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Marguerite Lai : vous qui suivez notre émission Mata'eina'a tour, bonjour. Nous allons parler aujourd'hui de ce qui se trouve juste derrière moi, la pirogue. Rejoignons Heiarii dans son club qui assiste l'entraîneur dans son travail… Ramons avec lui. Heiarii, bonjour. Dans cette commune, que fais-tu après ton travail pour entretenir ton corps ? Heiarii Huriore : je vais faire de la pirogue. Après les heures de travail, je vais chercher quelques-uns de mes amis qui ne travaillent pas et nous allons ramer ensemble, pour nous même. C'est tout à fait différent que de traîner le soir dans les clubs, cela nous apporte bien plus ! Nous ramons la plupart du temps jusqu'à Puunui, et même parfois jusqu'au plateau de Taravao… Le parcours est dur. Marguerite Lai : tu pratiques cette discipline depuis longtemps ? Heiarii Huriore : ça fait quatre ans que je rame.Marguerite Lai : comment en es-tu arrivé à faire de la pirogue, il y a beaucoup d'autres activités ?Heiarii Huriore : j'ai essayé le football mais je n'ai réussi qu'à me blesser aux jambes et un peu partout. Ensuite, j'ai essayé la rame et cela m'a bien plu. Lorsque j'ai commencé à ramer, je n'étais comme je suis maintenant, j'étais plus gros. Avec la pirogue, j'ai vu mon corps changer, alors j'ai continué. Marguerite Lai : qui vous entraîne ? Heiarii Huriore : c'est Tumoana, bien sûr. Lorsque l'on est à terre, c'est Tumoana qui nous dit quoi faire, mais sur l'eau, c'est moi qui m'occupe des deux pirogues. Marguerite Lai : pourquoi partez-vous à deux pirogues ? Heiarii Huriore : c'est mieux ainsi. On peut voir le niveau des équipes. Si l'autre pirogue va plus vite, on essaie de la rattraper, par contre, si elle ralentie, on la motive pour qu'elle nous suive. Cependant, les deux pirogues doivent être au même niveau. Lorsque l'on fait une course, c'est pareil : on ne veut pas qu'il y en ait une moins bonne que l'autre. Marguerite Lai : explique-nous comment se passe un entraînement ? Heiarii Huriore : c'est Tumoana qui me donne le programme. S'il s'agit de ramer sur une longue distance, nous faisons de grands parcours, et s'il s'agit de distances courtes, alors, nous faisons des sprints. Tumoana me dit simplement ce qu'il y a à faire. Par contre, si nous avons une course de prévu, alors nous nous entraînons encore plus.Marguerite Lai : et cela, quel que soit le temps ? Heiarii Huriore : peu importe en effet qu'il y ait du vent, de la pluie. Ceci dit, si le temps est venteux, c'est tout aussi bien car cela nous apprend à ramer avec le vent. Si l'on ne ramait que lorsque la mer est calme, nous ne saurions plus nous adapter aux conditions de la mer… Marguerite Lai : qu'est ce que tu dis ou expliques à tes amis ?Heiarii Huriore : accordez vos rames, écoutez bien ce que l'on vous dit. C'est pour notre bien, si l'on veut vraiment progresser, on peut y arriver. Marguerite Lai : qui vous donne vos pirogues ? Heiarii Huriore : toutes nos pirogues sont à Tumoana. Celui qui n'en a pas, la fabrique lui-même. Tout le matériel et les matériaux sont à Tumoana, ainsi, tu peux faire toi-même ta pirogue, et cela ne te coûte rien. Marguerite Lai : que vous apportent physiquement les entraînements que vous faites tous les soirs ? Heiarii Huriore : le souffle. Le souffle, mais également une préparation psychologique. Dans ce sport, il faut avoir un mental très fort sinon ça ne marche pas. Marguerite Lai : comment faites-vous alors pour vous préparer mentalement ? Nous faisons beaucoup de longues distances et de sprints, afin de faire travailler le cœur. Heiarii Huriore : les ballades sur le lagon, cela n'apporte rien. Marguerite Lai : avez-vous une préparation particulière avant d'aller ramer ? Heiarii Huriore : nous faisons tout d'abord des étirements, des échauffements, puis nous discutons un peu, de l'entraînement bien sûr, et lorsque nous sommes prêts, on y va ! Marguerite Lai : Heiarii, quel est le but que vous souhaitez atteindre avec votre club ? Heiarii Huriore : nous voulons garder notre club car c'est le plus ancien. Lorsque nous avons commencé, nous étions trop jeunes pour pouvoir participer aux courses. Et maintenant, nous attendons les prochaines courses pour lesquelles nous nous sommes préparés. Marguerite Lai : merci Heiarii. Une rame et deux… Bien ! Je vous laisse car j'ai beaucoup d'entraînement, sur des pirogues à deux, quatre et six ! Au revoir et merci de nous avoir suivis. www.tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Liste des tags : ballades sur le lagon , Club , Commune , course , Emission , entrainement , entraîneur , équipes , Football , Heiarii Huriore , Marguerite lai , Mata'eina'a tour , mer , Pirogue , Piroguier , Polynésie française , Puunui , Ramer , tahiti , Tahiti et ses îles , Tahiti.tv , Taiarapu ouestn Habitants , Taravao , Tumoana , Vairao , Vidéo , Voyage , Webtv
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Après une halte à Taravao, véritable carrefour entre la côte ouest et la côte est, entre la grande terre et la petite terre, le tour fantaisie continue, fantaisie car entre Tautira et Teahupoo la route est inexistante. L'île est pleine de contrastes il faut parfois oublier le mythe, le rêve et affronter la réalité d'une caserne, véritable fortification d'un autre âge construite pour éviter que les hommes de la presqu'île ne viennent grossir les rebelles de Tahiti. La guerre terminée elle devient gendarmerie, au cours de la deuxième guerre mondiale prison pour une dizaine d'allemands établis dans l'île, enfin modernisée elle reçoit les jeunes recrues du BIMAT qui s'entraînent là aux gestes de la guerre dans un décor plus que paisible. Tautira fut le théâtre d'une rivalité politique et religieuse entre l'Espagne et l'Angleterre. L'Espagne voyait d'un très mauvais oeil l'installation anglaise dans cette île l'Aguila commandée par Boenechea mouilla devant la rivière Vaitepiha y resta un mois, sûre d'avoir placé l'île sous la couronne du roi d'Espagne. Quelques mois plus tard Cook qui en était à son deuxième voyage dans l'île, s'intéressa aussi à Tahiti qu'il souhaitait offrir à son roi. Boenechea revint, entendit utiliser la religion pour implanter la souveraineté espagnole, et débarqua deux franciscains qui ne purent s'adapter au pays. Boenechea ne reviendra pas en Espagne, son corps repose à Tautira. Le chef Vaiatua s'était montré pourtant généreux et avait offert à la mission un terrain sur lequel s'élève aujourd'hui l'église catholique. Un siècle passe et en 1888 un yacht, le Casco mouille à son tour dans la baie à son bord Robert Louis Stevenson et sa famille et c'est l'émerveillement « c'est le jardin d'éden retrouvé » s'écrie-t-il. La santé de l'écrivain s'améliore dans cette nature splendide, il monte à cheval joue de la flûte et se lie d'amitié avec le chef. Le yatch est d'un tel luxe qu'il est surnommé « Pahi Moni » bateau-argent par la population. De l'autre côté de la presqu'île, à Tehaupoo, c'est un autre monde le royaume des vagues qui déferlent en boucle, en rouleaux, en tubes pour la plus grande joie des surfeurs le site, pardon le spot de surf est mondialement connu et chaque année les compétitions donnent un coup de fouet à l'économie de la presqu'île . Qu'ils viennent d'Hawaii ou de Floride, d'Australie ou d'Europe, les concurrents n'ont qu'une nationalité, celle que confère l'amour de la glisse, du surf. Histoires de Polynésie, tour de l'île de Tahiti Localvision.pf Tahiti, nom mythique. Aujourd'hui on entend parfois dire aux visiteurs « C'est mieux dans les îles » ou « ce n'est plus ce que c'était ». Ce documentaire de 52 minutes vous prouvera le contraire. Histoire polynésienne, histoire coloniale, artistes de passage, merveilles naturelles, légendes en langue tahitienne. District par district, une manière de découvrir ou de redécouvrir avec émotion une île de Tahiti comme vue de l'intérieur. Des ingrédients variés pour une vision authentique loin des clichés, visite des lieux incontournables mais également poésie polynésienne au menu. Une île qui est comme un rêve, comme une femme, une vahine mystérieuse et différente, qu'il faut savoir comprendre et écouter avant qu'elle ne laisse découvrir une partie d'elle même. Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles. Votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Bonjour à vous tous qui regardez cette émission Mata'eina'a tour. Aujourd'hui, nous sommes à Vairao, juste en face de l'IFREMER. Nous allons rejoindre Paul Tollis qui garde et nourrit les chevrettes vivant ici, dans de l'eau salée. Allons le retrouver, il nous expliquera tout. Paul, ia orana Ia orana Qu'est-ce que tu fais ici ? Ici, je fais de l'élevage de crevettes en bassins. Ce sont des bassins d'eau de mer qui ont quelques mètres de profondeur quand même. Est-ce que vous allez au large pour ramasser les petites crevettes et les élever ici ? Non, pour les petites crevettes, on appelle cela les post larves, on les a des closeries territoriales de Taravao. Quelles sont les tailles de ces crevettes d'eau de mer que vous prenez ? Elles sont petites ! Au début elles font deux/trois millimètres, jusqu'à cinq millimètres, puis ensuite, elles vont jusqu'à treize voire vingt centimètres. Vous les mettez dans ces bassins… Et qu'est-ce qu'il se passe tous les jours ? Le matin, ma matinée commence à six heures, je commence à donner à manger aux crevettes, en suite je fais des poids moyens, suivant ce qu'il faut que je fasse dans la semaine, pour justement calculer les rations d'aliments, etc. Ensuite ? Dans la journée, tu les regardes, tu les appelles par leur nom ??? Non… La matinée toujours, je vérifie les débits d'eau de mer, je vérifie l'oxygène, et je vérifie aussi la salinité. Qu'est-ce que vous leur donner à manger, Paul ? On leur donne des granulés pour crevette. Cela dépend de la taille de la crevette, suivant la taille on change la taille de l'aliment aussi. Combien de temps, à partir du moment où vous ensemencez ces bassins, jusqu'à la récolte ? Il faut compter cinq à six mois. Cela dépend de la biomasse qui est en bassin… Qu'est-ce que c'est la biomasse ? La biomasse, c'est le nombre de crevettes qu'il y a dans un bassin. Lorsque ces crevettes sont là pendant six mois dans ces bassins, qu'est-ce qu‘il se passe avec la biomasse ? Eh bien elle augmente au fur et à mesure que les crevettes grandissent. Les crevettes à deux grammes, et vingt-cinq mille animaux, cela ne fera pas la même biomasse qu'avec une crevette à vingt grammes ! Comment se passe la récolte ? La récolte se fait… Enfin, nous, on la fait avec un épervier, puis elles sont tout de suite mises sur glace, ensuite, mises en sachet, et à la vente. Le bassin est entièrement récolté ou vous faites un tri ? Non, justement, on pêche suivant les commandes que l'on a . Si il y a cent, deux cents kilos, selon les commandes, on pêche ce dont a besoin et on fait un triage, un calibrage justement pour différencier. S'il y a des petites à l'intérieur, on les sort. Paul, tu es l'un des responsables de ces bassins. Comment es tu arrivé à venir ici travailler ? On est passé par une association qui avait lancé un concours, on a passé les concours justement, puis on était huit à sortir de ce concours. Puis voilà, moi je suis le dernier à me trouver là ! Qu'est-ce qu'elle fait ? Explique-nous ce qu'est cette association. C'est une association qui voulait développer la crevette, développer un emploi sur Vairao pour justement certaines personnes qui s'intéressaient. Qu'est-ce que tu penses de l'avenir de l'aquaculture ici, en Polynésie ? Je pense qu'il y a encore quelque chose à faire sur la crevette, parce que là, je vois que l'on réussit, qu'il y a le marché et que l'on peut encore développer le marché. Qu'est-ce qui te passionne dans ce métier que tu pratiques ? Le goût de la crevette ! Tu les manges tous les jours ? Merci, Paul. Vous savez, j'ai demandé quelques crevettes à Paul mais il ne m'a rien donné… Alors me voici en train de pêcher. Il m'a dit qu'elles n'étaient pas assez grandes, mais j'essaie quand même ! N'allez pas lui répéter… Au revoir ! Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles, votre voyage virtuel en Polynésie française grâce à des centaines de vidéo.
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Liste des tags : Aquaculture , bassins , bassins d'eau de mer , biomasse , calibrage , Chevrettes , closerie territoriales , crevette , Eau salée , Elevage de crevettes , élevage de crevettes en bassin , Emission , emploi , épervier , granulés pour crevettes , Habitants , Ia orana , Ifremer , Mata'eina'a tour , oxygène , Paul Tollis , pêche , petites crevettes , Polynésie , Polynésie française , récoltes , salinité , Tahiti , tahiti et ses îles , tahiti.tv , Taiarapu ouest , Taravao , triage , Vairao , Vidéo , Voyage , Webtv
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