dont les propriétaires viennent périodiquement écouler leurs vacances à tahiti. Après Gerbaud, le Toumelin, voici sur le pont de son cotre, le quatre vent, Marcel Bardiaud, navigateur solitaire, mais rester solitaire à Tahiti, c'est une autre histoire. Oui, chantez, chantez enfants du paradis, chantez l'adieu que ceux qui partent de chez vous n'ont jamais pu entendre sans larmes. Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Il y a de cela plus de 25 000 ans, venu très probablement du Sud-est asiatique, le futur peuple polynésien embarque à bord de grandes pirogues doubles, les pahi, et affronte l'Océan Pacifique. Grâce à leurs connaissances empiriques des astres, des courants, de la course du vent, les navigateurs atteignent les îles Fidji, puis la Nouvelle Calédonie entre 1100 et 1500 av. Jésus Christ, passent par les îles Tonga et Samoa, pour finalement atteindre entre 300 et 600 ans après JC, les îles reculées des Marquises. Commence alors une fantastique épopée maritime qui durera presque deux millénaires. Explorateurs dans l'âme, ce peuple de navigateurs repart à la découverte d'autres îles lointaines et peuplent consécutivement les différents archipels polynésiens ainsi que l'île de Paques, les îles Hawaii, puis la Nouvelle Zélande, formant ainsi le triangle polynésien. Les grands navigateurs se sédentarisent et vivent plusieurs siècles sur leurs terres nouvelles, construisant leur histoire, leur culture et leurs croyances. Mais dès le 15ème siècle, les explorateurs européens, avides de découvertes et de conquêtes nouvelles prennent la mer, et explorent le Pacifique. Ce sera le navigateur anglais Samuel Wallis, qui le premier, en 1767, touchera l'île de Tahiti. Malgré un accueil hostile, Wallis obtiendra néanmoins par la force la cession de l'île de Tahiti qu'il nommera l'île du roi Georges III. L'invasion européenne avait commencé. Quelques mois plus tard, en 1768, c'est le navigateur français, Louis-Antoine de Bougainville, qui arrive en vue de Tahiti, aussitôt qualifiée de Nouvelle Cythère. Dès l'année suivante, le capitaine Cook, navigateur et cartographe hors pair, atteint à son tour les côtes de Tahiti. Il fera trois séjours dans les îles de Polynésie, et ramènera lors de son second voyage en 1774, Omai, jeune tahitien, qui sera présenté à la cour anglaise.En 1788, le célèbre navire anglais, la Bounty, sous le commandement du Capitaine Blight, débarque sur les terres polynésiennes. Venus s'approvisionner en arbre à pain, l'équipage resta six mois sur l'île, Mais le comportement de Blight, autoritaire et tyrannique déplait à l'équipage et notamment au second Christian Flechter qui organise une grande mutinerie. Blight rejoindra l'Angleterre, tandis que Flechter et quelques matelots trouveront refuge sur l'île de Pitcairn. Les contacts, de plus en plus nombreux avec les navigateurs européens, transforment profondément la vie politique, culturelle et religieuse tahitienne. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Allons emprunter le car pour visiter l'île. Voici les transports en commun à Tahiti. Parcourons la côte ouest. Cette verdure est éternelle. Le thermomètre oscille entre 33 degrés à midi et 18 degrés à minuit durant toute l'année. Une halte : on charge une pirogue destinée à un autre district. Pendant ce temps, un coup d'oeil sur la plage de Punaauia. Mais ne manquons pas le départ ! Belle route n'est-ce pas ? Certes, mais ce goudronnage est récent. Voici quelques années, on roulait encore sur la pierraille. Un salut au cantonnier tahitien, ne vous formalisez pas, ils sont en uniforme réglementaire. Dans le district de Paea, un étang en bordure de mer. Les chevaux comme ailleurs concurrencés par l'automobile, sont montés ici sans selle ni étrier. Dans les districts éloignés pour vous rendre en ville, pas besoin de faire signe au machiniste. Déposé, avant de vous coucher, un branchage sur le bord de la route. Vous serez éveillé au klaxon, et tandis que vous vous vêtirez, le truck attendra, patiemment, et comme cette manoeuvre se répètera fréquemment, vous ne saurez jamais combien d'heures il vous faudra pour atteindre votre destination. Engageons-nous dans la presqu'île. Est-ce dans ce village que désireriez finir vos jours ? Ces jeunes gens sont affables et pas encore influencés par la moderne civilisation. Heureusement, la coiffure en queue de cheval n'a guère franchi le Pacifique. Puisque nous en sommes à la coiffure, établissez vous-même le rapport entre l'hygiène et l'élevage de la volaille. La vallée du district de Teahupoo limite la route de la côte ouest. Nous poursuivrons donc par mer pour contourner l'extrémité de la presqu'île. Pour prendre la mer, il faut une pirogue, nous allons vous en construire une sur le champs. Arbre utilisé : le maiore, communément appelé : arbre à pain, ou encore le manguier. On dégrossit le tronc à l'herminette et à la hache. La finition est plus délicate ; on y ajoute un ou deux bordés puis le support du balancier. Le tout est assemblé à l'aide d'un lien en fibre de coco. Le balancier est en purau, bois spécifiquement léger. Le support arrière revêt une forme particulière, destiné à ménager le passage de la pagaie. Après l'effort, la pause. Après la pause, la démonstration. Vahine et tane sont aussi habiles à en user. Décomposer du plongeon tahitien. Position verticale, jambes croisées sous le postérieur. Ne pas omettre de se pincer le nez. On se sèche. Ne nous laissons pas distraire par ces sirènes. Au revoir ! Tourné en 1953 par Alphone et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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Tentons maintenant le difficile passage de l'extrême pointe de la presqu'île de Tahiti (Polynésie française). Ce lieu se dénomme le Pari. Ici, plus de lagon, plus de route, plus de bande côtière. Acrobatique, le passage à pied devient impossible. Transportées on ne sait comment, des noix de coco ont germés dans les crevasses des rochers et donné naissance à ces curieux troncs. Nous ne dramatiserons rien, mais cet endroit n'est pas exempt de danger. Il n'avait d'ailleurs jamais été filmé. En effet, l'alternance de hauts et de bas fonds, rend en toutes saisons la mer agitée, et l'accès possible seulement aux embarcations de faible tonnage. On frémit en songeant à ce que serait la côte tahitienne si elle n'était protégée des assauts de l'océan par sa précieuse ceinture de corail. Après cette traversée, très conditionnelle, nous retrouvons de l'autre côté de la presqu'île le dernier lagon de la côte Est (de l'île de Tahiti). Dans ces parages, vit un européen, surnommé « l'homme nature », sans doute à cause de sa frugalité, mais encore à cause de sa tenue. Jugez-en, nous l'avons filmé à son insu à l'aide d'un téléobjectif car la vue d'un appareil de photographie le rend furieux. Le décor s'adoucit dans ses contours. A nouveau l'agréable quiétude des lagons et rivières. Entre autre qualité, les tahitiens sont d'une propreté souvent ignorée des populations européennes. Ils aiment l'eau et se baignent fréquemment. Ce shampoing est quotidien, tellement plus sain et naturel que les méthodes pratiquées sur les continents. C'est dans ce cadre bucolique que nous lierons connaissance avec notre petite amie : Hina. Si elle vous agrée, réjouissez-vous, elle ne nous quittera plus d'ici la fin de notre voyage. Ici, point de route. Un imprécis sentier, parallèle au rivage. Pas davantage de pont pour franchir les embouchures de rivières. Tantôt à pied, tantôt en pirogue, nous découvrons notre paradis. Les cases sont espacées, les indigènes d'un type plus affirmés. Affables, ils nous offrent ce dont ils disposent. La nature est généreuse. Sur les récifs, nous trouvons en abondance une sorte d'escargot de mer, dénommé « maua ». Nous les consommerons accompagnés de noix de coco. La coquille brisée, la chair lavée, le maua se mange cru, mais encore cuit sur la braise, ou au four. Par cette étroite plage, le long d'un immense lagon, nous gagnerons le village de Tautira, où s'ouvre la route de la côte est. A l'ouverture de la route de Tautira, un radier franchit la rivière. Lorsqu'il y a crue, les tahitiens ne connaissent qu'une méthode : la patience. Pour peu qu'ils soient nantis d'une guitare et de quelques nourritures, le niveau s'est abaissé avant la fin des agapes. Tourné en 1953 par Alphone et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo
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L'origine de la pratique du tatouage remonte à des centaines d'années dans le triangle polynésien. Elle existait probablement chez les migrants avant qu'ils ne s'installent en Polynésie. Les mots tatouage, tatoo et tattow (ancien anglais) sont dérivés du mot tahitien tatau (qui peut se traduire par "frapper de manière répétée") qui désigne la pratique consistant à inscrire sur la peau des marques indélébiles. Cette pratique était inconnue des blancs jusqu'à ce que Cook la rapporte en Europe après son voyage au Marquises : "ils impriment sur leurs corps des taches, suivant l'usage de plusieurs autres parties du monde, ce qu'ils appellent tattow" (Voyages du capitaine Cook, Banks). Omai, le premier tahitien a embarquer pour le continent européen avec le Capitaine Cook, devint rapidement connu notamment en raison de ses tatouages. Par la suite, de nombreux navigateurs s'arrêtant dans les îles repartirent tatoués, de là naissait la tradition du tatouage des marins. Quant aux naufragés européens couverts de tatouages de gré ou de force dans les îles du Pacifique Sud, ils furent surnommés les "Beachcombers". A leur arrivée, les Missionnaires convertirent la population locale au Christianisme et interdirent complètement l'usage du tatouage ce qui fait que la grande majorité des motifs ainsi que la technique même du tatouage furent à jamais perdus.SignificationLe tatouage, pratique qui a traversée l'histoire de l'humanité, atteint une des formes la plus développées en Polynésie où il est appelé "langage des anciens" selon l'expression utilisée par Tapu Bonnet, le plus ancien tatoueur de la région. Selon la mythologie, les deux fils du dieu Ta'aroa, Mata mata Arhu et Tu Ra'i po', ayant trouvé cette pratique particulièrement décorative, en firent un usage abondant et l'enseignèrent aux hommes. L'écriture étant absente de la culture polynésienne, les polynésiens ont développé par cet art l'expression de leur identité, tant passée que future. De plus, le tatouage marque une fonction dans la hiérarchie polynésienne : différence entre les sexes, rang social, distinction entre les clans familiaux... ce qui aboutit à un nombre de motif extrêmement varié. Outre le fait que le tatouage est un élément essentiel à la valorisation de l'homme, il était un moyen de protection contre les esprits maléfiques ainsi qu'un moyen de reconnaissance sociale. En effet, le tatouage était tout à la fois un rite initiatique pratiqué à l'adolescence, vers les 12 ans, et un rite de passage de l'enfance à l'âge adulte. Lors de la fête de présentation de ses tatouages, aboutissement de sa formation et du processus de marquage des motifs, l'adolescent était pleinement admis dans le clan et reconnu par la communauté. C'était une étape obligatoire, un droit d'entrée dans le monde des Hommes. Pratique La pratique du tatouage, techniques et motifs, était soumise à des règles très strictes et l'art du tatouage était la prérogative des maîtres tatoueurs, profession hautement respectée demandant un long apprentissage. A l'origine la marquage était effectué à l'aide de poinçons acérés. Puis l'encre indélébile était introduite sous la peau grâce à des peignes frappés par petits coups avec un maillet. L'encre était en réalité de la suie obtenue à partir d'amandes de cocos brulées et diluée dans de l'huile de coco ou de l'eau tiède. Les peignes quant à eux étaient taillés dans de l'os ou fabriqués à partir de dents d'animaux (requin par exemple), de coquillages ou d'écailles de tortues.
Ainsi du fait de son éloignement et de sa résistance à la culture occidentale, le style marquisien est le plus abouti du triangle polynésien et, par là même, le plus répandu et le plus prisé. Toutefois, il existait autrefois des différences de style importantes selon les archipels, notamment concernant les parties du corps et les motifs tatoués.Le tatouage aujourd'huiAprès avoir été interdit par les missionnaires, l'art du tatouage ne réapparaîtra que dans les années 80 grâce aux notes et aux planches du missionnaire Karl Von Steinen reproduisant plus de 400 motifs, les techniques et motifs des anciens ayant été oubliés depuis longtemps ! Il existe aujourd'hui de nombreux tatoueurs dans toutes les îles de la Polynésie. Les motifs les plus prisés sont le tiki, la tortue, le lézard (margouillat), la raie ou encore les nombreux motifs marquisiens. Le premier festival international du tatouage organisé sur "l'île sacrée" de Raiatea en avril 2000 a réuni plus de 50 maîtres-tatoueurs de réputation internationale et connu un énorme succès. Depuis, le festival Tatoonesia a été créé et rassemble chaque année des tatoueurs Polynésiens et étrangers. Source: letahititraveler.com/general/arttattoo.asp Tahiti.tv la webtv dédiée à Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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