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    Vie économique, touristique et événementielle polynésienne

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    • La préparation du four traditionnel (1) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)

      La préparation du four traditionnel (1) Si Tahiti m'était conté (Vidéo d'archives sur tahiti.tv)
      Initions-nous à la préparation du four tahitien. Premier mouvement : creuser une fosse d'environ un mètre de diamètre. On y allume un bon feu de bois. Le feu bien vif est recouvert de pierres volcaniques qui offrent la propriété de rougir au feu sans se briser. Mais pour atteindre ce résultat, il faut compter deux heures. Pendant ce temps, procurons-nous les aliments nécessaires. On apporte des taro, légume féculent puis les uru, fruits de l'arbre à pain qui seront immédiatement épluchés à l'aide d'un coquillage scié en deux.
      Poto est universel, sous l'eau comme sur les arbres, il est à l'aise. Les pieds sanglés d'écorce de purau, il va cueillir des coco. Cela paraît simple à observer mais l'art est difficile, encore faut-il convenir avec le vent qui agite les palmes et fait balancer la tête de l'arbre. Le fruit est débarrassé de la bourre puis ouvert. L'eau des jeunes fruits est agréable à boire, elle est rafraîchissante et légèrement sucrée.
      Ceux-ci sont mûrs et leur liquide est acidulé.
      Autrefois sur un épieu de bois très dur, aujourd'hui sur un morceau de fer dentelé, on râpe la chair du coco. On en extrait le lait en pressant le coco râpé dans de la fibre végétale. Notez que le coco ne contient que de l'eau et que le lait de coco n'est que le produit de la chair du fruit râpée et pressée. Voici notre ami Poto partant pour la pêche. Il la pratique au harpon mais de préférence la nuit. D'autres s'en vont pêcher à la ligne dans le lagon. Ce tane et sa vahine se partageront l'ouvrage : lui, utilisera le harpon, elle, la ligne. Cette délicieuse enfant (maman tahitienne et papa français) va pêcher sur le récif ; mais c'est gênant le paréo. .. Et puis surtout, il faut montrer au popa'a le nouveau maillot européen acheté chez le chinois.
      Les Tahitiens capturent du poisson à l'aide de bouts de ficelle. Les popa'a, qui se livrent au même sport avec leur attirail perfectionné, reviennent souvent bredouilles.
      En moins d'une demi-heure... Ce n'est pas négligeable. Attention, ne marchez pas sur les oursins, la piqûre en est douloureuse. Sur le récif, le Tahitien ne connaît qu'un seul remède : faire pipi sur la plaie.
      Quelques spécimens des pâtés de coraux qui tapissent le lagon.
      Et un enfant de requin.
      Décidément la plus belle pêche est celle de notre ami Poto : rougets et paoro.
      Voici un totara, poisson hérisson... Puis un varo, crustacé à la chair succulente. Rassemblés et vidés, ces poissons sont réunis sous deux enveloppes végétales successives qui parfumeront le met en cours de cuisson
      Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.

      www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo



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    • (2) Si Tahiti m'était conté (vidéo d'archives sur tahiti.tv)

      (2) Si Tahiti m'était conté (vidéo d'archives sur tahiti.tv)
      Toute curiosité aux aguets, pénétrons dans la ville. Les cyclistes sont très nombreux, surtout à 11 heures et à 17 heures lorsque cesse le travail. Les élégantes locales sont toute l'année dans cette tenue. Presque tous les magasins de l'Océanie sont « fait ça se fit », le propriétaire chinois vous proposera, pêle-mêle : bicyclettes et fromages, soieries ou saucissons. Un coup d'oeil sur le marché, le marchand de glaces lui aussi est chinois. Le marché est encore l'acte de ligne des autobus appelés « truck » qui desservent les districts. Presque tous les taxis sont de fabrication américaine, ne serait-ce que pour avoir ses aises puisque voilà Porutini, le plus populaire des chauffeurs. La mendicité n'existe pas à Tahiti, et cependant nous y connaissons un clochard, précisons qu'il n'est pas tahitien.

       Nos « mutoï », agents de police tahitiens, qui ne connaissent que leur règlement européen. Ils verbalisent beaucoup plus facilement que leurs collègues des continents, ce qui n'empêchent pas les infractions, ni les accidents. Ces agents-là ne sont pas tellement bousculés. A la mémoire d'un maître dont un fils vagabond erre dans la ville. Les fidèles sortent de la cathédrale et comme partout dans le monde, on use du dimanche pour faire admirer la dernière oeuvre de sa couturière ou de sa modiste. Voisinant avec l'église, une des plus florissante affaire locale : la banque de l'Indochine. Un garage qui peut s'enorgueillir du plus important débit de voitures américaines. Au premier étage de l'angle droit : l'hôtel Tahiti. Les cloisons intérieures sont en bois et ne montent pas jusqu'au plafond. Nous nous refusons à tout commentaire. Un cinéma : « le bambou », charpente de bois, revêtement intérieur en bambou. Une vahine subit le charme d'Easton Williams. La résidence et les bureaux du Gouverneur. Le palais de justice. Quelques membres du barreau appelés en ce pays selon l'usage, défenseurs. La poste. Le super confort dans l'hôtellerie tahitienne. La sortie du temple, fidèles presque exclusivement indigènes. Les petits chapeaux sont devenus grands. Confectionnés en écorce de bambou ou en palmes de cocotier, ils sont souvent l'oeuvre de celles qui les arborent. Ce cimetière est-il triste ? Mais il faut le visiter la nuit de la toussaint, entièrement illuminé aux bougies. Ce cénotaphe est la reconstitution d'un marae, autel des anciens temps sur lesquels s'accomplissaient les sacrifices humains. Pour pittoresque que soit ce panorama, nous connaissons des lieux beaucoup plus gais, ainsi le Quinn's, dancing fréquenté par les Européens. Danses européennes et locales s'y mêlent selon l'humeur de la clientèle et selon le degré d'imbibition. Allons au point de médisance, voici un matelot français qui pense à autre chose qu'à boire. Dame Gaste ! Quel succès lors du retour à Brest. 
      Tourné en 1953 par Alphonse et Charles Hollande, « Si Tahiti m'était conté » est le premier documentaire sonore et en couleur produit et réalisé à Tahiti. Le film nous entraîne dans le Tahiti des années 50, à Papeete tout d'abord puis tout autour de l'île.
       
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    • De l'arrivée des missionnaires aux EFO (Histoire de la Polynésie sur tahiti.tv)

      De l'arrivée des missionnaires aux EFO (Histoire de la Polynésie sur tahiti.tv)
      Le 24 septembre 1796, le Duff, navire britannique, sous le commandement de James Wilson, prend la direction des Mers du Sud, avec à son bord 29 missionnaires. 18 d'entre eux resteront à Tahiti afin de convertir le peuple polynésien au christianisme. Bien que réservé, l'accueil des chefs de l'île reste courtois et les missionnaires anglais, de plus en plus nombreux partent à la conquête d'autres îles, construisent des paroisses, prêchent la parole du Christ. Pomare II, qui règne sur Tahiti depuis 1803, s'avère très fin stratège. Il voit dans les missionnaires la possibilité d'étendre son influence.

      Il se convertit donc au Christianisme et consolide définitivement son pouvoir lors de la bataille de Fe'i pi en 1815 en soumettant les chefs traditionnels hostiles à toute alliance avec les Chrétiens. Très vite, Tahiti devient un enjeu stratégique entre les principales puissances européennes, notamment l'Angleterre et la France. C'est ainsi qu'en 1842, le capitaine français du petit Thouard propose à la Reine Pomare IV l'instauration d'un protectorat français qui sera ratifié le 25 mars 1843, par Louis Philippe, roi des français. Durant trois années, de 1844 à 1847, français et tahitiens se livrent une guerre sanglante.
       
      Le 24 septembre 1796, le Duff, navire britannique, sous le commandement de James Wilson, prend la direction des Mers du Sud, avec à son bord 29 missionnaires. 18 d'entre eux resteront à Tahiti afin de convertir le peuple polynésien au christianisme. Bien que réservé, l'accueil des chefs de l'île reste courtois et les missionnaires anglais, de plus en plus nombreux partent à la conquête d'autres îles, construisent des paroisses, prêchent la parole du Christ. Pomare II, qui règne sur Tahiti depuis 1803, s'avère très fin stratège.Il voit dans les missionnaires la possibilité d'étendre son influence. Il se convertit donc au Christianisme et consolide définitivement son pouvoir lors de la bataille de Fe'i pi en 1815 en soumettant les chefs traditionnels hostiles à toute alliance avec les Chrétiens. Très vite, Tahiti devient un enjeu stratégique entre les principales puissances européennes, notamment l'Angleterre et la France.
      C'est ainsi qu'en 1842, l'amiral français Dupetit-Thouars propose à la Reine Pomare IV l'instauration d'un protectorat français qui sera ratifié le 25 mars 1843, par Louis Philippe, roi des français. Durant trois années, de 1844 à 1847, français et tahitiens se livrent une guerre sanglante. Malgré une belle résistance, les rebelles tahitiens doivent se soumettre et c'est le 17 décembre 1847, sous le commandement du Gouverneur Bruat, que les hostilités prennent fin.  A peine 40 ans plus tard, les français, soucieux de consolider leur position en Océanie, font pression sur Pomare V, héritier du trône, afin qu'il cède ses Etats à la France. C'est ainsi que le 29 juin 1880, les îles de la Société et dépendances sont officiellement annexées à la France.Quelques îles cependant se rebellent, et conservent encore un certain temps leurs chefs locaux.
      Il faudra attendre 1903 pour que tous les archipels réunis de Polynésie française soient regroupés sous le nom d'EFO : Etablissements français d'Océanie.  La Polynésie française connaît alors un véritable essor économique et commercial qui nécessite entre autre l'importation de main d'oeuvre. Des colons, en majorité français, s'implantent de plus en plus nombreux tandis que l'immigration chinoise se poursuit. Les bases d'une société pluriethnique se mettent en place.

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    • Talents : les jeunes peintres polynésiens (tahiti tv)

      Talents : les jeunes peintres polynésiens (tahiti tv)
      De jeunes talents polynésiens exposent leurs créations à l'Assemblée de la Polynésie française (Papeete, Tahiti). Ils nous entrainent dans leur voyage artistique.

      Linh Cao
      J'ai toujours aimé dessiner depuis que je suis petite, j'avais toujours des crayons et il y a cinq ans je me suis à faire de la peinture, à faire des tableaux. En fait, ce sont des amis qui m'on dit que ce que je faisais, c'étais super, qu'il fallait que je continue, et voilà. Je me suis lancée. Celle qui me tient le plus à coeur je pense que c'est « vahine de nuit sous le soleil », en fait elle de nuit par sa chevelure, et sous le soleil parce qu'il fait jour. Il y a des petites étoiles aussi qui sont symbole de petits esprits qui sont là pour la conseiller ou la protéger. Si tu n'y crois pas, tu n'auras pas l'énergie pour avancer. Il faut être sûr de soi et y aller. Ca viendra, les fruits, ça tombe !

      Laurent
      Je peins, je dessine depuis l'âge de dix ans, onze ans. Depuis que je suis tout petit en fait je dessine. Il y a beaucoup de dessin. Du dessin et un peu de peinture à l'intérieur, en fait, j'essai de faire passer le dessin dans la peinture. La peinture est juste là pour mettre en valeur le dessin ; pour mettre plus de vie dans le dessin. Il y en a une que j'aime vraiment bien, c'est « le marquisien ». J'aime bien travailler sur le détail. Et là, sur ce dessin, j'aime bien le tatouage, et j'ai essayé de faire un peu de recherche sur le tatouage marquisien, que j'ai représenté. Là, il représente un guerrier. J'ai mis une tête, un trophée marquisien qui étaient les têtes de leurs rivaux. Il y en a beaucoup qui m'on dit que le tableau faisait peur. Moi, j'aime bien. En plus, les cadres, je les ai fait moi-même, et là je trouve que le cadre, je l'ai vraiment bien réussi ; il fait bien ressortir le dessin.

      Joanna
      C'est un moyen de faire ressortir tout ce que tu ressens en toi, d'extérioriser tes sentiments, toutes les choses que tu peux sentir, que ce soit un sentiment personnel, ou voir quelque chose : être frapper par un arbre, ou par n'importe quoi. Il n'y en a qu'un seul qui me plait beaucoup ici, à cause de ma couleur bleu ; c'est l'une de mes couleur préférée que je choisie vraiment. C'est mon tableau préféré parce que j'ai tellement pris de temps à le faire, et je l'ai terminé avant d'exposer. Il faut oser, surtout ici ce n'est pas facile d'oser, il y a une pudeur qui fait qu'on n'ose pas vraiment.

      Laiza Pautehea
      Ce que j'ai voulu faire, c'est mélanger la théorie, tout ce qui est technique contemporaine, tout ce que j'ai appris en France, à la culture polynésienne. Je pense que les deux ensemble, cela donne automatiquement un mélange explosif. Au lieu de mettre par exemple une guitare. Parce que Picasso c'est différents points de vue d'un sujet qu'il met à l'intérieur d'une surface donnée. Je commence à leur expliquer en fait : au lieu de mettre une guitare, je mets un motif tahitien, si ce n'est pas un tiki, c'est un mo'o. C'est comme ça que j'essai d'appâter les tahitiens, leur faire découvrir autre chose, les faire sortir un peu de leur cocon. S'ils n'y vont pas, j'y vais à leur place et je reviens.

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