Apprendre à dire Ecouter en reo Tahiti
Ecouter : fa’aro’o, deux glottales accentuée sur « ro ». Ecouter est très important dans une civilisation de tradition orale. Il fallait écouter attentivement pour apprendre les mythes, les prières, les paroles sacrées, les généalogies, les divers savoirs, les chants. Fa’aro’o signifie aussi entendre, obéir, croire. Fa’aro’o désigne aussi la foix, la religion. Quel enfant désobéissant : e tamari’i fa’aro’o ‘ore. Ecoute l’hymne territorial : a fa’aro’o i te himene ‘ai’ a. Ecoutez-moi : a fa’aro’o mai. J’écoute le chant des oiseaux : te fa’aro’o...
en savoir plusInauguration de la route du monoï à Tahiti
Redécouvrir ce que l’on sait faire de mieux en Polynésie” est l’un des enjeux que s’est fixé l’Institut du monoï en lançant la Route du Monoï le 3 juin. Sur la totalité de l’île principale de Tahiti, ce circuit touristique propose en 22 arrêts une immersion totale dans les origines, la fabrication et l’utilisation de cette huile traditionnelle savamment transmises de génération en génération. Après deux années de recherches pour sa mise en place, Éric Vaxelaire, directeur de l’Institut du monoï, espère que ce projet permettra de dynamiser “le tourisme extérieur mais également de stimuler le tourisme...
en savoir plusApprendre à dire CIEL en reo Tahiti
Ciel : ra’i, une glottale. On associe au ciel l’image d’un dos. On dit aussi reva dans le sens espace, atmosphère. La cosmogonie polynésienne compte une multitude de cieux, ra’i, dont le premier s’appelle rumea. Le dieu des cieux était Fatu. Le dieu Tane règne au-dessus du deuxième ciel : te ra’i tuatini, et au-dessus de la voie lactée. En poésie, ra’i est une métaphore pour le chef ou la tête parce que le ciel ra’i est toujours au-dessus. Le ciel rouge était un présage : e tapa’o te ra’i ‘ura’ura. Le ciel est couvert : ua ha’arumaruma te ra’i. Le ciel est clair : e ra’i...
en savoir plusArtisan d’art : matau, l’hameçon polynésien
Matau, l’hameçon polynésien, exprime les concepts d’éternité, de cycles, et de retour inaliénable des choses et des êtres. Car le demi-dieu est héros civilisateur. Maui fit ressurgir les îles des abîmes ténébreux de l’océan qui les retenaient, s’accrochant à son hameçon magique pour offrir aux hommes une ère nouvelle de prestige et de gloire. Il est façonné la plupart du temps dans la nacre de l’huitre perlière à l’aide de scies en corail ou en pierre, de limes en corail ou en radioles d’oursins et de pointes de perçoir en coquillage, elles-mêmes actionnées par des volants de perçoir à pompe....
en savoir plusArtisan d’art : les bijoux
A Tahiti les bijoux ne sont pas un symbole de vanité des choses humaines et des désirs, bien au contraire. Constitués des matières les plus nobles des entrailles de la terre ou de la mer, ils en arrivent à représenter les richesses inconnues de l’inconscient. Comprendre que la matière brute, aussi précieuse soit-elle, ne devient bijou qu’après un travail minutieux et créatif, c’est donner toute sa dimension humaine à cette activité. Le travail des artisans bijoutiers polynésiens est empreint de cette forme de gravité qui lui fait aller chercher les plus beaux coquillages sur les rivages éloignés des Tuamotu, choisir les perles...
en savoir plusApprendre à dire VENIR en reo Tahiti
Venir : haere mai signifie « aller vers ici » et traduit « venir ». Mai peut aussi s’employer seul. Haere mai est l’expression culturelle pour accueillir un visiteur et l’inviter à partager le repas : haere mai tama’a, devenue désuette hélas. C’est un des préceptes de Tetu premier grand chef de Tahiti et illustre illustrateur des temps anciens qui avait instauré les grandes valeurs polynésiennes de respect, d’amour et de justice. Ils sont tous venus au bord de la route : ua haere ta’ato’a mai i te pae poromu. Venez à la maison : haere mai i te fare nei. Venez ici : haere mai i ‘u nei. ...
en savoir plus




Voir sur la carte globale
