Eric Vaxelaire, vice-président de l’institut du monoï : Pourquoi ce produit est unique et pourquoi il est uniquement en Polynésie, c’est que le monoï en fait est constitué de deux éléments : le tiare Tahiti, qui est une fleur endémique à la Polynésie française qu’on appelle le Gardenia tahitensis, avec l’huile de coco sont mélangés, macérés, comme l’enfleurage en parfumerie et vont constituer en fait la base du monoï. Depuis 1992, l’appellation d’origine « monoï de Tahiti » a été reconnue, ce qui permet en fait de donner des garanties auprès des consommateurs.

Un producteur ne peut pas s’autoproclamer producteur mais fait la demande auprès du Pays et c’est la Polynésie française par son gouvernement qui donne au Conseil des Ministres une accréditation qui est renouvelée régulièrement. Aujourd’hui le monoï de Tahiti, ça représente plus de 450 millions de francs pacifique, plus de cent emplois directs, 80% d’exportations et surtout une croissance ces dernières années de plus de 10% des chiffres d’affaire, pourquoi, parce que le monde entier a une demande, a une recherche d’authenticité, de produits naturels, de respect de l’environnement et de la biodiversité, et le monoï de Tahiti répond à ça avec une notion supplémentaire qui est une forte culture polynésienne extrêmement ancrée dans le produit et qui va très bien de pair par rapport à un mot qui veut su soin de la beauté et une forme d’authenticité.

Depuis quelques années, on a travaillé avec les producteurs de monoï de Tahiti mais aussi avec l’ensemble de la filière, c’est-à-dire les producteurs de coprah, de tiare et les univers un petit peu de la beauté et du bien-être pour pouvoir mettre du monoï un petit peu dans tous les produits.

On va essayer d’intégrer pas seulement le monoï mais aussi d’autres matières polynésiennes puisque le monoï c’est un petit peu l’ambassadeur de la beauté dans le monde de la cosmétique… on va pouvoir intégrer de l’eau des lagons qui a des propriétés par rapport aux sels minéraux, on va pouvoir intégrer du Tamanu, qui est une des huiles sacrée ici en Polynésie, on va intégrer du sable blanc de Bora Bora, du sable noir volcanique, de l’écorce de coco pour faire des produits, des nettoyants pour la peau, des scrubs.

On peut vraiment intégrer beaucoup de matières polynésiennes par rapport à l’intérêt en terme de formulation et par rapport à l’univers recherché par la marque auprès de ses consommateurs. Le filière « monoï de Tahiti » elle est très organisée : ce sont les gens qui vont cueillir et préparer les fleurs de tiare Tahiti, les coprahculteurs, l’huilerie de Tahiti qui va récolter, qui va préparer tout le coprah en fabriquant de l’huile, plus derrière de l’huile raffinée pour le monoï Tahiti qui est une huile dont on a extrait certains composants non intéressants pour la cosmétique, l’odeur très forte du coprah par exemple, ou des ingrédients et des impuretés.

Vous avez toutes les personnes qui font la recherche et le développement pour formuler, la préparation… On a plus de cent emplois directs aujourd’hui en Polynésie et une vraie demande et un vrai intérêt pour tous ces métiers parce qu’il faut imaginer, préparer, fabriquer, aller vendre et puis imaginer un petit peu le monoï de demain.

Réalisation : Claire Schwob
Réalisation : Claire Schwob Production : Creative.tv
Type : Série de magazines Thème : L’actualité économique de la Polynésie française Titre : Tahiti nui news économie Synopsis : Tahiti.tv, News accueille les acteurs du développement économique, touristique et évènementiel de la Polynésie française. Durée unitaire : 5 minutes Episodes: 10 Langue : français Formats : 4/3

Tahiti.tv, la webtv de Tahiti et ses îles : votre voyage virtuel en Polynésie française à travers des centaines de vidéo

Si vous avez aimé cette article, vous aimerez aussi :

Partagez !
Share On Facebook
Share On Twitter
Share On Google Plus
Share On Linkedin
Share On Pinterest
Share On Youtube
Contact us