Le véritable trésor des Tahitiens c’est avant tout le cocotier. On compte plus de cent usages différents de cet arbre merveilleux qui constitue de plus la principale ressource économique de l’Océanie. Les indigènes affirment que les cocos ont des yeux et qu’ils ne tombent que sur la tête des mauvais sujets.

Il faut le croire puisque les vahine s’installent en dessous sans crainte d’en recevoir sur la tête ! Comment la noix de coco devient-elle du coprah industriel.

La terre étant particulièrement basse à Tahiti, on ramasse les fruits à l’aide d’une pique. Puis on les groupe. La noix est ensuite fendue d’un coup de hache, puis l’amende est laissée au soleil pendant deux jours, temps nécessaire à sa séparation d’avec l’enveloppe. On achève le décorticage à l’aide d’un fer coudé. Les parcelles de fruits ainsi recueillies sont éparpillées sur des séchoirs à toiture mobile pouvant re clos la nuit ou par mauvais temps.
Le produit est retourné à intervalles réguliers et, si le beau temps a persisté, on obtient en dix jours le coprah proprement dit, d’une teneur en matière grasse de l’ordre de 80%.

En sachets, le coprah est alors prêt à l’exportation. Le résidu, appelé « bourre », est utilisé dans la confection de cordes et de balais. Mais le véritable balai tahitien se fabrique avec les nervures parfaitement sèches de la feuille de cocotier. La palme de cocotier, comme le bambou, connaît de nombreuses destinations. Nous assistons ici à la confection à l’aide de feuilles vertes, de paniers de toutes dimensions. Paniers qui serviront à la présentation des fruits sur le marché. Avec les toutes jeunes feuilles on tresse des chapeaux. Quant à la noix de coco, elle abreuve et nourrit l’autochtone, mais encore, une fois râpée, chiens, chats, poulets, canards, chevaux, porcins…Une autre richesse domestique, le bambou. Il en existe deux sortes : le bambou popa’a, c’est-à-dire importé, et dont la résistance autorise des services dans la construction et le bambou tahitien, plus frêle, plus souple, mais plus facile à œuvrer, qui permet des utilisations plus délicates.

Choisis bien secs, ils sont refendus comme ceci. Posée à terre, chaque partie est écrasée à l’aide d’un morceau de bois dur. La pression provoque alors une brisure longitudinale qui transforme l’écorce primitive en lamelles. Et, comme pour le cocotier intervient le tressage qui fournira panneaux, parois, portes, auvents de cases. Voici un panneau en bambou tressé.

Hormis les chapeaux, les gobelets, les éléments d’ameublement, voici une nasse, entièrement en bambou. Mais sans doute la plus riche utilisation se présente t-elle sous la forme de canalisations. Pour préparer cette plomberie polynésienne, il suffit d’énucléer les nœuds intérieurs avant d’emboiter les conduites les unes dans les autres. Sans dépenser un centime, on amène l’eau jusqu’au fare. Une habitation typique : cloisons de bambou tressé et toiture en palmes de cocotier.

Une chaumière… et un paradis diront ici les jeunes mariés. Voyez ce cadre, cet horizon, et ce couple de métis calédonien-tahitien ; ils habitent la chaumière. Un intérieur simple et toujours rigoureusement propre. La cuisine fait toujours l’objet d’une construction séparée. De même que la douche, presque toujours sans toiture. Et… le petit endroit avec vue sur la mer… Images d’archive

Réalisation: G. de Broca, P. Sintes, Frères Hollande, Claire Schwob, etc.
Réalisation: G. de Broca, P. Sintes, Frères Hollande, Claire Schwob, etc. Production : Opt, Video prod, Tahiti nui companies, etc.
Type : Série de mini documentaires Thème : Images d’archives du Tahiti d’antan Titre : Tahiti d’antan Synopsis : Tahiti d’antan nous entraine à la découverte de la Polynésie française de 1940 à 1970, à travers des images d’archives commentées provenant de plusieurs fonds. Durée unitaire : 5 minutes Episodes: 10 Langue : français Formats : 4/3 et 16 9ème

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