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    • Apprendre à dire Pays natal en reo Tahiti en vidéo sur Tahiti.tv

      Apprendre à dire Pays natal en reo Tahiti en vidéo sur Tahiti.tv
      Apprendre à dire PAYS NATAL en reo Tahiti en vidéo sur Tahiti.tv
      Pays natal :'ai'a, une voyelle longue, deux glottales.
      ‘ai'a désigne le pays, la terre qui nous a nourri. ‘ai'a signifie aussi patrie, héritage. Après chaque migration, les Polynésiens tentaient le chemin inverse vers leurs terres d'origine.
      Le placenta est mis en terre sur la terre natale : e tanuhia te pu fenua i to ‘ai'a. Son pays est loin : e mea atea to na ‘ai'a.
      C'est quelqu'un du pays : e ta'ata ‘ai'a. Ecoute l'hymne territorial : a fa'aro'o i te himene ‘ai'a. Mon pays me manque : te mihi nei au i to ‘u ‘ai'a. Ce sont des fruits du pays : e mau ma'a rau hotu no te ‘ai'a.
      Initiation à la langue tahitienne en vidéo avec l'émission "Langage, reo Tahiti" sur Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage
      virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo

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    • Angelo, artiste peintre (Les artistes polynésiens en vidéo sur Tahiti.tv)

      Angelo, artiste peintre (Les artistes polynésiens en vidéo sur Tahiti.tv)
      Son grand-père lui racontait. De ces histoires et légendes, il a imaginé, des flashs lui sont arrivés et lui ont ouvert les yeux. Il a représenté ce qu'il voyait sur papier, à l'encre de chine. Proche de la nature, à l'écoute et ouvert à l'environnement naturel, il laisse l'inspiration de la terre l'envahir pour s'exprimer. Des illustrations qui en cachent d'autres…
      A première vue, on peut distinguer un cocotier, une colombe, un poisson. Mais lorsqu'on se rapproche un tout petit peu plus, d'autres dormes apparaissent. Un ami de longue date l'a encouragé à dévoiler ses dons. Ses dessins ont séduit la galeriste de la Galerie Winkler. Angelo prend une revanche et c'est avec émotion qu'il raconte. Angelo : nous, les Tahitiens, on a le temps pour faire.
      Mais le seul truc, c'est de se montrer… Il reste cela, et on reste dans la honte. Parce que nous, on ne veut pas qu'on nous voit, on ne sait pas parler, on ne sait exprimer, et c'est la parole des autres qui nous presse. Pour lui, c'est un grand pas pour l'art polynésien. Il a osé, il espère être un exemple pour les autres Tahitiens qui ont aussi des talents qu'ils ne dévoilent pas.
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    • Habitants de Polynésie française : la culture des ananas (tahiti tv)

      Habitants de Polynésie française : la culture des ananas (tahiti tv)
      Bonjour à vous qui suivez notre émission Mata'eina'a tour. Nous sommes toujours à Tahiti iti. Ce que vous voyez là, ce sont des ananas, et nous retrouvons justement Papa Vana qui nous parle de sa passion pour la culture de ces fruits.
      Bonjour Papa Vana.
      Bonjour.
      Comment ça va ?
      Qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, ça va toujours.
      Raconte-nous comment tu as commencé à cultiver les ananas.
      A la base, je n'étais pas un planteur d'ananas, je plantais le taro, la patate douce, mais tout ne pouvait s'écouler, et de plus, les souris et les bestioles mangeaient mes patates. Alors un vieux m'a dit : « si tu jettes une tête d'ananas, ça pousse et ça produit tout seul. »
      Et c'est vrai ?
      C'est vrai. Mais si tu veux planter sur des dizaines ou des centaines d'hectares, ce n'est plus la même chose. J'ai donc planté des ananas et l'on m'a envoyé à Paris afin d'exposer nos produits locaux cultivés, et d'en faire ainsi la promotion. J'ai rencontré là-bas un thaïlandais avec qui j'ai discuté, il parlait français et il voulait m'amener chez lui, dans son pays. Je lui ai dit que je n'avais pas d'argent et que je ne parlais pas sa langue mais il m'a répondu qu'il se chargeait de tout. Je suis donc allé en Thaïlande, et à mon départ, il m'a donné un livre assez coûteux.
      J'ai fait selon le livre (qui concernait la culture de fruits), mais il y a une différence entre la théorie et la pratique ! Pour me former, je suis allé à Moorea, à Rarotonga et à Hawaii. Je suis également allé voir quelques anciens, mais ils ne partageaient pas leurs connaissances. C'est toujours comme ça ! C'est lorsqu'ils disparaissent que l'on se dit : « il ne nous a même pas transmis son savoir ». C'est comme la médecine traditionnelle. Pierrot, un vieux de Hiti'a m'a dit qu'il y avait six façons de planter l'ananas, et je lui ai demandé lesquelles. Ce que je sais, c'est qu'il faut mettre la tige en terre, lui, m'a dit que c'était à moi de trouver le reste. Il ne m'a rien dit d'autre, alors j'ai cherché. Qu'ils soient plantés couchés, debouts, éloignés ou serrés, ils poussent chaque fois différemment. C'est ce que j'ai trouvé. Mais ce qu'il voulait me faire comprendre, c'est que c'était à moi seul de m'en sortir et non pas à lui de faire mon travail. Ainsi, j'ai fini par réellement trouver. Les travailleurs sont maintenant partis, et j'ai continué tout seul.
      C'est difficile comme travail ?
      Lorsque l'on commence, on est maladroit. En général, on a peur des pointes, pourtant elles sont toutes petites. Quel que soit le travail, ce n'est pas facile au début, mais dès qu'on a la main, ça coule comme l'eau dans le lit de la rivière. Par contre, il faut vraiment avoir envie. Tu ne dors que d'un oeil, à quatre heures trente, tu prends ton café et tu t'en vas. C'est ça la bonne heure de cinq à sept, il fait tellement chaud ! Ce fruit n'aime pas l'ombre des arbres. Plus le soleil est fort, plus l'ananas est sucré.
      Aujourd'hui, tu es tout seul à travailler ?
      Je prends avec moi mes enfants et mes petits enfants qui ne travaillent pas. J'ai aussi pris d'autres personnes, la terre est à moi, je laboure, on plante ensemble et l'argent est pour eux, pendant neuf mois. On plante également des cocotiers sur les limites des terres, des manguiers, des avocatiers et beaucoup d'autres arbres fruitiers. Comme ça, lorsqu'ils partiront, les uru ou les mangues commenceront à produire et il y aura à manger pour tous. Avec les cocotiers, il y aura également à boire. Il n'y a pas encore d'eau là haut, mais bientôt, les tuyaux arriveront jusqu'à la maison... Ce n'est qu'une question d'argent. Mais lorsque les travailleurs auront fini, je serais encore tout seul, à travailler quarante deux hectares. Cela ne me fait pas peur.
      Merci de nous avoir reçus.
      Très volontiers.
      Je suis épuisé d'avoir essayé de trouver un seul ananas sur ces quarante deux hectares. Mais voici des piments, ce n'est pas dur à trouver et le pied est bien rempli. Voilà ce que je vais manger. Merci et au revoir.
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